Lisa Bresner

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Lisa Bresner

Lisa Bresner est une écrivain née le 29 octobre 1971 à Paris et morte le 28 juillet 2007 à Nantes.

Liens avec Marc-Édouard Nabe

Frédéric Taddeï, ami de Lisa Bresner, lui avait dit qu’elle avait un admirateur en la personne de Marc-Édouard Nabe. En janvier 1994, Nabe et Bresner se retrouvent, chacun dans des articles différents, dans le premier numéro de la revue Sans nom : La revue des mœurs, dont le rédacteur en chef était Frédéric Taddeï[1].

Marc-Édouard Nabe avait lu d’elle chez Gallimard ses livres Le sculpteur de femmes ou Hong Kong souvenir, qui l’avaient d’autant plus touché que lui-même est passionné par la Chine depuis son enfance où le pays et sa politique (on est dans les années 1960) étaient pris régulièrement en référence dans son école primaire d’application communiste du Racati (Marseille). Lisa et Nabe se rencontrent à la Maison de la Chine (place Saint-Sulpice, près des éditions du Rocher) et à la mosquée de Paris, à la fin des années 1990 pour de longues conversations. Bresner, elle-même lectrice des oeuvres de Nabe, lui enverra ensuite les siennes dédicacées.

Dédicace de Lisa Bresner à Marc-Édouard Nabe, mai 2000

C’est Taddeï qui apprendra le suicide de Bresner à Nabe, en juillet 2007. Lorsque Le Point interrogera Nabe sur ses goûts littéraires contemporains, c’est le nom de Lisa Bresner qui viendra en premier[2].

Une bloggeuse fan de Nabe, Tilly Bayard-Richard, après avoir lu cette déclaration dans Le Point en novembre 2010, s’est interessée particulièrement à l’œuvre et à la personne de Lisa Bresner. Elle en fait état dans son « blog de Tilly » :

« Quand j'ai voulu saluer Nabe avant de m'éclipser, il m'a fait : non, un moment ! Signe (connu) qu'il avait quelque chose à me dire. Ça tombait bien, j'avais quelque chose à lui demander. M'a pas laissé le temps de poser ma question, il me parlait déjà de Lisa Bresner ! M'a félicité pour avoir relevé l'hommage qu'il lui avait rendu dans un entretien avec un journaliste. Bien sûr qu'il l'avait rencontrée souvent à Paris. M'a demandé si j'avais écouté son entretien radio avec des enfants (non). Visiblement il voulait savoir si je savais comment Lisa était partie. Je lui ai fait comprendre que oui, car j'avais lu les témoignages de ses amis, et surtout son dernier roman : Pékin est mon jardin. Il m'a dit son regret de ne pas avoir à l'époque ressenti l'urgence qu'il y avait à retenir Lisa, que son état s'était rapidement dégradé, l'alcool, la maladie, en dix-huit mois. Que sa personnalité lumineuse, sa beauté, ne laissait en rien présager sa fin tragique. M'a dit qu'il partageait avec Lisa son obsession de la Chine. Qu'il allait parler encore et écrire sur ça, et sur Lisa.[3] »

Citations

Nabe sur Bresner

  • Le Point : Y-a-t-il encore des noms qui vous donnent de l'espoir pour la littérature française ?
Marc-Édouard Nabe : Lisa Bresner, malheureusement elle est morte. Une jeune écrivaine, avec un monde à elle et une langue très originale. Je l’aimais beaucoup, elle était hantée par la Chine, le Japon, l’enfance et la mort. Dans l’indifférence générale, elle a écrit une dizaine de livres chez Gallimard (autant dire dans un cimetière), puis elle s’est suicidée. » (« Millet et Nabe : les maudits parlent », Le Point n°1992, 18 novembre 2010, pp. 110-111)

Notes et références

  1. Sans Nom : La revue des moeurs, Hiver 1993-1994.
  2. « Millet et Nabe : les maudits parlent », Le Point n°1992, 18 novembre 2010, pp. 110-111.
  3. Tilly Bayard-Richard, « What a day, yesterday ! », mon cahier d’écritures du blogue de tilly aux livres, 29 janvier 2011, lire : https://tillybayardrichard.typepad.com/writing/2011/01/what-a-day-yesterday.html