L'anti-édition

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L’anti-édition est un procédé éditorial conçu par Marc-Édouard Nabe et Audrey Vernon à la fin des années 2000. Selon l’écrivain, « l’anti-édition, c’est l’auto-édition pour quelqu’un qui est déjà connu ».

Histoire

L’éviction du Rocher

Le 10 novembre 2005, les Éditions du Rocher, rachetées par les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre, se séparent de Marc-Édouard Nabe, après quinze ans de publications. Depuis 1990, l’écrivain bénéficiait d'un statut privilégié, résultat d'une complicité avec l’ancien propriétaire, Jean-Paul Bertrand : mensualisé (en mars 2000, un article du Figaro évoquait la somme de 15 000 francs, soit environ 2 300 euros[1]), il publiait ses ouvrages, sans toucher de droits d’auteur sur ses livres. En novembre 2006, Nabe, aidé de son avocat, maître Emmanuel Pierrat, assigne en justice son ancien éditeur. En juillet 2008, la justice tranche en sa faveur et Nabe récupère les droits des livres publiés ainsi que l’intégralité des stocks de ses ouvrages invendus[2]. Par lettre, il obtient également les droits des livres publiés par les Éditions Barrault, par Denoël et Gallimard.

Dans la préface à la réédition de son premier livre, Au régal des vermines, parue en 2005, il annonce son intention d'arrêter d'écrire. Le texte est publié en janvier 2009, par les éditions du Dilettante, sous le titre Le Vingt-septième Livre. Constatant que son annonce a été prise au sérieux, Nabe se met dans la peau d'un écrivain qui a effectivement arrêté d'écrire et écrit un roman sur ce thème, qui deviendra L’Homme qui arrêta d’écrire. À l'été 2006, Nabe écrit à chaud un texte sur Zinédine Zidane, Zidane la racaille qu'il choisit de diffuser sous la forme d'un tract collé sur les murs de Paris à partir du 24 juillet. Suivent sept autres textes, offerts gratuitement au public, sur des sujets divers, toujours liés à l'actualité la plus proche, jusqu’en janvier 2009. Le geste est un premier pas en direction de l’auto-production et contredit la croyance générale d’un Nabe qui a abandonné l’écriture.

En automne 2009, dans la revue Médias, Marc-Édouard Nabe annonce qu’il tourne définitivement le dos aux éditeurs et qu’il s’éditera dorénavant lui-même :

« Je viens de gagner mon procès contre Le Rocher et j'ai récupéré tous les droits de mes livres, je peux faire ce que je veux. Pas question de les remettre dans le circuit. Si ça amuse les autres écrivains de continuer d'accepter de ne toucher que 10 % de leur travail, ça les regarde. Moi je suis davantage pressé de vivre de ce que je crée, le milieu éditorial m'excusera. Alors, j'ai décidé de m'éditer moi-même. En cliquant sur marcedouardnabe.com, vous pouvez dès à présent acheter mes livres anciens et surtout celui, inédit, que je sors ces jours-ci.[3] »

L’Homme qui arrêta d’écrire

Dupuis Nabe antiediteur 2010.jpg

Le 1er janvier 2010, Nabe lance sa plateforme de vente, marcedouardnabe.com et devient le seul écrivain sorti du système éditorial traditionnel à vivre de la vente de ses « retours ». En effet, au terme du procès contre les Éditions du Rocher, il récupère les stocks de ses livres promis au pilon, soit l’équivalent de huit tonnes. Dès la première journée, Nabe vend plus de 160 titres, remboursant largement les frais d’impression de son vingt-huitième livre[4].

Écrit dans le plus grand secret, L’Homme qui arrêta d’écrire est annoncé par un article de Jérôme Dupuis, dans L'Express, le 7 janvier 2010, soit avec trois semaines d’avance sur sa publication réelle[5]. Pour rendre le livre crédible, Marc-Édouard Nabe s'inspire de la diffusion des tracts en mettant en place, avec Audrey Vernon, un procédé éditorial qu'il nomme l'« anti-édition et qu’il définit comme « une auto-édition pour un auteur déjà connu »[6]. Il s’agit d’un ouvrage carré, au papier bouffant, et à la couverture noire, qui est ne contient que le nom de l'écrivain, le titre et le genre. Il n'y aucune indication sur la tranche et seul le numéro du livre (28) est indiqué sur le dos. Il n’y a donc ni nom d'éditeur, ni code barre, ni quatrième de couverture[7]. Nabe a fait le choix de ne pas créer de maison d'édition, pour marquer son émancipation du système traditionnel :

« J'aurais pu fonder les Éditions de la Vermine, Zannini et Cie ou bien La M-É-N, mais je ne veux pas tomber dans une imitation d'édition traditionnelle et encore moins avec un côté artisanal, ou bibliophile »[8].

Dans la continuité du concept, puisque le livre est hors du système traditionnel, il l’est également du circuit des libraires. Il n’est vendu dans un premier temps que sur Internet, un support virtuel pour un texte qui n’existe qu’en papier. Cependant, des points de vente se créent dans Paris, dans des lieux précis (boucherie, restaurant, fleuriste, etc.), tout sauf des librairies[9]. Aux libraires qui veulent absolument vendre son livre, Nabe leur propose de ne toucher que 20 %, au lieu des habituels 34 %[10] :

« Je n’ai aucune raison d’aimer les libraires puisque, pour la plupart, ils m’ont boycotté pendant 25 ans. Je ne vois pas pourquoi je leur ferai cadeau de mes anciens livres, ou des futurs que je rééditerai, et encore moins de celui-là. Vous savez que les libraires prennent quand même 34 %. Je ne sais pas si les gens savent qu’un libraire prend trois fois plus que ce que touche un écrivain sur son propre livre, qui lui a coûté l’effort de l’écrire.[11] »

Financièrement, le nouveau système permet de toucher des droits d'auteur correspondants à 70 % du prix de l'ouvrage, plutôt que d'environ 10 %, ce qui permet à l’auteur de vendre moins d’exemplaires pour rembourser l’investissement qu’il assume seul (30 % de secrétariat et d’impression). Imprimé à mille exemplaires grâce à l’argent récupéré lors de ses expositions, le premier tirage de L’Homme qui arrêta d’écrire a été épuisé en trois semaines[12]. Pour fêter les 3 000 exemplaires de son roman, l'écrivain invite ses 3 000 lecteurs le 15 avril 2010 à la Galerie Victoria et 750 répondent présents[13]. En juin, le livre connaît son troisième tirage, ramenant le nombre total d’exemplaires imprimés à 8 000 en six mois. Selon l'écrivain, un an après sa sortie, l'ouvrage s'est vendu à plus de 6 000 exemplaires[14].

L’anti-édition au Renaudot

Neuf mois après sa sortie, le 20 octobre 2010, l’anti-édition est inscrite sur la liste du prix Renaudot, ce qui fait réagir une partie de la presse française (Le Monde[15], Le Figaro littéraire[16], Les Échos[17]). L’Homme qui arrêta d’écrire apparaît dans la seconde liste[18], la décision a été prise par trois jurés : Franz-Olivier Giesbert, Patrick Besson et J. M. G. Le Clézio[19]. Giesbert déclare : « Nous avons passé l’âge de juger les auteurs. On s’intéresse aux livres. Et Nabe est quelqu’un qui a construit une œuvre, tout seul »[20]. Le 9 novembre, le prix est finalement remis à Virginie Despentes[21]. L'écrivaine avait pourtant été retirée de la première liste, pour être finalement rajoutée à la troisième et dernière liste[22]. Elle est désignée après 11 tours de scrutin, avec 4 voix en sa faveur, contre 3 voix pour Simonetta Greggio, et 2 pour Marc-Édouard Nabe[23]. Selon l'écrivain, l'obtention du prix lui aurait assuré 100 000 ventes de son roman, lui octroyant 2 millions d'euros.

Après L’Homme

Annonce SARL 20110502.jpg

2 mai 2011, Marc-Édouard Nabe créé la « SARL Marc-Édouard Nabe », dont l’annonce est publiée dans l’édition du 17 mai 2011 de Libération[24]. Elle est chargée de « l’auto-édition d’oeuvres Littéraires et artistiques sous quelques formes que ce soit, ainsi que toutes opérations techniques et commerciales qui sont liées directement ou indirectement en France ou à l’Étranger. » Le soir de la création même de sa société, Nabe est invité dans l’émission de Frédéric Taddeï, Ce soir (ou jamais !), à l’occasion de la mort de Ben Laden.

En octobre 2011, Nabe publie son second ouvrage anti-édité : L’Enculé. La mise en roman de l’affaire Dominique Strauss-Kahn connaît un succès plus modeste, malgré une dénonciation du livre dans Le Monde sous la plume de Marc Weitzmann[25]. Le premier tirage de 2 000 exemplaires est néanmoins vendu en moins deux semaines et permet une réimpression du livre à 4 000 exemplaires. En mai 2012, Au régal des vermines, épuisé depuis sa seconde réédition par le Dilettante en 2005, est anti-édité à 5 000 exemplaires, dont 1 000 vendus dès la première semaine.

Après ces trois livres en trois ans, Nabe créé un magazine richement illustré et diffusé en anti-édition hors des circuits de la presse : Patience. Le premier numéro (2 000 exemplaires) est vendu en décembre 2014, suivi en août 2015 par Patience 2 (900 exemplaires, réimprimé en octobre 2015). En mai 2017, Nabe sort le premier tome des Porcs, son livre sur le conspirationnisme, annoncé en janvier 2014 dans l’émission de Frédéric Taddeï, Ce soir (ou jamais !). En décembre 2017, Nabe anti-édite Patience 3 (800 exemplaires). Le 25 mars 2019, il publie son 31e livre, Aux Rats des pâquerettes, tiré à 1 000 exemplaires. Le 1er juillet de la même année, il sort le quatrième numéro de Patience, « Pornabe », une œuvre de 120 pages entièrement pornographique, composée de photos et de captures d’écran de l’écrivain et de sa compagne, Alexandra.

Le 18 décembre 2020, le numéro 27 de Nabe’s News fait sa Une sur les 10 ans de l’anti-édition[26]. De nombreux documents inédits sur l’écriture de L’Homme qui arrêta d’écrire (notes, plans, photos, etc.) mais aussi la fabrication et la distribution du livre sont publiés[27]. Ce numéro de Nabe’s News évoque aussi la « fête des 3000 » (racontée dans le premier tome des Porcs[28]) avec les vidéos et le verbatim du discours prononcé par Nabe aux 750 lecteurs présents, dont certains ont contribué au livre d’or (un exemplaire vierge de L’Homme qui arrêta d’écrire) intégralement reproduit[29]. Un dossier de presse de 110 pages est publié, retraçant de janvier à décembre 2010 la sortie du roman, sa réception par la critique et son présence sur la liste du prix Renaudot[30].

Étude

L’histoire et le principe de l’anti-édition ont fait l’objet d’une étude sous la forme d’un mémoire de master (Université Aix-Marseille) signée Christopher Bianconi en décembre 2012, intitulée « Marc-Édouard Nabe, renaissance du scandale ».

Échos

  • En mars 2010, deux mois après la publication de L’Homme qui arrêta d’écrire, l’éditeur Léo Scheer salue l’initiative éditoriale de Nabe : « La situation de Nabe aujourd'hui est tout à fait extraordinaire. En un mois d'activité, il a généré, pour ce nouveau livre, un chiffre d'affaire de 2.000 x 28 € = 56.000 € sans compter la ventes des stocks de ses anciens livres invendus que j'évalue à 20.000 €. On peut considérer que 70% de ces sommes reviennent à Nabe, une fois payés l'imprimeur et le routage, cela fait 70% de 76.00 € = 50.000 € environ.Il faut ajouter à celà que nous n'en sommes qu'au début de cette aventure, que les journalistes tardent à avoir le livre puisqu'il doivent l'acheter (il n'y a pas de service de presse gratuit évidemment), que le premier tirage de 1.000 est épuisé et qu'il doivent attendre la réimpression de 3.000 pour l'acquérir, et, enfin, qu'il va leur falloir trois semaines pour le lire et le chroniquer, car c'est un livre de 700 pages où aucun journaliste ne peut rater aucune lignes, à chacune, il peut se faire épingler. »[31]
  • En 2013, L'Express[32] et l'Agence France-Presse[33] publient des articles sur l'auto-édition, en mentionnant le succès de L’Homme qui arrêta d’écrire.
  • En avril 2017, Le Magazine Littéraire publie un dossier sur l'auto-édition, en mentionnant « l'anti-édition » de L’Homme qui arrêta d’écrire[34].
  • En septembre 2018, le livre de Marco Koskas, Bande de Français, publié à compte d'auteur sur Amazon, est inscrit sur la première liste du Prix Renaudot, à l'initiative de Patrick Besson. Le Monde précise : « C’est la deuxième fois qu’un livre auto-édité figure dans la présélection du Prix Renaudot : Marc-Edouard Nabe avait précédé Marco Koskas, en 2010, avec L’homme qui arrêta d’écrire. »[35]

Ouvrages anti-édités

Références

  1. Sébastien Le Fol, « Le Journal qui fait trembler le monde des lettres », Le Figaro, 21 mars 2000.
  2. Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 9 juillet 2008, 06/17664, lire : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000019449706&fastReqId=638849474&fastPos=2
  3. « Je me fous de ma réputation », Médias n°22, automne 2009.
  4. Marc-Édouard Nabe, Chapitre CCLXXXIII « Lancement de la plateforme », Les Porcs tome 1, 2017, p. 881.
  5. Jérôme Dupuis, « Nabe l’antiéditeur », L’Express, 7 janvier 2010
  6. « Nabe: "Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout" », LExpress.fr, 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html
  7. Jérôme Dupuis, « Marc-Edouard Nabe boycotte l'édition » LExpress.fr, 11 janvier 2010, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/marc-edouard-nabe-boycotte-l-edition_841213.html
  8. « Pauvres chéris !. Entretien avec Léo Scheer et Florent Georgesco », La Revue Littéraire n° 44, Paris : Editions Léo Scheer, 10 mars 2010.
  9. Pierre Ancery, « Prix Renaudot: la revanche de Nabe le maudit ? », Slate.fr, 31 octobre 2010, lire : http://www.slate.fr/story/29317/prix-renaudot-la-revanche-de-nabe-le-maudit
  10. Alain Beuve-Méry, « Nabe ou la tentation de l'autoédition », Le Monde Dossier & Documents, 1er septembre 2011, p. 17.
  11. Ce soir (ou jamais !), France 3, 22 mars 2010.
  12. Jérôme Dupuis, « Marc-Edouard Nabe, auto-éditeur », LExpress.fr, 1er avril 2010, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/marc-edouard-nabe-auto-editeur_859801.html
  13. Tristan Ranx, « Un nuage de surprises », Libération, 25 avril 2010, p. 17.
  14. « Nabe: "Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout" », LExpress.fr, 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html
  15. Christine Rousseau, « Nabe et l'anti-édition en lice au Renaudot », Le Monde des livres, 22 octobre 2010, lire : https://www.lemonde.fr/livres/article/2010/10/21/nabe-et-l-anti-edition-en-lice-au-renaudot_1429077_3260.html
  16. « Renaudot : un livre autoédité sur la liste », Le Figaro Littéraire, 21 octobre 2010
  17. « Un auteur autoédité vise le Renaudot », Les Échos, 22 octobre 2010, p. 24.
  18. « Le Renaudot joue la provoc », Le Parisien/Aujourd'hui en France, 23 octobre 2010, p. 34.
  19. David Caviglioli, « “Sacrer le couple Houellebecq-Despentes, c'est dramatique” », Bibliobs, 19 novembre 2010, lire : https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20101119.BIB5980/sacrer-le-couple-houellebecq-despentes-c-039-est-dramatique.html
  20. , « Un finaliste du Renaudot auto édité : du jamais vu dans les prix littéraires », AFP Infos Économiques, 5 novembre 2010, 13/14/39 GMT.
  21. « Virginie Despentes, prix Renaudot 2010 » Bibliobs, 9 novembre 2010, lire : https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20101109.BIB5566/virginie-despentes-prix-renaudot-2010.html
  22. Astrid de Larminat, « Les surprises du jury Renaudot », Le Figaro Littéraire, 4 novembre 2010, p. 3.
  23. Christine Rousseau, « Virginie Despentes, un Renaudot disputé », Le Monde, 10 novembre 2010, p. 19.
  24. Libération n°9333, 17 mai 2011, p. 15.
  25. Marc Weitzmann, « L'affaire DSK, l'obscénité de Nabe, et l'étrange bienveillance de la critique », 17 novembre 2011, lire : https://www.lemonde.fr/livres/article/2011/11/17/les-bienveillants_1604907_3260.html
  26. « Les dix ans de l'anti-édition », Nabe’s News n°27, 17 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/les-dix-ans-de-lanti-edition/
  27. « Documents », Nabe’s News n°27, 17 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/documents/
  28. Marc-Édouard Nabe, « CCC. La Fête des trois mille », Les Porcs (premier tome), anti-édité, 2017, pp. 930-936.
  29. « La fête des 3000 », Nabe’s News n°27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/la-fete-des-3000/
  30. « Dossier de presse complet sur L’Homme qui arrêta d’écrire et le prix Renaudot », Nabe’s News n°27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/dossier-de-presse-complet-sur-lhomme-qui-arrêta-decrire-et-le-prix-renaudot/
  31. http://www.leoscheer.com/blog/2010/02/26/1258-la-rl-n-44#co
  32. Isabelle Lortholary, « L'autoédition virtuelle : plus vertueuse ?, L'Express, 28 août 2013, p. 20
  33. « L'autoédition grignote du terrain en Europe », Agence France-Presse, 21 novembre 2013
  34. Simon Bentolila et Alexis Brocas, « Contes d'auteurs », Le Magazine Littéraire, 20 avril 2017.
  35. Nicole Vulser, « Un livre autoédité dans la première sélection du Prix Renaudot », Le Monde, 7 septembre 2018, lire : https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/07/un-livre-autoedite-dans-la-premiere-selection-du-prix-renaudot_5351885_3234.html