<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://wikinabia.com/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Docteurmarty</id>
	<title>WikiNabia - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://wikinabia.com/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Docteurmarty"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/Sp%C3%A9cial:Contributions/Docteurmarty"/>
	<updated>2026-04-04T13:55:41Z</updated>
	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.33.1</generator>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fran%C3%A7ois_L%27Yvonnet&amp;diff=18851</id>
		<title>François L'Yvonnet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fran%C3%A7ois_L%27Yvonnet&amp;diff=18851"/>
		<updated>2026-02-10T10:06:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:François LYvonnet.jpg|thumb|right|upright=0.8|François L’Yvonnet, 2013]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''François L’Yvonnet''' est un professeur de philosophie français né le 18 août 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
En janvier 1985, [[Marc-Édouard Nabe]] fait la connaissance de François L’Yvonnet par l’intermédiaire de son ami d’enfance, [[Albert Algoud]] :&lt;br /&gt;
:« [[Albert Algoud|Albert]] arrive ensuite avec une bouteille de champagne. Il est accompagné de son ami François L’Yvonnet dont le beau visage sombre inspire à Luce un grand chorus vulgaire. L’ex-royaliste ne se démonte pas trop. Albert présente son copain comme un “fils de Xavier Vallat” ! Plus loin, [[François Cavanna|Cavanna]] parle désagréablement de [[Philippe Sollers|Sollers]] à [[Professeur Choron|Choron]] qui s’en moque, et [[Jackie Berroyer|Berroyer]] distribue le nouveau ''[[Hara-Kiri]]'', dans lequel il oppose le pro-alcoolisme du professeur à l’hygiénisme virulent de... [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] ! Quel bouquet !...&lt;br /&gt;
:Les deux monarchos sont venus pour m’inviter au restaurant. Je suis un peu fatigué par ma journée de dédicaces et le grand panache que je croyais pouvoir extraire de la satisfaction d’être publié est absent de mon âme. Ça me rend un peu distrait. J’écoute cependant avec intérêt les remarques et les souvenirs des compères. François L’Yvonnet me pose des questions sur [[Lucien Rebatet|Rebatet]], sur Céline (dont il n’aime pas le style des pamphlets)... Il voit Rebatet comme mon “mauvais ange”. Dans un chapitre de mon livre, je l’agite comme un hochet du mal. C’est une figure indéfendable et fantasmatique. Un totem autour duquel je tourne, ''à l’envers'', un peu comme [[Georges Bernanos|Bernanos]] autour de la figure de Drumont dans ''La Grande Peur des bien-pensants''. L’Yvonnet est le fils du médecin OAS emprisonné plusieurs fois dans les années 60, maintenant semi-clodo atrabilaire à sa charge. Mi-Godiveau mi-[[Sam Woodyard]] !...&lt;br /&gt;
:Nous rigolerons surtout chez moi pour un dernier whisky. Le précieux L’Yvonnet nous racontera la décrépitude de l’A.F. et les derniers soubresauts de son militantisme. Je lui montre un pamphlet contre Léon Daudet, qu’il ne connaissait pas. Albert se délecte de lui lire le portrait de Maurras par [[André Suarès|Suarès]]. Gorges déployées.&lt;br /&gt;
:Je retiens une bonne phrase de L’Yvonnet : “Le fascisme est introuvable : il n’est que dans les excès esthétique...”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', Éditions du Rocher, 1991, p. 801.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Yvonnet faisait partie du « Cilice » (regroupement à l’initiative de Nabe d’amateurs d’écrivains catholiques de la fin du XIXe siècle) à la fin des années 1980. Grâce à Nabe, L’Yvonnet rencontre [[François Angelier]], avec qui il formera un tandem d’analystes chrétiens jusqu’à aujourd’hui. Il découvre également [[Louis Massignon]] et [[Simone Weil]]. En 1990, L’Yvonnet dirige un recueil de témoignages sur [[Louis Massignon]], qui comprend un texte de Nabe intitulé « Et Massignon s’offrit à la chaise », en 1994, un autre sur [[Simone Weil|Weil]], qui comprend un autre texte de Nabe, intitulé « Miss Non » (les deux repris en 1998 dans ''[[Oui]]''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Yvonnet est, avec [[François Angelier]], l’interlocuteur de Nabe pour le grand entretien sur sa mystique, effectuée en 1992 pour ''L’Infini'' et s’intitulant « L’après-dernier » et qui finalement n’a pas été retenu par [[Philippe Sollers]], mais a été repris dans les ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'' (1999). L’Yvonnet était avec plusieurs membres du Cilice pressenti pour participer à une revue qu’aurait dirigée Nabe (éditée par le Rocher) et intitulée ''Le Clou''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2000, L’Yvonnet se fâche avec Nabe après la publication de ''[[Kamikaze]]'', mais pas à cause de ce qui le concerne dans le livre, mais à cause de ce que Nabe raconte sur son meilleur ami, [[Albert Algoud]]. C’est au moment de la rupture avec Nabe que L’Yvonnet revient à ses premiers amours intellectuelles : Michel Serres, André Conte-Sponville, Jean Baudrillard... Depuis, L’Yvonnet est devenu aussi un des animateurs des éditions de l’Herne. Lorsqu’en 2007, Albin Michel réédite le recueil sur [[Simone Weil]] en poche, L’Yvonnet en profite pour supprimer un seul texte : celui de Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Petite poussée médiatique en 2012 pour L’Yvonnet grâce à la sortie de son livre contre les comiques et les humoristes, ''Homo Comicus ou l’intégrisme de la rigolade'' (aux éditions Mille et une nuits) pour lequel il a été reçu plusieurs fois à la télévision ([[Thierry Ardisson]], etc.), pamphlet rédigé dans la directe ligne nabienne de ''[[Rideau]]'' (1989) et de « Fini de Rire » (''L’Imbécile de Paris'', 1991) repris dans ''[[Non]]'' (1998). L’Yvonnet interviendra aussi dans l’émission de son ami [[François Angelier|Angelier]], ''Mauvais genre'', par exemple sur [[Lucien Rebatet]] en 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017, L’Yvonnet apparaît dans ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'', au début du récit de voyage de Nabe et [[Frédéric Pajak|Pajak]] en Israël, en décembre 1991. C’est à lui que Nabe lui confie son ''tesbih''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le speculum que Nabe exhibe et avec lequel il joue dans deux ''[[Éclats de Nabe|Éclats]]'' (« Ne votez pas Mélenchon : sa directrice de la communication est une voleuse de parapluie ! » et « Mieux que le schmilblick, le speculum ! ») provient de la trousse de médecin du père de François L’Yvonnet que celui-ci avait offert à l’écrivain à la fin des années 1980.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Extrait_eclat_speculum.mp4|thumb|center|upright=1.3]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:speculum_lyvonnet_2.png|thumb|center|upright=1.3]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== L’Yvonnet sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « ''François L’Yvonnet''. — Du ''[[Le Bonheur|Bonheur]]'' à ''[[Visage de Turc en pleurs]]'', puis de ''Visage de Turc en pleurs'' à ''[[L’Âge du Christ]]'', se mettent en place une histoire et une géographie spirituelles. Dans ''[[Le Bonheur]]'', qui est un roman “initiatique”, au sens esthétique du terme, et non religieux, s’ébauche un voyage, à cloche-pied, qui n’a pas d’autre issue que le retour sur soi et à la littéraire. Dans ''Visage'' et dans ''L’Âge'', par contre, il y a un décentrement, qui est celui de la foi. Se dessine alors un autre parcours de l’espace géographique, qui aboutit au lieu premier, ou au non-lieu premier (n’oublions pas que le Saint Sépulcre est vide), dans lequel s’inscrit la réversibilité essentielle, du temps et de l’espace, de l’instant et de l’éternité, du moi et du prochain... Trois étapes, donc : Marseille, Istanbul, Jérusalem... ''Le Bonheur'' est encore un voyage, introspectif, on pourrait l’appeler, en toute ironie, votre moment [[Marcel Proust|proustien]]... Et puis avec ''Visage de Turc'' et ''L’Âge du Christ'', la tentation du voyage se dissout dans le pèlerinage, le non-voyage absolu. Le pèlerin, c’est justement celui qui hait les voyages. C’est son seul héroïsme ! Je pense ici à [[Mansur al-Hallaj|Hallâj]], qui soutenait que le pèlerinage à La Mecque pouvait n’être que tout intérieur, un voyage autour de son âme... » (« L’après-dernier », prévu pour ''L’Infini'' n°39, automne 1992, repris dans ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', 1999, pp. 197-198)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur L’Yvonnet ===&lt;br /&gt;
* « Mon mysticisme s’était aggravé depuis mon retour de Terre sainte ! J’avais traversé une période de fétichisme catholique qui m’effrayait moi-même. Et pas seulement moi, car j’avais entraîné des âmes perdues dans des contrées bien reculées... Nous étions très “heureux” ! Quand je dis “nous”, c’étaient surtout moi, François et [[François Angelier|Paulin]]... Les deux derniers accrochés au ''Clou''... On est même allés en chœur sur la tombe de [[Louis Massignon|Massignon]] à Pordic-près-Binic !... Ici reposait en résurrection totale la dépouille christiano-islamisée de ce grand découvreur de trésors international et cosmopolite ! Quand mes deux lions ne rugissaient pas que je les avais sauvés (l’un du complexe d’être chrétien, l’autre du non-complexe d’être philosophe), ils bêlaient comme de petits moutons aux pieds du fils de Louis Massignon, le vieux Daniel, qui leur donnait des documents, des documents et des documents sur son père... » (au sujet d’un pèlerinage [[Louis Massignon|Massignon]] de Nabe-L’Yvonnet-[[François Angelier|Angelier]] en 1992 dans ''[[Alain Zannini]]'', 2002, pp. 293-294)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'' (2002)&lt;br /&gt;
* « [[L’Eunuque raide]] », ''L’Infini'' n°126 (2014)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|L’Yvonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Dominique_Gaultier&amp;diff=18850</id>
		<title>Dominique Gaultier</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Dominique_Gaultier&amp;diff=18850"/>
		<updated>2026-02-10T10:05:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Dominique_Gaultier.jpg|thumb|right|upright=1|Dominique Gaultier]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Dominique Gaultier''' est un [[:Catégorie:Éditeurs|éditeur]], fondateur en 1984 du Dilettante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Fichier: Dominique_gaultier.png|thumb|left|upright=1|Nabe et Gaultier chez Nabe, 1987]]&lt;br /&gt;
Dominique Gaultier a fondé et dirige les éditions du Dilettante depuis 1984. Il publie son premier Nabe en 1986 : ''[[Chacun mes goûts]]''. Suivent ''[[La Marseillaise]]'' en 1989, ''[[Nuage]]'' en 1993 et ''[[Loin des fleurs]]'' en 1998. Si chaque publication est sous la forme d’un court livre de quelques dizaines de pages, Le Dilettante réédite en 2005 ''[[Au régal des vermines]]'', accompagné d’une longue préface, finalement éditée à part en 2009 : ''[[Le Vingt-septième Livre]]''. Le Dilettante est le seul nom d’éditeur à apparaître dans la liste des ouvrages imprimée à la fin de chaque livre [[L’anti-édition|anti-édité]] par Marc-Édouard Nabe, bien que celui-ci possède les droits des cinq plaquettes publiées par Gaultier. En octobre 2016, l’éditeur rend visite à [[L’anti-édition|l’anti-éditeur]] dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie installée rue Frédéric Sauton]], à Paris.&lt;br /&gt;
[[Fichier:gaultier_nabe.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’Éclat « “Ça dézingue sec !” »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gaultier est avec [[Patrick Besson|Besson]] et [[Philippe Sollers|Sollers]] la dernière figure du milieu parisien des lettres avec lequel Nabe reste lié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Gaultier sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « J’ai beaucoup aimé ton nouveau livre. Il est nettement meilleur que le premier : plus d’amour de la vie, de la littérature, plus de maîtrise dans l’écriture... » (23 janvier 1986, à propos de ''[[Zigzags]]'', retranscrit dans ''[[Tohu-Bohu]]'', 1993, p. 1437)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Gaultier ===&lt;br /&gt;
*« ''Mercredi 13 janvier 1988''. — Tôt le matin nous recevons la visite surprise de Dominique Gaultier les mains chargées de croissants chauds. “Il faut qu’on parle !” Il a réagi illico à ma lettre et se montre navré que certains titisses, arcapins et balougneux de sa librairie me dégoûtent d’y aller. Nous prenons le petit déjeuner ensemble et parlons à cœur de pierre ouvert... Dominique est toujours élégant (pas seulement vestimentairement). Je suppose qu’il panse les plaies de tous ses auteurs d’une façon ou d’une autre, mais la mienne — pour aller dans le sens de ses jeux de mots (et pour en dégager le sens) — il ne se contente pas de la panser, il la pense également. Il faut dire que mes plaies donnent à penser ! Au bout d’une heure, rougissant de m’avoir ému, Gaultier regagne sa “triste officine qui pue la mort”. C’est pas pour rien qu’il est en le chef : c’est le meilleur ! » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, pp. 2398-2399)&lt;br /&gt;
* « Dominique avait opté pour emballer mon « [[Au régal des vermines|nouveau bébé]] », comme il disait, dans une imitation de faire-part. Tout en violet et beige... Résultat : bof... Ça aurait été pas mal s’il était allé jusqu’au bout de l’idée et avait fait imprimer la couverture sur du vrai papier de faire-part un peu cloqué. Pour l’intérieur, comme Dominique (par souci d’économie) n’avait pas voulu faire tout ressaisir, il avait procédé à une reconnaissance de texte, ce qui avait laissé passer pas mal de coquilles. Et puis, pour la couverture, ce cher « despote éclairé », comme il s’appelait lui-même, n’avait pas été d’accord pour balancer une photo de moi à ''[[Apostrophes]]'', ce qui commercialement aurait été excellent. Heureusement, toutes ces préventions étaient balayées par mon ''[[Le Vingt-septième Livre|Vingt-Septième Livre]]'' ! » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, pp. 265-266)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Gaultier]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Éditeurs|Gaultier]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Audrey_Vernon&amp;diff=18849</id>
		<title>Audrey Vernon</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Audrey_Vernon&amp;diff=18849"/>
		<updated>2026-02-10T10:02:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Audrey_Vernon_(2019).jpg|thumb|right|upright=1|Audrey Vernon en 2019]]'''Audrey Vernon''' est une comédienne née à Marseille le 31 octobre 1978. Elle est l’arrière-petite-nièce de Marthe Bonnard, l’épouse du peintre Pierre Bonnard.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Compagne de Marc-Édouard Nabe de 2003 à 2012, pendant « huit années magiques et terribles&amp;lt;ref&amp;gt;Laurence Rémila, « Camarade speakerine », ''Technikart'', décembre 2012 - janvier 2013, p. 78.&amp;lt;/ref&amp;gt; » (dit-elle ; en réalité, neuf ans), Audrey Vernon participe, en tant que rédactrice, au mensuel, ''[[La Vérité]]'', publié en novembre 2003 et février 2004. À partir de 2005, en s’inspirant des mémoires d’Anna Dostoïevski, elle initie et élabore avec l’auteur [[L’anti-édition|l’anti-édition]] pour les livres de Nabe. Le projet se concrétise en 2010 avec la sortie de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]''. Audrey Vernon participera également à la relecture des [[:Catégorie:Tracts|tracts]] ainsi que des rééditions (''[[L’Âme de Billie Holiday]]'' et ''[[Le Vingt-septième Livre]]''). C’est elle qui supervisera l’exposition « [[Expositions#Galerie Vies d’artistes (février - mars 2007)|Vies d’artistes]] » en 2007. Elle accompagnera Nabe dans ses voyages, notamment en Italie, en Sicile, à Capri et en Mauritanie. En 2017 on la retrouvera comme personnage dans ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De son côté, Nabe sera un soutien dans l’élaboration de ses one woman show à tendance marxiste : « Le spectacle le plus drôle du monde » (joué chez [[Dieudonné]] en 2005), « Comment épouser un milliardaire » (2009) et « Marx et Jenny » (2012). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Vernon-2.png|thumb|center|upright=1.5|Audrey Vernon et Marc-Édouard Nabe]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle apparaît encore dans ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'', où Nabe raconte leur rupture, en octobre 2012, lorsqu’il s’est installé à Aix-en-Provence avec Leïla&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 52-108.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Audrey Vernon transposera ces événements personnels dans un autre spectacle : « Chagrin d’amour » (2014)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vernon_Chagrin_d’Amour.jpg|thumb|center|upright=0.75|Affiche du spectacle « Chagrin d’amour »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nabe reviendra, mais oralement cette fois-ci, sur leur relation, auprès de jeunes spectatrices sortant du spectacle de Vernon, et venues par hasard dans la [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie de la rue Sauton]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:capture_chagrin_audrey.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Chagrin d'Audrey »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Vernon sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Je suis la femme d’écrivain la plus heureuse au monde depuis Anna. Profite. » (SMS du 19 octobre 2010, repris dans ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 992)&lt;br /&gt;
* « Si tu as trouvé quelqu’un qui te rend heureux, tant mieux. Et il paraît en plus qu’elle est très jolie. Ça ne me pose pas de problème. Je veux juste pas que tu sois agressif avec moi. Et j’aurais préféré ne pas l’apprendre. » (SMS du 23 octobre 2012, repris dans ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'', 2017, p. 58)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Vernon ===&lt;br /&gt;
* « [[Dieudonné|Dieudo]] était accompagné également de sa nouvelle femme, Noémie, une belle Blanche brune. C’est la première fois, je crois, que je la voyais... Elle portait dans ses bras leur bébé, Plume, âgée de quelques jours, qui passa de main en main, jusqu’à celles d’Audrey qui l’empoupouna de poutous comme si c’était le sien... » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 485)&lt;br /&gt;
* « Audrey arriva et intervint. Pour elle, ce n’était pas grave que madame Courjault zigouillât ses bébés, car de toute façon, ils n’auraient pas eu envie de vivre : ils avaient senti que leur mère les avait niés dans son ventre. En ce qui concernait le crime, le raisonnement d’Audrey, c’était que les enfants étaient encore une extension de la mère, et, ne les jugeant ainsi pas suffisamment autonomes, celle-ci pouvait décider de leur sort. Comme le disait Audrey Vernon, liquider son enfant, c’était pour Véronique Courjault comme se couper un ongle ou s’enlever une peau morte dont elle avait parfaitement le droit de se débarrasser. À la fin de sa démonstration, ma femme avait jeté un froid, c’était le cas de le dire, qui courut sur toute la terrasse du Chai de l’Abbaye. » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, pp. 822-823)&lt;br /&gt;
* « Je n’avais pas fait tout ça, pendant des années, pour me remettre dans le système à cause de la promesse d’un prix, fût-il Renaudot. Audrey et moi on rentra sans arriver à se calmer. On délira dans tous les sens, on imaginait toutes les parades. Elle aussi était contre celle de [[Léo Scheer|Léo]], elle disait qu’il fallait rester sur l’idée des points de vente et les multiplier. L’essentiel était de ne pas tomber dans les librairies, il fallait obliger les lecteurs habituels du prix Renaudot à se déplacer dans d’autres boutiques.&lt;br /&gt;
:— Il faut surtout garder [[L’anti-édition|l’anti-édition]], dit Audrey, car c’est grâce à l’anti-édition que tu es sur la liste. C’est même grâce à elle que le livre a une existence depuis janvier. Et c’est d’ailleurs paradoxalement pour ça qu’ils vont te donner le prix.&lt;br /&gt;
:[[Laurent Bosc|« Olaf »]] cherchait une solution. Pour [[Patrick Besson|Besson]], qui gambergeait aussi de son côté, il ne fallait pas casser l’aspect artisanal de notre anti-édition à la Sophie Tolstoï et à la Anna Dostoïevski, mais en même temps, il valait mieux ne pas se couper de la grande distribution. Les deux louves russes avaient traité avec les libraires, à leur façon... Pourquoi pas nous ?&lt;br /&gt;
:Audrey pleurait. Lorsque nous allâmes nous coucher, elle continua de sangloter jusqu’à ce qu’elle s’endorme. C’est vrai que tout ça, ça fai- sait beaucoup, ça faisait même trop. » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 996)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Collaboration ==&lt;br /&gt;
* ''[[La Vérité]]'' (2003 - 2004)&lt;br /&gt;
** &amp;lt;small&amp;gt;« Ma morte préférée », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** &amp;lt;small&amp;gt;« Lettre au Père Noël », ''La Vérité'' n°2, décembre 2003&amp;lt;/small&amp;gt;   &lt;br /&gt;
** &amp;lt;small&amp;gt;« Sous la tombe d’[[Ezra Pound]] », ''La Vérité'' n°3, janvier 2004&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** &amp;lt;small&amp;gt;« Charlotte Corday, le retour », ''La Vérité'' n°4, février 2004&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'', tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Vernon]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Acteurs|Vernon]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=L%27anti-%C3%A9dition&amp;diff=18848</id>
		<title>L'anti-édition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=L%27anti-%C3%A9dition&amp;diff=18848"/>
		<updated>2026-02-08T16:36:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* L’anti-édition au Renaudot */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''L’anti-édition''' est un procédé éditorial conçu par [[Marc-Édouard Nabe]] et [[Audrey Vernon]] à la fin des années 2000. Selon l’écrivain, « l’anti-édition, c’est l’auto-édition pour quelqu’un qui est déjà connu ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire ==&lt;br /&gt;
=== L’éviction du [[Éditions du Rocher|Rocher]] ===&lt;br /&gt;
Le 10 novembre 2005, les [[Éditions du Rocher]], rachetées par les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre, se séparent de Marc-Édouard Nabe, après quinze ans de publications. Depuis 1990, l’écrivain bénéficiait d'un statut privilégié, résultat d'une complicité avec l’ancien propriétaire, [[Jean-Paul Bertrand]] : mensualisé (en mars 2000, un article du ''Figaro'' évoquait la somme de 15 000 francs, soit environ 2 300 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Sébastien Le Fol, « Le Journal qui fait trembler le monde des lettres », ''Le Figaro'', 21 mars 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;), il publiait ses ouvrages, sans toucher de droits d’auteur sur ses livres. En novembre 2006, Nabe, aidé de son avocat, maître [[Emmanuel Pierrat]], assigne en justice son ancien éditeur. En juillet 2008, la justice tranche en sa faveur et Nabe récupère les droits des livres publiés ainsi que l’intégralité des stocks de ses ouvrages invendus&amp;lt;ref&amp;gt;Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 9 juillet 2008, 06/17664, lire : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;amp;idTexte=JURITEXT000019449706&amp;amp;fastReqId=638849474&amp;amp;fastPos=2&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par lettre, il obtient également les droits des livres publiés par les Éditions [[Bernard Barrault|Barrault]], par Denoël et Gallimard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la préface à la réédition de son premier livre, ''[[Au régal des vermines]]'', parue en 2005, il annonce son intention d'arrêter d'écrire. Le texte est publié en janvier 2009, par les éditions du Dilettante, sous le titre ''[[Le Vingt-septième Livre]]''. Constatant que son annonce a été prise au sérieux, Nabe se met dans la peau d'un écrivain qui a effectivement arrêté d'écrire et écrit un roman sur ce thème, qui deviendra ''L’Homme qui arrêta d’écrire''. À l'été 2006, Nabe écrit à chaud un texte sur Zinédine Zidane, ''[[Zidane la racaille]]'' qu'il choisit de diffuser sous la forme d'un tract collé sur les murs de Paris à partir du 24 juillet. Suivent sept autres textes, offerts gratuitement au public, sur des sujets divers, toujours liés à l'actualité la plus proche, jusqu’en janvier 2009. Le geste est un premier pas en direction de l’auto-production et contredit la croyance générale d’un Nabe qui a abandonné l’écriture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En automne 2009, dans la revue ''Médias'', Marc-Édouard Nabe annonce qu’il tourne définitivement le dos aux éditeurs et qu’il s’éditera dorénavant lui-même :&lt;br /&gt;
:« Je viens de gagner mon procès contre Le Rocher et j'ai récupéré tous les droits de mes livres, je peux faire ce que je veux. Pas question de les remettre dans le circuit. Si ça amuse les autres écrivains de continuer d'accepter de ne toucher que 10 % de leur travail, ça les regarde. Moi je suis davantage pressé de vivre de ce que je crée, le milieu éditorial m'excusera. Alors, j'ai décidé de m'éditer moi-même. En cliquant sur marcedouardnabe.com, vous pouvez dès à présent acheter mes livres anciens et surtout celui, inédit, que je sors ces jours-ci.&amp;lt;ref&amp;gt;« Je me fous de ma réputation », ''Médias'' n°22, automne 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ''L’Homme qui arrêta d’écrire'' ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dupuis_Nabe_antiediteur_2010.jpg|thumb|right|upright=0.75]]&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 2010, Nabe lance sa plateforme de vente, ''marcedouardnabe.com'' et devient le seul écrivain sorti du système éditorial traditionnel à vivre de la vente de ses « retours ». En effet, au terme du procès contre les Éditions du Rocher, il récupère les stocks de ses livres promis au pilon, soit l’équivalent de huit tonnes. Dès la première journée, Nabe vend plus de 160 titres, remboursant largement les frais d’impression de son vingt-huitième livre&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre CCLXXXIII « Lancement de la plateforme », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 881.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Écrit dans le plus grand secret, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' est annoncé par un article de Jérôme Dupuis, dans ''L'Express'', le 7 janvier 2010, soit avec trois semaines d’avance sur sa publication réelle&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe l’antiéditeur », ''L’Express'', 7 janvier 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour rendre le livre crédible, [[Marc-Édouard Nabe]] s'inspire de la diffusion des tracts en mettant en place, avec [[Audrey Vernon]], un procédé éditorial qu'il nomme l'« anti-édition  et qu’il définit comme « une auto-édition pour un auteur déjà connu »&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe: &amp;quot;Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout&amp;quot; », ''LExpress.fr'', 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il s’agit d’un ouvrage carré, au papier bouffant, et à la couverture noire, qui est ne contient que le nom de l'écrivain, le titre et le genre. Il n'y aucune indication sur la tranche et seul le numéro du livre (28) est indiqué sur le dos. Il n’y a donc ni nom d'éditeur, ni code barre, ni quatrième de couverture&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Marc-Edouard Nabe boycotte l'édition » ''LExpress.fr'', 11 janvier 2010, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/marc-edouard-nabe-boycotte-l-edition_841213.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nabe a fait le choix de ne pas créer de maison d'édition, pour marquer son émancipation du système traditionnel : &lt;br /&gt;
:« J'aurais pu fonder les Éditions de la Vermine, Zannini et Cie ou bien La M-É-N, mais je ne veux pas tomber dans une imitation d'édition traditionnelle et encore moins avec un côté artisanal, ou bibliophile »&amp;lt;ref&amp;gt;« Pauvres chéris !. Entretien avec Léo Scheer et Florent Georgesco », ''La Revue Littéraire'' n° 44, Paris : Editions Léo Scheer, 10 mars 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lhomme-couv_dos.jpg|thumb|center|upright=1.5|Couverture de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'']]&lt;br /&gt;
Dans la continuité du concept, puisque le livre est hors du système traditionnel, il l’est également du circuit des libraires. Il n’est vendu dans un premier temps que sur Internet, un support virtuel pour un texte qui n’existe qu’en papier. Cependant, des points de vente se créent dans Paris, dans des lieux précis (boucherie, restaurant, fleuriste, etc.), tout sauf des librairies&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Ancery, « Prix Renaudot: la revanche de Nabe le maudit ? », ''Slate.fr'', 31 octobre 2010, lire : http://www.slate.fr/story/29317/prix-renaudot-la-revanche-de-nabe-le-maudit&amp;lt;/ref&amp;gt;. Aux libraires qui veulent absolument vendre son livre, Nabe leur propose de ne toucher que 20 %, au lieu des habituels 34 %&amp;lt;ref&amp;gt;Alain Beuve-Méry, « Nabe ou la tentation de l'autoédition », ''Le Monde Dossier &amp;amp; Documents'', 1er septembre 2011, p. 17.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
:« Je n’ai aucune raison d’aimer les libraires puisque, pour la plupart, ils m’ont boycotté pendant 25 ans. Je ne vois pas pourquoi je leur ferai cadeau de mes anciens livres, ou des futurs que je rééditerai, et encore moins de celui-là. Vous savez que les libraires prennent quand même 34 %. Je ne sais pas si les gens savent qu’un libraire prend trois fois plus que ce que touche un écrivain sur son propre livre, qui lui a coûté l’effort de l’écrire.&amp;lt;ref&amp;gt;''[[Ce soir (ou jamais !)]]'', France 3, 22 mars 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Financièrement, le nouveau système permet de toucher des droits d'auteur correspondants à 70 % du prix de l'ouvrage, plutôt que d'environ 10 %, ce qui permet à l’auteur de vendre moins d’exemplaires pour rembourser l’investissement qu’il assume seul (30 % de secrétariat et d’impression). Imprimé à mille exemplaires grâce à [[Thèmes#L’argent|l’argent]] récupéré lors de ses [[Expositions|expositions]], le premier tirage de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' a été épuisé en trois semaines&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Marc-Edouard Nabe, auto-éditeur », ''LExpress.fr'', 1er avril 2010, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/marc-edouard-nabe-auto-editeur_859801.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour fêter les 3 000 exemplaires de son roman, l'écrivain invite ses 3 000 lecteurs le 15 avril 2010 à la Galerie Victoria et 750 répondent présents&amp;lt;ref&amp;gt;Tristan Ranx, « Un nuage de surprises », ''Libération'', 25 avril 2010, p. 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin, le livre connaît son troisième tirage, ramenant le nombre total d’exemplaires imprimés à 8 000 en six mois. Selon l'écrivain, un an après sa sortie, l'ouvrage s'est vendu à plus de 6 000 exemplaires&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe: &amp;quot;Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout&amp;quot; », ''LExpress.fr'', 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’anti-édition au Renaudot ===&lt;br /&gt;
Neuf mois après sa sortie, le 20 octobre 2010, l’anti-édition est inscrite sur la liste du prix Renaudot, ce qui fait réagir une partie de la presse française (''Le Monde''&amp;lt;ref&amp;gt;Christine Rousseau, « Nabe et l'anti-édition en lice au Renaudot », ''Le Monde des livres'', 22 octobre 2010, lire : https://www.lemonde.fr/livres/article/2010/10/21/nabe-et-l-anti-edition-en-lice-au-renaudot_1429077_3260.html&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''Le Figaro littéraire''&amp;lt;ref&amp;gt;« Renaudot : un livre autoédité sur la liste », ''Le Figaro Littéraire'', 21 octobre 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''Les Échos''&amp;lt;ref&amp;gt;« Un auteur autoédité vise le Renaudot », ''Les Échos'', 22 octobre 2010, p. 24.&amp;lt;/ref&amp;gt;). ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' apparaît dans la seconde liste&amp;lt;ref&amp;gt;« Le Renaudot joue la provoc », ''Le Parisien/Aujourd'hui en France'', 23 octobre 2010, p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt;, la décision a été prise par trois jurés : [[Franz-Olivier Giesbert]], [[Patrick Besson]] et J. M. G. Le Clézio&amp;lt;ref&amp;gt;David Caviglioli, « “Sacrer le couple Houellebecq-Despentes, c'est dramatique” », ''Bibliobs'', 19 novembre 2010, lire  : https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20101119.BIB5980/sacrer-le-couple-houellebecq-despentes-c-039-est-dramatique.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Giesbert déclare : « Nous avons passé l’âge de juger les auteurs. On s’intéresse aux livres. Et Nabe est quelqu’un qui a construit une œuvre, tout seul »&amp;lt;ref&amp;gt;, « Un finaliste du Renaudot auto édité : du jamais vu dans les prix littéraires », ''AFP Infos Économiques'', 5 novembre 2010, 13/14/39 GMT.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 9 novembre, le prix est finalement remis à Virginie Despentes&amp;lt;ref&amp;gt;« Virginie Despentes, prix Renaudot 2010 » ''Bibliobs'', 9 novembre 2010, lire : https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20101109.BIB5566/virginie-despentes-prix-renaudot-2010.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'écrivaine avait pourtant été retirée de la première liste, pour être finalement rajoutée à la troisième et dernière liste&amp;lt;ref&amp;gt;Astrid de Larminat, « Les surprises du jury Renaudot », ''Le Figaro Littéraire'', 4 novembre 2010, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est désignée après 11 tours de scrutin, avec 4 voix en sa faveur, contre 3 voix pour Simonetta Greggio, et 2 pour Marc-Édouard Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;Christine Rousseau, « Virginie Despentes, un Renaudot disputé », ''Le Monde'',  10 novembre 2010, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon l'écrivain, l'obtention du prix lui aurait assuré 100 000 ventes de son roman, lui octroyant 2 millions d'euros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:lhomme_se_souvient_antiedition.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « L’homme qui a failli avoir le prix Renaudot se souvient »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après ''L’Homme'' ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Annonce_SARL_20110502.jpg|thumb|right|upright=0.54]] 2 mai 2011, Marc-Édouard Nabe créé la « SARL Marc-Édouard Nabe », dont l’annonce est publiée dans l’édition du 17 mai 2011 de ''Libération''&amp;lt;ref&amp;gt;''Libération'' n°9333, 17 mai 2011, p. 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est chargée de « l’auto-édition d’oeuvres Littéraires et artistiques sous quelques formes que ce soit, ainsi que toutes opérations techniques et commerciales qui sont liées directement ou indirectement en France ou à l’Étranger. » Le soir de la création même de sa société, Nabe est invité dans l’émission de [[Frédéric Taddeï]], ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'', à l’occasion de la mort de [[Oussama Ben Laden|Ben Laden]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En octobre 2011, Nabe publie son second ouvrage anti-édité : ''[[L’Enculé]]''. La mise en roman de l’affaire [[Dominique Strauss-Kahn]] connaît un succès plus modeste, malgré une dénonciation du livre dans ''Le Monde'' sous la plume de [[Marc Weitzmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc Weitzmann, « L'affaire DSK, l'obscénité de Nabe, et l'étrange bienveillance de la critique », 17 novembre 2011, lire : https://www.lemonde.fr/livres/article/2011/11/17/les-bienveillants_1604907_3260.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le premier tirage de 2 000 exemplaires est néanmoins vendu en moins deux semaines et permet une réimpression du livre à 4 000 exemplaires. En mai 2012, ''[[Au régal des vermines]]'', épuisé depuis sa seconde réédition par le Dilettante en 2005, est anti-édité à 5 000 exemplaires, dont 1 000 vendus dès la première semaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après ces trois livres en trois ans, Nabe créé un magazine richement illustré et diffusé en anti-édition hors des circuits de la presse : ''[[Patience]]''. Le premier numéro (2 000 exemplaires) est vendu en décembre 2014, suivi en août 2015 par ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' (900 exemplaires, réimprimé en octobre 2015). En mai 2017, Nabe sort le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', son livre sur le conspirationnisme, annoncé en janvier 2014 dans l’émission de [[Frédéric Taddeï]], ''[[Ce soir (ou jamais !)]]''. En décembre 2017, Nabe anti-édite ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017|Patience 3]]'' (800 exemplaires). Le 25 mars 2019, il publie son 31&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; livre, ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', tiré à 1 000 exemplaires. Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juillet de la même année, il sort le quatrième numéro de ''[[Patience]]'', « [[Patience#(4) Pornabe (juin 2019)|Pornabe]] », une œuvre de 120 pages entièrement pornographique, composée de photos et de captures d’écran de l’écrivain et de sa compagne, Alexandra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18 décembre 2020, le numéro 27 de ''[[Nabe’s News]]'' fait sa Une sur les 10 ans de l’anti-édition&amp;lt;ref&amp;gt;« Les dix ans de l'anti-édition », ''[[Nabe’s News]]'' n°27, 17 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/les-dix-ans-de-lanti-edition/&amp;lt;/ref&amp;gt;. De nombreux documents inédits sur l’écriture de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (notes, plans, photos, etc.) mais aussi la fabrication et la distribution du livre sont publiés&amp;lt;ref&amp;gt;« Documents », ''[[Nabe’s News]]'' n°27, 17 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/documents/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce numéro de ''[[Nabe’s News]]'' évoque aussi la « fête des 3000 » (racontée dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], « CCC. La Fête des trois mille », [[Les Porcs (premier tome)|''Les Porcs'' (premier tome)]], anti-édité, 2017, pp. 930-936.&amp;lt;/ref&amp;gt;) avec les vidéos et le verbatim du discours prononcé par [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] aux 750 lecteurs présents, dont certains ont contribué au livre d’or (un exemplaire vierge de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'') intégralement reproduit&amp;lt;ref&amp;gt;« La fête des 3000 », ''[[Nabe’s News]]'' n°27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/la-fete-des-3000/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un dossier de presse de 110 pages est publié, retraçant de janvier à décembre 2010 la sortie du [[L'Homme qui arrêta d'écrire|roman]], sa réception par la critique et son présence sur la liste du prix Renaudot&amp;lt;ref&amp;gt;« Dossier de presse complet sur ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' et le prix Renaudot », ''[[Nabe’s News]]'' n°27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/dossier-de-presse-complet-sur-lhomme-qui-arrêta-decrire-et-le-prix-renaudot/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude ==&lt;br /&gt;
L’histoire et le principe de l’anti-édition ont fait l’objet d’une [[:Catégorie:Études|étude]] sous la forme d’un mémoire de master (Université Aix-Marseille) signée Christopher Bianconi en décembre 2012, intitulée « [[Marc-Édouard Nabe, renaissance du scandale]] ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Échos ==&lt;br /&gt;
* En mars 2010, deux mois après la publication de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', l’éditeur [[Léo Scheer]] salue l’initiative éditoriale de Nabe : « La situation de Nabe aujourd'hui est tout à fait extraordinaire. En un mois d'activité, il a généré, pour ce nouveau livre, un chiffre d'affaire de 2.000 x 28 € = 56.000 € sans compter la ventes des stocks de ses anciens livres invendus que j'évalue à 20.000 €. On peut considérer que 70% de ces sommes reviennent à Nabe, une fois payés l'imprimeur et le routage, cela fait 70% de 76.00 € = 50.000 € environ.Il faut ajouter à celà que nous n'en sommes qu'au début de cette aventure, que les journalistes tardent à avoir le livre puisqu'il doivent l'acheter (il n'y a pas de service de presse gratuit évidemment), que le premier tirage de 1.000 est épuisé et qu'il doivent attendre la réimpression de 3.000 pour l'acquérir, et, enfin, qu'il va leur falloir trois semaines pour le lire et le chroniquer, car c'est un livre de 700 pages où aucun journaliste ne peut rater aucune lignes, à chacune, il peut se faire épingler. »&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.leoscheer.com/blog/2010/02/26/1258-la-rl-n-44#co&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* En 2013, ''L'Express''&amp;lt;ref&amp;gt;Isabelle Lortholary, « L'autoédition virtuelle : plus vertueuse ?, ''L'Express'', 28 août 2013, p. 20&amp;lt;/ref&amp;gt; et ''l'Agence France-Presse''&amp;lt;ref&amp;gt;« L'autoédition grignote du terrain en Europe », ''Agence France-Presse'', 21 novembre 2013&amp;lt;/ref&amp;gt; publient des articles sur l'auto-édition, en mentionnant le succès de ''L’Homme qui arrêta d’écrire''.&lt;br /&gt;
* En avril 2017, ''Le Magazine Littéraire'' publie un dossier sur l'auto-édition, en mentionnant « l'anti-édition » de ''L’Homme qui arrêta d’écrire''&amp;lt;ref&amp;gt;Simon Bentolila et Alexis Brocas, « Contes d'auteurs », ''Le Magazine Littéraire'', 20 avril 2017.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* En septembre 2018, le livre de Marco Koskas, ''Bande de Français'', publié à compte d'auteur sur Amazon, est inscrit sur la première liste du Prix Renaudot, à l'initiative de [[Patrick Besson]]. ''Le Monde'' précise : « C’est la deuxième fois qu’un livre auto-édité figure dans la présélection du Prix Renaudot : Marc-Edouard Nabe avait précédé Marco Koskas, en 2010, avec ''L’homme qui arrêta d’écrire.'' »&amp;lt;ref&amp;gt;Nicole Vulser, « Un livre autoédité dans la première sélection du Prix Renaudot », ''Le Monde'', 7 septembre 2018, lire : https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/07/un-livre-autoedite-dans-la-premiere-selection-du-prix-renaudot_5351885_3234.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages anti-édités ==&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'' (2011)&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'' (2012) &amp;lt;small&amp;gt;(réédition du premier livre de l’écrivain publié en 1985)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Patience]]'' (2014 - ...) &amp;lt;small&amp;gt;(magazine entièrement rédigé par Marc-Édouard Nabe)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'' (2019)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Littérature|anti-édition]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Anti-édition|anti-édition]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Jean-Jacques_Lefr%C3%A8re&amp;diff=18847</id>
		<title>Jean-Jacques Lefrère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Jean-Jacques_Lefr%C3%A8re&amp;diff=18847"/>
		<updated>2026-02-08T16:35:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Jean-Jacques-Lefrere.jpeg|thumb|right|upright=1|Jean-Jacques Lefrère]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Jean-Jacques Lefrère''' est un hématologue et biographe né le 10 août 1954 à Tarbes et mort le 16 avril 2015 à Paris. Il est le découvreur en 1977 de la seule photo existante de [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]] et l’auteur de la biographie de ce dernier ainsi que celles de [[Jules Laforgue]] et surtout d’[[Arthur Rimbaud]], sur lequel il laissera dix-sept livres dont une monumentale correspondance complète du vivant et de la postérité du poète en trois volumes. Lefrère est également co-fondateur et directeur de la revue ''Histoire littéraire'' depuis 2000. En 2006, il a publié avec Jean-Paul Goujon ''« Ôte-moi d’un doute... »'' sur la thèse des pièces de [[Molière]] écrites par Corneille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
En 2004, Jean-Jacques Lefrère prend contact avec [[Marc-Édouard Nabe]] pour que celui-ci intervienne le 19 novembre au colloque aux Invalides « Paris, sa vie, son œuvre », présidé par Lefrère lui-même et demandant aux intervenants de donner une mini-conférence sur le sujet. Nabe lira un texte écrit par lui sur le 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement où il habite, « [[Le Huitième ciel]] ». Une [[Thèmes#L’amitié|amitié]] [[Thèmes#La littérature|littéraire]] se nouera entre les deux hommes qui partageront à maintes reprises des moments exaltés sur les recherches et les trouvailles de l’un et de l’autre concernant les [[:Catégorie:Personnages|personnages]] qui les passionnent tous les deux... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]], [[Jules Laforgue|Laforgue]] et [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]], Nabe découvrira en Jean-Jacques Lefrère un grand admirateur de [[Che Guevara]] sur les traces duquel il s’était rendu en vue d’un grand album de photos, et également de [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] sur lequel il projetait une biographie « définitive » de 3 000 pages dont les travaux seront hélas interrompus par sa [[Thèmes#La mort|mort]]. Plus surprenant : le grand intérêt de Lefrère pour le [[Professeur Choron]], qui était pour lui une figure philosophique maîtresse de la seconde moitié du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et sur lequel il compilait tous les documents qu’il pouvait trouver. Nabe l’encouragera à ranger Choron dans sa série de biographies « sérieuses », ce qui enchantait Lefrère, grand lecteur des 4 tomes du [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]] nabien où le biographe piocha joyeusement en posant de nombreuses questions à l’auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La complicité entre Lefrère et Nabe atteignit peut-être son sommet en mai 2008, lorsqu’un documentariste, Patrick Taliercio, découvrit ''Le Rêve de Bismarck'', premier texte publié par [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]] à l’âge de 16 ans et demi dans ''Le Progrès des Ardennes'', et que Lefrère viendra présenter avec Nabe chez [[Frédéric Taddeï]] à ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'', le 20 mai 2008. Nabe terminera l’émission en lisant à haute voix et en direct, pour la première fois, ''Le Rêve de Bismarck''. Les deux [[Arthur Rimbaud|rimbaldiens]] devront ensuite faire face à toute une campagne de complotistes qui doutèrent et firent douter de l’authenticité de la publication de [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]], à la tête desquels [[Raphaël Zacharie de Izarra]], un sombre bloggeur mégalomane qui s’attribua l’écriture et la confection du journal de 1870 où se trouvait le texte pourtant incontestable d’[[Arthur Rimbaud]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 28 janvier 2010, Jean-Jacques Lefrère sera invité à la soirée de lancement de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', premier livre [[L’anti-édition|anti-édité]] de Nabe. Lefrère continuera d’être un lecteur assidu des nouveaux livres de l’écrivain, jusqu’à ''[[L’Enculé]]'', qu’il considérait comme « un petit chef-d’œuvre ». Il s’investira dans le projet nabien qui ne s’appelait pas encore ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' sur le conspirationnisme. Le 15 avril 2010, comme Nabe le raconte dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', il retrouve Jean-Jacques Lefrère devant la neuvième photo originale découverte, par deux libraires, d’[[Arthur Rimbaud]] (adulte)&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], Chapitre CCXCIV « Rimbaud l’adulte », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 928-930.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, Lefrère publie aux éditions [[Léo Scheer]] un dossier complet autour de la célèbre mystification d’un faux Rimbaud de 1949 intitulé « La Chasse spirituelle ». Nabe et Lefrère se reverront une dernière fois dans les Jardins du musée du quai Branly en juin 2014. Jean-Jacques prendra des nouvelles de l’avancée du manuscrit de Nabe sur le complotisme. N’ayant plus de nouvelles pendant plus d’un an, c’est brutalement, le jour même où Nabe se trouvait dans son lit d’hôpital au 15-20 après son opération de la rétine, qu’il apprendra par la fille de Lefrère, Caroline, que son père venait de mourir après s’être mis à l’écart plusieurs mois pour lutter contre son cancer foudroyant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Caroline Lefrère sera présente au lancement de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', devant les locaux de ''[[Hara-Kiri]]'', dans le film tourné par [[Charles Branco]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Caroline_Lefrère_discutant_avec_Delfeil_de_Ton_,_lancement_de_Patience_2,_20_août_2015.png|thumb|center|upright=1.3|Caroline Lefrère discutant avec [[Delfeil de Ton]], lancement de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', 20 août 2015]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] sera présent, à son tour, ainsi que [[Delfeil de Ton]] et [[Jérôme Dupuis]], à l’hommage rendu à Lefrère, un an après sa mort, à la Sorbonne, première occasion pour l’auteur d’''[[Au régal des vermines]]'' d’entrer dans ce bâtiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toujours en 2016, alors que Nabe habitait dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie rue Sauton]], il vit un jour entrer la mère de Jean-Jacques Lefrère et son autre fils, François, le frère de Jean-Jacques, médecin également et qui se trouvait avoir été celui du [[Professeur Choron]] jusqu’à sa mort à l’hôpital Necker en 2005. La visite fera l’objet d’un ''[[Éclats de Nabe|Éclat]]''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:mere_frere_lefrere.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Un chant d'amour pour Lautréamont »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : à l’occasion de la sortie du numéro 2 d’''Adieu'', la revue des frères Vesper, ceux-ci reçurent une menace d’assignation en justice de la part de Caroline Lefrère, de son frère Nicolas et de leur mère Kathryn, pour, entre autres demandes, qu’ils retirent les exemplaires d’''Adieu'' des librairies où ils étaient en dépôt (par exemple, Le Dilettante). Motif : avoir publié sans leur autorisation un extrait du journal de voyage de Jean-Jacques Lefrère à Aden en 2000 sur les traces d’[[Arthur Rimbaud]], texte que Lefrère avait remis à Nabe, ainsi qu’à tous ses autres amis, avec le loisir pour chacun d’en faire ce qu’il voulait&amp;lt;ref&amp;gt;En effet, Richard Esquier, avocat à la cour, envoie à Messieurs [[David Vesper|David]] et Julien Vesper Vaché une lettre de trois pages où la famille Lefrère, arguant que ses droits d’auteur et son droit moral sont atteints par la publication du texte de Lefrère dans ''Adieu'', et demandant de cesser la commercialisation de la revue et de « procéder au rappel des exemplaires en dépôt » ainsi que de lui communiquer « le chiffre d’affaires réalisé grâce à la vente ». Les raisons invoquées sont diverses : de l’accusation d’avoir utilisé le texte (pourtant autorisé par l’auteur lui-même) jusqu’à l’intégration de la figure de leur père et mari dans une vidéo publicitaire sur la revue, en passant par celle d’en avoir transformé des passages. Mais comme il est dit à la page 2 de la lettre, la vraie cause du litige semble être tout autre :&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
« (ii) D’autre part et surtout, la revue ''Adieu'' présente, aux côtés de l’Œuvre, des images à caractère pornographique (au premier rang desquelles la première de couverture), des textes sur les uniformes de soldats nazis, des images et un texte sur Gaza, ou encore un entretien avec Monsieur Jawad Bendaoud, personnage défavorablement connu du public notamment pour avoir hébergé des terroristes auteurs des attentats du 13 novembre 2015, et récemment encore poursuivi pour menaces de mort.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un tel contexte de diffusion véhicule nécessairement une image déformée de l’Œuvre et de son auteur, dès lors que la transposition de l’Œuvre dans un cadre sans rapport avec son objet, et au surplus à des fins commerciales, la détourne de la destination recherchée par l’auteur et ainsi la dénature.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
L’existence d’une vidéo dans laquelle Monsieur Jean-Jacques Lefrère apparaît parmi des scènes de guerre, des images de soldats nazis et des scènes à caractère pornographique, participe également à l’atteinte portée à l’esprit de l’Œuvre et à son auteur.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les faits qui vous sont reprochés causent donc un préjudice très important à Madame Caroline Lefrère et Monsieur Nicolas Lefrère, auquel il convient de mettre un terme immédiatement. » (Extrait de la lettre de Richard Esquier, 20 décembre 2018)&amp;lt;/ref&amp;gt;. La lettre de [[David Vesper]] à la famille Lefrère restera sans réponse&amp;lt;ref&amp;gt;Lettre des frères Vesper à l’avocat de la famille Lefrère, 27 décembre 2018 :&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
« À Maître Richard Esquier, avocat à la Cour,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nous venons de prendre connaissance de votre courrier et de la décision de mademoiselle Caroline Lefrère et de sa famille de mettre en branle cette action, malgré le mail que nous lui avions envoyé le 15 novembre, dans lequel nous lui expliquions personnellement, clairement et honnêtement toute la situation, et resté depuis sans réponse. Pour plus plus de clarté, nous allons vous répondre point par point en suivant la mise en page que vous avez donnée à votre lettre.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
1/ Ce que vous appelez « L’Œuvre » dans votre document est en réalité une œuvre incomplète puisque la totalité du document contenait aussi la seconde partie titrée « Journal d’Abyssinie » (que nous possédons également) et surtout, que ce soit l’une ou l’autre des parties, il est incorrect de dire que ces textes ont été « publiés » du vivant de monsieur Jean-Jacques Lefrère : ils ont été imprimés, pour ne pas dire photocopiés, en un nombre amical d’exemplaires, destinés à être offerts aux proches et aux meilleurs [[Thèmes#L’amitié|amis]] (comme l’indiquent et le document et la terminologie utilisée dans votre lettre), littéraires compris, de Jean-Jacques Lefrère. Nous notons cependant votre nuance paradoxale puisque si le document avait déjà été publié et si la seule gêne possible était la diffusion à grande échelle, alors vous devriez être rassurés d’apprendre qu’''Adieu'' n’imprime qu’à 500 exemplaires et n’est diffusé par personne.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En offrant son texte à [[Marc-Édouard Nabe]], véritable complice et ami de monsieur Lefrère pendant des années autour de l’amour de [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]] (c’est à deux qu’ils sont allés en présenter un inédit sur le plateau de [[Frédéric Taddeï]]) et de [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]] mais pas seulement, Jean-Jacques Lefrère indiquait non seulement, s’il le fallait encore, quelle [[Thèmes#La littérature|littérature]] il aimait mais surtout à qui il faisait confiance vis à vis de la compréhension de son travail. C’est la raison pour laquelle, dans une filiation assez logique, Marc-Édouard Nabe, qui a partagé, nous semble-t-il, beaucoup de moments avec madame Caroline Lefrère avec laquelle nous pensions qu’il avait un vrai lien, nous a transmis ce document. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Publier le meilleur biographe de Rimbaud et Lautréamont dans une revue tenue par les descendants du poète [[Jacques Vaché]], le précurseur du surréalisme, et donc de Dada, c’est-à-dire d’autres grands mouvements inspirés par Lautréamont et Rimbaud, et entouré de textes de son ami Nabe, de l’éditeur de chez Gallimard [[Philippe Sollers]] qui accepte très bien la publication inédite de son entretien, ou surtout d’un poème inédit d’[[Guillaume Apollinaire|Apollinaire]] dont Jean-Jacques Lefrère aurait applaudi la rare découverte, fait honneur à Jean-Jacques Lefrère et rendait grâce à son travail car qui, depuis sa disparation surtout, s’est intéressé à son travail, et qui a fait ne serait-ce qu’un moindre effort pour le mettre en avant ou entreprendre un chemin de publication ? &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
2/ La vidéo de promotion qui visait, pour un cercle réduit d’amateurs, à faire connaître le contenu du numéro 2 de notre revue, a été pensée comme un clip, comme un teaser cinématographique, avec rythme, musique, choix d’images symboliques. Jean-Jacques Lefrère n’était pas vraiment l’élément coup de poing ou promotionnel de la création. Nous venons cependant de retirer la vidéo. Au moment où nous avons retiré la vidéo, elle comptabilisait 39 vues. Le nom de Jean-Jacques Lefrère existe et les images utilisées provenaient de deux interventions disponibles sur Youtube, notamment celle sur Rimbaud chez Taddeï. Nous rappelons qu’''Adieu'' n’est pas une entreprise lucrative, puisque nous créons à perte, en connaissance de cause. C’est d’une promotion artistique dont il s’agit et non d’une promotion à but lucratif, ce à quoi Jean-Jacques Lefrère, habitué de ces considérations dans l’histoire de la [[Thèmes#La littérature|littérature]], aurait été sensible. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
3/ (i) Nous avons en effet apporté des modifications légères au document en utilisant les services d’un correcteur pour gommer les erreurs qui ne peuvent rester dans une publication sans être gênantes pour l’auteur lui-même (guillemets erronés, fautes d’orthographe, oublis, virgules perdant le sens, etc.) et quelques conjugaisons pour parfaire le style, renforcer le sens ou le rendre plus correct vis à vis de la concordance des temps ou de la chronologie. C’est le passage des épreuves au papier final... Rien d’anormal, de dénaturant pour le texte. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À l’inverse, votre lettre comporte un mensonge, ou en tout cas une erreur : aucune modification de l’agencement des paragraphes, c’est-à-dire de leur ordre, n’a eu lieu. Nous avons vérifié. Le texte est le texte. Comme toutes les publications, il existe un goût graphique et esthétique, et en de très rares cas, un alinéa a pu être retiré ou à l’inverse, quand la masse d’un texte perdait l’œil et rendait difficile la lecture, ajouté. Nous pensons avoir l’œil pour ces questions. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Enfin, une photographie finale a en effet été ajoutée, volontairement sans légende, puisque nous respectons suffisamment le lecteur pour imaginer qu’il saura ou bien reconnaître ou bien deviner qu’il s’agit de la figure de Rimbaud. Libre à vous d’écrire que cela ne présente aucun intérêt... &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
(ii) Ce point semble être le plus intéressant dans le dialogue qui s’établit entre nos deux parties. Il apparaît ici que ce ne sont pas les intérêts de monsieur Jean-Jacques Lefrère qui priment, et que ce ne sont pas non plus ceux de la littérature... Des considérations politiques, quelque chose de l’ordre de la peur bourgeoise, viennent s’instaurer dans un dialogue pré-judiciaire, et il vous faudra bien l’expliquer. La couverture est, en effet, un autoportrait d’un des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma, [[Michel Simon]], et alors ? Il y a, en effet, un texte historique rare et précis sur les uniformes portés par l’armée allemande (Hugo Boss notamment) pendant la seconde guerre mondiale, et alors ? Il y a bien un texte d’une jeune femme Palestinienne, habitante de Gaza, une jeune femme que nous connaissons, un témoignage humain, en forme de journal intime elle aussi, qui raconte sa vie là-bas, et alors ? Il y a bien un entretien journalistique exclusif de Jawad Bendaoud (dont tous les médias parlent à longueur de journées), et alors ? Il n’y a d’une part aucun flou salissant autour de ces publications, et d’autre part une revue littéraire, et la famille Lefrère est bien placée pour le savoir, n’embarque pas tous ses auteurs sur un même bateau (même ivre). &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
4/ Nous sommes d’accord avec vous : il serait bon de mettre un terme immédiatement à ces préjudices. Nous avons mis plus de 48 h à vous répondre, ce que vous pardonnerez bien pour un courrier reçu un samedi matin, 22 décembre. Nous aurions pu être absents longtemps. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Nous ne ne savons pas ce que la famille Lefrère imagine quant aux droits d’auteur et de propriété intellectuelle sur ce texte de dix pages que Jean-Jacques Lefrère avait décidé d’offrir mais nous nous engageons à ne plus jamais y porter atteinte. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Nous sommes d’accord. Il n’est pas prévu que la revue bénéficie d’un second tirage. Le document n’est pas reproduit sur le site internet. Au passage, merci de dénoncer l’absence provisoire de mention légales du site aux autorités compétentes : belle mentalité !&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Nous avons prévenu nos 3 rares et courageux amis libraires de l’affaire et la revue n’y sera plus vendue. Nous ne pouvons par contre pas vous laisser aller trop loin en interdisant totalement l’existence de la revue, le texte qui pose problème n’étant pas le seul à y être contenu et d’autres l’accompagnant ayant des importances littéraires et historiques bien supérieures, nous pensons aux inédits d’[[Guillaume Apollinaire|Apollinaire]], [[Philippe Sollers|Sollers]], [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] et [[John Cowper Powys|Powys]] en premier lieu, sans parler des textes de jeunes écrivains. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Cette demande de pilonnage, en quelque sorte, est scandaleuse, et il va de soi qu’il est hors de question que nous y concédions. Que vous osiez l’inclure dans ce qui est appelé une demande d’accord à l’amiable est grotesque. Nous n’avons pas prévu de vous donner, et encore moins en vous les remettant, l’intégralité des exemplaires (environ 350) pour que vous les détruisiez en autodafé, plutôt que de les laisser en tant qu’invendus dans notre cave comme ''Une Saison en Enfer'' est restée dans celle d’un imprimeur belge pendant des décennies... &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- La vidéo a été retirée de Youtube, comme réclamé, après avoir été vue 39 fois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Nous avons payé l’impression nous-mêmes (plus de 7000€) pour à peine 500 exemplaires dont seulement une petite partie a été vendue. Le chiffre d’affaires s’élève à aujourd’hui à environ - 4000€ (« moins » comme « en-dessous de zéro »). Si ça peut aider madame et monsieur Lefrère pour juger de l’évaluation de ce qu’ils souhaitent prendre dessus, voici. Ni commissaire ni expert-comptable, pas d’avocats non plus : nous n’en avons absolument pas les moyens. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nous sommes ravis d’apprendre que madame et monsieur Lefrère cherchent à résoudre ce différend à l’amiable et nous espérons qu’ils sauront voir les efforts que nous avons été capables de faire malgré ce que nous pensons de leur action et malgré notre premier mail resté sans réponse. Nous aurions aimé pouvoir les rencontrer. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant, nous vous serions reconnaissants de leur laisser savoir que certaines de leurs demandes sont particulièrement indignes. S’attaquer de la sorte à une petite revue de jeune gens, à des Vaché, à des amis de votre père, à une petite revue sans aucun moyen de gagner de l’argent, c’est petit, et imaginer ne serait-ce qu’un seul instant pilonner l’ouvrage qui contient pourtant un inédit d’Apollinaire, le censurer totalement jusqu’à la destruction, c’est ça qui est salir la mémoire de Jean-Jacques Lefrère qui a donné beaucoup de sa vie et de sa santé pour la recherche littéraire et pour la poésie en particulier. S’il savait que ses enfants étaient prêts à tuer une telle revue, à effacer du temps un Apollinaire, sans parler du reste... L’Histoire est cruelle parce qu’elle retient tout, surtout quand tout est écrit, ce que la Justice n’oublie jamais de faire : il serait évidemment bien plus préjudiciable pour tout le monde, pour le nom Lefrère en premier lieu, d’imaginer que cette affaire aille plus loin plutôt que de laisser vivre cette publication confidentielle qui date de toute façon d’il y a déjà trois mois. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Si, malgré tout cela, il vous apparaît nécessaire d’aller plus loin, eh bien, allons-y ! &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
David et Julien Vaché »&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Lefrère sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Cher Marc-Édouard,&lt;br /&gt;
:Je viens de terminer la lecture de votre satiricon [[James Joyce|joycien]], livre à cent années-lumières de tous les romans à la [[Yann Moix|moix]] d’aujourd'hui. On sort de cette lecture avec une sorte d’exaltation, bizarre et magnifique. J'ai, vraiment, beaucoup goûté ce parcours crépusculaire d’un Paris en décadence, pré-apocalyptique. Que de pantins glauques et grotesques au fil des pages. » (mail de J.-J. Lefrère à Marc-Édouard Nabe, à propos de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', 7 février 2010)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Lefrère ===&lt;br /&gt;
* « Avec Lefrère, en toute fraternité, on rivalisa de science [[Arthur Rimbaud|rimbaldienne]], et moi je m’attardai un peu plus sur la fabrication, le style, le genre... Je rapprochais ''Le Rêve'' de Vallès, de [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]]... Nous le replaçâmes au milieu des autres œuvres d’[[Arthur Rimbaud|Arthur]]. Lefrère était plus historique, on était parfaitement harmonisés pour donner, sans en avoir l’air, une leçon énorme de [[Thèmes#La littérature|littérature]] et d’historicisme à tous les intellos de Paris ! J’encourageai Jean-Jacques à raconter le texte... [...] &lt;br /&gt;
:On arrivait presque à la fin de ce quart d’heure magique que j’avais entièrement supervisé. [[Frédéric Taddeï|Taddeï]] m’invita à lire ''Le Rêve de Bismarck''. Je sortis alors de ma poche un papier où je l’avais reproduit en gros caractères. Je fis allusion à notre mini-litige, à Jean-Jacques et moi, sur un des derniers mots. Puis je lus, ou plutôt jouai la prose d’Arthur, sans trop d’emphase j’espère, et sans accrocs, même sur le nom d’un village (Woerth), dont j’avais vérifié, le matin même, la prononciation par téléphone :&lt;br /&gt;
:— Allô, la mairie de Veurt’ ?&lt;br /&gt;
:— On dit « Vourt’ », monsieur.&lt;br /&gt;
:— Merci... Clak !&lt;br /&gt;
:De gros plans montraient la tête de Lefrère, avec une drôle d’expression que [[Salim Laïbi|Salim]] interpréterait négativement, comme une sorte de jalousie du pédant qui se fait écraser par l’artiste en pleine action. Non ! Encore un fantasme... Jean-Jacques avait plutôt dans les yeux une sorte d’hébétude, de communion avec Rimbaud, me regardant fixement comme le corps par lequel la voix de son Arthur s’exprimait, exactement comme si on avait mis un 78 tours poussiéreux sur un gramophone, et que tout à coup, miracle, le son sortait du microsillon, postillonnant mille particules de vieil azur ! Ô joie, extase extrême ! Ils allaient faire une sacrée gueule, les gens de Lettres ! Passer à côté de ce chef-d’œuvre désenglouti ! On finit la séquence en toute exaltation. Encore une opération commando réussie !&lt;br /&gt;
:De retour dans la loge de [[Frédéric Taddeï|Taddeï]], on resta avec Lefrère et Frédéric jusqu’à 2 heures 30 à papoter... Mon portable n’arrêtait pas de sonner. [[Jérôme Dupuis]] m’envoya un texto pour me remercier de l’avoir cité. Lefrère était tout content et disert, réalisant que c’était la première fois qu’on lisait un Rimbaud inédit à la télé. Je pris la fiche que Taddeï avait rédigée sur nous, de sa belle écriture blanche sur fond noir et, avec sa permission bien sûr, l’offrit à Jean-Jacques, en souvenir. On parla de manuscrits... Frédéric aurait bien voulu se lancer dans une collection des miens. Quand je ramenai Lefrère en taxi, chez lui, il me dit encore être très ému de la soirée. » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, pp. 621-622)&lt;br /&gt;
* « Lefrère me rappela. Il m’annonça qu’il avait fait l’émission de Pierre-Louis Basse à Europe 1 (un gros balourd coco qui publiait au Rocher et qui réapparaîtra – vous verrez – dans un millier de pages environ, dans des circonstances tout à fait déshonorantes...), et là Jean-Jacques m’avait cité. Il était tout fier de lui. On parla longuement... Lefrère me dit encore que j’avais réussi un “exploit” :&lt;br /&gt;
:— Je n’en reviens toujours pas que Rimbaud ait eu pour la première fois la une du ''Figaro''... Ce que vous avez fait chez [[Frédéric Taddeï|Taddeï]] ne passe pas... Votre lecture a été une insulte à toute la [[Thèmes#La littérature|littérature]] contemporaine. Lire un Rimbaud inédit à la télé est un acte contre la littérature mort-vivante d’aujourd’hui. Et face à des apologistes de jeux vidéo en plus ! Quelle subversion !&lt;br /&gt;
:Jean-Jacques me dit aussi qu’il imprimait toutes les réactions qu’il trouvait sur Internet. Il avait deux cents pages, déjà ! Il voulait publier un essai, d’abord, sur toute l’affaire qui était allée si vite... Et même faire apparaître un faux Rimbaud que tous les cons prendraient pour un vrai, pour mystifier ceux qui avaient cru que le vrai était faux ! Bof... Je n’étais pas trop pour ce genre de canular... C’était un peu comme l’ironie, les canulars, ça se retournait toujours contre celui qui les avait produits, même pour de bonnes raisons. Moi, je préconisais des attaques frontales et violentes contre [[Raphaël Zacharie de Izarra|Izarra]] et ses suiveurs, et contre tous les autres qui, maintenant, clamaient sur Internet que ''Le Rêve de Bismarck'' était une élucubration du trio [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]]-Taliercio-Lefrère ! » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 626)&lt;br /&gt;
* « Je téléphonai aussitôt à Jean-Jacques Lefrère qui me dit :&lt;br /&gt;
:— L’original de la photo va être présenté cet après-midi au Salon du livre ancien à dix-sept heures. Venez !&lt;br /&gt;
:Toute la matinée et le début de l’après-midi, j’eus du mal à m’en remettre. Après ''Le Rêve de Bismarck'', la neuvième photo de [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]] ! Je n’arrivais pas à détacher mon regard et mon esprit de cette image.&lt;br /&gt;
:J’arrivai au Grand Palais. Il fallait une invitation pour entrer. Je n’en avais pas mais je fus hélé par la fille de Lefrère, la petite Caroline, avec son appareil dentaire, toute souriante, qui me fit entrer. La verrière explosait sous les rayons de soleil. Jean-Jacques nous vit tous les deux, il croyait peut-être que j’étais en train de draguer sa petite fille, une adolescente magnétique du Scorpion il faut dire !...&lt;br /&gt;
:Sur le stand des deux libraires qui avaient fait la découverte de la photo dans un lot de cartes postales, Lefrère était donc là. Avec son livre de correspondance posthume dont il avait fait refaire la couverture pour pouvoir publier le premier la nouvelle photo de Rimbaud. Intégration ''in extremis''. » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 929)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Lefrère]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Jackie_Berroyer&amp;diff=18846</id>
		<title>Jackie Berroyer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Jackie_Berroyer&amp;diff=18846"/>
		<updated>2026-02-08T16:34:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Jackie Berroyer (2013).jpg|thumb|right|upright=0.8|Jackie Berroyer, 2013]]&lt;br /&gt;
'''Jackie Berroyer''' est un auteur et comédien né le 24 mai 1946 à Reims.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] et Jackie Berroyer se rencontrent souvent lors des mardis d’''[[Hara-Kiri]]'' à partir de 1983, mais Berroyer, selon Nabe, garde une certaine distance. Elle ne disparaît qu’à la lecture du premier livre de Nabe, ''[[Au régal des vermines]]'' :&lt;br /&gt;
:« ''Lundi 11 février [1985]''. — [...] Autre réaction favorable tout à fait inattendue : celle de... ''Berroyer'' !!! Il était allé offrir ses services à Barrault qui lui a parlé de moi et lui a remis le ''[[Au régal des vermines|Régal]]''. Dès la première page, il a été ébranlé et tient absolument à me le dire. À ''[[Hara-Kiri]]'', il y a quinze jours, me voyant à la distribution des petits pains, il s’était félicité que je ne lui en aie pas offert un car il se serait senti obligé de me dire après après ce qu’il en avait pensé ! [[Michel Polac|Polac]] samedi ne l’a pas convaincu davantage mais je semble être remonté dans son estime comme l’ascenseur de l’Empire State Building.&lt;br /&gt;
:Berroyer me jugeait depuis longtemps comme un petit con violent certes, polémiqueur arrogant, mais “genre brillant premier de la classe”. Il me téléphone pour rectifier son jugement en m’expliquant pendant une heure combien la musique de mon ''Régal'' l’a ému, combien personne ne va comprendre le ''mystère'' profond exprimé de talent de maître et qui se trouve derrière tous ces sujets d’attaque facile. Je vais avoir le monde entier contre moi et personne ne s’en apercevra qu’on me reprochera exactement ce qu’on reprochait à [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] ou à [[Marcel Proust|Proust]]... Berroyer n’y va pas à la cuiller ! Il me chicane un peu sur le rock, que je ne sache pas discerner les escrocs des musiciens authentiques !... Pour le reste, qu’il n’a pas entièrement lu, Berroyer me comble de compliments presque ''gênants'' par leur intelligence, leur gravité émotionnée, leur virilité pudique. Il admire beaucoup le passage sur [[Thelonious Monk|Monk]] qui dit tout ce qu’il faut dire, et plus. Lui n’aurait pas su aller si loin ! J’arrive à donner envie d’écouter Monk, ce qui est très important.&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, pp. 813-814.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, Berroyer n’a cessé de rester fidèle à Nabe. Le 20 août 2015, il assiste au lancement de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron|Patience 2]]'', organisé au 10, rue des Trois-Portes, devant les anciens locaux de ''[[Hara-Kiri]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril 2016, Berroyer, affaibli par un cancer, rend visite à Nabe dans sa galerie, [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|rue Frédéric Sauton]], à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:berroyer_galerie.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Berroyer et Louis XV sous curatelle »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017, Berroyer publie un recueil de souvenirs et de chroniques, ''Parlons peu, parlons de moi'' (Le Dilettante), où il évoque à plusieurs reprises [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] et [[Marcel Zannini|son père]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Berroyer sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Les plus belles pages sur [[Professeur Choron|Choron]] sont dans le journal de Nabe, un autre artiste contemporain très dérangeant. Et c'est en lisant le récit de ces soirées folles à la rédaction d'''[[Hara-Kiri]]'' que [[Jean-Jacques Lefrère]], grand biographe de [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]] et de [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]], a commencé, m'a-t-on dit, à se passionner pour le personnage de Choron, et en mesurer l'importance. Il faudrait tout le sérieux et la pénétration d'un homme comme lui pour faire entendre l'ampleur et la qualité de l’œuvre de Choron aux prochaines générations exemptes de préjugés et prêtes à rigoler. » (''Les Inrockuptibles'', « Mangez vos cavalières », 19 janvier 2005)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Berroyer ===&lt;br /&gt;
* « ''Mardi 24 novembre 1987''. — [...] Nous recevons les Berroyer à dîner. [[Hélène Hottiaux|Hélène]] trouvait un peu bizarre que Jackie nous ait téléphoné pour s’inviter, ce jour précis, d’autorité. Pourquoi pas ? Tout s’explique quand on les voit arriver sous la pluie, les bras chargés de paquets... Berroyer porte un énorme bloc bleu étoilé. Lenny un autre “cadeau” plus petit. Qu’est-ce que c’est ? Voilà pourquoi ils se sont imposés aujourd’hui. Je déballe en tremblant et découvre un vieux pick-up des années 50, un mastodonte ! Et l’autre paquet cache un coffret de disques : “Les entretiens de [[Paul Claudel]]”. 1951 ! C’est du seize tour. Berroyer a d’abord acheté les sept disques, puis se rendant compte que je ne pourrais pas les écouter, il s’est mis en quête d’une machine idoine et il l’a trouvée ! Elle va du 16 au 33, en passant par 78... C’est à peine croyable comme démence généreuse de la part de fauchés de leur sorte... Personne n’est capable d’un tel geste à notre époque... Je suis bouleversé. Je transpire même carrément. Plusieurs sentiments se mélangent en couleurs : mon affection réelle pour Berroyer, ma dureté envers ses œuvres, le poids de sa bonté morale bien connue et aussi une honte, honte pour [[Marcel Zannini|Marcel]] qui m’a laissé si longtemps sans chaîne hi-fi... Berroyer vint et le son fut ! Il faut que ce soit le plus pauvre de mes amis qui m’offre de quoi écouter des disques ! Et quels disques ! Berroyer a été si profondément touché par ce que je lui ai dit de [[Paul Claudel|Claudel]] la dernière fois qu’il a tenu à me faire ce cadeau !... Et il a préparé son coup ! Lenny est magnifique ce soir aussi : elle me jette des regards de mère Noël sur un enfant coi d’amour. Nous écouterons un peu de vieux plouc sacré (y en a pour des heures), et on en parlera entre nous toute la soirée (Berroyer dit de Claudel “On dit qu’il est chiant comme on dit de [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] qu’il est fasciste”). Je les ferai rire aux larmes en imitant sa voix à la Michel Serrault. C’est la moindre des choses pour noyer cet incendie d’[[Thèmes#L’amitié|amitié]] qui a embrasé ce dîner-surprise. » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, pp. 2331-2332)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d'épée dans l'eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Berroyer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Thomas_Codaccioni&amp;diff=18845</id>
		<title>Thomas Codaccioni</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Thomas_Codaccioni&amp;diff=18845"/>
		<updated>2026-02-08T16:32:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier: Thomas_Codaccioni.png|thumb|right|upright=0.8|Thomas Codaccioni, 2019]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Thomas Codaccioni''' est né le 26 décembre 1991 à La Seyne sur Mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Intégré en avril 2016 à l’équipe de la galerie Nabe, [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|rue Frédéric Sauton]], Thomas Codaccioni corrige les épreuves du premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' entre septembre et décembre 2016. C’est lui qui a eu l’idée de projeter le texte sur une toile blanche (qui servait à la diffusion de films) pour que lui, [[Antoine Rosselet]] et Nabe puissent corriger ensemble et en même temps le manuscrit des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:tommy_corrections.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Mise en place du dispositif de corrections »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2017, il publie une des premières [[:Catégorie:Études|études]] sur le livre, intitulée « [[Marc-Édouard Nabe ou Le Kamikaze Cosmique]] » et publiée dans la « gazette numérique » ''[[Nabe’s News]]''. Dans le texte, il évoque sa collaboration avec Marc-Édouard Nabe :&lt;br /&gt;
:« En guise de préambule, je dois dire les raisons qui m’ont poussé à m’interroger sur [[Marc-Édouard Nabe]], écrivain sulfureux s’il en est, accusé par certains d’être [[Clichés#L’antisémitisme|antisémite]], traité par d’autres de « cerveau malade ». Au-delà du fait que j’ai lu ''[[Au régal des vermines]]'' il y a quelques années et que j’en garde un souvenir plutôt enthousiaste, il se trouve qu’en avril 2016, j’ai eu l’occasion de rencontrer Nabe dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|galerie parisienne]], sise au 4, rue Frédéric Sauton, dans le 5&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement, aujourd’hui fermée, hélas. Lui apprenant que j’étais un maniaque de la langue française, que j’aspirais à travailler dans l’édition et que j’avais, à force d’études sorbonnardes et de stages sous-payés, une modeste expérience dans ce domaine, il me dit que lui-même cherchait justement un correcteur pour son [[Les Porcs (premier tome)|prochain livre]] dont il était en train, avec son [[Antoine Rosselet|assistant]], de peaufiner le manuscrit, et qui serait bien sûr [[L’anti-édition|auto-édité]]. J’acceptai l’offre sans hésiter, y voyant l’opportunité formidable de me frotter pour la première fois à un texte littéraire. J’étais alors loin de soupçonner que ma participation ne se limiterait pas à la seule correction ortho-typographique, et encore moins que le travail s’étendrait sur trois mois et des poussières. En effet, de septembre à novembre derniers, tous les jours ou presque, de 10 heures à 19 heures, dans sa galerie, assis de part et d’autre de l’ordinateur avec le texte projeté sur un écran en toile, nous avons, Nabe, son assistant et moi-même, procédé à une refonte complète ainsi qu’à une réécriture partielle du manuscrit, phrase après phrase, paragraphe après paragraphe, chapitre après chapitre, chacun soumettant ses remarques et propositions ; puis nous avons par la suite, cette fois chacun de notre côté, effectué de nombreuses relectures qui ont conduit à de nouvelles modifications, tant sur le fond que sur la forme, appelant elles-mêmes de nouvelles relectures et donc de nouvelles modifications…&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Codaccioni, « Sur Les Porcs : ”[[Marc-Édouard Nabe ou Le Kamikaze Cosmique]]” », ''[[Nabe’s News]]'' n°3, 27 juin 2017.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après l’expérience du premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', « Tommy » travaille sur [[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]] (2017), ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'' (2017) et sur le second tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]''. Il publie également dans la « gazette numérique », ''[[Nabe’s News]]'' et apparaît dans la série des [[Éclats de Nabe]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Codaccioni sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Alors oui, Marc-Édouard Nabe est un personnage controversé, sulfureux, provocateur, mais quoi qu’on pense de lui, à tort ou à raison (souvent à tort), force est de reconnaître que c’est un véritable écrivain, absolu, jupitérien, sans concessions, c’est-à-dire qui ne se fixe aucune limite dans la pratique de son art, où que cela puisse le mener, où que cela doive l’entraîner, lui et tout le carnaval de clowns qu’il trimballe au rythme d’une infatigable fanfare jazzistique, — au plus profond des gouffres infernaux ou dans un tourbillon de nuages célestes. » (« Sur ''Les Porcs'' : “Marc-Édouard Nabe ou Le Kamikaze Cosmique” », ''[[Nabe’s News]]'' n°3, 27 juin 2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Codaccioni ===&lt;br /&gt;
* « Ce qui est très bien chez Tommy aussi, c’est sa minutie. Il y a pas un truc qui ne vérifie pas (c’est le côté capricornien). Dès qu’il voit un mot, un nom qu’il ne connaît pas, tac !, direct, il vérifie sur Google. Donc toutes les orthographes sont exactes. Et s’il y a un doute dans une formule grammaticale, il vérifie aussi. Des fois, je lui dis “c’est pas la peine”, non, il préfère. Tous les noms de ville, tout ce qui peut nous servir, il le vérifie. “Vérificator”, je l’appelle. Et puis, il est pas du tout de cette culture-là, c’est un mec super plan-plan, de gauche, bobo, Mélenchon... Là, il se régale. » (« Première étreinte avec Alexandra », [[Éclats de Nabe]], filmé le 25 octobre 2016)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Collaboration ==&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'' (2019)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Codaccioni]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Assistants|Codaccioni]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Rapha%C3%ABl_Sorin&amp;diff=18844</id>
		<title>Raphaël Sorin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Rapha%C3%ABl_Sorin&amp;diff=18844"/>
		<updated>2026-02-08T16:32:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Sorin_Nabe.png|thumb|right|upright=1.1|Raphaël Sorin, regardant Nabe (août 2016)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Raphaël Sorin''' est un [[:Catégorie:Journalistes|journaliste]], critique littéraire et [[:Catégorie:Éditeurs|éditeur]] né le 12 août 1942 à Chambéry et mort le 16 mai 2021 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] avait entendu parler de Raphaël Sorin dès le milieu des années 1970, l’ayant vu dans une émission sur [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] défendre celui-ci avec son comparse [[Gérard Guégan]]. Pour [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], Sorin était un critique littéraire de gauche, ce qui était tout à fait exact lorsque le futur auteur du ''[[Au régal des vermines|Régal]]'' rencontrera Raphaël Sorin dans une émission de [[Michel Polac]] début novembre 1984, faite en compagnie de [[Philippe Sollers]]. Le même [[Philippe Sollers|Sollers]] — qui qualifiera plus tard Sorin dans un de ses livres de « vieux flic fatigué » — avait déjà dit à [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], un jour, au sujet d’un article de Sorin sur [[André Suarès]] dans ''Le Monde'' : « Mais rien à voir avec votre façon vivante d’aimer ces morts. Sorin est un chercheur d’épaves morbides.&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 579&amp;lt;/ref&amp;gt; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette première rencontre chez [[Michel Polac|Polac]], [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] note dans son [[:Catégorie:Journal intime|Journal]] que « Raphaël Sorin est très gentil avec moi, attentif et placide ». Les deux hommes discuteront ensemble après l’émission, c’est même Sorin qui apprendra à [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] que le père de [[Bernard-Henri Lévy|BHL]] était « un archi-milliardaire (bois précieux) soudoyant [[Françoise Verny]] en renflouant les caisses de Grasset pour que son fils mal doué ait l’impression de devenir quelqu’un » (''[[Nabe’s Dream]]'', p. 670). De [[Philippe Sollers|Sollers]], Sorin dira à Nabe que l’auteur de ''Femmes'' n’est qu’un « ambitieux jusqu’au crime, manipulateur, combinard, au bord du gouffre… » (''[[Nabe’s Dream]]'', p. 670). Ce côté langue de pute littéraire perdurera dans tous les témoignages de ceux qui ont approché Sorin, puisque dans la dernière période de sa vie, il n’aura pas assez de mots durs sur son ex-poulain, [[Michel Houellebecq]], « pingre, monstre d’ingratitude, mégalo, grossier, etc. ». Leur relation a d’ailleurs été parfaitement décrite dans un trait célèbre et cruel du ''[[Le Vingt-septième Livre|Vingt-Septième livre]]'' de Nabe (voir '''''Citations''''')… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à la sortie d’''[[Au régal des vermines]]'' en 1985 que Sorin se rappellera aux bons souvenirs de [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] en publiant honteusement un article négatif et paternaliste dans ''Le Monde'', intitulé « Un imprécateur à la mie de pain » :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Scan_Sorin.png|thumb|center|upright1.2|''Le Monde'', 22 février 1985, reproduit dans ''[[Tohu-Bohu]]'', pp. 848-849]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], dans son [[:Catégorie:Journal intime|Journal]] encore, notera : « Ni très convainquant, ni très convaincu… Le type même du patapouf sans force. Un éreintement de lumbago. Lèche sournoise au [[Thèmes#Le jazz|jazz]], à-quoi-bonisme, fraternalisme… Sorin aime [[Sam Woodyard]] ? Sait-il qu’il vit ''encore'', ici à Paris, depuis dix ans ? Gros vide de soupe !&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], 1993, p. 848&amp;lt;/ref&amp;gt; » Après cet article, Sorin prit la décision de ne jamais plus écrire sur [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], même pour l’attaquer. Sorin justifiera d’ailleurs cette politique envers [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] par une pleutrerie avouée, chez [[Michel Polac]] toujours, dans une émission de juin 1986 où [[Jean-Edern Hallier]] était, lui, venu défendre l’auteur de ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'' et de ''[[Zigzags]]'' (voir '''''Citations''''').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] et Sorin se croiseront souvent dans différents cocktails littéraires, au Dilettante chez [[Dominique Gaultier]], comme au Flore et ailleurs. Notamment, lors d’un dîner particulièrement épique dans un restaurant chinois de Saint-Germain où étaient présent à la table Sorin, [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], [[Michel Houellebecq|Houellebecq]], et [[Stéphane Zagdanski|Zagdanski]], juste avant le succès des ''Particules élémentaires''. Raphaël Sorin, bourgeois germanopratin, influenceur avant la lettre, intrigueur, menteur, magouilleur, plus qu’[[:Catégorie:Éditeurs|éditeur]] au sens strict du terme (il ne faisait qu’un travail d’intermédiaire entre les auteurs et les maisons, sans jamais avoir découvert lui-même un véritable auteur — même pas [[Michel Houellebecq|Houellebecq]]) restera pour l’histoire, au vu des éloges nécrologiques convenus à sa mort, comme le factotum qui a aidé Bukowski à sortir ivre mort du plateau d’''[[Apostrophes]]'' de [[Bernard Pivot]] en 1978 et le sherpa de l’autre alcoolique [[Michel Houellebecq|Houellebecq]], le guidant dans les montagnes éditoriales de Saint-Germain, du mont Flammarion au pic Fayard, sans réussir personnellement à lui faire obtenir le Prix Goncourt…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De moins en moins à gauche, Sorin le sera surtout à partir du 11 Septembre où il était le matin même chez le recteur des musulmans de France en train de plaider la cause de [[Michel Houellebecq|Houellebecq]] poursuivi pour « injures raciales » et « incitation à la haine contre la communauté musulmane », pour leur roman ''Plateforme'' et des propos reproduits dans une interview dans ''Lire'' dirigé par [[Pierre Assouline]], autre faux renard foireux du milieu [[:Catégorie:Éditeurs|éditorialo]]-[[:Catégorie:Journalistes|journalistique]] parisien et grand rival de Sorin (relire la scène du Train Bleu dans ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' dans laquelle Nabe transpose leur détestation réciproque — voir '''''Citations'''''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute à cause d’une nostalgie pour le monde des Lettres d’avant, teintée bien sûr d’une islamophobie difficile à cacher, Sorin a basculé, comme beaucoup de sa génération, de bobo de gauche à bobo de droite. Plus ou moins viré des maisons d’édition traditionnelle, il aura fini sa carrière par une dernière tentative pour rendre crédibles deux tout petits écrivains pseudo maudits, comme il adorait en dénicher dans le passé (Alain Chany, Lucien Gachon, Jean-Pierre Martinet, Henri Pollès, Marc Bernard...) : d’abord [[Jean-Louis Costes]] chez Fayard, puis [[Maurice G. Dantec]] aux « éditions » Ring dirigées par l’infect David Serra dit [[David Kersan]]. Celui-ci se fendra d’ailleurs sur son blog d’un post nécrologique particulièrement grotesque dépeignant sous de fausses couleurs un Raphaël Sorin fantasmé qui n’exista jamais&amp;lt;ref&amp;gt;Ring 16 Mai 2021&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
COMMUNIQUÉ&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nous avons l’infinie tristesse de vous annoncer la disparition de notre ami et collègue Raphaël Sorin, légende de l’édition passée par Le Seuil, Albin Michel, Flammarion, Fayard puis Ring comme directeur littéraire. Ancien [[:Catégorie:Journalistes|journaliste]], conteur de talent, homme très intuitif et [[Thèmes#L'amitié|ami]] fidèle, Raphaël Sorin a toujours défendu l’audace, les textes et l’inventivité unique des éditions Ring et dénoncé les attaques d’une certaine presse de censeurs, « flics de la pensée », partisane et très identifiée. Il n’était ni de droite, ni d’extrême droite mais défendait le droit absolu d’informer des Éditions Ring et soulignait systématiquement la force nouvelle de nos textes. Esprit libre, éditeur de [[Michel Houellebecq]], Philip K. Dick, Bukowski, je lui avais présenté [[Jean-Louis Costes|Jean Louis Costes]] en 2006 pour l’édition grand format de ''Grand Père'' et à toute l’équipe Ring et nos auteurs qui n’avaient alors pas conscience du monstre sacré qui entrait en nos lieux. Homme à la culture infinie, au cœur généreux et emphatique, solaire et bienveillant, d’un accès simple et naturel, ton amitié, ta tendresse et ton génie sensoriel resteront à jamais dans mon cœur et ma mémoire. Ton sourire, nos centaines d’heures de discussion depuis 2003, tes conseils permanents mais aussi ton art de dompter le feu me manqueront terriblement. Tu m’avais averti de tant, de tant de choses. Tes arrivées en chapeau Panama rue de l’arbalète, ta voix grave si chaleureuse, ton humour anglais et la façon dont tu parvenais à tout relativiser, toujours porté par cette ondoyante lueur d’une vie nouvelle, au fond de cet indescriptible regard, d’humanité pure.Tu n’avais peur de rien ni personne. Ton souvenir, l’admiration et l’amour que nous te portons nous resteront impérissables. Que le ciel te garde Raphaël et apaise la douleur de ton épouse, tes enfants et petits-enfants, repose en paix mon ami, mon confident, mon guide.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Avec nous, à jamais.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
David Serra, Ring&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;. À signaler également que c’est ce même Kersan qui, en 2010, essayera de voler rien de moins que le système de [[L'anti-édition|l'anti-édition]] auprès du distributeur de Nabe, Topplers, pour le compte de son auteur Dantec (tout est expliqué sur cette affaires dans ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2, pp. 140-142&amp;lt;ref&amp;gt;« [[David Kersan]] – cette ordure mi-agent mi-[[:Catégorie:Éditeurs|éditeur]] qui magouillait déjà à l’époque ''[[Cancer !]]'' – avait harcelé Frank pour que celui-ci me laisse tomber et distribue Dantec à ma place, jusqu’à le menacer d’un contrôle fiscal s’il n’acceptait pas ! Frank tint bon ! », dans [[Marc-Édouard Nabe]], ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2, chapitre L, « Quand [[Maurice G. Dantec|Dantec]] et son agent [[David Kersan]] essayaient de voler mon [[L'anti-édition|anti-édition]] », 2020, [[L'anti-édition|anti-édité]], p. 141.&amp;lt;/ref&amp;gt;). Que [[Jean-Louis Costes|Costes]] et [[Maurice G. Dantec|Dantec]] aient été, pour Sorin, et comme pour tant d’autres, des anti-[[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] ou plus exactement des contre-[[Marc-Édouard Nabe|Nabe]], au sens de sous-produits faciles à promouvoir à la place du modèle (comme [[Michel Houellebecq|Houellebecq]] d’ailleurs), donne une bonne idée de ce que Sorin, au fond, a pensé toute sa vie de [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] qu’il s’était interdit d’apprécier publiquement : du bien...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exactement comme [[Arnaud Viviant]] et [[Marc Weitzmann]], ou [[Jérôme Garcin]], Sorin maintint pendant trente-cinq ans des gestes-barrières intellectuels avec [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]]. Comme si l’auteur de ''[[L’Enculé]]'', par son exemple d’indépendant irréductible&amp;lt;ref&amp;gt;« Irréductible », c’est cet adjectif qui est venu à l’esprit de [[Jérôme Garcin]] pour qualifier son ami Raphaël Sorin dans son article nécrologique de ''[https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20210516.OBS44084/raphael-sorin-la-mort-d-un-irreductible.html L’Obs]''... Si Sorin était un irréductible, qu’est-ce que Nabe est, alors, Jérôme ?&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyait à Sorin ses propres compromissions de faux libertaire vendu, son manque de discernement et son mauvais goût infaillibles. Sorin restera comme celui qui en 1998 s’était écrié en lisant le manuscrit des ''Particules élémentaires'' « nous tenons là un chef d’œuvre ! » alors qu’il était passé à côté d’''[[Au régal des vermines]]'' quelques années auparavant… Seul un silence honteux peut seoir aux donneurs de leçons qui se sont toujours trompés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] retrouvera Sorin en août 2016 dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie]] où lui et sa femme Muriel viendront par hasard le visiter après un bon déjeuner chez le traiteur libanais d’à côté. Cet ''[[Éclats de Nabe|Éclat]]'' est particulièrement intéressant à voir et à écouter pour prendre conscience de la retenue gênée qu’a eue finalement toute sa vie d’« éditeur » et de critique Sorin envers ce drôle d’« imprécateur à la mie de pain » : un mélange étrange d’agacement et complicité, d’approbation ''a posteriori'' et de points communs dans l’hostilité, par exemple à l’encontre de [[François Cavanna|Cavanna]], [[Philippe Val|Val]], [[Richard Malka]], et de tout le milieu des [[:Catégorie:Éditeurs|éditeurs]] et de la presse dans lequel Sorin a tant baigné, et qu’il semble ici dégorger, tel un noyé crevant d’être repêché… Sorin en arrivera même à complimenter [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] pour son « nouveau look » (un peu barbu), et entre deux éclats de rire au feuilletage de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', il semblera comprendre le nouveau combat du futur auteur des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' contre les complotistes, jugé par Sorin comme une « cinquième colonne ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:sorins_galerie.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Monsieur et Madame Sorin en goguette »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Sorin sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Je crois que c’est un bon » (Sorin à [[Gérard Guégan]], décembre 1984, dans ''[[Nabe's Dream]]'', 1991, p. 740)&lt;br /&gt;
* « J’ai écrit une fois un article sur Nabe, j’ai reçu des lettres vraiment très menaçantes, il était entouré de drôles de personnages ! Écrire sur Nabe, c’est vivre dangereusement. C’est vrai que ce [[L’Âme de Billie Holiday|livre]] sur [[Billie Holiday]] est pas mal mais si je l’écris, je vais encore recevoir des lettres et ça m’ennuie un peu » (''Droit de réponse'', TF1, 29 juin 1986, repris dans ''[[Inch’Allah]]'', 1996, p. 1685)&lt;br /&gt;
* « Marc-Édouard Nabe, looser autocélébré » (« Pourquoi tant de haine ? », Blog de ''Libération'', 30 mars 2011)&lt;br /&gt;
* « Pour [[Professeur Choron|Choron]], en fait, il n’y a qu’à lire l’abondant [[:Catégorie:Journal intime|Journal]] de Marc-Edouard Nabe dont il est l’inénarrable héros. » (« En attendant Al Zeimer », Blog de ''Libération'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; octobre 2015)&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Sorin ===&lt;br /&gt;
* « ''Vendredi 7 décembre [1984]''. — [...] [[Gérard Guégan|Guégan]] appelle [[Bernard Barrault|Barrault]] un moment et lui pose quelques questions : il avait entendu parler de moi par Sorin qui lui a dit m’avoir trouvé un peu fou... » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 740)&lt;br /&gt;
* « ''Vendredi 8 février [1985]''. — Le journal ''Elle'' a téléphoné à [[Bernard Barrault|Barrault]] pour s’étonner qu’il ose publier un [[Au régal des vermines|livre]] pareil. Au ''Monde'', j’ai maintenant tout le monde contre moi (Poirot-Delpech, Bott, etc...), et en première ligne : Sorin, le “[[André Suarès|suarésien]]” si sympathique. » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, pp. 811-812)&lt;br /&gt;
* « ''Mercredi 24 septembre 1986''. – […] Au détour d’un corridor, on tombe sur Raphaël Sorin, reluquant les livres de [[Jean-Marie Turpin|Turpin]] que j’ai sous le bras. [[Jean-Edern Hallier|Édern]] l’invite à déjeuner avec nous. [...] Comme Sorin traîne, il part le chercher chez Albin, me laissant seul à la table…&lt;br /&gt;
:—Tu as assez de vie intérieure pour rester seul cinq minutes, non ?&lt;br /&gt;
:Le revoilà avec “Raphaël”… On déjeune frugalistiquement tous les trois sur le dos d’Albin. La conversation vaque de [[Michel Polac|Polac]] (que Sorin méprise, mais moins que moi je ne le méprise, lui) ; de mon ''[[L’Âme de Billie Holiday|Billie Holiday]]'' qu’il n’a pas trouvé bon (“pas assez serré”) et auquel il préfère ''[[Chacun mes goûts]]'' ; de Klossowski ; de Joë Bousquet ; de [[Jean-Marie Turpin|Turpin]] qui a l’intention d’écrire son livre sur [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] comme dans un phénomène de possession, chamaniquement ; de [[Élisabeth Barillé|Barillé]] (qui obsède Édern) ; de [[Bernard Barrault|Barrault]] ; de Muriel Cerf ; de Manganelli dont je lis l’excellent ''Amour'' ; du film de [[Bertrand Tavernier|Tavernier]] que Sorin trouve nul (il me pousse à écrire cet article dans le ''Fig-Mag'' qui soulagera tous mes fans jazzfan)… » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, pp. 1794-1795)&lt;br /&gt;
* « Son éditeur va s’excuser auprès du recteur de la mosquée de Paris. Quand ça ? Le mardi 11 septembre, au matin (heure française) ! L’après-midi, il n’est pas sûr qu’une telle mission aurait été accomplie... Sauvé par le gong, le best-seller ! Qui va trouver Houellebecq ''too much'' pour avoir dit du mal de l’Islam ? » (''[[Une lueur d'espoir]]'', 2001, p. 98)&lt;br /&gt;
* [''Adressé à [[Michel Houellebecq|Houellebecq]]''] : « Tu t’es déplacé, comme lui en 1932, devant chez Drouant pour écouter le résultat, mais [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]], lui,  s’était fondu dans la foule avec sa mère et sa fille. Toi, on t’a vu au grand jour, flanqué de tes deux chiens (Clément et Raphaël), tout dépité et pestant contre le jury. » (''[[Le Vingt-septième Livre]]'', 2009, p. 81)&lt;br /&gt;
* « Je souris quand j’entends dans mon dos le ricanement de Raphaël Sorrin. Je me retourne. Il est là, gros, gras, gris, les yeux cernés, les paupières pleines de givre, mais toujours avenant avec mois.&lt;br /&gt;
:— Il vous a cité dans son blog, me dit sa femme qui l’accompagne.&lt;br /&gt;
:— Ah bon, tu as un blog ? demandé-je à Raphaël. &lt;br /&gt;
:— Tu ne le savais pas ? Ça marche bien. Oh, bien sûr, il est moins lu que celui de machin, là.&lt;br /&gt;
:Avec mépris, il me désigne plus loin [[Pierre Assouline|Asouline]] avec sa petite moustache, qui paraît-il cartonne avec sa “République des lettres”, deux mots qui vont trop bien ensemble, et où il déverse tous les jours ses pensées convenues sur l’actualité littéraire, surtout quand elles cadrent avec ses obsessions collaborationniste. Sorrin en est jaloux. Sa femme surtout. Sans me poser aucune question, ni sur moi, ni sur la petite, ni sur le fait qu’Anny Galimard soit en train de lui donner le biberon, madame Sorrin me dit :&lt;br /&gt;
:— C’est moi qui tape ses textes parce qu’il en est incapable. Il les écrit d’abord à la machine à écrire, une vieille Olivetti que lui avait vendue [[Maurice Pialat]] il y a quarante ans et moi je les transpose sur l’ordinateur. Après il corrige et revoit les fautes, le style, c’est merveilleux. Et puis ça l’occupe depuis qu’il est à la retraite, sinon il ne foutrait rien. Aller au café, lire son journal.&lt;br /&gt;
:— Oui, ça m’amuse, ajoute son gros mari, et puis ça me permet de dire certains choses qu’on me refuserait de publier dans les journaux. Par exemple, j’ai attaqué durement Robbe-Grillet… Oui, je sais, Asouline l’avait déjà fait une semaine avant.&lt;br /&gt;
:— Et tes articles font combien de pages ?&lt;br /&gt;
:— Oh, 10 à 15 lignes. Mais ça provoque beaucoup de commentaires. Mon dernier en a eu 16. Je suis content. &lt;br /&gt;
:Raphaël Sorrin… De Champ libre à Fayard, quel parcours aux cent fautes. De [[Gérard Lebovici|Lebovici]] à Claude Durant. Il y a de quoi en effet ne pas se prendre pour de la merde… Ni vraiment [[:Catégorie:Éditeurs|éditeur]], ni vraiment critique, ni vraiment découvreur de talents. Un peu de tout ça et tout ça pour ça… Ce n’est même pas Sorrin qui a découvert [[Michel Houellebecq|Houellebeckq]], mais depuis son premier roman à succès jusqu’à son prix Interallié, il n’a pas relâché sa mâchoire de bulldog du pantalon saumon de Michel…&lt;br /&gt;
:— Ça fait trois fois que tu lui fais louper le Goncourt, lui dis-je. Tu transformes les best-sellers en échecs, bravo.&lt;br /&gt;
:— En fait, je travaille pour Grasset depuis le début ! rigole Raphaël.&lt;br /&gt;
:Ce qui m’étonnera toujours, c’est que ces gens qui sont plongés toute la journée dans l’histoire de la [[Thèmes#La littérature|littérature]] ne s’aperçoivent pas qu’ils ressemblent à se damner aux figures détestables du petit personnel littéraire d’autant... Sorrin, comme [[Pierre Assouline|Asouline]] et les autres, sont des hommes du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, réacs mais bien-pensants, nostalgiques mais humanistes, cultivés mais chiants, qui ne voient la [[Thèmes#La littérature|littérature]] que sous la forme d'histoires sans grand intérêt entre lettrés étriqués, jamais comme un art réservé au grandiose, et toujours du point de vue du critique ou de l'éditeur. Ils ne s’intéressent aux écrivains que lorsque ceux-ci ont été “injustement” oubliés par la grande machinerie de la postérité, quand ce sont des demi-valeurs qui valorisent leur idée du bon goût telle qu’ils se la font. En vérité, c’est leur mauvais goût infaillible qui les a mis définitivement en dehors de la vraie littérature, mais ils sont si prétentieux qu’ils ne le voient pas, et tout vieux et blasés, perclus d’approximations, vidés de toute énergie et curiosité, ils croient encore la servir, la “Littérature” menacée, et avec courage en plus… Rien que ça. » (''[[L'Homme qui arrêta d'écrire]]'', 2010, pp. 267-269)&lt;br /&gt;
* « Ces gens-là sont morts : ils ne font que répéter les clichés que les [[:Catégorie:Journalistes|journalistes]] avaient au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Les Pierre Assouline, les Raphaël Sorin, tous ces types-là qu'on oubliera : ils font du mal, comme d'autres ont fait du mal à [[Léon Bloy|Bloy]], [[Alfred Jarry]] ou [[Stéphane Mallarmé|Mallarmé]]. » (''Chronic’Art'', avril 2010, p. 22, repris dans Pierre Chalmin, ''Dictionnaire des injures littéraires'', 2010, p. 637)&lt;br /&gt;
* « Influencés par des toquards évidents à la [[Laurent Schang]] ou [[Juan Asensio]], et même dans le “Système”, le pire de tous : Raphaël Sorin... Alors que moi je m’écartais du milieu éditorial classique, et qu’à bientôt quarante-cinq ans, j’avais fini de brûler tous mes vaisseaux, les pas encore trentenaires de ''[[Cancer !]]'' se recentraient, parce qu’ils pensaient qu’être ouvertement sionistes-branchés-de-droite-dans-ce-monde-stupidement-gauchiste-et-pro-arabe, c’était tendance… » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 134)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Une lueur d'espoir]]'' (2001)&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'' (2009)&lt;br /&gt;
* ''[[L'Homme qui arrêta d'écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Sorin]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Journalistes|Sorin]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Éditeurs|Sorin]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Rainer_Werner_Fassbinder&amp;diff=18843</id>
		<title>Rainer Werner Fassbinder</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Rainer_Werner_Fassbinder&amp;diff=18843"/>
		<updated>2026-02-08T16:31:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Rainer_Werner_Fassbinder.png|thumb|right|upright=1|Rainer Werner Fassbinder]]&lt;br /&gt;
'''Rainer Werner Fassbinder''' est un [[:Catégorie:Réalisateurs|réalisateur]] allemand né le 31 mai 1945 à Bad Wörishofen et mort le 10 juin 1982.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
En 1987, [[Marc-Édouard Nabe]] publie un article dans ''L’Éventail'' sur Fassbinder, ainsi que dans ''L’Autre journal'', en 1993. Dans son [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]], Nabe raconte les films de Fassbinder :&lt;br /&gt;
:« ''Samedi 2 août 1986''. — Je vois ''Despair'', un film (anglais) de Fassbinder de 1977. C’est un peu pour ça que j’ai interrompu mes « vacances » dans les Ardennes : pour ne pas laisser le festival Fassbinder aux mains des aoûtiens de la capitale...&lt;br /&gt;
:''Despair'' ? Un chef-d’œuvre. C’est d’après un roman de Nabokov (''La Méprise'') que je n’ai plus envie de lire. D’habitude les adaptations déçoivent. Ça m’étonnerait que ce vieux Russo-Yankee cabot ait fait mieux dans son roman que ce qu’en a tiré cette énorme tantouze boche barbue roucoulante de génie...&lt;br /&gt;
:Film de Gémeaux typique : Hermann Hermann (Dirk Bogarde) est un Rothschild industriel dans le chocolat. Il est schizophrène et paranoïaque comme deux bêtes. Tranquillement installé dans son fauteuil, il se voit en train de faire l’amour dans son lit à sa femme (Andrea Ferreol). Hermann est persuadé de tout comprendre de ce qui l’entoure, de ce qui le cerne, sauf qu’il ignore ce qui crève les yeux : sa femme le trompe avec son cousin, un peintre nul (Volker Spengler). Hermann trouve qu’un clochard lui ressemble comme deux poupées de chocolat et, pour échapper à sa vie à la con, le paye pour qu’ils échangent leurs conditions inhumaines. Évidemment, le clochard ne lui ressemble pas du tout (il n’y a que dans la tête d’Hermann qu’il est son sosie), et après l’avoir tué pour une dérisoire histoire d’assurance (ce dont le clodo le remercie), l’industriel se fait facilement piquer sous l’identité de son faux double, dans une pension pourrie où le chocolatier marron finit sa trajectoire d’illuminé destroy. La fin est peut-être encore plus belle que celle de ''Sunset Boulevard'', lorsque Gloria Swanson descend l’escalier. Bogarde, habillé en clodo beckettien, suit les flics qui l’ont retrouvé en disant : “Je suis un acteur... Nous tournons un film... Je vais sortir...”&lt;br /&gt;
:Sublime ! Bogarde est fabuleux, bien meilleur que chez Visconti ou Losey : l’histoire est cadrée et décadrée par la caméra perverse de Fassbinder qui sinue dans un décor tout en reflets. Les mouvements sont rendus plus lancinants encore par une musique triste des années 30 pré-nazies. La caméra fassbindérienne aiguise les acteurs, les biseaute comme ces miroirs qui se renvoient soudain la balle d’un regard sans en être brisés. On a dit Rainer Werner Fassbinder brouillon, bâcleur, balzaqueux... ''Despair'' est soigné comme l’ongle verni d’une grande dame chic. Tout est parfait et beau. Le film est une série de magnifiques portraits cubistes dans les mauves et les marrons. Tout est somptueusement suicidaire (le film est dédié à [[Antonin Artaud|Artaud]] et [[Vincent Van Gogh|Van Gogh]]). Le spectateur entre si bien dans la tête fêlée — c’est d’ailleurs par là seulement qu’il peut entrer — de Hermann Hermann, qu’il finit par voir lui aussi une ressemblance entre lui et son “double”. Quelle belle pirouette pirandellienne ! Au cinéma, Hermann voit un film de gangster où le flic et le voyou sont jumeaux ! On n’échappe pas à son identité, personne ne nous ressemble assez pour devenir nous-mêmes à notre place...&lt;br /&gt;
:Il paraît que pendant le tournage, Fassbinder pleurait d’émotion de voir ses acteurs jouer si bien ces scènes scabreuses où la douleur s’érotise sous les sophistications psychologiques. La psychologie, voilà une issue à notre temps. Trop longtemps méprisée, la psychologie doit être abordée de front aujourd’hui, sans ironie, avec ce soin dont je parlais : minutieusement, les artistes désormais devront ''soigner'' la psychologie parce qu’elle est malade depuis cinquante ans, comme le reste. Voilà pourquoi Fassbinder était en avance sur son temps de têtes d’épingle et de cœurs de pierre. &lt;br /&gt;
:Je suis définitivement amoureux de Rainer Werner Fassbinder. Ses films, fumants comme des blocs de glace éclairés par une lumière polaire, me bouleversent.&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', [[Éditions du Rocher]], 1996, pp. 1717-1719.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre lien : l’écrivain [[Jean-Jacques Schuhl]], « ami d’enfance » de Nabe, vivant avec l’actrice-chanteuse Ingrid Caven qui avait été l’épouse de Fassbinder, et que Nabe a pu côtoyer dans les années 1990-2000. En 2013, puis en 2017, Nabe rencontrera également l’autre égérie fassbinderienne Hanna Schygulla.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Caven_Schuhl_Nabe.png|thumb|center|upright=1.6|Ingrid Caven, Jean-Jacques Schuhl, Marc-Édouard Nabe, 2006]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Schygulla_(2013).png|thumb|center|upright=1.2|Marc-Édouard Nabe et Hanna Schygulla, 2013]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2019, Marc-Édouard Nabe expose de grands portraits du réalisateur, dans sa [[Expositions#Galerie Virtuelle|galerie virtuelle]]. Les œuvres ont toutes été réalisées au pastel sec dans la galerie de l’écrivain, [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|rue Frédéric Sauton]], en 2016. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fixatif_fassbinder.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Quand Nabe fixe Fassbinder »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Fassbinder ===&lt;br /&gt;
* « ''Jeudi 14 novembre 1985.'' - [...] Aujourd’hui, seul [[Daniel Cohn-Bendit]] défend la pièce dans ''Le Monde''. Comme on se retrouve ! Celui qui a osé serrer la main de Nabe vient au secours du cadavre de Fassbinder accusé des mêmes maux ! Attention à ton hermine, Dany ! Le soixante-huitard de Francfort raconte très bien l’histoire, et parle parfaitement de Fassbinder “l’apôtre culturel du marginalisme obscène et militant”, et de son monde “pervers, brutal, choquant, irresponsable...” Cohn-Bendit me donne presque envie de réviser mon jugement sur ce Boche dont les deux seuls films de lui que j’aie vus, ''Les Larmes amères de Petra von Kant'' et ''Lili Marleen'' (à Marseille, je m’en souviens), m’avaient déçu. Tortures en toc ! [[Hélène Hottiaux|Hélène]] aussi me parlait toujours de Fassbinder qu’elle avait croisé à Cannes, en 1980, quelques semaines avant qu’on se rencontre. Elle avait beaucoup aimé ce film ''Le Rôti de Satan'' où il y a un écrivain qui n’arrive pas à écrire et aussi un simplet exhibitionniste glandeur qui sort ses couilles et les met sur la table paraît-il à un moment. J’aimerais bien le voir, et bien d’autres aussi, mais où ? C’est pas demain qu’il y aura un festival Fassbinder surtout après l’histoire de la pièce interdite... » (''[[Tohu-Bohu]]'', 1993, p. 1340)&lt;br /&gt;
* « Parler des vivants, je trouve cela mordide. Les vivants sont souvent d’un ennui mortel. Je préfère les morts. Un mort se bonifie. J’aime les reprises, comme sur un vieux vêtement usé, le Cinéma. Il me faut du temps pour digérer. En général quelques années suffisent. Je n’attendrai pas cent ans pour reconnaître en Fassbinder le grand artiste que j’ai raté, qu’on a tous un peu raté, avançons-le... Le come-back de Rainer Werner Fassbinder n’aura pas lieu. Qui caressera ce hérisson dans le sens des épines ? Fassbinder est trop à contre-courant de notre néoréalisme d’aujourd’hui, du moralisme gentillet et de l’optimisme mou. Ses films de hauteur ne passeraient pas la rampe de l’aide au tiers-monde, du paternalisme occidental, du confort des normes, de la bonne conscience à l’ombre des bornes qu’il ne faut pas dépasser, du minoritarisme militarisé, et même de l’institution homosexuelle... Ça oui : autant je déteste les petits pédés bidons qui roucoulent écœurament, autant je possède une capacité infinie d’admiration pour les très grands homosexuels. Comme des fois je suis dans une mood d’ours doux, je ne lis que des catholiques ([[Georges Bernanos|Bernanos]], [[Jules Barbey D’Aurevilly|Barbey]], [[Simone Weil]]), j’ai des pulsions d’homosexualité artistique : ne m’intéressent alors que les œuvres d’art écloses des choux-fleurs les plus épanouis. Une phrase-page de [[Marcel Proust|Proust]], un sonnet de l’hombre Lélian, un marin peint par [[Jean Genet]], un long livre gai de [[Gertrude Stein]] s’impressionnent peut-être plus subversivement sur la chair épaisse d’un hétéro. Ces homos sont des héros ! L’homosexualité en art est un luxe solaire. [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]] et Fassbinder sont les deux pôles du cinéma disparu. Rien ne tourne par hasard, pas plus leur homosexualité que leur irrécupérabilité communes. Il est assez incroyable qu’aucun besogneux encore ne se soit collé à ce parallèle : Pasolini/Fassbinder. » (« La grande ourse », ''L’Éventail'' n°10, février-mars 1987)&lt;br /&gt;
* « Aucune revendication d’aucune sorte chez Fassbinder. Ni politique ni homosexuelle. C’est pourtant le cinéma le plus politique et le plus homosexuel que je connaisse. Ses histoires scabreuses sont inventées pour saper tous les pouvoirs : celui des hommes de loi comme celui des hors-la-loi. Sur le terrorisme, il a dit ce qu’il avait compris, et comme il avait tout compris, il a tout dit. Aujourd’hui, les ex-gauchistes ne s’intéressent plus à Fassbinder, il leur rappelle trop les années “idéologiques” pendant lesquelles il était dans l’air du temps d’interpréter idéologiquement les films de Fassbinder. “Quand je m’aperçus que j’étais pédé, je l’ai dit à tout le monde !” racontait Fassbinder. Il n’était pas un de ces professionnels de l’homosexualité qui, du fond de leur ghetto organisé, hurlent pour qu’on les en sorte. “Les droits de l’homo”, très peu pour lui. Fassbinder vivrait aujourd’hui, je suis certain que les films qu’il ne manquerait pas de faire sur le sida feraient scandale. » (« Fassbinder, l’homme-usine », ''L’Autre journal'' n°5, été 1993)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Portraits ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=150px heights=150px mode=nolines&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_barbu_(2016).jpeg|Fassbinder barbu (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_jeune_(2016).jpeg|Fassbinder jeune (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_imberbe_(2016).jpeg|Fassbinder imberbe (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_en_médaillon_rouge_(2016).jpeg|Fassbinder en médaillon rouge (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_en_bottes_(2016).jpeg|Fassbinder en bottes (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_bonhomme_(2016).jpeg|Fassbinder bonhomme (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_aux_lunettes_noires_(2016).jpeg|Fassbinder aux lunettes noires (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_au_gilet_de_cuir_(2016).jpeg|Fassbinder au gilet de cuir (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_au_chapeau_Motsch_(2016).jpeg|Fassbinder au chapeau Motsch (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_à_la_moustache_(2016).jpeg|Fassbinder à la moustache (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_à_la_cigarette_(2016).jpeg|Fassbinder à la cigarette (2016)&lt;br /&gt;
Image:Fassbinder_à_la_chemise_à_carreaux_verte_(2016).jpeg|Fassbinder à la chemise à carreaux verte (2016)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
[http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=fassbinder Portraits de Fassbinder sur le site de Marc-Édouard Nabe]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* « La grande ourse », ''L’Éventail'' n°10, février-mars 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'' (1992)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* « Fassbinder, l’homme usine », ''L’autre journal'' n°5, juillet 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d'épée dans l'eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Fassbinder]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Réalisateurs|Fassbinder]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Portraits|Fassbinder]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Bruno_Gaccio&amp;diff=18842</id>
		<title>Bruno Gaccio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Bruno_Gaccio&amp;diff=18842"/>
		<updated>2026-02-08T16:30:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Bruno_Gaccio_(2016).jpg|thumb|right|upright=1|Bruno Gaccio, 2016]]'''Bruno Gaccio''' est un auteur et humoriste français né le 14 décembre 1958 à Saint-Étienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] rencontre Bruno Gaccio en septembre 1984, lors d’un mardi soir à ''[[Hara-Kiri]]''. Gaccio, compagnon de Michèle Bernier, était le gendre du [[Professeur Choron|professeur Choron]] : « C’est le type qui se vide les couilles dans ma fille ! Sans moi il se branlerait ! Et puis, il devrait me payer un loyer. Je loge sa bite dans la chatte de ma fille ! Sans compter les charges !... »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 592.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 2007, invité sur Canal+ dans une émission de Pascale Clark, Gaccio présente le tract ''[[La Bombe de Damoclès]]''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gaccio_sur_La_Bombe_de_Damocles_(22_décembre_2007).mp4|thumb|center|upright=1.3|''Un café, l’addition'', Canal+, 22 décembre 2007]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, Bruno Gaccio est intégré au roman de Nabe, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', transposé dans le personnage d’Ulysse (vu par [[Dante Alighieri|Dante]] dans ''La Divine Comédie''). En 2017, il apparaît une fois dans la série des ''[[Éclats de Nabe]]'', accueilli à la [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|galerie Nabe]] un soir de juillet 2016, découvrant la situation et les dernières productions de Marc-Édouard Nabe. Retrouvailles depuis largement commentées au détriment de Gaccio sur Internet sans que celui-ci ne renie jamais son amitié avec Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gaccio-Nabe_eclat.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Bruno Gaccio : “Le gars est fou !” »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017, Gaccio est présent dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', à l’occasion notamment de son passage avec [[Dieudonné]] face à [[Thierry Lévy]], dans l'émission ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'' de [[Frédéric Taddeï]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 907-913.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Gaccio sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Marc-Édouard Nabe est probablement un des plus grands écrivains français, extrêmement controversé. » (''En Aparté'', Canal +, 22 décembre 2007, à propos du tract ''[[La Bombe de Damoclès]]'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Gaccio ===&lt;br /&gt;
* « Tiens, Bruno, Bruno Gacio, je l’ai connu justement chez [[Professeur Choron|Choron]], son beau-père, à la grande époque, la vraie celle-là. Toujours aimable, on a le même âge. Super sapé, toujours. Grand, beau, élégant, drôle. Il brille comme une flamme. La marionnettiste saute au cou de Bruce Toussin, le géant concon qui répète partout : “Canal est dans mon ADN”...&lt;br /&gt;
:— Alors, ça va ? demandé-je à Bruno. Dis donc, les types de 58 sont bien conservés...&lt;br /&gt;
:— C’est parce que j’ai quitté ''Les Guignols'' sans doute... À la fin, je ne faisais plus que semblant d’écrire les textes. &lt;br /&gt;
:— Ça te rend triste ?&lt;br /&gt;
:— Ce qui me rend triste, c’est que je ne sais toujours pas si c’est parce que j’en croque que je ne crois plus en aucune révolution, ou bien si c’est parce qu’il n’y a plus de révolution possible qu’il n’y a aucune raison par conséquent que je n’en croque pas... Et toi, l’écriture, ça avance ?&lt;br /&gt;
:— Non... j’ai arrêté. À quoi ça sert d’écrire si on n’a le choix qu’entre ne pas être lu et être mal lu ?&lt;br /&gt;
:— Je ne te conseille pas d’arrêter, me dit Bruno. Tu vois, moi j’ai arrêté de faire parler des marionnettes, et c’est comme si je m’étais coupé moi-même la langue.&lt;br /&gt;
:— Un geste à la [[Vincent Van Gogh|Van Gogh]] ?&lt;br /&gt;
:— Ouais, en quelque sorte. Tu sais, n’arrête pas, l’ami, parce qu’à l’extérieur, personne ne nous attend. Moi, j’ai l’impression qu’on me fait payer une faute...&lt;br /&gt;
:— Laquelle ?&lt;br /&gt;
:— Celle d’avoir voulu jouer au plus malin. Je suis un aventurier tu le sais, mais rusé... Au début, avec l’aide de Jean-François Hallin, j’ai cru pouvoir faire entrer un cheval de Troie dans la télé. Au lieu de ruer dans les brancards avec nous, les patrons de la chaîne se sont cabrés. Je pensais gagner avec mn cheval rempli de guignols, mais une fois dans la place, ils se sont fait décimer... N’est pas Ulysse qui veut ! On ne peut pas tromper les ennemis de la vraie provoc’ avec de la fausse. Je n’ai pas eu le courage de faire [[Dieudonné|Dieudoné]]...&lt;br /&gt;
:— Et ton restaurant italien ? lui demandé-je.&lt;br /&gt;
:— Fermé. Si j’avais eu des couilles, avec mon fric, j’aurais ouvert un journal plutôt qu’un restau ! »  (''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, pp. 234-235)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Gaccio]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Bruno_Gaccio&amp;diff=18841</id>
		<title>Bruno Gaccio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Bruno_Gaccio&amp;diff=18841"/>
		<updated>2026-02-08T16:29:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Bruno_Gaccio_(2016).jpg|thumb|right|upright=1|Bruno Gaccio, 2016]]'''Bruno Gaccio''' est un auteur et humoriste français né le 14 décembre 1958 à Saint-Étienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] rencontre Bruno Gaccio en septembre 1984, lors d’un mardi soir à ''[[Hara-Kiri]]''. Gaccio, compagnon de Michèle Bernier, était le gendre du [[Professeur Choron|professeur Choron]] : « C’est le type qui se vide les couilles dans ma fille ! Sans moi il se branlerait ! Et puis, il devrait me payer un loyer. Je loge sa bite dans la chatte de ma fille ! Sans compter les charges !... »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 592.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 2007, invité sur Canal+ dans une émission de Pascale Clark, Gaccio présente le tract ''[[La Bombe de Damoclès]]''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gaccio_sur_La_Bombe_de_Damocles_(22_décembre_2007).mp4|thumb|center|upright=1.3|''Un café, l’addition'', Canal+, 22 décembre 2007]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, Bruno Gaccio est intégré au roman de Nabe, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', transposé dans le personnage d’Ulysse (vu par [[Dante Alighieri|Dante]] dans ''La Divine Comédie''). En 2017, il apparaît une fois dans la série des ''[[Éclats de Nabe]]'', accueilli à la [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|galerie Nabe]] un soir de juillet 2016, découvrant la situation et les dernières productions de Marc-Édouard Nabe. Retrouvailles depuis largement commentées au détriment de Gaccio sur Internet sans que celui-ci ne renie jamais son amitié avec Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gaccio-Nabe_eclat.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’'Éclat'' « Bruno Gaccio : “Le gars est fou !” »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017, Gaccio est présent dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', à l’occasion notamment de son passage avec [[Dieudonné]] face à [[Thierry Lévy]], dans l'émission ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'' de [[Frédéric Taddeï]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 907-913.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Gaccio sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Marc-Édouard Nabe est probablement un des plus grands écrivains français, extrêmement controversé. » (''En Aparté'', Canal +, 22 décembre 2007, à propos du tract ''[[La Bombe de Damoclès]]'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Gaccio ===&lt;br /&gt;
* « Tiens, Bruno, Bruno Gacio, je l’ai connu justement chez [[Professeur Choron|Choron]], son beau-père, à la grande époque, la vraie celle-là. Toujours aimable, on a le même âge. Super sapé, toujours. Grand, beau, élégant, drôle. Il brille comme une flamme. La marionnettiste saute au cou de Bruce Toussin, le géant concon qui répète partout : “Canal est dans mon ADN”...&lt;br /&gt;
:— Alors, ça va ? demandé-je à Bruno. Dis donc, les types de 58 sont bien conservés...&lt;br /&gt;
:— C’est parce que j’ai quitté ''Les Guignols'' sans doute... À la fin, je ne faisais plus que semblant d’écrire les textes. &lt;br /&gt;
:— Ça te rend triste ?&lt;br /&gt;
:— Ce qui me rend triste, c’est que je ne sais toujours pas si c’est parce que j’en croque que je ne crois plus en aucune révolution, ou bien si c’est parce qu’il n’y a plus de révolution possible qu’il n’y a aucune raison par conséquent que je n’en croque pas... Et toi, l’écriture, ça avance ?&lt;br /&gt;
:— Non... j’ai arrêté. À quoi ça sert d’écrire si on n’a le choix qu’entre ne pas être lu et être mal lu ?&lt;br /&gt;
:— Je ne te conseille pas d’arrêter, me dit Bruno. Tu vois, moi j’ai arrêté de faire parler des marionnettes, et c’est comme si je m’étais coupé moi-même la langue.&lt;br /&gt;
:— Un geste à la [[Vincent Van Gogh|Van Gogh]] ?&lt;br /&gt;
:— Ouais, en quelque sorte. Tu sais, n’arrête pas, l’ami, parce qu’à l’extérieur, personne ne nous attend. Moi, j’ai l’impression qu’on me fait payer une faute...&lt;br /&gt;
:— Laquelle ?&lt;br /&gt;
:— Celle d’avoir voulu jouer au plus malin. Je suis un aventurier tu le sais, mais rusé... Au début, avec l’aide de Jean-François Hallin, j’ai cru pouvoir faire entrer un cheval de Troie dans la télé. Au lieu de ruer dans les brancards avec nous, les patrons de la chaîne se sont cabrés. Je pensais gagner avec mn cheval rempli de guignols, mais une fois dans la place, ils se sont fait décimer... N’est pas Ulysse qui veut ! On ne peut pas tromper les ennemis de la vraie provoc’ avec de la fausse. Je n’ai pas eu le courage de faire [[Dieudonné|Dieudoné]]...&lt;br /&gt;
:— Et ton restaurant italien ? lui demandé-je.&lt;br /&gt;
:— Fermé. Si j’avais eu des couilles, avec mon fric, j’aurais ouvert un journal plutôt qu’un restau ! »  (''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, pp. 234-235)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Gaccio]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Chet_Baker&amp;diff=18840</id>
		<title>Chet Baker</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Chet_Baker&amp;diff=18840"/>
		<updated>2026-02-08T16:29:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Chet_Baker_(1979).jpg|thumb|right|upright=1|Chet Baker]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Chesney Henry Baker, Jr., dit '''Chet Baker''', est un [[:Catégorie:Jazzmen|jazzman]] né le 23 décembre 1929 à Yale (États-Unis) et mort le 13 mai 1988 à Amsterdam (Pays-Bas).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Le 9 septembre 1983, [[Marc-Édouard Nabe]], au Twenty-One, boîte de [[Thèmes#Le jazz|jazz]] parisienne, présente Chet Baker. « Chet Baker vient me remercier très chaleureusement avec son sourire de Joconde junkie et ses yeux à fond d’orbite, capricorniennement complice et sympathisant.&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, pp. 94-97.&amp;lt;/ref&amp;gt; » À la fin de son engagement, Chet veut jouer un morceau en hommage à Nabe et lui demande de le choisir (tout cela est raconté dans son [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]]). En mai 1988, dans son [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]] encore, Nabe évoque la mort de Chet Baker :&lt;br /&gt;
:« ''Samedi 14 mai 1988''. — Chet Baker est mort. À Amsterdam, d’overdose certainement. On l’a retrouvé écrasé sur le trottoir du Prins Hendrik. Il devait encore davantage ressembler à [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]] et [[Antonin Artaud|Artaud]]...&lt;br /&gt;
:Autodéfenestré par son mauvais ange, Chet est mort, c’est tout ce qu’on peut dire pour l’instant. En chat écorché, il avait plutôt l’habitude de grimper à l’aube aux façades des hôtels quand il avait oublié les clefs de sa chambre plutôt que de se jeter par la fenêtre... Le grand [[:Catégorie:Jazzmen|jazzman]] blanc, à ce niveau, devient l’exception parmi les exceptions. Vilain petit canard (blanc !) au milieu de la couvée de cygnes noirs : quel son ! En voilà une trompette de l’Apocalypse. Parmi les sept qu’en a compté saint Jean à Patmos, il y avait à coup sûr celle de Chet Baker. Encore un que j’aurai connu... J’ai frôlé ses ailes ! Chez [[Francis Paudras|Paudras]], las et là, tout en absence je le revois sur la chaise. On aurait dit qu’il continuait à jouer même quand il ne jouait pas, il était dans son son, perpétuellement en train de souffler mentalement une de ses ballades plus que lentes, tellement lentes qu’on s’y perdait. Qui a joué plus lent que Chet Baker ? C’était sa façon d’être aussi grand jazzman que les noirs supersoniques. Il n’était pas cataleptique pour rien ! Et en dehors du mythe romantico-destroy du défoncé sublime, qui permet aux journalistes de se faire une idée de ce qu’ils devraient ressentir, il y avait un ''musicien''. Aujourd’hui, on a l’air d’oublier que Chet Baker était un musicien de jazz et que c’est pour ça qu’il est mort.&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Kamikaze]]'', [[Éditions du Rocher]], 2000, pp. 2632-2633.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, Marc-Édouard Nabe réalise une série de 30 [[:Catégorie:Portraits|portraits]] de Chet Baker, en alternant les techniques (aquarelle, craie, encre, marker).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2016, Nabe est filmé dans un [[Éclats de Nabe|Éclat]] en compagnie d’Aziz, Valentin, Anthoine et Leslie en train de chanter par-dessus le solo de Chet Baker sur ''Just Friends''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Leslie_mene_nulle_part.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Leslie qui ne mène nulle part »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Baker ===&lt;br /&gt;
* « Le grand malheur de Goya, c’est qu’il n’a pas pu faire le portrait de Chet Baker. [[Chaïm Soutine|Soutine]] non plus, ni Jérôme Bosch. Tant pis pour eux !... Il y a des hommes dont on lit le visage comme un parchemin : celui de Chet Baker est un inestimable papyrus, et il se dévide par sa trompette comme un télex. La mythologie est d’une actualité brûlante. Chet Baker porte sa musique sur la figure. » (texte de présentation de Chet Baker, lu en sa présence, le 9 septembre 1983, au Twenty-One, repris dans ''[[Nabe’s Dream]]'', publié en 1991).&lt;br /&gt;
* « Il y a plus de 25 ans maintenant que ce long capricorne froissé déploie ses blessures, et tout le monde croit qu’il s’agit de simples notes. C’est le propre de beaucoup de musiciens de [[Thèmes#Le jazz|Jazz]] de souffler dans les plaies mêmes dont l’existence les a parés. La particularité de Chet Baker est d’exprimer davantage que ses seules misères : il se charge de tous les outrages possibles. Le [[Jésus-Christ|Christ]] n’a porté qu’une croix de bois. Chet Baker se crucifie tous les jours lui-même à sa trompette. Cette trompette, qui est si lourde à porter, ne l’est pas par le seul poids de chaque note, mais par sa signification. La musique est une phrase vide : les plus forts sont ceux qui la remplissent de sens, qui enfoncent aux bons moments des solutions de lumière. Chet Baker est le roi de cloutage-là. » (« Le Portrait de Chet Baker », ''[[Zigzags]]'', 1986)&lt;br /&gt;
* « Certains, écoutant Chet Baker chanter, croiront faire une distinction entre sa voix prénatale et le son qui sombre dans le paradis de sa trompette. Il s’agit du même lyrisme. Entre le moment où il embouche sa voix et celui où il miaule dans son instrument, un seul frisson : c’est du caviar de soupir… » (« Le Portrait de Chet Baker », ''[[Zigzags]]'', 1986) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* « Le Portrait de Chet Baker », ''[[Zigzags]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Portraits ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=150px heights=150px mode=nolines&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:Chet_à_la_chemise_bleu_sur_fond_jaune_(2012).jpeg|Chet à la chemise bleue sur fond jaune (2012)&lt;br /&gt;
Image:Chet_à_la_montre_(2012).jpg|Chet à la montre (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_assis_(2012).jpg|Chet assis (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_costard_(2012).jpg|Chet au costard (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_maillot_rayé_(2012).jpg|Chet au maillot rayé (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_micro_(2012).jpg|Chet au micro (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_chiné_(2012).jpg|Chet au pull chiné (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_en_mohair_(2012).jpg|Chet au pull en mohair (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_en_mohair_2_(2012).jpg|Chet au pull en mohair 2 (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_Mondrian_(2012).jpg|Chet au pull Mondrian (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_noir_(2012).jpg|Chet au pull noir (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull_vert_(2012).jpg|Chet au pull vert (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_au_pull-over_large_(2012).jpg|Chet au pull-over large (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_aux_tongs_(2012).jpg|Chet aux tongs (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_Baker_chante_(2012).jpg|Chet Baker chante (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_bien_ridé_(2012).jpg|Chet bien ridé (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_cafarde_(2012).jpg|Chet cafarde (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_en_ballade_(2012).jpg|Chet en ballade (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_en_plein_solo_(2012).jpg|Chet en plein solo (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_épuisé_(2012).jpg|Chet épuisé (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_expose_le_thème_(2012).jpg|Chet expose le thème (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_improvise_(2012).jpg|Chet improvise (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_la_trompette_sur_les_genoux_(2012).jpg|Chet la trompette sur les genoux (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_pensif_(2012).jpg|Chet pensif (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_sombre_(2012).jpg|Chet sombre (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_sous_le_projo_(2012).jpg|Chet sous le projo (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_sur_fond_jaune_(2012).jpg|Chet sur fond jaune (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_sur_le_divan_(2012).jpg|Chet sur le divan (2012)&lt;br /&gt;
image:Chet_sur_sa_chaine_(2012).jpg|Chet sur sa chaise (2012)&lt;br /&gt;
image:Esquisse_de_Chet_(2012).jpg|Esquisse de Chet (2012)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=chet-baker Portraits de Chet Baker sur le site de Marc-Édouard Nabe]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Baker]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Jazzmen|Baker]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Portraits|Baker]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Willem&amp;diff=18839</id>
		<title>Willem</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Willem&amp;diff=18839"/>
		<updated>2026-02-08T16:28:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Willem_2.jpeg|thumb|right|upright=1|Willem]]&lt;br /&gt;
Bernhard Willem Holtrop, dit '''Willem''', est un [[:Catégorie:Dessinateurs|dessinateur]] né le 2 avril 1941 à Ermelo (Pays-Bas).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Willem.png|thumb|right|upright=1|Nabe et Willem en 1985, photo Arnaud Baumann]]&lt;br /&gt;
En 1974, [[Marc-Édouard Nabe]] publie des dessins dans ''[[Hara-Kiri]]'' dont Willem fait partie. Ils font connaissance lors des bouclages du lundi de ''Charlie Hebdo''. Puis ils se retrouvent en 1984, quand Nabe fréquente à nouveau la bande d’''[[Hara-Kiri]]'', le mardi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1987, selon son principe d’inviter un [[:Catégorie:Dessinateurs|dessinateur]] de sa jeunesse à illustrer ses [[:Catégorie:Livres|livres]] d’écrivain, Nabe demande à Willem un dessin de couverture pour ''[[Le Bonheur]]''. L’éditeur, [[Gérard Bourgadier]] (Denoël), refuse le dessin, mais Nabe promet à Willem qu’il réitérera la tentative. En 2004, Willem réalise donc, pour le [[Éditions du Rocher|Rocher]], la couverture du vingt-sixième livre de Marc-Édouard Nabe, ''[[J’enfonce le clou]]''. Lors d’un numéro de ''Paris Dernière'', [[Frédéric Taddeï]] connecte les deux [[Thèmes#L’amitié|amis]] dans une galerie où Willem offre le dessin de couverture de ''[[J’enfonce le clou]]'' à l’auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Willem_Taddei_2004.mp4|thumb|center||upright=1.5|Willem et Nabe au musée de l’érotisme à Pigalle, novembre 2004]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jenfonce_4e-couv.png|thumb|center|upright=1.5|Couverture de ''J’enfonce le clou'', réalisée par Willem]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010), Willem est transposé en « Wilem », dessinateur du dernier journal imprimé réalisé par les journalistes de tous les quotidiens qui ont disparu face à Internet&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, pp. 394-396.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En avril 2017, Willem apparaît dans la série des « [[Éclats de Nabe]] », dans une vidéo tournée en mars 2016, qui ouvre la [[Éclats de Nabe#Saison 2 (mars 2016 - janvier 2017)|seconde saison]].&lt;br /&gt;
[[Fichier:nabe_willem_patience.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Quand Nabe choque même Willem »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Willem sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « On se connaît depuis qu’il a seize ans, c’est un fou furieux ! C’est pour ça que j’ai accepté de faire son dessin. Je ne prends pas trop au sérieux tout ce qu’il écrit ! » (''Paris Dernière'', Paris Première, 2004)&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Willem ===&lt;br /&gt;
* « Le rendez-vous hebdomadaire de ''[[Hara-Kiri]]'' est transféré dans un autre lieu que la rue des Trois-Portes : à la galerie Riedel où se tient le vernissage des dessins de Willem. Il s’agit d’une grande série publiée dans le journal et qui fera l’objet d’un superbe album édité par [[Professeur Choron|Choron]] : ''N’oublions jamais !'' Willem a eu la formidable idée, en fouillant dans de vieux documents de propagande, de dessiner quelques-unes des illustrations “imaginaires” de l’apocalypse hitlérienne. Je connais le style minutieux et dur de Willem depuis que je suis gosse, je lisais ses bandes dessinées poisseuses et rétro aux naïfs mélos tordus où ses héros ironiquement américanisés s’agitent en faisant des fautes de français (Tom Blanc, Fred Fallo, le terroriste international Bernstein, etc.), mais tout cela restait de la bande dessinée, et même si c’est de la meilleure, il y a un certain niveau que cet art, décidément, ne peut pas dépasser. Ce que je vois ce soir accroché en est une preuve supplémentaire. Nous sommes là devant son chef-d’œuvre, ce qu’il a fait de plus grand, de plus fort, de plus haut. Une trentaine de planches sans commentaire, lavis et aquarelles heureux, aux masses bien jetées sur le blanc. Images d’Épinal porno-sado, pleines de nazis, de déportés, de gros Bavarois, d’Hitlerjugend, de chiens, de bites, de croix gammées, de stukas, dans le sang, l’urine, le foutre, les barbelés et les décombres... Chacun de ces dessins restitue avec une fidélité extraordinaire l’ambiance de l’Allemagne en déroute, dans laquelle l’esprit net et gluant à la fois de Willem s’est versé comme dans un moule fait pour lui depuis quarante ans. On prendre pour de la rigolade la référence de Gébé aux ''Horreurs de la guerre'' de Goya dans l’encart publicitaire de son bouquin. C’est pourtant bien juste. [...] Je crois que là, Willem est allé très loin. Il a donné une nouvelle dimension au “dessin humoristique”. On est loin des sucreries de Folon ou même du conformisme “cruel” de Topor (d’ailleurs inexcusablement absent ce soir). Il a poussé admirablement ce travail sur l’allégorie qu’est le dessin d’humour, en évitant la délation dans l’“art” ou le gratuit du rire... Il n’y a plus de “gag”, ce n’est pas non plus un tableau, ce n’est pas une parabole, rien n’y est abstrait, ce n’est pas “beau” et c’est grandiose... [...] Reproduction de la célèbre photo des trois Grands à Yalta... Seulement, ils sont pas trois les mousquetaires ! Ils sont quatre ! Auprès de Roosevelt, Churchill et Staline, Willem a rajouté... HITLER !!!! » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, pp. 780-783)&lt;br /&gt;
* « Nous allons au petit vernissage, dans une petite librairie, de l’immense exposition de l’immense Willem : ''Alphabet Capone''. Vingt-six sérigraphies en noir, rouge et gris représentant des gangsters et des flics troués de balles dans toutes les positions, leurs filets de sang formant l’une après l’autre les lettres de l’alphabet... Ce Hollandais me tuera toujours. Grégory connaissait mal la génialité de Willem. Il la reçoit comme une rafale alcaponienne ! Le dessinateur et sa femme mettent un instant à me reconnaître : “Avec ta barbe, tu fais enfin normal !” Comment faut-il ne pas le prendre ? » (page du journal inédit de Nabe, servant de carton d’invitation pour le lancement de ''[[Tohu-Bohu]]'', novembre 1993)&lt;br /&gt;
* « Un vieux copain, il m’a connu tout jeune. Il n’a pas changé. Toujours grand, bardé de sacoches, aussi rouge et frais de peau, sauf qu’il a les moustaches toutes blanches... Et les cheveux aussi. Tout blanc, le Hollandais. En me secourant, il m’explique qu’il se trouvait chez Delamain par hasard, il regardait les livres qu’il m’a vu. Et il rit, Wilem a toujours beaucoup ri en parlant, peut-être pour cracher son accent et son français encore approximatif après quarante ans de vie ici...&lt;br /&gt;
:— Tu as été t’étouffé ! Couic ! Fini, hein ? » (''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', 2010, pp. 394-395)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dédicace à Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Image:Dedicace_willem.png|thumb|center|upright=1|Dédicace de Willem à Nabe]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Collaboration ==&lt;br /&gt;
* Couverture de ''[[J’enfonce le clou]]'' (2004)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'' (1992)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' (2015)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Willem]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateurs|Willem]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Marcel_Duchamp&amp;diff=18838</id>
		<title>Marcel Duchamp</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Marcel_Duchamp&amp;diff=18838"/>
		<updated>2026-02-08T16:26:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Liens avec Marc-Édouard Nabe */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Duchamp.png|thumb|right|upright=1.2|Marcel Duchamp]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Marcel Duchamp''' est un artiste français né le 28 juillet 1887 à Blainville-Crevon et mort le 2 octobre 1968 à Neuilly-sur-Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Marcel Duchamp entre dans la littérature de [[Marc-Édouard Nabe]] dès son second livre, ''[[Zigzags]]'', publié par [[Bernard Barrault]] en 1986 (Chapitre XXXVII « Noises douces à Marcel Duchamp »), où il exprime déjà sa désapprobation envers les disciples et suiveurs du grand Marcel. Dans ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]] en 2010, Marc-Édouard Nabe imagine une première scène au Palais de Tokyo, autour de l’art contemporain, où un hommage à Marcel Duchamp est rendu par Nicolas Bourriaut, qui consterne le narrateur : &lt;br /&gt;
:« Ça me fout pourtant la rage d’entendre de telles conneries. Quelle incompréhension. Duchamp a voulu sortir de la peinture mais pas créer un anti-art, il récusait cette appellation. Pour lui, l’anti-art était autant de l’art que l’art. Il parlait plutôt de l’“an-art”, c’est-à-dire l’absence d’art. Surtout ne pas créer un groupe autour de ça. Même de Dada, il s’est éloigné, pas de corporation. Putain. Quel sacrilège, ce sont les artistes contemporains aujourd’hui qui blasphèment le plus Marcel Duchamp. L’art contemporain est devenu le seul art possible, académiquement permis, obligatoirement encouragé par l’institution. C’est du faux anti-art et encore plus de l’anti-an-art, car il ne se révolte pas contre la société artistique de son époque, comme l’a fait Duchamp avec ses premiers ready-made, au contraire, il ne veut que prolonger et renforcer les horreurs de la société conformiste, matérialiste, conventionnelle, dirigiste, rigidifiée, spéculative, triste et toc.&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, p. 178.&amp;lt;/ref&amp;gt; » &lt;br /&gt;
Dans une seconde scène du même livre, le narrateur rencontre le chanteur Julien Doré, autre grand admirateur de Duchamp, et ils ont ensemble dans le club Le Baron une discussion au sujet de l’artiste des ready-made :&lt;br /&gt;
:« — Vous aussi, vous êtes très branché Duchamp à ce que je vois, enchaîne Julien. Moi, si je pouvais me réincarner en quelque chose, ce serait en ready-made. &lt;br /&gt;
:— Lequel ?&lt;br /&gt;
:— Pas “La Chose” en tout cas, c’est comme ça qu’il appelait l’Urinoir... Je ne sais pas... ''À bruit secret'', peut-être. Même si c’est un “aidé”, celui-là. &lt;br /&gt;
:— Oui, je sais, j’aime beaucoup d’ailleurs les ready-made aidés. &lt;br /&gt;
:— Ce que je voudrais faire en chanson, c’est du ready-made aidé d’ados. &lt;br /&gt;
:— Les ready-made les moins connus sont souvent les plus intéressants. Vous connaissez ''Torture morte'' ?&lt;br /&gt;
:— Ah non, pas celui-là. &lt;br /&gt;
:— C’est une plante de pieds avec des mouches dessus. &lt;br /&gt;
:— Ce que j’aime, c’est quand il décale les matières attendues. Dans ''Fresh Window'', les carreaux de la fenêtre sont en cuir noir comme les morceaux de sucre étaient en marbre blanc dans ''Why Not''. Et la déchirure sur sa dernière toile ! La dernière chose que Duchamp ait peinte avec de la peinture sur une toile, c’est une déchirure en trompe-l’œil. &lt;br /&gt;
:— Tu m’étonnes, dis-je.&lt;br /&gt;
:— ''Tu m’'' ! rectifie Dorré.&amp;lt;ref&amp;gt; Marc-Édouard Nabe, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, pp. 198-199.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 7 novembre 2013, Marc-Édouard Nabe donne une conférence à Aix-en-Provence, avec Pierre Pinoncelli, organisée par Sébastien Cacioppo, au musée Granet.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Duchamp_2013.mp4|thumb|center|upright=1.5]]&lt;br /&gt;
En avril 2017, dans un « [[Éclats de Nabe|Éclat]] » filmé en juillet 2016, Nabe évoque Marcel Duchamp, sa place dans l’histoire de l’art, et les vocations qu’il a suscitées&amp;lt;ref&amp;gt;« Duchamp, il a fermé la porte ! », ''Éclats de Nabe'', 25 avril 2017.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
[[Fichier:duchamp_eclat.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Duchamp, il a fermé la porte »]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Duchamp ===&lt;br /&gt;
*« Pour en revenir à Marcel Duchamp dont il est indispensable d’insister l’ombre, je dirai que, enveloppé d’une telle paresse créatrice qu’aucun travail ne pourra jamais rattraper, cet ''assassin'' est à l’origine d’une entreprise colossale qu’il est serait honteux de vouloir imiter. Les suiveurs de Marcel Duchamp sont aussi “perdus d’avance” que ceux d’[[Ornette Coleman]]. Ornette n’est pas [[Thelonious Monk|Monk]] ou [[Charlie Parker|Parker]] : ce n’est pas un type qui ouvre une voie large où peuvent se précipiter d’autres grands créateurs. Comme Ornette, Duchamp est un fait historique et comme tel, il laisser béer derrière lui une impasse uniquement accessible aux téméraires de la facilité. Duchamp ne s’est pas voulu autre chose. Il n’a jamais rien voulu pondre et serait sérieusement fâché, vous pouvez me croire, de voir les magnifiques vilains canards que sa lyre a fait éclore. C’est un danger public qui remet en cause en deux mots ce qui s’est élaboré depuis 2 000 ans. Il suffit de savoir si on veut se placer sous un éboulement de pierres ou si on veut devenir une pierre soi-même. » (« Noises douces à Marcel Duchamp », ''[[Zigzags]]'', Éditions [[Bernard Barrault|Barrault]], 1986, pp. 128-129)&lt;br /&gt;
* « Je regarde l’Urinoir... Le geste de Duchamp était une révolte contre l’incapacité de l’art à s’opposer à la société, et surtout à la guerre. L’esprit de l’avant-garde n’était valable que pour une époque précise qui était celle de la guerre de 14. Le reproduire à l’infini, le décliner dans toutes ses variations les plus moches et vidées de sens, c’est une manière de trahison. S’il revenait, Duchamp serait horrifié de voir les lourdauds et les gaffeurs qui se croient modernes à sa place. Sa pelle suspensue, qu’il appelait ''En avance du bras cassé'', semble prémonitoire de l’appellation idéale des futurs artistes contemporains d’aujourd’hui. Ce sont des bras cassés du ready-made, qui n’ont rien compris aux objets tout faits transformés en œuvre d’art, non par le choix de l’artiste mais par son indifférence rigoureuse. Les ready—made devaient être choisis selon le critère suivant : ni beau, ni laid. L’objet devait être indifférent à l’artiste : “S’il est choisi selon sa beauté, disait Duchamp, alors c’est comme si on ramassait des racines sur la plage parce qu’on les trouve jolies.” Et si l’objet est choisi à cause de sa laideur, on tombe encore plus dans l’esthétisme. Mort à l’esthétisme, mort au goût, mauvais ou bon. Finalement, Duchamp n’était pas contre l’art, il était contre le goût, il ne voulait pas que l’art soit tributaire du goût de son époque. Duchamp poussait la rigueur jusqu’à se méfier de faire trop de ready-made, car on finirait par les trouver beaux ou laids. Et finalement ils deviendraient beaux. “Tout objet quel qu’il soit, disait-il, devient au bout de quarante ans une œuvre d’art, naturellement, si on peut dire.” Il refusait de faire des ready-made pour des ready-made comme on fait de l’art pour l’art. Les artistes contemporains se croient des artistes parce qu’ils cultivent le non-artistique dans leurs installations balourdes de bric et de broc. Et tout ça pour faire du fric, pour commercialiser, multiplier les produits dérivés, les décliner en misérables trouvailles. Pour gagner sa vie, Duchamp vendait sa collection de [[Constantin Brancusi|Brancusi]], il ne débitait pas comme d’une usine des ready-made à tire-larigot. La gratuité du geste de Duchamp a été pervertie elle aussi. Ils n’ont rien compris. Rien. Ils relisent toute la journée les écrits de Duchamp mais dans le seul but de juger, et en mal, l’art qui l’avait précédé, alors qu’il faut les lire au regard de ce qui se passe aujourd’hui, et là on s’aperçoit que sa pensée est un carnage de l’escroquerie de notre temps. Elle déconstruit, elle démolit ce qui se passe. Les peintres ne sont plus rétiniens, mais quoi de plus rétinien aujourd’hui que ces files indiennes entières d’amateurs qui viennent admirer, contempler des œuvres d’art contemporain avec plus de religiosité que mettaient les hommes raffinés des siècles précédents à regarder en détail les tableaux de la Renaissance. Duchamp voulait sortir de l’art et sortir l’artiste de l’art. Il n’a fait qu’ouvrir la porte, porte ouverte et fermée à la fois, à une foule de non-artistes, les bien nommés. Duchamp ne serait pas venu à ce vernissage, crois-moi. Il n’allait pas aux siens. Un jour, alors que son galeriste l’attendait, il a envoyé un télégramme : “''Fais sous moi.''” » (''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', 2010, pp. 178-180)&lt;br /&gt;
=== Duchamp sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Marcel vous aurait bien aimé... me répond Dina Vierny, conquise. » (''[[Kamikaze]]'', 2000, p. 2914)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'' (1985)&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'' (1992)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d'épée dans l'eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Duchamp]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Patience&amp;diff=18837</id>
		<title>Patience</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Patience&amp;diff=18837"/>
		<updated>2026-02-08T16:23:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Contenu et réactions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Patience''''' est un magazine rédigé et publié par l'écrivain [[Marc-Édouard Nabe]] depuis 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se présentant comme un magazine tout en couleur et de grand format (24 cm sur 34 cm), ''Patience'' paraît à un rythme annuel et s’apparente plutôt à un livre d’artiste. En effet, chaque numéro articule autour du texte des illustrations de divers ordres : images, photos, gravures, dessins, manuscrits, captures d’écran, extraits d’Internet etc. La couverture est le plus souvent illustrée par un photomontage, pratique par laquelle Nabe désormais entend supplanter celle, trop habituelle, du dessin de presse. À part le numéro 4 où il n’y a que l’éditorial (pourtant copieux) à lire, les autres numéros peuvent rivaliser par leur masse de texte avec les autres livres de Nabe. À titre d’exemple : 640 000 signes pour le numéro 2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine du titre ==&lt;br /&gt;
Le 10 janvier 2014, [[Marc-Édouard Nabe]] annonce dans l'émission de [[Frédéric Taddeï]], ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'', la publication imminente d'un livre de mille pages sur le conspirationnisme. Ayant été retardé, et lassé depuis plusieurs années de s’entendre répondre « Patience... » à ceux qui lui demandaient quand allaient sortir ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'', l’écrivain décide « pour faire patienter [ses] admirateurs et faire enrager [ses] détracteurs »&amp;lt;ref&amp;gt;David Doucet, « Avant la sortie de son livre contre Soral et Dieudonné, Nabe sort un magazine », ''lesinrocks.com'', 4 décembre 2014, lire : https://www.lesinrocks.com/2014/12/04/actualite/actualite/sortie-livre-contre-soral-dieudonne-nabe-sort-magazine&amp;lt;/ref&amp;gt;, de publier un magazine sur l’actualité dont un des buts artistiques est de récupérer sur papier la virtualité du matériau Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Numéros ==&lt;br /&gt;
=== (1) ''Un État de Grâce'' (décembre 2014) ===&lt;br /&gt;
==== Éditorial ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Patience.JPG|thumb|right|upright=0.75]]&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que c’est que tous ces cons qui me font chier sur Twitter et Facebook ? « Alors, ton livre, il vient quand ? » Avec toute la vulgarité, grossièreté, familiarité si caractéristiques des « résidus sociaux »... Il y en a même qui doutent ! « Il va pas le faire ! » Ces abrutis... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je ne suis pas à leur disposition. Ils se prennent pour qui ? Pour le Pape Jules II qui s’énervait parce que Michel-Ange n’avait pas encore fini sa fresque au plafond ! &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
— Quand est-ce que tu terminera la chapelle Sixtine, fainéant ? &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
— Quand je pourrai... répondait le peintre du haut de son échafaudage. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je prends exprès un grand exemple pour montrer l’énormité de ce que je suis en train d’accomplir, à tous ces planqués inertes donneurs de leçons impatients pressés. Que les pressés aillent se faire enculer une bonne fois pour toute : moi, je travaille ! Certains me menacent de en plus me lire, ''na !'' Ils boudent. Je leur ai fait passer l’envie ! Quelles gonzesses, ces lecteurs... Ils faudrait subir leurs caprices ? Et puis quoi encore ? Bande d’étrons enfarinés ! &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je fais ce que je veux. Si soudain je veux lancer un magazine, je lance un magazine... La preuve ! Premier numéro : ''Daech pour les nabiens'', autant dire pour les nuls... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je vous l’ai déjà dit : je suis trop sympa !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sommaire ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;column-count:3;-moz-column-count:3;-webkit-column-count:3&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Éditorial, p. 2&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Introduction, p. 3&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vidéos, p. 4&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Irak, p. 7&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Syrie, p. 8&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Califat, p. 10&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lawrence, p. 10&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Stratégie, p. 12&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Révolutions arabes, p. 13&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nationalisme, p. 13&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Israël, p. 16&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Argent, p. 16&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fonctionnement, p. 18&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Idéalistes et aventuriers, p. 22&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Filles, p. 25&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Décapitations, p. 26&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Bary, p. 34&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Thèses conspi, p. 36&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Thèses du système, p. 41&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Hervé Gourdel, p. 42&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nus de Gourdel, p. 44&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Not in my name, p. 52&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 1, p. 56&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Art contemporain, p. 57&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chrétiens, p. 62&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Kurdes, p. 66&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Doaa, p. 72&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Conclusion, p. 74&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contenu et réactions ====&lt;br /&gt;
Publié au tout début de la montée en puissance de l'État islamique (décembre 2014), ce ''Patience'' montre sur sa couverture l'écrivain en bourreau vêtu de noir et s'apprêtant à décapiter un [[Dieudonné]] à genoux dans le désert, dans la tenue orange des otages de Daesh (qui elle-même reprend celle des prisonniers de Guantanamo). En médaillon, la tête d’[[Alain Soral]] est montrée tenue par le col et promise au même sort&amp;lt;ref&amp;gt;David Doucet, « Avant la sortie de son livre contre Soral et Dieudonné, Nabe sort un magazine », ''lesinrocks.com'', 4 décembre 2014, lire : https://www.lesinrocks.com/2014/12/04/actualite/actualite/sortie-livre-contre-soral-dieudonne-nabe-sort-magazine/&amp;lt;/ref&amp;gt;, une façon pour l’auteur de se positionner en appel sur son prochain livre où ces deux personnages prendront une part prépondérante. Sur 80 pages, Nabe entend expliquer les raisons de l’émergence de l’EI et de son fonctionnement. Le texte est abondamment illustré de captures d’écran (dont beaucoup de décapitations) et de nombreuses photographies (dont des nus féminins réalisés par Hervé Gourdel). Sur la quatrième de couverture, une phrase d’un des combattants de Daesh en caractères blancs sur fond noir : « Libérez la réalité ». Le magazine a été tiré à 2 000 exemplaires et vendu à 20 euros&amp;lt;ref&amp;gt;« Marc-Édouard Nabe sort un magazine », ''La lettre de l'audiovisuel'', 19 janvier 2015&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un an après sa sortie, de longs extraits sont repris dans la publication francophone de l'État islamique, ''Dar al-Islam'', en novembre 2015&amp;lt;ref&amp;gt;Anne-Laure Debaecker, « La 7e édition du magazine français de l’État islamique menace l’école », ''Valeurs actuelles'', 2 décembre 2015, lire : http://www.valeursactuelles.com/societe/la-7e-edition-du-magazine-francaise-de-letat-islamique-menace-lecole-francaise-57671 ; Robin Verner, « Le magazine en français de Daech déclare la guerre à l'école républicaine », ''Slate.fr'', 1er décembre 2015 ; lire : http://www.slate.fr/story/110885/magazine-francais-ei-complotisme ; Marie-Estelle Pech, « La propagande de Daech s'en prend à l'école française », ''Le Figaro'', 2 décembre 2015, lire : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/02/01016-20151202ARTFIG00158-la-propagande-de-daech-s-en-prend-a-l-ecole-francaise.php ; Vincent Coquaz, « Après Onfray, la propagande de Daech enrôle Marc-Edouard Nabe », ''Arrêt sur images'', 2 décembre 2025, lire : https://beta.arretsurimages.net/articles/apres-onfray-la-propagande-de-daech-enrole-marc-edouard-nabe ; « N° 7 de &amp;quot;Dar al Islam&amp;quot;, le magazine en français de l'#EI. MàJ : Appel à tuer &amp;quot;les professeurs qui y enseignent la laïcité&amp;quot; », ''Fdesouche'', 2 décembre 2015, lire : http://www.fdesouche.com/675581-sortie-du-numero-7-de-dar-al-islam-le-magazine-en-francais-de-lei-consacre-aux-attentats-de-paris ; « Marc-Édouard Nabe, Michel Onfray, stars de l’État islamique », ''Jeune Nation'', 2 décembre 2015, lire : http://www.jeune-nation.com/societe/24662-marc-edouard-nabe-michel-onfray-stars-de-letat-islamique.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son émission ''Répliques'' du 12 décembre 2015, diffusée sur France Culture, le philosophe [[Alain Finkielkraut]] critique le contenu du numéro, ainsi que le positionnement anti-conspirationniste de Nabe, en présence de la romancière [[Émilie Frèche]]&amp;lt;ref&amp;gt;Alain Finkielkraut, ''Répliques'', France Culture, 12 décembre 2015 ; Extrait de l'émission : &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Finkielkraut_a_presque_tout_compris_de_lanticomplotisme_de_Nabe.mp4|thumb|center|upright=1.3]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Teaser de ''Patience 1'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Teaser_Patience1.mov|center|upright=2]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== (2) ''La vengeance de Choron'' (septembre 2015) ===&lt;br /&gt;
==== Éditorial ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Patience2.JPG|thumb|right|upright=0.75]]&lt;br /&gt;
Ça crépite sur Twitter... #JAimeMonProphete m’apostrophe : « ''Ou es tu ? Parles !!! Ou bien ne veulent t’ils pas que tu réveil les français de cette hypnose médiatique.'' » &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
José Moutinho est d’accord : « ''Oui on veut connaître l’avis d’un ancien de charlie hebdo (1&amp;lt;sup&amp;gt;ere&amp;lt;/sup&amp;gt; époque).'' » &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lula Giovannotti n’est pas en reste : « ''C’est vrai ça ! Au secours venez nous aidez !!! Tout se dit et rien se dit !'' » &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Abu Roschdy le followe, et s’adresse carrément @ONPCofficiel : « ''Je me joins à toi pour que Nabe soit invité de luxe et en solo. Rejoignez-nous ! Join us ! RT please !'' » &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
C’est très gentil à vous tous, mais enlevez-vous ça de la tête... ''Jamais'' je ne serai invité chez [[Laurent Ruquier|Ruquier]] pour donner mon avis sur la situation. Laurent m’aime bien je sais, mais il n’a pas son mot à dire avec, au-dessus de lui, une Catherine Barma qui me boycotte officiellement depuis 1989 (à part quelques invitations exceptionnelles dues uniquement à l’opiniâtreté de [[Thierry Ardisson]])... Pourquoi pas en « invité spécial politique », tant que vous y êtes ! Face à la salace Léa Salamé dite « Gros Nibards » et à Aymeric Caron dit « Petites Couilles » quand on l’accuse d’antisémitisme ? &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Non, contrairement à ce que quelques conseils mal informés imaginent, je ne fais pas partie du « système », je ne suis pas médiatisé, et c’est tant mieux ! Beaucoup croient que je « veux » absolument passer à la télé, alors que j’en ai rien à foutre ; une fois de plus, de moins, ça ne changerait plus rien à mon destin d’écrivain. « Passer à la télé » ne me fait pas vendre plus de livres, ni n’accroît ma notoriété. Stress et affrontement assuré à des cons supplémentaires. Quel intérêt ? La seule « télé » qui me reste à faire, c’est à Raqqa, face caméra, mitraillette au poing, encadré de mes copains de l’EI, en train de proférer des menaces à l’encontre de cet Occident abject ! &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je suis désolé, les amis, mais il va falloir désormais vous passer de moi à la télé, dans les journaux, dans tous les médias d’ailleurs... C’est ça qui est beau ! Vous ne voyez pas ce qu’il y a de jouissif d’être à ce point négligé, méprisé, oublié, enfoui, enterré par toute une époque de pauvres damnés qui sont déjà en enfer sans le savoir ? Jamais je n’ai été l’objet d’autant d’indifférence, d’un si violent opprobre, d’un aussi épais refoulé de la part d’ignorants arrogants pleins de morgue, de largués par leur temps et qui se croient au fait des choses... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Franchement, vous me voyez reçu par la bécasse Sublet sur sa tour Eiffel de conneries ? Ou bien au dîner de ''C à vous'', passé à la question par Patrick Cohen, entre une bouchée de paupiette de porc à la marmelade de cerveau malade et un fou-rire de Bébête Lemoine, et sous les effrayantes grimaces de gargouille désséchée de Pierre Lescure ? &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ou alors à ''La Grande Librarie'' par le chuinteur chiant François Busnel, entre [[Alexandre Jardin]] et [[Yann Moix]], pour parler de mon dernier livre qui fait « l’apologie de Daech » ? &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
— Alors, Marc-Édouard Nabe, ch’est churprenant chez vous, chette propenchion au daechisme chevronné ! Cha vous vient d’où ? Ch’est prodigieux ! &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Encore moins au ''Grand Journal'' avec le salsifis Antoine de Caunes, raté de tous les arts, qui me ferait cuisiner par le plouc de gauche Aphatie et la crypto-FN au look SM Natacha Polony... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
« ''Parles !!!'' » Je veux bien, mais où ? Non, on va rester entre nous, avec tous ceux qui ont acheté ''Patience'' n°1, ou bien l’ont téléchargé, qu’importe ! Ils l’ont bien mérité... La parole, ça ne se demande pas, ça se prend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sommaire ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;column-count:3;-moz-column-count:3;-webkit-column-count:3&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Éditorial, p. 2&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
1. [[Delfeil de Ton|Delfeil]] à la galerie, p. 3&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
2. Les faits, p. 5&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
3. Sacré décrochage, p. 8&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
4. Les précisions du 8 janvier, p. 13&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
5. Pelloux la pleureuse, p. 17&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
6. Fourest gouine, p. 18&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
7. Bougrab, la veuve poignante, p. 20&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
8. « Je suis Charlie », mais « Ils sont Kouachi », p. 23&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
9. 9 janvier-Free Jihad, p. 25&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
10. Chérif, p. 33&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
11. Coulibaly BFM, p. 35&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
12. Le testament de Coulibaly, p. 37&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
13. Débriefing des discours, p. 38&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
14. Chronologie de ''Charlie Hebdo'', p. 41&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
15. Charlie blaireaux, p. 48&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
16. Je suis Pavlov, p. 92&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
17. Cabu, p. 94&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
18. [[Georges Wolinski|Wolinski]] - Georges le tué, p. 95&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
19. Charb, p. 97&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
20. Tignous, p. 98&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
21. Maris, p. 99&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
22. [[Michel Houellebecq|Houellebecq]], p. 102&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
23. Lançon, p. 104&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
24. 10 janvier, p. 108&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
25. La marche du 11, p. 113&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
26. La victoire de la synagogue, p. 115&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
27. Le nouveau ''Charlie'', p. 122&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
28. [[Siné]] Mensuel, p. 127&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
29. [[Laurent Ruquier|Ruquier]] Bedos, p. 130&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
30. [[Michel Houellebecq|Houellebecq]]’s Back !&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
31. Todd, le Juif zombie&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
32. [[François Cavanna|Cavanna]], le vieux traître, p. 138&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
33. [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]] = SS, p. 141&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
34. Le communionisme, p. 144&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
35. Salut, Charlie !&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contenu et réactions ====&lt;br /&gt;
Écrit pendant six mois, dès l’annonce des attentats du 7 janvier 2015, le deuxième numéro traite de l’événement sur 152 pages, et en particulier du phénomène Charlie&amp;lt;ref&amp;gt;Fabrice Pastre, « Patience 2 : la « vérité vraie » sur Charlie Hebdo », ''Philitt'', 8 octobre 2015, lire : https://philitt.fr/2015/10/08/patience-2-la-verite-vraie-sur-charlie-hebdo ; Rahsaan, « Nabe leur fait “hara-kiri” ! », ''La patience et la rage'', 30 octobre 2015, lire : http://patiencerage.over-blog.com/2015/10/nabe-leur-fait-hara-kiri.html ; Rounga, « Nabe l'anti-Charlie », ''AgoraVox'', 24 septembre 2015, lire : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nabe-l-anti-charlie-172196 ; Guillaume Basquin, « Patience 2 : Lucidité politique de Nabe », ''Les Blogs de Médiapart'', 12 septembre 2015 : lire : https://blogs.mediapart.fr/guillaume-basquin/blog/120915/patience-2-lucidite-politique-de-nabe&amp;lt;/ref&amp;gt;. La Une est un photomontage mettant en scène Adolf Hitler affichant son soutien à ''Charlie Hebdo'' en tenant un panneau « Je suis Charlie » pour montrer que dans une société où la dictature de la bien-pensance est si forte, même Hitler serait obligé d’être ''Charlie''. La quatrième de couverture est composée d’un dessin de Nabe réalisé en 1984 : « Choron de dos disparaissant dans sa fumée ». Le premier tirage de 800 exemplaires s’est vendu en moins de deux mois, suivi d’un second tirage de 900 exemplaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nabe établit une connexion factuelle entre l’acte punitif des frères Kouachi le 7 janvier 2015 sur l’équipe de ''Charlie Hebdo'' et l’abandon par cette équipe même ayant provoquée la mort du [[Professeur Choron|professeur Choron]] dix ans avant. D’où le titre (« La vengeance de Choron »). Nabe décrit ensuite précisément les attentats des 7 et 9 janvier (apportant des informations politiques totalement méconnues des journalistes), ainsi que la marche du 11 et les réactions médiatiques que ces événements ont suscitées. Il analyse ensuite le contenu de la seconde version de l'hebdomadaire ''Charlie Hebdo'' année par année, sur 42 pages non illustrées, de 1992 jusqu’au numéro du 7 janvier 2015. Tout en faisant le portrait individuel de chaque victime (Cabu, [[Georges Wolinski|Wolinski]], Charb...), il se mêle au récit en évoquant son [[Expositions#Exposition Hara-Kiri (décembre 2014 - janvier 2015)|exposition Hara-Kiri]] (décembre 2014) dont le décrochage a eu lieu le 7 janvier 2015, ainsi que des souvenirs personnels de sa collaboration à ''Hara-Kiri'' en 1974-1975, et sa situation d’écrivain boycotté mis en parallèle, non seulement avec le parti-pris pro-Charlie de Michel Houellebecq ayant publié son roman islamophobe ''Soumission'' le jour des attentats, mais aussi avec la « liberté d’expression » ardemment défendue durant les mois qui ont suivi les attentats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Symboliquement, Nabe organise le lancement du second numéro de ''Patience'' le 20 août 2015, devant les anciens locaux d'''[[Hara-Kiri]]'' situés rue des Trois-Portes, pour les quelques survivants de l’aventure ''Charlie''/''Hara-Kiri'' des années 1970.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lancement_de_Patience_2_au_10_rue_des_Trois-Portes.mp4|thumb|center|upright=1.5]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sortie de ce deuxième numéro de ''Patience'' est annoncée dans ''L'Obs'' par [[Delfeil de Ton]], dans l'édition du 3 septembre 2015. « Son point de vue est original et, pour ce qui est de l'écriture, c'est du Nabe de bonne cuvée. Détestons ses outrances, regrettons ses injures inutiles, déplorons les carences de son information, haïssons parfois son point de vue, n'empêche, son livre existe »&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « Joies du tourisme », ''L’Obs'', 3 septembre 2015, p. 30&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signalons que ce ''Patience'' a perturbé l'annonce à Drouant du lauréat du prix Goncourt 2015. La couverture a été brandie par un membre de l’équipe de la galerie de Nabe, rue Frédéric Sauton, devant Didier Decoin, secrétaire général de l’Académie Goncourt, au moment où il allait prononcer le nom du lauréat&amp;lt;ref&amp;gt;Rounga, « L’annonce du lauréat du Goncourt perturbée par des activistes nabiens », ''AgoraVox'', 13 novembre 2015, lire : https://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/l-annonce-du-laureat-du-goncourt-51482&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'acte a été interprété à tort comme une dénonciation de la réédition en France de ''Mein Kampf''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:patience_goncourt.png|thumb|center|upright=1.3]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== (3) ''Israël/Auschwitz'' (décembre 2017) ===&lt;br /&gt;
==== Éditorial ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Patience4.jpg|thumb|right|upright=0.75]]&lt;br /&gt;
À peine ''Les Porcs 1'' paru, on me presse : « Quand le ''2'' ? le ''2'' ! le ''2'' ! » « Patience... » me suis-je entendu redire. Alors, OK, un troisième numéro, et cette fois, on passera la marche-arrière. On va voyager dans ce ''Patience 3'' : pas de présent, ni d’avenir ; du passé ! Pour vous faire patienter encore... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Qu’ai-je en stock ? Voici deux récits de deux voyages effectués à deux époques différentes, et avec deux amis différents. D’abord en Israël avec [[Frédéric Pajak]] en 1991-92, pour mes trente-trois ans. Ensuite, à Auschwitz avec [[Catsap]] en 2012, pour ses cinquante à lui. Les deux textes ont été écrits au jour le jour. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Frédéric Pajak ? Ça ne vous dit rien ? C’est ce dessinateur suisse qui fabrique des livres chics exprès pour les « fromages blancs » de Saint-Germain (comme il les appelait à l’époque), sur les solitudes de [[Friedrich Nietzsche|Nietzsche]], de Pevese et de [[Vincent Van Gogh|Van Gogh]], et où il fait alterner copies à l’encre et à la plume de leurs portraits et réflexions creuses de son cru... ''Ô Télérama'' ! Bref, un raté qui croit qu’il a « réussi ». &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catsap]], c’est autre chose... Lui aussi est un raté, mais un raté très réussi ! D’abord, il ne fait rien, sauf être juste et drôle. C’est un philosophe dans son genre. Ses aphorismes sont prisés des connaisseurs : « La drogue est ce qu’il y a de mieux si on peut s’en passer » ; ou : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire mal » ; ou : « Qu’est-ce que je vais devenir si je meurs ? » Il souffre en Bretagne. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
J’avais emmené le premier avec moi au Saint-Sépulcre pour ma première communion et le second à Birkenau pour la sienne avec les morts de la Shoah. Tous les deux sont juifs. À Catsap, ça n’a jamais posé de problème. Pajak, lui, doutait encore de l’être, au point qu’à notre retour de Terre sainte, il nous affirma, à [[Patrick Besson]] et à moi, s’être fait circoncire, à trente-six ans ! pour être bien sûr... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vous allez voir. Beaucoup de correspondances entre les visites des seuls lieux où il faut être allé dans sa vie si on veut comprendre quelque chose aux sujets dont on me disait, quand j’ai commencé à publier, en 1985, qu’ils seraient bientôt tout à fait démodés : les Juifs, les Arabes, la Palestine, Israël, le nazisme... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mais attention ! Que le lecteur antisémite (pléonasme) ne s’attende pas à trouver dans ce diptyque un pamphlet pro-palestinien et un autre pro-nazi ! En 91, je suis allé en Terre sainte pour des raisons strictement chrétiennes ; et en 2012, en Pologne, pour appuyer mon combat contre le révisionnisme. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Je prétends que raconter ce qu’on a vu sur ces deux terres promises par Dieu à l’Enfer en dira toujours plus long que les clichés que déblatèrent aussi bien les nièces de la Vérité avachis sur leur divan rouge que les pleurnicheurs de la Mémoire allongés sur celui de leur psychanalyste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sommaire ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;column-count:3;-moz-column-count:3;-webkit-column-count:3&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Éditorial, p. 2&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;'''ISRAËL'''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lundi 23 décembre 1991, p. 4&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mardi 24 décembre 1991, p. 7&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mercredi 25 décembre 1991, p. 14&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Jeudi 26 décembre 1991, p. 17&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vendredi 27 décembre 1991, p. 21&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Samedi 28 décembre 1991, p. 26&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dimanche 29 décembre 1991, p. 34&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lundi 30 décembre 1991, p. 36&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mardi 31 décembre 1991, p. 38&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mercredi 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 1992, p. 41&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Jeudi 2 janvier 1992, p. 43&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vendredi 3 janvier 1992, p. 46&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Samedi 4 janvier 1992, p. 48&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;'''AUSCHWITZ'''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Lundi 22 octobre 2012, p. 52&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mardi 23 octobre 2012, p. 56&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Mercredi 24 octobre 2012, p. 68&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Jeudi 25 octobre 2012, p. 96&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vendredi 26 octobre 2012, p. 104&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contenu et réactions ====&lt;br /&gt;
Contrairement aux deux premiers, ce numéro n’est pas d’actualité, mais composé de deux récits de voyages réalisés en 1991 et en 2012&amp;lt;ref&amp;gt;Docteur Marty, « Nabe rend libre ! », ''Nabe’s News'' ; lire : http://www.nabesnews.com/nabe-rend-libre/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le premier se déroule en Israël, en compagnie de [[Frédéric Pajak]], quand le second se déroule en Pologne, dans le camp d’extermination d'Auschwitz, aux côtés de [[Catsap]]. La couverture de ''Patience 3'' représente un déporté dans un four crématoire lançant à son bourreau nazi en train de l’enfourner la fameuse phrase attribuée à Voltaire : « Je ne partage pas vos idées, mais je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer ! ». La quatrième de couverture est composée d’un dessin de Nabe réalisé en 1991 : « Père et fils dans les rues de Jérusalem ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous la forme de deux journaux intimes datés au jour le jour, Nabe raconte d’abord ses quinze jours en Terre sainte en compagnie du dessinateur [[Frédéric Pajak|Pajak]] pour accomplir sa première communion à Jérusalem. Il mêle aux conversations [[Thèmes#La politique|politiques]] et mystiques avec celui-ci, et aux descriptions des paysages des différentes villes visitées, sa situation amoureuse personnelle : son adultère d’[[Hélène Hottiaux|Hélène]], mère récente de leur fils [[Alexandre Zannini|Alexandre]] (1 an) avec la chanteuse [[Diane Tell]], prise de passion pour l’écrivain et devenue sa maîtresse en 1991. Beaucoup de documents photographiques et épistoliers sur ces histoires entrecoupées de réflexions religieuses constituent la singularité de ce récit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la seconde partie du diptyque, on lit la narration journalière du [[Thèmes#Les voyages|voyage]] plus court (5 jours) de Nabe, d’abord à Cracovie puis à Auschwitz, en compagnie de son [[Thèmes#L’amitié|ami]] [[Catsap]] à qui il a offert cette visite du lieu mythique de l’Holocauste pour ses cinquante ans. Là encore, un autre adultère vécu par Nabe vingt ans après (2012) où l’écrivain était en train de quitter [[Audrey Vernon]] pour la jeune Leïla, se trouve emmêlé (et nourri par de nombreux textos et commentaires) à l’étude minutieuse sur le terrain des camps d’Auschwitz et de Birkenau, ce qui permet à l’auteur de démonter une fois de plus les thèses révisionnistes. Par l’humour sarcastique de [[Catsap]], dont le grand-père était mort là, le récit d’''Auschwitz'' brasse tout un tas de sentiments contradictoires, mais apporte également au lecteur bien des informations historiques sur la Shoah que les illustrations pour la plupart jamais vues et des rapprochements étonnants d’images de différentes époques et de différents univers complètent et enrichissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le magazine, tiré à 800 exemplaires, est vendu (35 euros) avec un DVD contenant un film de 75 minutes sur le voyage à Auschwitz, réalisé en octobre 2012, intitulé « Catsap à Auschwitz ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:catsap_a_auschwitz_extrait.mov|thumb|center|upright=2|Extrait du film ''Catsap à Auschwitz'', tourné en octobre 2012]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juillet 2018, la revue de la Licra, ''Le droit de vivre'', publie une interview de Claire Lopez, permanente de la commission Juridique de la Licra, qui est interrogée sur la loi de 1881 sur la presse et son délai de prescription de trois mois, qui fixe la période durant laquelle une action en justice peut être menée contre un titre de presse. Elle donne l'exemple de ''Patience 3'', et des « textes orduriers de l’“essayiste” antijuif Marc-Édouard Nabe sur Israël et Auschwitz, diffusés impunément par voie numérique début 2018 » (selon Raphaël Roze, auteur de l'article), qui n'ont pas été poursuivis car « repérés par nos veilleurs numériques quelques semaines trop tard »&amp;lt;ref&amp;gt;Raphäel Roze, « Les irréductibles chausse-trappes de la loi sur la presse », ''Le Droit de vivre'', juillet 2018, p. 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Patience in progress '' ====&lt;br /&gt;
En juin 2018, six mois après la sortie du troisième numéro de ''Patience'', « Israël/Auschwitz », Laurent Dimitri interroge Marc-Édouard Nabe dans un film réalisé par [[David Vesper]]. &lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|https://youtube.com/watch?v=pc-nv9mbx7U|400|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Teaser de ''Patience 3'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Teaser_Patience3.mp4|center|upright=2]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== (4) ''Pornabe'' (juin 2019) ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:patience3.jpg|thumb|right|upright=0.75]]&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juillet 2019, Marc-Édouard Nabe sort le quatrième numéro de ''Patience'', titré ''Pornabe''. La couverture est composé d'un selfie de l'écrivain pris sur une plage à Lausanne l’année précédente avec sa compagne, Alexandra. Composé de 120 pages, vendu 120 euros, le magazine est « entièrement pornographique » et « interdit aux mineurs ». Seulement présentée par un long éditorial fouillé sur la question du nouveau féminisme ''MeToo'', cette succession de photos, pour la plupart d’entre elles prises à l’iPhone en gros plan, floues, mal cadrées mais très explicites, forme un ensemble qui tend plus vers l’art contemporain que vers la pornographie au sens strict du terme. Pourtant, une série pareille de photos intimes n’a jamais été publiée ni du vivant ni posthumément par aucun artiste, écrivain ou autre. À l’âge (60 ans) où certains se cacheraient plutôt et s’assagiraient, Nabe démontre, par cette exhibition volontaire, et malgré la crudité des images, qu’il repousse encore par là les limites de la liberté totale d’un créateur dans une époque si régressive. Pénétrations, sodomies, fist, baisers, masturbations, et autres sont les actions totalement visibles entre les deux amants auto-filmés (car la plupart des photos sont des captures de vidéos) dont le couple respire l’amour et la complicité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la quatrième de couverture, une photo plus « calme » des deux amants en train de dormir sur un lit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : la présence de la figure de Jean-Luc Godard dans un plan d’une chambre où, sur un ordinateur, une interview du réalisateur était en train d’être visionnée. Ce clin d’oeil à l’aspect cinématographique du numéro 4 de ''Patience'' n’échappera pas aux amateurs de livres d’images.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Début de l'éditorial ====&lt;br /&gt;
« Il y a longtemps que je voulais le faire : une œuvre entièrement pornographique. Il fallait attendre le bon moment et la bonne femme. Bingo ! Le bon moment, c’est le pire de tous les temps ! Celui où sévit une dictature moralisatrice ignoble qui punit policièrement, judiciairement, médiatiquement (c’est pareil) tout homme qui ose considérer une femme comme autre chose qu’un pur esprit dégagé de toute contingence séductrice, un elfe éthéré sans aucune perversité propre, mi-ange, mi-agneau, victime éternellement innocente, bref, une militante pour l’Égalité, la Liberté et la Sororité, une républicaine en diable (non, pas en diable !)... &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quant à la femme ''consentante'' pour poser avec moi en photos plus que nue, il fallait la trouver... Alexandra ! Qui s’aligne chez mes ex ? Personne ! Alexandra est exceptionnelle, c’était donc elle, la bonne, et pas seulement parce qu’elle est “bonne”. Son corps respire l’intelligence de sa beauté. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Tous ceux qui ont aimé les passages érotiques dans mes livres vont avoir soudain sous les yeux une seule femme sur qui mettre un visage, des seins, un cul, des trous... Ils vont se retrouver sans mots, mais avec des images ! Celles d'Hélène à cheval sur moi, ils ne les ont pas eues. Ils n'ont pas eu Diane en train de me sucer dans une voiture ; Laura en train de s'astiquer le clitoris pendant que je la prenais ; Delphine crachant dans sa main pour mieux me branler mon enfant ; Audrey se faisant enculer systématiquement ; Leïla me léchant les couilles... C'est Alexandra qui va absorber toutes les images qu'on a pu se faire de mes autres femmes, comme une éponge. Une éponge juive, les meilleures !&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ce numéro ''collector'' de ''Patience'' est un geste d'amour d'elle à moi et de moi à elle, comme quoi l'amour et la pornographie portés à ce niveau se rejoignent, fusionnent ! [...] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Contenu et réactions ====&lt;br /&gt;
Le premier article consacré à ''Pornabe'' est publié sur le blog ''Coup de trafalgar'', le 5 août 2019, illustré par des photos de l’intérieur du magazine&amp;lt;ref&amp;gt;« Pornabe, la meilleur jeunesse », ''coupdetrafalgar.blog'' 5 août 2019, lire : https://coupdetrafalgar.blog/2019/08/05/pornabe-meilleure-jeunesse/&amp;lt;/Ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
:« Chaque acte de Nabe possède un sens profond, une cohérence; on le sait depuis le temps. Pornabe n’échappe pas à la règle. C’est un chapitre de plus dans l’œuvre du fabuleux diariste. Quand Nabe pénètre le... cœur d’une femme, c’est elle qui entre, au vu et au su de tous, dans sa littérature. Depuis Hélène, “la déesse aux yeux pers” du ''Journal intime'' ou du ''[[Au régal des vermines|Régal des Vermines]]'', les femmes de l’artiste ont toujours joué un rôle majeur dans l’œuvre de Nabe. Avec ''Patience 4'' intitulé ''Pornabe'', l’artiste enrôle carrément sa muse comme co-auteur de son art. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Teasers de ''Patience 4'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Teaser_Patience4.mp4|center|upright=2]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Teaser de Patience 4 visages.mp4|center|upright=2]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien externe ==&lt;br /&gt;
[http://www.marcedouardnabe.com/?product=patience-4 ''Patience'' sur le site de Marc-Édouard Nabe]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
{{Titre en italique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Presse]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Anti-édition]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=David_Vesper&amp;diff=18836</id>
		<title>David Vesper</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=David_Vesper&amp;diff=18836"/>
		<updated>2026-02-08T15:55:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:David_Vesper.png|thumb|right|upright=0.8|David Vesper]]&lt;br /&gt;
David Vaché, dit '''David Vesper''', est un écrivain et musicien né le 23 juin 1991 à Niort. Avec son frère Julien, il monte un groupe, Sedona Sunrise, et auto-produit un album, « L’Église », sorti en décembre 2014. Depuis 2016, il est le directeur de la revue littéraire, ''Adieu''. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
En décembre 2014, venant à la rencontre de l’écrivain dans la galerie de la rue Daru, pour l’[[Expositions#Exposition Hara-Kiri (décembre 2014 - janvier 2015)|exposition ''Hara-Kiri'']], David Vesper est ensuite intégré à son équipe. Il réalise, avec l’aide de Valentin Ribolla et de Julien le Belge, la série des [[Éclats de Nabe]] dans la [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie rue Frédéric Sauton]] entre septembre 2015 et février 2017. Il est également le réalisateur de ''Porcs in progress'' et de ''Patience in progress'', entretiens vidéo avec Marc-Édouard Nabe et Laurent Dimitri sur ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 et sur ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]''. C’est aussi le metteur en page des numéros de ''[[Nabe’s News]]'' (24 numéros à ce jour) qu’il compose avec l’auteur comme il monte avec celui-ci les 250 « [[Éclats de Nabe|Éclats]] » à ce jour. Il est avec son frère Julien l’un des plus proches collaborateurs du « système Nabe » sur le plan technique et logistique. En 2017 et en 2019, Vesper est l'auteur de deux mémoires universitaires soutenus à la Sorbonne : ''La main de Nabe'' et ''Le Dépossédé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan littéraire, il est le directeur de la revue ''Adieu'', dont Marc-Édouard Nabe est le « conseiller occulte (mais non occulté) ». Le lancement du numéro 1 de la revue a eu lieu le 23 juin 2016 dans la galerie rue Frédéric Sauton. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:vesper_nabe_adieu.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Lancement de la revue ''Adieu'' »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le premier numéro d’''Adieu'', placé sous l’égide de Jacques Vaché, ancêtre de Vesper (qui apparaît sur la couverture avec une photo inédite), David Vesper publie plusieurs textes dont « Les Boussolés » (sur la génération Nuit Debout). Au sommaire également trois portraits en couleur de Nabe (deux [[JamesJoyce|Joyce]] et un Artaud). Dans le numéro 2, paru en octobre 2018, David Vesper publie « Les Honteuses » (sur le féminisme et les affaires #Metoo et #balancetonporc) et la « Lettre au juge » que Nabe a écrite juste après sa condamnation par le juge Vignon en octobre 2018 (voir [[Procès#Naïma Haoulia (2018 - ...)|Procès]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Revue_adieu-1.jpg|x400px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Revue_adieu-2.jpg|x400px]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Vesper sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Une fois n’est pas coutume, c’est encore un livre où on éclate de rire, réellement, des dizaines de fois. Et toutes les méthodes sont utilisées pour nous les faire éclater, ces rires… D’abord, les personnages eux-mêmes et leur crescendo de ridicule. [[Salim Laïbi|Salim]] et [[Alain Soral|Soral]], bien sûr, sont merveilleux, et même en t’en moquant, si l’on peut dire, tu les immortalises : leurs tirades retranscrites, dans ta grande tradition, sont à se pisser dessus, et leur décorticage psychologique, c’est pire (mieux). Et en ce sens, que dire de [[Yves Loffredo|Loffredo]]… Secondaire, et rampant comme une larve entre les chapitres, c’est déjà un personnage mythique dans son traitement, je ne vois pas beaucoup d’équivalent dans la littérature. Moins secondaire, [[Frédéric Taddeï|Taddeï]], qui est lui aussi un personnage très drôle, espèce de fantôme un peu naïf, Oui-Oui cynique paumé et mis pourtant sur un piédestal… Ça fait vraiment film, personnage coincé entre différents niveaux à la [[Charlie Chaplin|Chaplin]], mais en pathétique… La descendance, si elle survit, de tous ces types, devra t’être reconnaissante ! Mais aussi, ton écriture, et ton talent, que beaucoup te reconnaissent ou t’ont reconnus en faisant semblant de croire que tu pourrais les avoir perdus : il y a un nombre d’aphorismes déjà historiques dans ce livre, et ça aussi c’est un gros coup. Sur le complotisme, les pédés, les Juifs, les [[Thèmes#Les femmes|femmes]], [[Thèmes#L’amitié|l’amitié]] (pas si évident en lisant ce livre d’affirmer que tu méprises et méconnais vraiment ce sentiment…), la gauche, Le Pen, le colonialisme et la télé, c’est pas rien… Sans compter les marques littéraires qui vont rester et qui ne sont même pas de toi et que tu dévoiles : les lettres de Carlos, notamment. » (« Fini, Les Porcs ! », ''[[Nabe’s News]]'', 25 septembre 2017)&lt;br /&gt;
* « Moi, dans ma prétention et ma mégalomanie personnelles, je compte bien t’aider encore, t’aider toi comme je l’ai toujours fait depuis que nous nous sommes croisés, avec ton système, tes galeries, avec les ''[[Éclats de Nabe|Éclats]]'' surtout, avec ''Adieu'' (c’est surtout toi qui m’as aidé) et puis ''[[Nabe’s News]]'', ce fameux ''Nabe’s News''… Et puis peut-être de nouvelles choses qu’on n’imagine pas encore. J’apprends tellement ! Quelles leçons sur le travail et la force de travail… Mais t’aider aussi en empruntant mon propre chemin, petit à petit, une direction pour déblayer ceux, de chemins, qui me tiennent à cœur, que tu n’aurais pas empruntés (ce serait beaucoup de te demander de parler de tout), et pour marcher très fort sur ceux, nouveaux, qui peut-être te sont moins visibles ou te semblent moins intéressants à toi : ouvrir et dévoiler des portes que tu n’as jamais touchées, et puis peut-être parfois, sur mon chemin, m’engouffrer à ma façon dans certaines, de ces portes, dont tu as déjà été le grand serrurier, et ça ne manque pas, sans jamais oublier, d’angles différents (c’est le seul intérêt), de t’en rendre grâce, sans honte, sans plagiat. Et puis te rendre grâce tout court d’ailleurs, puisque personne ne semble assez honnête pour le faire avant le siècle prochain. Bêtement, certains pensent que tu as peur de l’ombre que d’autres pourraient te faire (n’importe quoi !), et que ça t’est intolérable que d’autres que toi “fassent”. Mais c’est faux, tu ne demandes que ça que des choses se fassent, plus que personne, et ce que tu ne peux pas supporter c’est que ce soit fait mal, et injustement, dans tous les sens du terme, que ça te concerne ou non. Moi je vais être juste, je suis à la meilleure école. » (« Fini, Les Porcs ! », ''[[Nabe’s News]]'', 25 septembre 2017)&lt;br /&gt;
* « Nabe est comme un second père pour moi alors que je lui porte, et lui porterai toujours, une grande tendresse, comme celle qu’on offre à un petit enfant. C’est un paradoxe intéressant que je ressentais déjà bien avant de le rencontrer, quand je le lisais comme tout le monde. Et c’est en lisant la lettre que le personnage comédien écrit à sa mère à la fin de ''Je suis mort'' (qui en est réalité une lettre de Nabe écrivain au monde) que j’ai compris pourquoi : parce que sous l’écrivain si passionné, si polémique et radical, et dur soi-disant, et tout ce qu’on veut, ne se cache pas qu’un homme, comme on le dit si souvent, mais encore un enfant, éternel, parce qu’un cœur d’homme qu’on ouvre pour en retirer le cynisme, la méchanceté et qu’on bourre d’amour pour l’art et la beauté, c’est un cœur qui retrouve ses battements d’enfant. La littérature de Nabe n’est pas une littérature de la colère ni de la violence, c’est une littérature de l’exaltation et de la consolation. » (« Le Dépossédé », mémoire de M2, 2019, pages 137-138)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
[http://revueadieu.fr/ Site de la revue ''Adieu'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://revueadieu.fr/blog/ Blog de la revue ''Adieu'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Vesper]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Delfeil_de_Ton&amp;diff=18835</id>
		<title>Delfeil de Ton</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Delfeil_de_Ton&amp;diff=18835"/>
		<updated>2026-02-08T15:54:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Delfeil_de_Ton.jpeg|thumb|right|upright=1|Delfeil de Ton]]&lt;br /&gt;
Henri Roussel, dit '''Delfeil de Ton''', est un [[:Catégorie:Journalistes|journaliste]] et auteur né le 23 avril 1934 à Paris.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Delfeil_de_Ton_Nabe.jpg|thumb|left|upright=1.2|Nabe et Delfeil, septembre 2014]] &lt;br /&gt;
Ancien membre de l’équipe d’''[[Hara-Kiri]]'' et de ''Charlie-Hebdo'', Delfeil de Ton est un des premiers à la rue des Trois-Portes à s’enthousiasmer de la métamorphose du Nabe dessinateur des années 1970 en Marc-Édouard Nabe écrivain du ''[[Au régal des vermines|Régal des Vermines]]'' des années 1980. Il publie régulièrement des articles élogieux sur l’œuvre de Nabe, quand il ne mentionne pas simplement la parution de nouveaux livres et journaux dans ''Le Nouvel Observateur'' : ''[[L’Éternité]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « Haïr ensemble », ''Le Nouvel Observateur'', 13 février 1997.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''[[Oui]]'' et ''[[Non]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « Goûts et dégoûts », ''Le Nouvel Observateur'', 4 février 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;, la réédition en poche de ''[[L’Âme de Billie Holiday]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « La belle argent », ''Le Nouvel Observateur'', 7 juin 2007, p. 90.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « Le retour du maudit - marcedouardnabe.com », ''Le Nouvel Observateur'', 25 février 2010, p. 88.&amp;lt;/ref&amp;gt; et ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron|Patience 2]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Delfeil de Ton, « Joies du tourisme », ''L’Obs'', 3 septembre 2015, p. 30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Delfeil de Ton rend visite à Nabe en décembre 2014, à l’occasion de [[Expositions#Exposition Hara-Kiri (décembre 2014 - janvier 2015)|l’exposition ''Hara-Kiri'']], à la galerie de la rue Daru. Le 20 août 2015, il est également convié à assister au lancement de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron|Patience 2]]'', organisé par Nabe sur le trottoir, devant les anciens locaux de ''[[Hara-Kiri]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Delfeil-Patience2.png|thumb|center|upright=1.3|Capture du film de lancement de ''[[Patience|Patience 2]]'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très amusé en feuilletant l’objet le jour même de sa publication, Delfeil se montrera vexé à la lecture de son rôle dans l’« affaire Charlie », pourtant véridique et révélé par lui-même. Ainsi, il chroniquera ce ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' avec une froideur notable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Delfeil sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Marc-Édouard Nabe est tout heureux. Il a enfin un titre dans une collection de poche. Bonheur joué, bien sûr : il lui a fallu attendre vingt ans et d’avoir publié vingt-sept livres pour que ce bonheur lui arrive quand on voit des centaines de non-écrivains qui bénéficient aussitôt de ce mode de distribution. ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'', de Nabe, publié une première fois en 1986 chez Denoël, sort donc en Petite Vermillon, une des collections de poche les plus confidentielles car il ne faut pas trop en demander. C’est un livre de jazz, comme est son auteur, comme aucun autre. Chaque page est éclairante, poétique, écrite. En donner une idée ? Regardez le portrait de [[Billie Holiday|Billie]] en couverture, dessiné par Nabe et reproduit en illustration de cet article. Si ce n’est pas de la belle ouvrage... » (''Le Nouvel Observateur'', 7 juin 2007)&lt;br /&gt;
==== Après la publication de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' (2015) ====&lt;br /&gt;
* « Son point de vue est original et, pour ce qui est de l'écriture, c'est du Nabe de bonne cuvée. Détestons ses outrances, regrettons ses injures inutiles, déplorons les carences de son information, haïssons parfois son point de vue, n'empêche, son livre existe. » (''L’Obs'', 3 septembre 2015, à propos de ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Delfeil ===&lt;br /&gt;
*« Delfeil de Ton avait refusé de participer au film de [Pierre] Carles sur [[Professeur Choron|Choron]], mais il a accepté d’être dans celui sur [[François Cavanna|Cavanna]]... Il avait prétexté en 2007 qu’il ne voulait pas faire le clown devant une caméra, mais en 2014, il le fait très bien, le clown, devant celle d’un autre... C’est à croire qu’il préférait Cavanna à Choron... Évidemment ! Pour Delfeil, Cavanna était une “autorité morale”, “notre maître vénéré”, “c’est lui qui nous a inventés”, ''Sic'' de ''sic'' ! [[Siné]] aussi ne le considère “pas comme son père mais presque”. On rêve ! La première collaboration de [[Siné]] à ''Charlie Hebdo'', Cavanna la censura par une petite notule personnelle de désapprobation... Un père ? Plutôt une mère. Il y a une hystérie pathologique de soumission à leur mama Cavanna. À les entendre, il les a tous accouchés...&lt;br /&gt;
:Heureusement, dans le ''Cavanna'' de [Denis] Robert, Delfeil raconte — enfin ! — la vérité : c’est [[Professeur Choron|Choron]] qui a trouvé le titre de ''Charlie'' mais il ne l’a pas déposé. L’avocat Malka a demandé aux anciens un faux témoignage collectif à l’avantage de [[François Cavanna|Cavanna]]... Et tous ont signé ! Delfeil a signé ; [[Siné]] a signé ; [[Gébé]] a signé ; [[Willem]] a signé ; Cabu a signé ; [[Georges Wolinski|Wolinski]] a signé !... Penaud, Delfeil, devant la caméra de Denis Robert... “Oui, on a menti”... » (''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', 2015, p. 138)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' (2015)&lt;br /&gt;
* « Que sont mes amis devenus ? 2) Delfeil de Ton », ''[[Nabe’s News]]'' numéro 27, 18 décembre 2020 ([https://nabesnews.com/que-sont-mes-amis-devenus-2-delfeil-de-ton/ lire ici])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Ton]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Journalistes|Ton]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Thomas_Wolfe&amp;diff=18834</id>
		<title>Thomas Wolfe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Thomas_Wolfe&amp;diff=18834"/>
		<updated>2026-02-08T15:52:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Thomas-wolfe.jpg|thumb|right|upright=1|Thomas Wolfe]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Thomas Wolfe''' est un [[:Catégorie:Écrivains|écrivain]] né le 3 octobre 1900 à Asheville et mort le 15 septembre 1938 à Baltimore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
C’est dans la librairie des éditions du Dilettante, dirigées par [[Dominique Gaultier]], que [[Marc-Édouard Nabe]] découvre en juin 1986 ''Le Temps et le Fleuve'' de Thomas Wolfe. Vanté par [[Jean-Louis Kuffer]] et par [[Dominique Gaultier|Gaultier]] lui-même (qui dira à Nabe : « C’est ta pointure »), Nabe commence la lecture des œuvres de Wolfe en vacances dans la famille ardennaise d’[[Hélène Hottiaux|Hélène]] :&lt;br /&gt;
:« ''Vendredi 4 juillet 1986''. — [...] En ce moment, il ne faut pas me parler d’Amérique, je lis Thomas Wolfe ! Ça c’est l’Amérique, la vraie. Moi qui ne connais même pas New York ! Peut-être n’irai-je jamais... New York se dresse des pages de Wolfe... Le roc pris dans la toile... Je lis indifféremment un livre ou un autre : ça se lit n’importe où du Wolfe parce que justement, ça ne se lit pas...&lt;br /&gt;
:Wolfe n’est pas un grand artiste, il est “artiste” et c’est un grand. Peut-être lui faut-il brasser tous ses mots inutiles, imbriquer de bric-à-brac ses scènes fastidieuses, coller à la va-vite ses visions sentimentalistes, s’éterniser avec lui en élégies ridicules antilittéraires pour parvenir à ses trouées géniales qu’on ne voit jamais ailleurs. Wolfe c’est le lyrique pathologique, il fout tout en l’air parce qu’il en fait trop : un homme comme je les aime, comme je les aime trop.&lt;br /&gt;
:Quand Thomas Wolfe sort de l’atmosphère romanesque, c’est cosmique : un vieux billard en ruine entreposé dans le magasin d’un Noir ; l’arrivée d’une grande dame dans un cimetière du Sud ; le fleuve Hudson vert des peurs des hommes qui s’y sont noyés en esprit ou pas ; l’odeur des lilas ; le sommeil d’un bébé ; les mains croisées en arche osseuse d’un vieil oncle sur son pantalon ; les milliers de visages inconnus qui hantent une [[Thèmes#La mémoire|mémoire]] ou bien un couple de flics titanesques qui ont “l’énergie farouche et sans âme de la terre elle-même”...&lt;br /&gt;
:Oui, c’est un romantique, et alors ? Puéril et pataud, Wolfe ne se retient pas : il jouit, et beaucoup, et longtemps : Niagara de sperme. C’est l’homme de l’autodéluge. Son cœur est une sorte d’Himalaya qui serait un volcan comme le Vésuve. La [[Thèmes#La littérature|littérature]] est son Pompéi, victime de ses éruptions frénétiques. Le déferlement lui sert d’épopée. C’est son moteur pour atteindre l’épique pur, celui qu’aucun intello phraseur ne touchera jamais.&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], ''[[Inch’Allah]]'', [[Éditions du Rocher]], 1996, p. 1693.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juillet 1988, lorsque [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] commence à composer le second tome de ''[[Zigzags]]'' (inédit à ce jour), il projette d’intégrer un texte sur Wolfe : « Le torrent d’adjectifs »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], ''[[Kamikaze]]'', [[Éditions du Rocher]], 2000, p. 2800.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 2018, [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] diffuse un ''[[Éclats de Nabe|Éclat]]'', filmé dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017|galerie]] en septembre 2016, « Wolfe est un loup pour la galerie », où un visiteur américain lit un extrait de la biographie de Thomas Wolfe par David Herbert Donald.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wolfe galerienabe.png|thumb|center|upright=1.3|Capture de l’''Éclat'' « Wolfe est un loup pour la galerie »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Témoignage de Matthieu Gouet (traducteur de Wolfe&amp;lt;ref&amp;gt;Matthieu Gouet a traduit des lettres (http://www.matthieugouet.com/traductions.html) et un livre, ''[https://editions-sillage.fr/?p=164 L’Histoire d’un roman]'', publié aux éditions Sillage en 2016 (https://editions-sillage.fr/?p=164).&amp;lt;/ref&amp;gt;) ==&lt;br /&gt;
J’ai trébuché sur le nom de Wolfe comme sur un énorme caillou en lisant « Le Barde du Bonheur »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Marc-Édouard Nabe]], « Le barde du bonheur », ''Plein chant'' n°42-43, autonome 1988 (repris dans ''[[Oui]]'', 1998).&amp;lt;/ref&amp;gt;, texte où [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] rapprochait l’Américain du titan britannique [[John Cowper Powys|Powys]]. Quelques mois plus tard, j’étais justement en pleine lecture anglaise de ''Look Homeward'', ''Angel'' quand [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] a ouvert sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017)|galerie rue Fréderic-Sauton]] et que je l’y ai rencontré en septembre 2015. On a évoqué ces deux colosses de la prose lyrique, ce qui amena [[Marc-Édouard Nabe|Marc-Édouard]] à mentionner ''The Story of a Novel'', un texte de Wolfe peu connu et qu’il n’avait jamais lu faute de traduction. Je pus mettre la main sur ce récit assez court grâce au net et décidai d’entamer une version française, mettant de côté un autre projet, mon premier, trop long pour commencer de toute manière. Je l’annonçai à Nabe, qui lors d’un vernissage m’incita à parler à certains invités, me permettant ainsi de savoir où présenter la traduction. Je le fis peu après sous ses encouragements, terminant le manuscrit fin décembre, et ''L’Histoire d’un roman'' fut publié chez Sillage en mai 2016.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le livre est court, et pourtant Wolfe a le temps de retomber à deux doigts du transport délirant qu’il cherche justement à décrire. Sa sincérité émeut autant que sa candeur déconcerte. Après l’avoir lu, Nabe m’a fait remarquer que Wolfe y apparaissait lucide en même temps qu’aveugle face à d’évidentes erreurs de procédé. Le fonctionnement presque maladif, super-[[Marcel Proust|proustique]] de la [[Thèmes#La mémoire|mémoire]] de Wolfe, telle que décrite dans le livre, n’était pas sans interpeller Nabe également. Il faut dire que pour l’un comme pour l’autre, toute œuvre est autobiographique. Ils ne peuvent échapper à la vérité qu’ils ont à dire sur leur entourage. Tant pis si ça passe mal : Wolfe s’est mis toute une bourgade de ploucs à dos, Nabe aussi (le « tout-Paris »). Ils ont en commun d’être de grands vexeurs qui semblent cruels parce qu’ils cherchent à être justes. Et puis, ils vont chercher l’émotion et la trouvent dans de puissants élans (comment supporter que les choses ne soient pas dites à la mesure qu’il faut ?). La façon diffère, bien sûr : Nabe se balance comme un [[:Catégorie:Jazzmen|jazzman]] sur les harmoniques du moment pour faire pulser sa phrase, alors que Wolfe déroule, incontrôlable, un lourd maëlstrom mahlerien où les beautés percent dans le bordel. Mais il y a en tout cas chez tous deux une certaine ivresse naturelle (bien loin de celle de l’alcool, où Wolfe se baigne mais que Nabe méprise) que leur procure l’énormité de l’existence. Puisqu’ils exaltent devant elle, l’intensité de leur chant doit noyer la demi-mesure, le modéré, le minimal. D’ailleurs, quand ils lisent ils vont surtout chercher la grande [[Thèmes#La littérature|littérature]] dans d’interminables pavés effervescents où se déversent des flots de sensations, sachant que c’est là qu’on trouve la vraie vie, débordante et bouillonnante pour ceux qui savent la vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Wolfe ===&lt;br /&gt;
* « Un seul me rappelle [[John Cowper Powys|Powys]], par la temporalité homérique de son discours, c’est Thomas Wolfe aux “romans” à la langue aussi bien pendue. Wolfe le Niagara d’adjectifs, le fleuve de mots dans lequel se sont baignés tous les Hemingway, tous les Faulkner suivants... Le torrent Powys a-t-il rencontré le torrent Wolfe ? Ces deux géants arpentant le Nouveau-Monde ! Quel choc de titans ! S’il a eu lieu ce fut probablement dans un train. Je ne connais pas deux meilleurs chantres de la locomotive américaine ! Comme Wolfe, en plus [[Thèmes#La religion|religieux]] Powys écrit ses romans dans le style abondant des conteurs ancestraux qui avaient tout leur [[Thèmes#Le temps|temps]] pour faire apparaître les dieux... L’histoire dérive, se gonfle, s’attarde. L’artiste ''s’éternise''... Les personnages sont mythiques et les sensations aussi finement décrites que les décors. La voix peint ! On entend les couleurs de l’âme ! Ce que nous cherchons nous autres lyriques du siècle qui l’est le moins, [[John Cowper Powys|Powys]] et Wolfe l’ont trouvé (ah ! si [[Paul Claudel]] avait écrit un roman !) avec toute l’imperfection indispensable qui manque à [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] et à laquelle il n’était pas tenu de par la langue française qui exige un soin du mot, une maîtrise de la masse romanesque ''à la page près'' qui s’accorde mal avec le flux tumultueux des Américains ou Russes portant leur peuple dans le cours de leur balourdise et de leur naïveté. Ils ne construisent pas, mais ils chantent ! Ah ! Quelle chance de ne pas être français ! [[John Cowper Powys|Powys]] et Wolfe n’ont pas eu à lutter contre cette élégance logique propre à ma langue maternelle. Ils pouvaient délirer, et tant pis si Maxwell Perkins a tailladé dans la tétralogie wolfienne, si les éditeurs du ''Wolf Solent'' l’ont réduit considérablement ou si dans ''Glastonbury'' plusieurs centaines de pages ont sauté ! Il leur en restait toujours 600 ! 700 ! 1 000 !... Aujourd’hui le jeune lyrique français qui, follement, veut suivre, dans sa langue, la voie ample des Wolfe léviathanesques, des Powys mammouthéens, n’a plus qu’à crever face aux impératifs de notre triste époque (écriture “blanche”/250 p./moins de 100 francs), crever de chagrin comme ces autres albatros amputés des ailes du septième art : [[Abel Gance]], [[Erich von Stroheim]]... Powys est passé à côté du [[Thèmes#Le cinéma|cinéma]], comme de la musique, mais ces ogres insatiables et enfantins sont ses frères. » (« Le barde du bonheur », ''Plein chant'', n°42-43, automne 1988)&lt;br /&gt;
* « ''Samedi 5 juillet 1986.'' — [...] Thomas Wolfe. Quel choc somptueux ! À rajouter définitivement dans ma liste... Les gros ours qui puent...&lt;br /&gt;
:Il n’est pas souvent bon, il est même rarement bon, mais quand il est bon, il est sublime. Son sens du grandiose ravage tout. Wagner est un nain à côté. Thomas Wolfe est démesuré comme la mer. D’ailleurs, on ne lit pas Wolfe, on le regarde comme la mer. Ses pages sont une infinitude de vagues dont le spectacle ne lasse pas. Il n’y a pas une idée qui vienne troubler la surface superbe de sa [[Thèmes#La littérature|littérature]] océanique. Pas vraiment de style, sinon celui de la rhapsodie lyrique, son art est multisymphonique. Il excelle dans l’envolée descriptive qui emporte tout : les réticences comme les admirations... Très mauvais dans les dialogues, Wolfe patine dans les scènes. C’est un [[honoré de Balzac|Balzac]] pas doué qui voudrait écrire ''La Comédie américaine''. Ce qui est poignant, c’est l’atroce sentiment de nostalgie du narrateur duquel semblent naître — comme des géants sortiraient de la terre du [[Thèmes#Le temps|Temps]] — des personnages extraordinaires, mystiques...&lt;br /&gt;
:Il regrette ce qui s’est passé, mais ce qui se passera aussi. En ce sens, sa machine à remonter les souvenirs s’emballe parfois jusqu’à les anticiper. Je n’ai jamais lu quelqu’un qui donne autant de consistance aux sensations prémonitoires.&lt;br /&gt;
:Littérature de l’oubli et de la menace. Wolfe écrit sur le bord d’un gouffre où grouille encore le monde qui l’a précédé. Il dit d’ailleurs clairement qu’il a une “[[Thèmes#La mémoire|mémoire]] tenace, exaspérée par son désir et sa rage et qui ramène dans ses filets, des profondeurs abyssales du passé, mille instants de vie miroitant comme des poissons”. En effet, mile visions lui viennent et plus il cherche à les effacer de sa [[Thèmes#La mémoire|mémoire]] en s’en souvenant, plus elles dansent en grimaçant de sadisme dans sa caboche d’ogre ivre. » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, p. 1694)&lt;br /&gt;
* « ''Jeudi 7 juillet 1986''. — [...] Thomas Wolfe. Finalement, ce qui me touche le plus dans la [[Thèmes#La littérature|littérature]] des autres, c’est mon lyrisme.&lt;br /&gt;
:Wolfe, c’est le roi des lumières de fin octobre et des trains sillonnant la nuit effrayée. C’est le roi des ploucs rougeauds qui songent à Dieu sait quoi. C’est le roi des torrents de montagne qui traînassent en moussant et des sons surtout ! Le roi du son des sabots des mulets sur la route, le son des voix monotones qui dévident lentement “le fil bavard de la destinée”... Et bien sûr les odeurs, le roi des odeurs, c’est Wolfe : celle des toiles d’araignées, du bois craquelé et luisant, celle du cidre et des tomates pourries sur la branche, celle du foie dodu, du phénol, et des clous, l’odeur des clous... L’odeur d’un Noir et de son cheval pendus ensemble, l’odeur des feuilles de nénuphar en décomposition, bref l’odeur du Sud !&lt;br /&gt;
:C’est le genre de type qui attend un train en gare avec l’intensité d’un condamné à [[Thèmes#La mort|mort]] sur le point de monter sur l’échafaud. Chaque instant est vécu comme le dernier, un dernier qui aurait la saveur d’un premier. Avec Wolfe, c’est à tout moment l’apocalypto-genèse de tout. » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, pp. 1695-1696).&lt;br /&gt;
* « ''Lundi 14 juillet 1986.'' — On entend de vagues flonflons de l’autres côté de la Meuse. Même sur Uranus, la vie ne louperait pas un 14 juillet... J’ai apporté ma somme wolfienne sur un banc... Je lis ''Le Temps et le Fleuve'' face à la Meuse qui prend du coup des faux airs d’Hudson... Voilà encore une déterminance : Wolfe n’a pas choisi le Mississippi comme Faulkner et compagnie, il a choisi d’Hudson ! Le fleuve qui entre dans la ville, le fleuve qui se mouille ! C’est dans son lit qu’on a retrouvé le cadavre flottant d’[[Albert Ayler]].&lt;br /&gt;
:Si Thomas Wolfe écrit tant, c’est qu’il n’arrive pas à dire une seule chose à la fois. L’inexprimable le rend loquace et éloquent. Il n’en finit jamais de dire qu’il ne trouve pas la phrase qui exprimerait parfaitement cette sensation qui le torture : comment dire ce qu’il y a à dire ? Toute la [[Thèmes#La littérature|littérature]] wolfienne est une tentative pour donner un langage à ce qui d’ordinaire laisse sans voix, c’est-à-dire la profusion des émotions paralysantes. Wolfe sait qu’il n’a pas assez de mots à verser dans la parole du chant du monde et qu’il n’a plus qu’à foncer dans un train, rapide comme le projectile d’une arme à feu, dans le noir, droit devant lui, comme dans un “tunnel de dix mille jours furieux et hallucinés”...&lt;br /&gt;
:Grande musique. Quand Wolfe commence à chorusser, c’est [[John Coltrane|Coltrane]], on ne l’arrête plus, il va toujours plus loin dans l’exaspération lyrique d’un sentiment. Dans ''L’Ange banni'', que j’ouvre au hasard, il se lance vers la page 370 dans un “portrait moral” de l’homme, tout simplement. Il y a là cinq pages sublimes que personne encore n’avait écrites, lucides et naïves à la fois, où l’être humain est mordu, secoué, brutalisé, caressé, embrassé comme seul Dieu aurait osé le faire... » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, p. 1702)&lt;br /&gt;
* « ''Mercredi 23 juillet 1986''. — Je me laisse écraser par Thomas Wolfe comme une petite fille qui traverse juste au moment où passe un gros camion...&lt;br /&gt;
:C’est un béat. Et il sait faire parler la béatitude, ce qui est rare. D’habitude, la bouche de l’extatique reste ouverte sans que rien n’en sorte. Wolfe expulse de son ébahissement devant l’énormité du monde des flots tumultueux de mots. Pas n’importe lesquels, des mots qui correspondent réellement et chacun à une sensation. C’est un [[:Catégorie:Écrivains|écrivain]] sensationnaliste. Il veut tout dire de ce qu’il a ressenti : c’est sa propre tyrannie qu’il impose à coups de souvenirs. Il a trop de [[Thèmes#La mémoire|mémoire]] (d’ailleurs il a trop de tout), alors il faut que ce qu’il se rappelle recouvre ce qu’il vit pour qu’il accepte d’oublier un instant ce u’il est en train de vivre !&lt;br /&gt;
:C’est à ce prix qu’il pouvait embrasser les remembrances douloureuses d’un passé increvable, et les échappées délirantes vers l’avenir effrayant. Le présent est une mare de marasme stagnant dans laquelle Wolfe — éperdu d’amour —, se mire comme un Narcisse maso.&lt;br /&gt;
:Il veut découvrir son œuvre comme Christophe Colomb a découvert son pays. Il ne tient pas forcément à prendre la bonne route pour y parvenir. S’il n’atteint pas les rives de l’Œuvre Parfaite, tant pis ! En chemin, il a vu des choses, et ces choses, Wolfe excelle à les montrer sur des centaines de pages autobiographiques. Il prend les anges bannis ou exilés au filet. Et il jette ses rocs de vie dans le fleuve du [[Thèmes#Le temps|Temps]].&lt;br /&gt;
:La Nature violemment indifférente aux choses de l’homme a trouvé son chantre dans cet [[:Catégorie:Écrivains|écrivain]] brouillon. Seul Wolfe réussit à entrer dans la sauvagerie [[Thèmes#Les femmes|féminines]] de la vie à l’état brut. C’est ça qui le fait chanter. » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, p. 1710-1711)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'' (1992)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* « Le barde du bonheur », ''[[Oui]]'' (1998)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Wolfe]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Écrivains|Wolfe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Speculum_lyvonnet_1.png&amp;diff=18829</id>
		<title>Fichier:Speculum lyvonnet 1.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Speculum_lyvonnet_1.png&amp;diff=18829"/>
		<updated>2026-02-08T15:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Speculum_lyvonnet_2.png&amp;diff=18830</id>
		<title>Fichier:Speculum lyvonnet 2.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Speculum_lyvonnet_2.png&amp;diff=18830"/>
		<updated>2026-02-08T15:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Tommy_corrections.png&amp;diff=18831</id>
		<title>Fichier:Tommy corrections.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Tommy_corrections.png&amp;diff=18831"/>
		<updated>2026-02-08T15:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Vesper_nabe_adieu.png&amp;diff=18832</id>
		<title>Fichier:Vesper nabe adieu.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Vesper_nabe_adieu.png&amp;diff=18832"/>
		<updated>2026-02-08T15:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Wolfe_galerienabe.png&amp;diff=18833</id>
		<title>Fichier:Wolfe galerienabe.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Wolfe_galerienabe.png&amp;diff=18833"/>
		<updated>2026-02-08T15:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Capture_chagrin_audrey.png&amp;diff=18817</id>
		<title>Fichier:Capture chagrin audrey.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Capture_chagrin_audrey.png&amp;diff=18817"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Delfeil-Patience2.png&amp;diff=18818</id>
		<title>Fichier:Delfeil-Patience2.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Delfeil-Patience2.png&amp;diff=18818"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Duchamp_eclat.png&amp;diff=18819</id>
		<title>Fichier:Duchamp eclat.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Duchamp_eclat.png&amp;diff=18819"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Fixatif_fassbinder.png&amp;diff=18820</id>
		<title>Fichier:Fixatif fassbinder.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Fixatif_fassbinder.png&amp;diff=18820"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Gaccio-Nabe_eclat.png&amp;diff=18821</id>
		<title>Fichier:Gaccio-Nabe eclat.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Gaccio-Nabe_eclat.png&amp;diff=18821"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Gaultier_nabe.png&amp;diff=18822</id>
		<title>Fichier:Gaultier nabe.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Gaultier_nabe.png&amp;diff=18822"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Leslie_mene_nulle_part.png&amp;diff=18823</id>
		<title>Fichier:Leslie mene nulle part.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Leslie_mene_nulle_part.png&amp;diff=18823"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Lhomme_se_souvient_antiedition.png&amp;diff=18824</id>
		<title>Fichier:Lhomme se souvient antiedition.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Lhomme_se_souvient_antiedition.png&amp;diff=18824"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Mere_frere_lefrere.png&amp;diff=18825</id>
		<title>Fichier:Mere frere lefrere.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Mere_frere_lefrere.png&amp;diff=18825"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Nabe_willem_patience.png&amp;diff=18826</id>
		<title>Fichier:Nabe willem patience.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Nabe_willem_patience.png&amp;diff=18826"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Patience_goncourt.png&amp;diff=18827</id>
		<title>Fichier:Patience goncourt.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Patience_goncourt.png&amp;diff=18827"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sorins_galerie.png&amp;diff=18828</id>
		<title>Fichier:Sorins galerie.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sorins_galerie.png&amp;diff=18828"/>
		<updated>2026-02-08T15:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Berroyer_galerie.png&amp;diff=18816</id>
		<title>Fichier:Berroyer galerie.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Berroyer_galerie.png&amp;diff=18816"/>
		<updated>2026-02-08T15:47:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Antoine_Rosselet&amp;diff=18815</id>
		<title>Antoine Rosselet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Antoine_Rosselet&amp;diff=18815"/>
		<updated>2026-02-08T15:45:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:antoine_rosselet.png|thumb|Center|upright=1|Antoine Rosselet]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Antoine Rosselet''' est né le 29 janvier 1987 à Estavayer-le-lac (Suisse).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Antoine Rosselet, ressortissant suisse, devient l’assistant de [[Marc-Édouard Nabe]] en 2013 sur le manuscrit de ce qui sera le tome 2 des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]'', avant de travailler sur ce qui est désormais le [[Les Porcs (premier tome)|premier tome]], entre 2014 et 2017. Il participe également aux corrections de son magazine ''[[Patience]]'' à partir du numéro 2 et, récemment, à son 31&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; livre, ''[[Aux Rats des pâquerettes]]''. Rosselet apparaît également dans la série des ''[[Éclats de Nabe]]''. Après avoir vécu plusieurs mois à Aix-en-Provence, pendant l’écriture des ''Porcs'' en 2013-2014, Rosselet sera logé par Nabe dans sa [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|galerie]] même en 2016 pendant plusieurs mois pour procéder aux corrections du livre. Antoine Rosselet publiera dans ''[[David Vesper|Adieu 1]]'' (2017) un poème sur le terrorisme, intitulé « Cyrano des Buttes Chaumont ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nabe retrouvera Rosselet à Lausanne en 2018 pour travailler avec lui sur le deuxième tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]''. Le 8 février 2019, Antoine Rosselet est témoin de la conversion de Marc-Édouard Nabe au [[Thèmes#La religion|protestantisme]] par le pasteur Thévoz, à l’église Saint-Jean de Lausanne, 60 ans après son baptême catholique à Marseille, à Notre-Dame du Mont. À cette occasion, il interviewe Nabe pour ''[[Nabe’s News]]'' : l’échange parfois acerbe des deux convertis (Rosselet est un ancien protestant devenu catholique sur l’influence entre autres de Nabe et particulièrement de la lecture de ''[[L’Âge du Christ]]'') permet d’expliciter le sens de l’acte religieux de Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;« À 60 ans, Nabe se convertit au protestantisme ! », ''[[Nabe’s News]]'' n°19, lire : http://www.nabesnews.com/nabe-se-convertit-au-protestantisme/&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rosselet publie sur le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe (''alainzannini.com'') une [[:Catégorie:Études|étude]] sur le rapport entre l’écrivain et ses « fans » intituée « [[Le nabien anti-Nabe]] », écrite après une expérience vécue à la [[Expositions#Aix-en-Provence (juillet 2013)|galerie d’Aix-en-Provence]] (juillet 2013). Sous le pseudonyme d’ « Orange Joe », il contribuera à plusieurs numéros de ''[[Nabe’s News]]'' (sur Jean-Louis Costes&amp;lt;ref&amp;gt;« Orange Joe », « Costes : fin ? », ''[[Nabe’s News]]'' n°3, lire : http://www.nabesnews.com/costes-fin/&amp;lt;/ref&amp;gt;, « La vengeance d’Arthur »&amp;lt;ref&amp;gt;« Orange Joe », « La Vengeance d’Arthur », Nabe’s News n°8, 26 novembre 2017, lire : http://www.nabesnews.com/la-vengeance-darthur/&amp;lt;/ref&amp;gt;, « Les personnages des ''Porcs'' parlent »&amp;lt;ref&amp;gt;« Les personnages des ''Porcs'' parlent », ''[[Nabe’s News]] n°21, 2 septembre 2019, lire : http://www.nabesnews.com/les-personnages-des-porcs-parlent/&amp;lt;/ref&amp;gt; ou « Le salmigondis noir »&amp;lt;ref&amp;gt;« Orange Joe », « Le Salmigondis noir », ''[[Nabe’s News]]'' n°24, lire : http://www.nabesnews.com/le-lys-noir-fane-par-le-souffle-des-rats-des-paquerettes/&amp;lt;/ref&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Rosselet sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « On le sait depuis longtemps, le lecteur de Nabe n'est pas un lecteur ordinaire... et découvrant bien souvent dans son écriture un lien d'intimité - voire de complicité - très fort entre lui et l'auteur, il est rare que leur première rencontre ne s'en trouve pas biaisée. Il y aurait beaucoup à rapporter, à développer et à décortiquer concernant les raisons profondes de cette ambiguïté typique entre Marc-Édouard Nabe et ses admirateurs, mais disons simplement ici que le fan – parfaitement coutumier du Nabe de papier – sera rapidement gêné par l'importune présence de l'artiste vivant. Le Nabe réel ne s'avérera presque jamais “digne” de l'image (toujours très abstraite) que le fan s'en était faite. Il ne le saisit pas, il lui échappe... Pourtant le fan est ”nabien”, sincèrement, il connaît tout, il adore tout !... Mais le Nabe vivant le déçoit. On a du mal à comprendre pourquoi, tant l’être « en vrai » est à l’exacte image de son écriture : sincère, énergique, drôle, vif et cinglant. Néanmoins cette déception est telle qu'il ne la lui pardonnera pas. Déjà le nabien déçu ne pense plus aux milliers d'heures passées à lire amoureusement tous ses livres prodigieux, il n'a plus qu'une idée en tête : faire payer à son idole d'avoir osé le décevoir ! Alors il s'en ira quelque part sur le web pour faire connaître au monde entier sa vexation terrible ainsi que le « salaud » qu'est devenu son auteur favori... » (« Le nabien anti-Nabe », 9 août 2013)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Rosselet ===&lt;br /&gt;
Sous son pseudonyme Internet de l’époque, « Ambroise », Rosselet apparaît dans le premier tome des ''Porcs'' :&lt;br /&gt;
* « À cause de ses derniers posts sur le 11-Septembre, je battis froid cet “Ambroise”, un petit gars suisse avec un chapeau nabien, une tête à la ''Mad'', les oreilles décollées et les dents du bonheur... Les noises d’“Ambroise” sur Internet, ç’avait été d’insinuer que j’étais “malhonnête” de ne pas avouer que je m’étais peut-être trompé sur un “fait divers” qui n’avait, “selon toute vraisemblance”, pas eu lieu ! “Ambroise” se demandait ce qu’il resterait de ma ''[[Une lueur d’espoir|Lueur d’espoir]]'' une fois que les thèses conspis auraient été reconnues par le plus grand nombre, y compris par moi, bien obligé... Ce petit enculé se demandait également pourquoi je n’écrivais rien là-dessus (et ''Arrêtez vos conneries !'', c’est pour les chiens ?), et me soupçonnait de ne pas vouloir en parler pour ne pas avoir à reconnaître que je m’étais “planté”. J’étais furax ! Bande de cons ! Ne pas avoir accès à mes textes dans mon tiroir n’était pas une excuse ! Pas un pour penser que ce n’était pas parce que je ne m’exprimais pas publiquement sur ces questions qu’elles ne me travaillaient pas... Toujours cette infirmité métaphysique des fans qui ne vivent avec leur auteur que dans leur propre temporalité à eux, c’est-à-dire celle de leur lecture du jour : ils ne s’éclairent, et surtout ne m’éclairent, qu’à la lumière de ce que j’ai déjà publié ! Tous, et en particulier ce Suisse, parce qu’ils ne m’avaient pas encore lu sur le sujet du conspirationnisme, se permettaient de me juger. Qui était donc cet “Ambroise” pour devenir ainsi soudain le chef de file de mes forumeurs complotistes ? » (''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 761)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Collaboration ==&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(2) La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' (2015)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'' (2019)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(4) Pornabe|Patience 4]]'' (2019)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Rosselet]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Assistants|Rosselet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Rahsaan_Roland_Kirk&amp;diff=18814</id>
		<title>Rahsaan Roland Kirk</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Rahsaan_Roland_Kirk&amp;diff=18814"/>
		<updated>2026-02-08T15:39:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Roland kirk.jpg|thumb|right|upright=1.2|Rahsaan Roland Kirk]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Rahsaan Roland Kirk''' est un musicien de [[Thèmes#Le jazz|jazz]] (saxophone ténor, stritch, manzello, flûte traversière, flûte à bec, clarinette, etc.) américain né le 7 août 1935 et mort le 5 décembre 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Durant son adolescence, après avoir assisté à un concert et rencontré Roland Kirk en 1973, [[Marc-Édouard Nabe]] s’inspire des créations du jazzman pour inventer un instrument de musique : le « Nabophone » (un pipeau à bec de tenor et pavillon de trombone)&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, dans ''[[Zigzags]]'', Nabe publie un texte sur Roland Kirk, « L’homme aux mille et un saxos » qui émeut [[François Rilhac]] : « Dire ça sur Roland Kirk, c’est bouleversant. »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], 1993, p. 1564.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rahsaan est le sujet de séries de portraits réalisés par Nabe à différentes périodes (1990, 2000, 2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prestations musicales et scéniques de Roland Kirk étant toujours spectaculaires, Nabe fera découvrir le musicien à plusieurs visiteurs et visiteuses de sa galerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Rahsaan Roland Kirk ===&lt;br /&gt;
* « Quand Roland Kirk soufflait pour la première fois, ce n’est pas seulement les moumoutes qui s’envolaient, c’était les âmes : elles restaient collées au plafond tant que le vent n’avait pas cessé, et comme Roland Kirk était le maître de la respiration continue, que je l’ai vu tenir une note 17 minutes, montre en main, nous étions tous les 3000 hors de nous-mêmes, c’est-à-dire profondément à côté, dans le gros souffle prodigieux, ce torrent de cris, de notes, de sons, de noyaux et de pépins, de foutre et de morve, de chants millénaires et de pensées à haute voix, de sang et d’abats de volailles, de mousse et de swing, dans le sillage ainsi sans ambage... A la main gauche : il maniait 5 saxos et un cor anglais : c’est la section d’[[Duke Ellington|Ellington]] ! Avec la main droite, il est aux commandes d’une dizaine de cuivres trafiqués, méconnaissables : on jurerait l’orchestre de [[Count Basie|Basie]] : il avance ainsi dans les arrangements, les unissons et les contrechants, ça se croise en grands orchestres, des lignes de riffs et des mélodies devant et derrière une seule note qui tourne, comme en Inde, sous la mélodie, comme en Irlande ! Chaque narine ressemble à une immense bouche qui avale deux cornemuses et cinq flûtes à bec... Dans le petit bout de commissure qui lui reste à droite de la barbe là, au bord des dents, sur les quelques millimètres de peau de libre, entre deux pores enfin : trois harmonicas (un diatonique, deux chromatiques) avec lesquels il fait d’autres accords encore, une vraie symphonie !... » («  L’homme au mille et un saxos », ''[[Zigzags]]'', 1986, pp. 250-251)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Portraits ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=150px heights=150px mode=nolines&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:Kirk_à_la_flute_(2000).jpeg|Kirk à la flûte (2000)&lt;br /&gt;
Image:Kirk_au_bonnet_(2000).jpeg|Kirk au bonnet (2000)&lt;br /&gt;
Image:Kirk_au_costard_bleu_(2000).jpeg|Kirk au costard bleu (2000)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_aux_trois_saxo_(2000).jpeg|Roland Kirk aux trois saxos (2000)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_à_la_corne_(2007).jpeg|Roland Kirk à la corne (2007)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_à_la_flûte_(2007).jpeg|Roland Kirk à la flûte (2007)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_au_saxo_ténor_(2007).jpeg|Roland Kirk au saxo ténor (2007)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_aux_instruments_(2007).jpeg|Roland Kirk aux instruments (2007)&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_aux_saxos_(2007).jpeg|Roland Kirk aux saxos (2007)&lt;br /&gt;
Image:Kirk.jpeg|Kirk&lt;br /&gt;
Image:Roland_Kirk_a_la_barbiche_2007.jpg|Roland Kirk à la barbiche (2007)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=roland-kirk Portraits de Rahsaan Roland Kirk sur le site de Marc-Édouard Nabe]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'' (1985)&lt;br /&gt;
* «  L’homme au mille et un saxos », ''[[Zigzags]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Nuage]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d'épée dans l'eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Kirk]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Jazzmen|Kirk]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Portraits|Kirk]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Marcel_Zannini&amp;diff=18813</id>
		<title>Marcel Zannini</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Marcel_Zannini&amp;diff=18813"/>
		<updated>2026-02-08T15:36:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marcel_Zannini_(28062017).jpg|thumb|right|upright=1.2|Marcel Zannini, 28 juin 2017]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Marcel Zannini''', dit Marcel Zanini, est un musicien de [[Thèmes#Le jazz|jazz]] (saxophone ténor, clarinette, chant) né le 7 septembre 1923 à Constantinople (Empire ottoman) et mort le 18 janvier 2023 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Marcel Zannini est le père de [[Marc-Édouard Nabe]], conçu à New York, où Marcel et sa femme [[Suzanne Zannini|Suzanne]] vivaient entre 1954 et 1958. À cette période, Marcel travaille dans une boutique d’anches et rencontre de grands musiciens de [[Thèmes#Le jazz|jazz]], dont [[John Coltrane]], [[Charlie Parker]] et [[Billie Holiday]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 1955, Zanini prend les dernières photos de [[Charlie Parker]] jouant au Birdland avec [[Bud Powell]], [[Charles Mingus]] et [[Art Blakey]]. De retour en France en 1958 pour la naissance d’[[Marc-Édouard Nabe|Alain Zannini]], il continue sa vie de chef d’orchestre à Marseille puis, en montant à Paris, connaît un succès fulgurant en janvier 1970 avec ''Tu veux ou tu veux pas ?'', avant que Brigitte Bardot n’enregistre sa propre version du titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zanini fera profiter au futur [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] de sa pénétration du monde du showbiz après son « tube », ce qui permettra à l’écrivain à venir d’emmagasiner tout un tas de connaissances du milieu du music-hall et de la chanson française. Zanini intègrera son fils dans différentes émissions de radio et de télévision ainsi que des séances photos.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Frankenstein.jpg|thumb|center|upright=2|Zanini et les camarades de classe d’Alain, tous portant un masque de son père, sauf un... Boulogne-Billancourt, 1971]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amateur de [[Thèmes#La peinture|peinture]] (Matisse, Modigliani, Léger..), Zanini est surtout un passionné de [[Pablo Picasso|Picasso]] dont il a transmis le goût très tôt à son fils. En [[Thèmes#La littérature|littérature]], totalement autodidacte, Zanini sera un lecteur de Montherlant, Giraudoux, [[Luigi Pirandello|Pirandello]], [[Oscar Wilde|Wilde]] et Tchekhov... Mais c’est surtout [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] qui domine totalement sa « culture ». Et c’est bien sûr grâce à Zanini que Nabe lira l’auteur de ''Rigodon''. Musicalement, ayant fait baigner le futur Nabe dans le [[Thèmes#Le jazz|jazz]] avant même sa naissance, il a encouragé et suivi le parcours instrumental de son fils, passé du piano au trombone, du trombone à la batterie, et de la batterie à la guitare. Le père engagera le fils dans son orchestre dès l’âge de 17 ans, ce qui permettra à Nabe de pratiquer la guitare, de côtoyer les musiciens et d’approfondir sa connaissance du jazz de l’intérieur (avec notamment [[Sam Woodyard]] et [[François Rilhac]]...). Pendant des décennies, bien des aventures pas toutes racontées encore dans les livres de Marc-Édouard Nabe ont eu lieu entre les deux personnages. Le « Zanine », comme l’appelle Nabe dans son œuvre, a fait d’abord l’objet de tout un chapitre du ''[[Au régal des vermines|Régal]]'', « Tempête sous une moumoute », et a plus largement une place particulière dans toute l’œuvre de l’écrivain (les [[:Catégorie:Journal intime|journaux intimes]] surtout). Zannini est transposé, sans nom, en clown dans ''[[Le Bonheur]]'' (1988)&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre XXIII « ”Papa, ta mère est morte !” », ''[[Le Bonheur]]'', Denoël, 1988, pp. 413-430.&amp;lt;/ref&amp;gt; et en aveugle dans ''[[Je suis mort]]'' (1998)&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Je suis mort]]'', Gallimard, 1998, pp. 80-84.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il apparaît, à l’âge de 92 ans, plusieurs épisodes de la série des « [[Éclats de Nabe]] » en 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Marcel sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Fais gaffe... » (''[[La Vérité#Numéro 3 (janvier 2004)|La Vérité]]'' n°3, janvier 2004)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Marcel ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « ''Lundi 29 août [1983]''. - Deux jours après [[Lester Young|Lester]], c'est au tour de [[Charlie Parker|Parker]] d’avoir pu avoir soixante-trois ans ! Un jeune retraité qui soufflerait ses bougies à la mitrailleuse ! Cette commémoration intime est l’occasion pour le Zanine de ressortir ses souvenirs d’Amérique que je connais par cœur et qui me ravissent toujours. Pour mon père, la vie est une extase. Et l’art en est le seul responsable : toutes les misères sont sans importance pour un artiste. L'artiste (amateur ou créateur) est sauvé d’avance parce qu’il a la chance d’apprécier les choses de la beauté. La Nature lui a donné ce sens alors qu’elle le refuse à bien d’autres, qui n’ont pas plus de raison de vivre que de mourir. L‘Art, pour Marcel, rend futile la pire des agonies. L’Art, c‘est la liberté en soi, pour toujours. La plus fantastique machine d'exaltation et de bien-être : c’est le plus beau des remèdes. Je suis loin de cette idée, inutile de le dire. C’est une conception de musicien. » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 83)&lt;br /&gt;
* « ''Samedi 8 octobre [1983]''. —  « ''21'' ». Archibourré à craquer. Les gens attendent dehors pour descendre écouter Grif. Je suis devenu le prince ici. Un oiseau dans la jungle. Marcel arrive. Il m’apporte des affaires propres. Je vais dans les chiottes me mettre en costume noir et nous échangeons nos cravates. Je passe par cœur en Aristide Bruant morbide. La foule s’accroît. Charlie a le tiroir-caisse qui fait des sauts périlleux arrière. [[Slim Gaillard]] est encore là, nous plaisantons ensemble. Au deuxième set, mon père, mort de peur, est invité par Griffin pour une ''jam''. Les gens hurlent de joie. Ils attaquent ''Just friends'' et très gentiment Grif laisse le Zanine dévider ses chorus mal assurés mais pleins de son. Tout cela est vidéofilmé. Après le triomphe, le petit géant insiste pour que Marcel continue. Beaucoup plus décontracté, il se lance alors dans un blues en sol formidable où la rythmique tourne comme une table hantée. C’est l’hystérie dans le club. Là papa joue vraiment très bien. Beau découpage [[Lester Young|lesterien]], bonne mise en place, bonne anche. Je crois rêver. Le fils mettant le père sur un coup ! Jouer avec Griffin a certainement ému profondément Marcel. C'est une de mes rares satisfactions depuis plus de deux mois. Slim le félicite aussi sur son mélange de Lester et de Byas. Ça vibre pour le petit père. Baume. » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, pp. 133-134)&lt;br /&gt;
* « ''Mardi 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; novembre [1983]''. — Marcel drague au restaurant un cageot immonde comme lui seul en a le goût. J’ai honte d’arriver au Petit Journal avec une telle fille. C’est sa spécialité ! Dès qu’il y a une belle femme, il fait le timide ; les ailes ne lui poussent que lorsqu’une caisse est assez tordue pour mordre à ses minauderies ridicules de crooner vieillot. » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 156)&lt;br /&gt;
* « ''Samedi 7 janvier [1984]''. - Bonne discussion avec mon père au sujet de ''Mesdames, Messieurs'' qu’il trouve un peu trop ''aigri''. Je suis comme le prince de ce conte qui fit pendre le peintre de son royaume parce qu’il montrait dans ses tableaux une trop belle vision du monde. Ce sont les enfances très heureuses qui font les malheureux : j’en suis sûr... Le Zanine très en verve me parle de l’art et de sa stagnation universelle, de l’histoire du [[Thèmes#Le jazz|jazz]], de l’oreille faussée de la jeunesse pernicieusement humiliée par le boum-boum de la nouvelle musique populaire (le rock), des thèmes démodés de [[Charlie Parker|Parker]] si c’est pas lui qui les joue, des bienfaits artistiques des guerres, du trio du siècle [[Charlie Parker|Parker]]-[[Pablo Picasso|Picasso]]-[[Louis-Ferdinand Céline|Céline]], et de l'espérance de nouveaux messies quí se font attendre... (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 213)&lt;br /&gt;
* « ''Mercredi 25 janvier [1984]''. — De retour de province, Marcel ramène de très vieux et précieux 78 tours que la veuve d’un vieil ami lui a confiés. Nous écoutons religieusement ces reliques éraillées de concerts marseillais des années 50 où Marcel, Arvanitas, Léo Missir et [[Jean-Pierre Lindenmeyer|Jean-Pierre]] accompagnent Don Byas ! Ils n'avaient peur de rien ! ''Allen’s alley'' ; ''Robin’s Nest'', en pleine fraîcheur !&lt;br /&gt;
:Zanine Band and Byas !... Quels souvenirs ! Ils avaient tous dans l'orchestre douze mois d’instruments dans les doigts. Marcel a bien gardé sa sonorité : on dirait Zoot Sims sur certains sillons : il perd un peu les pédales dans les tempos rapides... ''These foolish things'', ''How high the moon'', ''Whispering'', ''All the things you are'' sont encore étayés d’arrangements un peu présomptueux... C’est le bop de la pétanque ! Les grands moments sont les tonitruantes entrées de Don Carlos, ses cascades lyriques sous les ponts des anatoles, et une belle version touffue de la déchirante ''Laura'' !&lt;br /&gt;
:Je lis à pleine voix les arrangements de postures du cher Dolmancé ! [[Suzanne Zannini|Ma mère]] se bouche les oreilles pendant que Marcel s’écroule de rire : ça marche, comme sur [[Jean-Pierre Lindenmeyer|Jean-Pierre]]... Tous les hommes doivent rire, c’est le test, le test d’humour! Les [[Thèmes#Les femmes|femmes]] ne peuvent pas rire de Sade, d'abord parce qu’elles n’ont ni humour ni imagination, et surtout parce qu elles ne peuvent pas jouir. » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 237)&lt;br /&gt;
* « ''Vendredi 24 février [1984]''. – Je récupère ''Rubis'' que javais demandé à Marcel de m’apporter (pour [[Jacques Henric|Henric]]). En nous ramenant en voiture, il m’avoue qu’il a lu les premières pages, s’autorisant un droit que je lui ai toujours refusé ! Et c'est lui qui crie au scandale. Il a apprécié le début de l’aventure, mais a dû s’arrêter net, dégoûté et rebuté par ma stance au sujet de Stéphane Grappelli, anodine griffure qui réprouve violemment : “Très bon musicien de caf’ conc’, mais pas de [[Thèmes#Le jazz|jazz]]. Il a gâché tous les enregistrements de Django Reinhardt ! Je ne peux pas le supporter avec ses chemises bariolées &amp;quot;ça-va-avec-tous-les-repas&amp;quot; et ses envolées pompelardes de précieuse ridicule ! Heureusement, il n'en a plus pour longtemps : son violon sent le sapin.”&lt;br /&gt;
:— C’est la Diffamation qui t’attend ! Enlève ça ! C'est une honte ! ''Son violon sent le sapin...'' Tu ne te rends pas compte ! me lance-t-il en démarrant.&lt;br /&gt;
:Hilarité d’[[Hélène Hottiaux|Hélène]], Est-ce ma faute à moi si je préfère Ray Nance ? » (''[[Nabe’s Dream]]'', 1991, p. 291)&lt;br /&gt;
* « Au début, on peut croire à une absence, une distraction générale comme ça qui se pose sur sa fréquence de réalité, par trous divers, par brouillages ainsi, mais bien vite on voit qu’il s’agit d’une fuite, d’un refus voulu depuis si longtemps qu’il ne le maîtrise même plus.&lt;br /&gt;
:Dès que vous lui adressez la parole, il se débranche. Au bout, de deux secondes, il n’y a plus d’yeux, vous le voyez chavirer, c’est fini. Il a les yeux qui ne vont pas avec le regard. C’est instinctif chez lui : à peine quelqu’un lui parle qu’il se déconnecte, il enlève une prise en lui, il se met dans une incapacité d’écouter, de comprendre, de réagir à ce qu’on lui dit qui le protège de tout. Quelle merveilleuse technique ! Mon père ne se fait pas chier dans l’existence. Ce que les autres disent ne l’intéresse absolument pas : il connaît d’avance. Seule le rassemble la musique : le reste, ça le laisse s’envoler, s’éparpiller, s’effilocher filandreusement dans l’atmosphère comme une blanquette mentale... C’est quelque chose qui donne la chair de poule. À peine on commence à parler, il s’éteint. Il ne faut pas essayer de lui faire comprendre, le persuader, le convaincre, encore moins lui raconter quelque chose : les récits, c’est physique, il décroche immédiatement, vertigineusement...&lt;br /&gt;
:Byzance, c’est un homme qui ne participe à rien de la vie. Il n’écoute pas. Il ne voit rien. C’est l’inattentif par excellence. Il ne fait même pas semblant d’écouter. Il fuit en courant devant le moindre effort. On dirait à voir sa mine éternellement sinistre qu’il est plein de soucis. Il se demande simplement comment gagner sa vie le lendemain. Nous avons toujours vécu vraiment au jour le jour. Il a la chance de gagner sa vie avec sa clarinette, car il fait partie de ces types – j’en suis un atroce autre (plus décidé, plus buté, plus ingrat) – qui sont ''incapables'' d’autre chose. Miraculeusement, depuis quarante ans, il ne s’est jamais arrêté. Il n’y a jamais eu de problème d’argent chez nous : quand Byzance revient d’une gâche, il balance les liasses sur la table : chacun se sert : ma mère est la reine de la gérance, sans elle on serait sous le pont de l’Alma... On prend les miettes qui restent, de quoi acheter un disque de [[Miles Davis|Miles]] ou la Pléiade de [[Jules Vallès|Vallès]] ! ... C’est ça le plus beau : tout infirme mental qu’il est, il reste encore le plus lucratif, le plus utile, le plus populaire et le plus disponible. C’est qu’il se régale, résolument. Proportionnellement à l’angoisse nauséeuse de la vie, de tous les êtres humains qui essaient de s’en sortir (on se demande pour entrer où ?), c’est mon père qui s’amuse le plus. Avec sa clarinette il oublierait tout s’il avait encore quelque chose à oublier : mais tout a été oublié d’avance. Dès qu’il souffle, il ne pense plus à rien. Et quand il ne joue pas, il ne pense qu’à une chose : « Vivement que je joue pour ne penser à rien. » Il ne se passe plus rien dans sa tête quand il souffle ses notes d’ébène d’une délicatesse quasi répugnante. Il est arrivé à vivre de sa clarinette, c’est-à-dire qu’on le paie pour ne penser à rien ! De plus, il est plus viril que moi. A la fois pratique et fou. Il ne comprend rien et oublie tout, il ne peut pas aligner deux phrases, ni raconter quelque chose, il distrairait la Distraction elle-même, il est excessivement détaché de certaines contingences torrides, et par-dessus tout ça, il arbore un bon sens insupportable, une logique d’une mauvaise foi révoltante, un raisonnement d’un fonctionnel et d’une impeccable cohérence : il peut résoudre tous les problèmes d’ordre pratique, maîtriser les lieux et les dates, les croisements et les rendez-vous : c’est son plaisir. Il est passionné par les horaires, par exemple : des journées entières il travaille comme un savant fou à ça, les gens viennent lui demander des conseils sur leurs ennuis de trains, d’avions, comment faire correspondre les changements, le chemin le plus rationnel, la meilleure heure pour les bouchons... Pour la fête des soi-disant pères, je lui ai offert les Œuvres complètes de la S.N.C.F. et d’Air Inter (avec les vols bleus et tout !) : huit volumes...&lt;br /&gt;
:(...)&lt;br /&gt;
:Mon père, c’est quand même un monde. C’est un cas de force majeure. Sa tête à la [[Edgar Poe]], tragique et engloutie, emmerdée de soucis énigmatiques, est l’une des choses qui me font le plus rire au monde. Dès que je le vois, je vais mieux. Dans quelque état où je me trouve, dès qu’il m’apparaît j’ai un rire nerveux qui me pince le cœur. Sa philosophie roublarde d’odieux détachement est si clairement affichée, que je suis heureux d’avance des catastrophes, des agacements, des malentendus et des déroutes qu’elle va provoquer. Quand il y a des soirées, on nous met aux deux bouts de la table, surtout pas ensemble sinon on dénoue nos codes, on se fait rire, on déconne trop : ça vous casse un dîner !&lt;br /&gt;
:Byzance n’a pas de vie intérieure. Il n’a aucun problème psychologique. Il a une vie parallèle qui suit son cours, imperturbable et majestueuse de détachement complet, totalement à côté de ce qui se passe, à chaque instant. Il est décourageant.&lt;br /&gt;
:(...) Byzance, qui peut être le type le plus drôle du monde, retombe entre deux traits d’esprit dans l’abrutissement sinistre d’un inspecteur de la Répression des fraudes. Il est très bon dans les mots courts. C’est pas un long conteur, encore moins un “foisonnant” : il s’épuise vite, il digresse, il se perd dans les relatives et les conjonctions surtout : dès qu’il fait attention à sa propre subtilité, ça l’émeut, il perd le fil. Ariane elle-même, lasse de le voir hésiter, se saque vite au loin, hop ! C’est pas un lyrique mon père, pas du tout : c’est pas un descriptif. Incapable de dresser un décor, des personnages, de jouer avec son pouvoir d’évocation, de composer ses nuances. Zéro. Aucun goût non plus de la métaphore ou du lieu commun comme ma mère. C’est le roi de la remarque piquante recouverte d’une tonne de sucre, et qui fait mouche. Loukoums empoisonnés ! Je n’ai jamais vu quelqu’un remarquer à quel point ses petits mots pseudo-anodins peuvent être blessants. Parce qu’il ne faut pas croire : trop fainéant pour être méchant, mon père n’a pas moins en lui une sorte de mépris déguisé en humilité, un orgueil naïf, une certitude d’avoir raison, pas du tout affichée, et enrobée lâchement par une gentillesse très légèrement écœurante par laquelle il se réconcilie pour un côté à la crouillasserie de sa nature ! Ça lui suffit pour ne plus douter de sa “violence”. Il a une manière de virilité de la sympathie, et il dit des choses énormes qui passent très bien. Vexer à côté de la plaque lui suffit pour se sentir fort, non enculé par le monde. (« Tempête sous une moumoute, L’Être au pair », ''[[Au régal des vermines]]'', 2012 (1985), pp. 185-187 + 191 + 192-193)&lt;br /&gt;
* « ''Mardi 26 mars 1985.'' — Séance d’enregistrement du quatrième trente-trois tours de Marcel. Le jour n’est pas très bien choisi. Le quartet revient d’une semaine harassante. [[Sam Woodyard|Sam]] est une momie, lente et bougonne. Chebel a baisé toute la nuit : sa basse sur sur les genoux... [[François Rilhac|Rilhac]] et moi, on s’occupe à peine de monter ses caisses que Sam est déjà au bar du coin à s’enwhiskycocaliser... Pourtant il ne s’enivre pas : ce sont les alcools qui s’enivrent de lui. Il s’en pare. Ils sont ses eaux de Cologne. C’est le type qui va au bistro fêter la fin de sa cure de désintoxication. Après chaque morceau il traverse la rue et réapparaît un peu plus titubant après une demi-heure d’absence. Les nerfs de Marcel hésitent un peu à lâcher, puis ma bonne humeur et mes sarcasmes parviennent à les retendre, les réaccorder à la situation : il était un peu bas quand même, comme son barillet... Sam n’est pas seul fautif : Marcel a une conception détestable de la manière d’enregistrer un disque : n’ayant absolument ''rien'' préparé, il en fait un bœuf plus filandreux encore que les autres, une espèce de concert pour personne. Un ''live'' mort... L’ambiance du studio pétrifie toute spontanéité. De la musiquette en bocal. Pris à froid vers les 14 heures, nous sommes là pour jouer les éternels mêmes thèmes ! Ce n’est pas très stimulant. Sam l’a bien senti qui s’acharne sur l’absurdité de ''répéter'' et d’accumuler les prises de ''Rosetta'' ou de ''My Buddy'' !!! Finalement, mon père est, par sa paresse, son indécision, son bordel interne et sa sinistre routine, un grand explorateur de la grâce : rarement mieux que là, je me rends compte que c’est lui qui prend le plus de risques, qui donnant à l’improvisation tout son sens suicidaire. Ce ne sera pas un bon disque, mais il faut se méfier avec le Zanine, on ne sait jamais : il y a des équilibres que le funambule ne trouve qu’en tombant. » (''[[Tohu-Bohu]]'', 1993, p. 952)&lt;br /&gt;
* « C’était le 7 septembre. J’avais choisi ce jour-là pour m’évanouir dans l’atmosphère car c’était l’anniversaire de mon père. Quel plus beau cadeau aurais-je pu lui faire que celui de ma disparition ? “Tu reviendras dans deux semaines, prophétisa-t-il stupidement comme pour masquer son futur manque de moi. C’est comme quand tu meurs, on te pleure trois jours, puis on t’oublie. Regarde-moi, si je mourais, tu ne pleurerais pas six mois !” Je laissai papa à ses soixante-dix-sept ans. “Désormais, je ne pourrai plus lire ''Tintin''...” Et c’est dans cette dernière phrase que mon père, qui s’appelait Marcel, mit toute la mélancolique ironie dont il avait été incapable pour commenter mes adieux. » (''[[Alain Zannini]]'', 2002, p. 12)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'' (1985)&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[Le Bonheur]]'' (1988)&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Je suis mort]]'' (1998)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'' (2002)&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'' (2009)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'' (2019)&lt;br /&gt;
* « Zanini est mort », ''[[Nabe’s News]]'' numéro 33, 12 juin 2023 ([https://nabesnews.com/zanini-est-mort/ lire ici]) &lt;br /&gt;
* « Les zobs secs », ''[[Nabe’s News]]'' numéro 33, 12 juin 2023 ([https://nabesnews.com/les-zobs-secs/ lire ici])&lt;br /&gt;
* « Thanks a million », ''[[Nabe’s News]]'' numéro 33, 12 juin 2023 ([https://nabesnews.com/thanks-a-million/ voir ici])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Zannini Marcel]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Jazzmen|Zannini Marcel]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Yves_Loffredo&amp;diff=18812</id>
		<title>Yves Loffredo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Yves_Loffredo&amp;diff=18812"/>
		<updated>2026-02-08T15:30:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Yves_Loffredo_(2016).png|thumb|right|upright=0.8|Yves Loffredo, à la galerie Nabe (2016)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Yves Loffredo''' est un publicitaire né le 10 janvier 1966 à Bourg-la-Reine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
[[Marc-Édouard Nabe]] rencontre une première fois Yves Loffredo en 1999, avec Kemal Ould Mohamedou et [[Frédéric Beigbeder]], chez Castel, avant de le retrouver en 2005 au Petit Journal (boîte de jazz où se produit régulièrement [[Marcel Zannini]], accompagné par Nabe à la guitare rythmique)&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre LXXIII « Entrée d’Yves », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 240-241.&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir de 2006, Loffredo réalise, avec son assistant Thomas Moulin, les maquettes des tracts, ainsi que leur illustration (des montages en noir et blanc, inspiré par la couverture de l’album des Clash, ''Give ‘em enough rope'', dont Loffredo reprendra l’esprit dans ses conceptions publicitaires). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Clash_Loffredo_Zidane.jpg|thumb|center|upright=1.2|À gauche, la pochette de l’album ''Give ‘em enough rope'' (1978). À droite, l’illustration du tract ''[[Zidane la racaille]]'' (2006)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la seconde moitié des années 2000, Loffredo se rapproche de [[Salim Laïbi]], réalisant même un film de deux heures tourné à Saint-André en juillet 2007, « [http://www.nabesnews.com/mystere-salim-par-loffredo/ Mystère Salim] ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, Yves Loffredo, le « directeur artistique » de [[L’anti-édition|l’anti-édition]], titre « honorifique » attribué par Nabe en référence à son activité de publicitaire, réalise sur les indications de l’écrivain mêlées à ses propres réflexions la couverture de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', puis des autres ouvrages [[L’anti-édition|anti-édités]] de l’écrivain. Après ''L’Homme'' (2010), ''[[L’Enculé]]'' (2011) et la réédition du ''[[Au régal des vermines|Régal]]'' (2012), en 2013, Loffredo suit attentivement l’écriture du livre contre le complotisme, d’autant plus qu’il sert à Nabe d’« indic » dans le monde de la « dissidence » où Loffredo assiste, par son rapprochement avec [[Salim Laïbi|Laïbi]], [[Dieudonné]], [[Alain Soral|Soral]], [[Robert Faurisson|Faurisson]], à des scènes qui nourriront le [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] de Nabe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Loffredo_Porcs_Aix_2013.mp4|thumb|center|upright=1.5]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2014, en pleine préparation du premier numéro de ''[[Patience#(1) Un État de grâce (décembre 2014)|Patience]]'', Loffredo tente de retoucher dans le dos de Nabe les illustrations du magazine, ce qui était en contradiction avec le concept de véracité totale des images publiées. Nabe s’en aperçoit, rectifie les pages et se fâche avec Loffredo, qui est écarté de l’équipe qui entoure Nabe, avant d’y être réintégré à l’époque de la « [[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - février 2017)|galerie Nabe]] », rue Frédéric Sauton, en 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’issue de la rédaction des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', en 2016, Loffredo prend une part active dans la relecture et les corrections mêmes du livre, à la galerie, en précisant certaines anecdotes, dont il avait pris note dans ses carnets personnels, et qu’il avait vidées auprès de Nabe et son équipe en toute conscience, sachant qu’elles allaient être intégrées dans le texte. C’est Loffredo qui traite également pour Nabe avec l’imprimeur allemand Kossel, s’engageant à avancer le paiement du papier avant l’impression du livre prévu début 2017. La proximité de Loffredo avec Marc-Édouard Nabe est également démontrée dans la série des « ''[[Éclats de Nabe]]'' » ainsi que dans les [http://www.nabesnews.com/attestations/ témoignages de proches de l’écrivain].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 2016, le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' étant achevé, Nabe envoie aussitôt le manuscrit à Loffredo pour qu’il en vérifie la mise en page. Celui-ci réagit très mal à la lecture des passages le concernant, dont la plupart des contenus et des formulations lui étaient parfaitement connus. Nabe lui demande de venir à la galerie pour qu’ils en discutent. Fin de non-recevoir. La réponse de Loffredo est judiciaire : le 17 janvier 2017, un huissier se rend à la galerie pour remettre « en main propre » une assignation en référé à Marc-Édouard Nabe, après un dépôt de plainte d’Yves Loffredo pour injure et atteinte à la vie privée. Malgré une tentative de réconciliation par un mail de Nabe à Virginie, la compagne de Loffredo, Yves Loffredo maintient sa plainte et l’audience se déroule à Paris le 20 janvier, présidée par le juge Rondeau. La défense d’Yves Loffredo (absent de l’audience) est assurée par maître Nicolas Brault, tandis que Marc-Édouard Nabe se présente et se défend seul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10 février 2017, Marc-Édouard Nabe est condamné : il doit retirer trois passages de quelques lignes du manuscrit et payer 2 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile et un euro à titre de provision en réparation du préjudice moral subi. Loffredo, mécontent de la décision, interjette appel. En mai 2017, Nabe fait paraître le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' amputé des quelques lignes demandées par Rondeau mais où Loffredo est plus présent et plus maltraité que dans le manuscrit. Dans un chapitre, Nabe fait même allusion à sa condamnation et aux retraits des passages du manuscrit, réalisant une mise en abyme entre le livre imprimé et son écriture :&lt;br /&gt;
:t« Pour les lecteurs attentifs qui s’étonneraient de ne pas savoir ce qu’est devenu Yves depuis que nous l’avons laissé en piteux état dans la boîte Le VIP à trois heures du matin, il faut savoir que dix ans après, cette ordure de Loffredo et son horrible mégère Virginie Hairanian m’intenteraient (avant même que ce livre ne sorte) un procès pour “atteinte au droit au respect de la vie privée”. Procès grotesque qui sera raconté dans quelques milliers de pages... Le juge a jugé bon que je retire de ce chapitre cet “épisode qui, en termes crus, se montre particulièrement dégradant sur les conséquences de l’alcoolisation du demandeur.”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre CLIX « Yves ivre », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 491-492.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8 août 2017, Yves Loffredo intente deux nouvelles procédures contre Nabe, portant cette fois sur le livre lui-même, trois mois jour pour jour après son lancement (dernier jour du délai légal durant lequel une procédure peut être lancée) : la première pour injures, la seconde pour atteinte aux droits d’auteur et au respect de la vie privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 septembre, Nabe à son tour lance une citation directe à l’encontre de Loffredo, dénonçant la diffamation d’arguments jugés mensongers contenus dans les assignations rédigées par maître Brault&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe contre-attaque : citation directe contre Loffredo », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/nabe-contre-attaque-citation-directe-contre-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Après une audience tenue au TGI de Paris le 23 février 2018, la citation sera frappée de nullité&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe sur son “41” », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/nabe-sur-son-41/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le numéro 7 de ''[[Nabe’s News]]'' (25 septembre 2017), 12 proches de Nabe ont tenu à témoigner contre la procédure de Loffredo, parmi eux Pierre Robin, Rafaël Goldoni, dont Loffredo s’était fait des amis, mais également [[Laurent Bosc]], [[Thomas Codaccioni]], Valentin Ribolla... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20 décembre 2017 a donc lieu le procès qu’Yves Loffredo a intenté contre ''Les Porcs''. Avocat de Nabe : Isabelle Coutant-Peyre, avocat de Loffredo : maître Brault. Verdict : le 21 février 2018, la 17&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; chambre du Tribunal de grande instance de Paris condamne Marc-Édouard Nabe à payer 4 000 euros de dommages et intérêts à Yves Loffredo, « en réparation du préjudice moral résultant pour lui de l'atteinte à sa vie privée dans le livre ''Les Porcs'' », ainsi qu’à un euro pour atteinte aux droits d'auteur et 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Par sa décision, le tribunal reconnaît à Loffredo le droit d’auteur exclusif sur la « couverture noire », signe distinctif de la charte de [[L’anti-édition|l’anti-édition]] pourtant concoctée avec Marc-Édouard Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l’épisode judiciaire Nabe-Loffredo se poursuit : le 13 juillet 2018, où Nabe est convoqué au TGI pour injures publiques. Devant la charge de la procureure de la République contre lui, l’écrivain renonce à se défendre, à l’admiration de maître Brault, l’avocat même de Loffredo. L’auteur des ''Porcs'' est condamné le 26 octobre 2018 à 3 500 euros (dont 500 euros d’amende), ce qui fait monter l’argent demandé par Loffredo à rien moins que 19 000 euros (dont 7 000 euros au dépens), « dont il n’a pas encore sollicité le règlement dans un esprit d’apaisement » (''dixit'' maître Brault)&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe régale encore Loffredo (3500€) », ''[[Nabe’s News]]'' n°20, 25 mars 2019, lire : http://www.nabesnews.com/nabe-regale-encore-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires Loffredo ont fait l’objet d’articles et de montages photo dans plusieurs numéros de ''[[Nabe’s News]]'', la « gazette numérique » de l’écrivain lancée en juin 2017 :&lt;br /&gt;
* « Le con inconnu »&amp;lt;ref&amp;gt;« Le con inconnu », ''[[Nabe’s News]]'' n°7, 25 septembre 2017, lire : http://www.nabesnews.com/yves-loffredo-le-con-inconnu/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Loffredo estime que son ego vaut 56.000€ ! »&amp;lt;ref&amp;gt;« Loffredo estime que son ego vaut 56.000€ ! », ''[[Nabe’s News]]'' n°7, 25 septembre 2017, lire : http://www.nabesnews.com/yves-loffredo-lhomme-qui-estime-que-son-ego-vaut-56-000e/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Loffredo en train de travailler dans la galerie »&amp;lt;ref&amp;gt;« Loffredo en train de travailler dans la galerie », ''[[Nabe’s News]]'' n°7, 25 septembre 2017, lire : http://www.nabesnews.com/eclats-de-nabe-yves-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les trois derniers amis-connards de Loffredo : 1) Arnaud Lesueur, la tête de con de l’agence Australie ; 2) Manuel Roustan, le DA freelance bio et queutard ; 3) Philippe Caron, le plus mauvais prof du studio Berçot »&amp;lt;ref&amp;gt; « Les trois derniers amis-connards de Loffredo : 1) Arnaud Lesueur, la tête de con de l’agence Australie ; 2) Manuel Roustan, le DA freelance bio et queutard ; 3) Philippe Caron, le plus mauvais prof du studio Berçot », ''[[Nabe’s News]]'' n°10, 31 décembre 2017, lire : http://www.nabesnews.com/les-trois-derniers-amis-connards-de-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Yves Loffredo : ''Achtung Judas !'' »&amp;lt;ref&amp;gt; « Yves Loffredo : ''Achtung Judas !'' », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/yves-loffredo-achtung-judas/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La folie Loffredo »&amp;lt;ref&amp;gt;« La folie Loffredo », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/la-folie-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Scoop : Loffredo, dealer de Reggae ! »&amp;lt;ref&amp;gt;« Scoop : Loffredo, dealer de Reggae ! », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/petite-entreprise-secrete-de-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Quand Yves Loffredo se régalait à lire le manuscrit des Porcs (Aix-en-Provence, 2013)&amp;lt;ref&amp;gt;« Quand Yves Loffredo se régalait à lire le manuscrit des Porcs (Aix-en-Provence, 2013) », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/quand-yves-loffredo-se-regalait-a-lire-le-manuscrit-des-porcs-aix-en-provence2013/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Chocolat Poulain sait-il qu’il a engagé un ancien skinhead (Yves Loffredo) pour faire son clip de pub ? »&amp;lt;ref&amp;gt;« Le Chocolat Poulain sait-il qu’il a engagé un ancien skinhead (Yves Loffredo) pour faire son clip de pub ? », ''[[Nabe’s News]]'' n°12, 28 février 2018, lire : http://www.nabesnews.com/le-chocolat-poulain-engage-yves-loffredo-un-ancien-skinhead-pour-faire-son-clip-de-pub/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Dernier procès Loffredo »&amp;lt;ref&amp;gt;« Dernier procès Loffredo », ''[[Nabe’s News]]'' n°17, 12 octobre 2018, lire : http://www.nabesnews.com/dernier-proces-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Nabe régale encore Loffredo (3500€) »&amp;lt;ref&amp;gt;« Nabe régale encore Loffredo (3500€) », ''[[Nabe’s News]]'' n°20, 25 mars 2019, lire : http://www.nabesnews.com/nabe-regale-encore-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : dans la partie promotion de la gazette, à plusieurs reprises, Nabe annonce la publication imminente d’un pamphlet contre Loffredo, publié en [[L’anti-édition|anti-édition]], dans la « collection noire », bien sûr et intitulé ''Yves Loffredo. 10 janvier 1966 - 21 février 2018'' (sa date de naissance et sa date de mort symbolique pour Nabe, puisque c’est celle où son ancien directeur artistique a réussi à le faire condamner).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Yves-loffredo-livre-nabe.png|thumb|center|upright=1|Couverture de ''Yves Loffredo. 10 janvier 1966 - 21 février 2018'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 2020, dans le numéro 25 de ''[[Nabe’s News]]'', un article signé [[Anthoine Carton]] raconte une rencontre inopinée avec Yves Loffredo, en plein Paris, avec un dialogue dans lequel Loffredo revient sur les procès, en reprochant à Anthoine, mais aussi à [[Valentin Ribolla]] (qu’il appelle « l’autiste d’Aix-en-Provence »), d’avoir signé des attestations contre lui versées au dossier de Nabe lors du [[Procès#Yves Loffredo (2017 - ...)|procès]] intenté par Loffredo en janvier 2017 contre le manuscrit du premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''.&amp;lt;ref&amp;gt;« Les rencontres inopinées d’[[Anthoine Carton]]. 2) Yves Loffredo », ''[[Nabe’s News]]'' n°25, 11 mai 2020, lire : http://www.nabesnews.com/les-rencontres-inopinees-d-anthoine-carton-2-yves-loffredo/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Loffredo sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « C’est un épisode que je n’oublierai pas, me dirait des années plus tard Yves, contrit... Je l’ai toujours vu comme le symbole de ta vision sur l’importance qu’allait prendre ce phénomène et sur sa nocivité qu’on pensait minoritaire et sans avenir... Ni [[Jacques Vergès|Vergès]], ni Moody, ni moi n’avions vu le coup venir. Chacun à sa manière, on snobait la merde. Toi, tu avais déjà repéré la crevasse, et tu t’apprêtais à descendre au fond... Nous, on n’avait pas ton genre spéléologue ! » (à propos du complotisme, retranscrit dans ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 847)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Loffredo ===&lt;br /&gt;
* « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de rester dans l’Histoire comme les censeurs de [[Marc-Édouard Nabe]]. Il y avait bien d’autres moyens de se parler. Le lendemain de sa première lecture du texte que nous lui avons envoyé en toute complicité, Yves s’était radouci et était prêt à venir me voir pour qu’on modifie ensemble les passages qui le gênaient, et puis silence. Il a commencé par briser son engagement de verser à l’imprimeur l’acompte pour notre livre, puis silence encore, puis il m’a fait livrer les huit cartons de ''[[Patience]]'' que vous aviez en dépôt dans votre cave, puis ce fut cette affreuse visite matinale d’un huissier m’assignant en justice, pour la toute première fois dans ma vie, et par Yves Loffredo !&lt;br /&gt;
:Bien des personnages “offensés” dans mon [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]] m’ont fait la gueule, ont rompu avec moi, m’ont calomnié et finalement ont attendu que ça passe… J’ai toujours accepté la rupture, mais être convoqué par un proche au tribunal dans le but d’empêcher mon livre de sortir et de réclamer de l’argent à un artiste dont vous savez mieux que personne qu’il n’en a pas, est une singularité qui ne pourra pas, d’une quelconque manière, se retourner à votre avantage. La machine que vous enclenchez là risque de donner à Yves une réputation bien plus grave que celle qu’il craint d’avoir après la publication de notre livre…&lt;br /&gt;
:Pendant dix ans, vous avez eu assez de temps pour me connaître et m’approuver, et même critiquer sans retenue les anciens “amis” qui m’avaient trahi pour des questions d’orgueil. Voilà pourquoi votre assignation enrichie de bien des pièces désobligeantes et même déshonorantes m’a particulièrement blessé. Je pense que ça suffisait comme “punition”. (Mail de Nabe à Virginie Hairanian, 18 janvier 2017)&lt;br /&gt;
* « Le problème, c’est que [[L’Homme qui arrêta d’écrire|le livre]] annoncé n’était pas encore paru ! Yves avait tellement foiré les délais avec l’imprimeur que celui-ci avait pris du retard. Et ça n’avait pas l’air de s’arranger. J’étais évidemment furieux et j’exigeai que ce con de Loffredo, incompétent, traînard, emberlificoteur, irresponsable, parte immédiatement pour Grenoble afin de nous ramener un exemplaire qu’on puisse juger sur pièce.&lt;br /&gt;
:Sous la neige, le pauvre Napolitain, ex-skinhead, avec sa veste kaki, prit le train à l’aube et passa toute la matinée avec les Deux-Ponts, notre imprimeur grenoblois, pour nous ramener la chose... Je l’attendais avec ma correctrice Marlyne à la brasserie du Train bleu... Elle-même, en voyant le visage livide d’Yves, que pourtant elle avait toujours trouvé totalement à côté de ma plaque, eut pitié de lui. Surtout quand je m’acharnai à me foutre de sa gueule.&lt;br /&gt;
:C’est comme un chien au poil givré par le froid, la tête teckelienne et le yeux tombants, l’air plus drogué que jamais, qu’Yves nous arriva, le livre entre les jambes... Ce n’est pas tout à fait le livre, mais surtout le “monstre” amélioré. Horreur ! Ils avaient imprimé sur du papier blanc au lieu du papier crème ! Mais avait-ce été bien stipulé ? Pas sûr. Yves était effondré. Évidemment, ils avaient été mal briefés par monsieur Loffredo, l’anti-anticipateur de conneries ! Tout était fautif : les marges, l’encrage, la main du papier. Seule la couverture en jetait. Yves nous jura qu’il avait donné toutes les instructions et que le livre allait s’imprimer définitivement une semaine plus tard, le quatorze. Beaucoup trop tard !&lt;br /&gt;
:Avec ses Deux-Ponts, Loffredo était tout simplement en train de me foutre ma rentrée en l’air ! Que dis-je ma rentrée, mon retour ! Il était si penaud, la gueule écrasée comme par une tapette à souris, que je le relâchai charitablement. » (Chapitre CCLXXXIV « Un incompétent sous la neige », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017, p. 883)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Collaboration avec Nabe ==&lt;br /&gt;
* [[:Catégorie:Tracts|Tracts]] (mise en page et illustration)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' (2010)&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'' (2011)&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'' (2012)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(1) Un État de grâce (décembre 2014)|Patience 1]]'' (2014)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Loffredo]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ennemis|Loffredo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Steve_Lacy&amp;diff=18811</id>
		<title>Steve Lacy</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Steve_Lacy&amp;diff=18811"/>
		<updated>2026-02-08T15:25:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Steve Lacy.png.png|thumb|right|upright=1|Steve Lacy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Steven Norman Lackritz, dit '''Steve Lacy''', est un saxophoniste et un compositeur de [[Thèmes#Le jazz|jazz]] né le 23 juillet 1934 à New York et mort le 4 juin 2004 à Boston.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Dans les années 1970, [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] et [[Marcel Zannini|Zanini]] ont été parmi les premiers à être assidus aux concerts de free-jazz de Steve Lacy, maître du saxo soprano, résidant à Paris pour plusieurs décennies et se produisant avec son groupe. Avec [[Anthony Braxton]] et l’[[Art Ensemble of Chicago]], Steve Lacy sera une des idoles de jeunesse du futur auteur de ''[[Zigzags]]''. Le musicien américain, [[Thelonious Monk|monkien]] et [[Duke Ellington|ellingtonien]], ayant trouvé sa propre voie de compositeur raffiné et complexe, sera d’une inspiration déterminante pour le futur écrivain. Remarquable revisiteur des plus difficiles compositions de [[Thelonious Monk|Monk]] (''Skippy'', ''Reflections'', ''Who knows ?'', ''Eronel'' ou ''Shuffle boil''...), Lacy en laissera de nombreuses, très personnelles et originales : ''Stamps'', ''Esteem'', ''Lapis'', ''The Gap'', ''La Motte-Piquet'', ''The Rent''...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une complicité entre les trois hommes ([[Marcel Zannini|Zanini]]-[[Marc-Édouard Nabe|Nabe]]-Lacy) naîtra et s’enrichira au fil des années jusqu’au moment où Lacy décidera de retourner en Amérique après 42 ans d’exil. Il organisera d’ailleurs un « pot de départ » dans un loft du 12&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement le 18 juin 2002 en conviant les Zannini. À cette occasion, [[Marcel Zannini|Marcel]] jouera en solo à la clarinette un thème d’[[Duke Ellington|Ellington]] que très peu de gens (à part Steve Lacy et Nabe) connaissent : ''Looking Glass''. Ni [[Marc-Édouard Nabe|Nabe]] ni [[Marcel Zannini|Zanini]] ne reverront le saxophoniste mort deux ans après son retour fatal aux USA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : grand admirateur de [[Duke Ellington]], donc, Steve Lacy aura été le dernier « employeur » de [[Sam Woodyard]], l’engageant pour son disque ''The Door'' (1989), où il donnera son interprétation d’un morceau de Billy Strayhorn et [[Duke Ellington]] intitulé ''Virgin jungle''. Il est autant surprenant que touchant de constater que le dernier enregistrement, en juillet 1988, de Sam Woodyard fut accompli, après quarante ans de jeu dans un contexte disons « middle-jazz », à l’intérieur d’une formation « free-jazz », et avec un musicien proche de son guitariste « Green » (Nabe), ce qu’il ignorait sans doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Lacy ===&lt;br /&gt;
* « L’histoire du soprano commence et finit avec Steve Lacy : c’est à lui qu’on la doit, lui seul, sans personne, blanc comme un linge, en bavant, en cristal... Quinze ans que j’écoute Steve Lacy. C’est le premier [[:Catégorie:Jazzmen|jazzman]] que j’ai vu en concert à Paris. J’en ai suivi ensuite des prestations lacyennes, par dizaines : dans les théâtres, les cafés-théâtres, les maisons de jeunes, les maisons de vieux, les festivals, les petits musées... Partout tout seul, avec son groupe, en duo, cent visions !... Quoi qu’il fasse, je tombe à la renverse par sa sonorité. Unique entre mille ! Il ne faut jamais mourir dans la vie avant d’avoir entendu une note soufflée dans ce canal d’or ingrat par le plus fantastique timbre de grésil suave du monde ! C’est à ranger de toute urgence près du son de [[Miles Davis|Miles]] et la voix de [[Billie Holiday|Billie]]. Voilà trois bruits dont l’existence ne peut plus se passer. J’adore la sonorité de [[Ben Webster]], celle de [[Lee Konitz]] me ravit, et celle d’[[Hank Mobley]] vient vous chercher les larmes mais pas un n’arrive à la cheville des sauts à la perche de [[Billie Holiday]], du flou des nageoires de [[Miles Davis]] ou de la bave de friture de Steve Lacy. » (« Le soprano suprême », ''[[Zigzags]]'', 1986, p. 78)&lt;br /&gt;
* « ''Lundi 24 février 1986''. — [...] Au Sunset, le soir, nous allons, [[Hélène Hottiaux|Hélène]], [[Marcel Zannini|Papa]] et moi voir ''Steve Lacy joue [[Thelonious Monk]]''; J’ai été un amateur assidu de Steve Lacy, comme je le révèle dans les ''[[Zigzags]]'' ; je ne le suis maintenant que dans ses extras (avec [[Lee Konitz]] par exemple), et toujours pour ses compositions et sa sonorité : ce que je ne supporte plus c’est son altiste finalement : l’imposteur Steve Potts... Hélas ce soir c’est l’escroquerie que j’aurais dû prévoir : Lacy ne joue pas ''que Monk'' avec une ''simple'' rythmique comme c’était annoncé, mais tous ses morceaux habituels plus quelques [[Thelonious Monk|monkeries]] et ''avec'' Steve Potts ! “Fuck Monk !” dira élégamment ce dernier avant de commencer... Un set passe, assez dur : des thèmes lancinants (lacynants) et envoûtants très personnels dont même [[Hélène Hottiaux|Hélène]] parvient à saisir le charme agressif. La rythmique (Johnson-Avenel) tourne correctement et ce serait très bon sans Potts qui casse tout avec ses solos “free” ''sans swing''. Cela culminera en un insoutenable solo débile sur l’''Evidence'' [[Thelonious Monk|monkienne]] qui enfin clôt cette première partie. Dommage, parce que Lacy passe toujours bien les accords, lui swingue et son son est splendide, mais la tournure que prennent ses thèmes au moment où son pote sévit sur son pottsien alto finit de détruire cette musique déjà bien branlante. Quand ils reprendront en jouant ''Well You Need’nt'' et ''Epistophy'' avec, de surcroît, un baryton bœuffeur horriblement sautillant, grognant pompièrement de gros canards déplumés, ce sera trop ! Il faut fuir ces massacreurs de [[Thelonious Monk|Monk]] ! Déjà que le soprano est un instrument crispant, quand il est en plus couvert par un baryton (il n’y a pas plus gras et désagréable) et un alto (je ne suis pas très dingue de l’alto en général et encore moins de la très laide sonorité de Potts en particulier), on ne remarque alors que trop l’absence d’un ténor !&lt;br /&gt;
:Toutes ces réflexions n’ont pas l’air de travailler un auditeur qui visiblement est venu au Sunset pour ''vérifier'' ce que je disais de Steve Lacy puisque nous remarquons sous son bras mes ''[[Zigzags]]'' ! Un lecteur enfin ! Et consciencieux !&lt;br /&gt;
:Je vais offrir un autre exemplaire du livre à Steve Lacy qui aime beaucoup le titre. Il me dit avec son fort accent : “Moi aussi j’ai écrit une composition qui s’appelle ''Zigzag''. Jamais aller droit, toujours par zigzags.” Il me demande de lui dédicacer le bouquin et de lui laisser mon adresse. J’écris : ''Pour Steve Lacy, ces zigzags dans l’aigu de mon soprano à l’encre''. Que la roue tourne ! Si on m’avait dit ça en 71-72-73, au temps où le petit garçon [[Marc-Édouard Nabe|Alain Zannini]] allait s’abîmer d’extase aux pépiements planants de Mister Lackritz ! Rien n’a changé ''pour lui''. J’avoue que moi ce retour à ma petite adolescence par free-jazz interposé m’a un peu déprimé. Mes oreilles et mon cœur ont tant évolué ! » (''[[Tohu-Bohu]]'', 1993, pp. 1479-1480)&lt;br /&gt;
* « ''Mardi 28 avril 1987''. — [...] J’ai quand même eu le temps de discuter avec Steve Lacy, invité lui aussi en souvenir de Brion Gysin le permutateur pote du cut-upiste Burroughs (encore des super-génies [[Marc Dachy|dachyques]] d’avant-garde !). Steve est charmant : nous parlons de [[Thelonious Monk|Monk]] et surtout de [[Sam Woodyard|Sam]] sur lequel il ne tarit pas d’éloges, s’inquiétant de tout ce qui concerne ce “''génie musical''”. Il me remercie également pour le ''[[Zigzags|Zigzag]]'' que je lui ai consacré, bien que son français ne lui ait pas permis de saisir tout le mien, mais comme je lui dis que je ne suis pas sûr de comprendre moi-même le français que j’écris, Steve Lacy rit. » (''[[Inch’Allah]]'', 1996, p. 2105)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* « Le soprano suprême », ''[[Zigzags]]'' (1986)&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'' (1991)&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'' (1992)&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d'épée dans l'eau]]'' (1999)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Inspirations|Lacy]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Jazzmen|Lacy]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_1.jpeg&amp;diff=18808</id>
		<title>Fichier:Sollers 2025 1.jpeg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_1.jpeg&amp;diff=18808"/>
		<updated>2026-02-08T13:58:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_2.jpeg&amp;diff=18809</id>
		<title>Fichier:Sollers 2025 2.jpeg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_2.jpeg&amp;diff=18809"/>
		<updated>2026-02-08T13:58:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_3.jpeg&amp;diff=18810</id>
		<title>Fichier:Sollers 2025 3.jpeg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Fichier:Sollers_2025_3.jpeg&amp;diff=18810"/>
		<updated>2026-02-08T13:58:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18807</id>
		<title>Marc-Édouard Nabe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18807"/>
		<updated>2026-02-08T13:43:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Nabe_Baltic_2021.png|thumb|right|upright=1.5|Marc-Édouard Nabe, 2021]]&lt;br /&gt;
Alain Zannini, dit '''Marc-Édouard Nabe''', est un écrivain et peintre (également guitariste) né à Marseille le 27 décembre 1958.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Auteur de 32 ouvrages dans divers [[Thèmes#Le genre|genres]] ([[:Catégorie:Essai|essais]], [[:Catégorie:Roman|romans]], [[:Catégorie:Journal intime|journaux intimes]], [[:Catégorie:Conte|nouvelles]], [[:Catégorie:Poésie|poèmes]]), Marc-Édouard Nabe a également publié des textes dans des revues (''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' de [[Philippe Sollers]]) et des journaux, comme ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Idiot international|L’Idiot international]]'' de [[Jean-Edern Hallier]] (voir l’article [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe]]). Il a également dirigé deux éphémères mensuels (''[[L’Éternité]]'' en 1997, ''[[La Vérité]]'' en 2003-2004), publie une fois par an depuis 2014 le magazine illustré ''[[Patience]]'', dont il est l’unique rédacteur, et une gazette virtuelle collective et mensuelle, ''[[Nabe’s News]]''. Depuis 2010, il publie lui-même ses livres en [[L’anti-édition|anti-édition]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artiste prolifique, il publie en moyenne un livre par an (plus de 14 000 pages à ce jour) et a peint plus de 1 500 tableaux (en particulier des portraits d’autres artistes). Malgré le large éventail des [[Thèmes|thèmes]] abordés, les [[Clichés#L’antisémitisme|accusations d’antisémitisme]] formulées en 1985 sont régulièrement portées par une partie de la critique et des journalistes, mettant ainsi en place un boycott quasi-total de l’écrivain, ce qui rend depuis 35 ans inaccessible au public la plupart de ses œuvres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
=== Origine et débuts ===&lt;br /&gt;
==== Enfance et famille ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jeunes_Zanines.png|vignette|upright=0.6|Les « Zanines »&amp;lt;ref&amp;gt;Surnom donné par Marc-Édouard Nabe dans ses livres.&amp;lt;/ref&amp;gt;, à Marseille, au milieu des années 1950.]]&lt;br /&gt;
Alain Zannini naît le samedi 27 décembre 1958 à Marseille, à 10h50 à la clinique Bouchard. Il est le fils unique de [[Marcel Zannini]], musicien de jazz (chant, clarinette et saxophone ténor), et connu pour ''Tu veux ou tu veux pas ?'' sorti en janvier 1970, et de [[Suzanne Zannini]], née Taurel, sténodactylo. Ses origines sont italiennes et greco-turques du côté paternel (Marcel naît le 7 septembre 1923, en Turquie encore ottomane), corses et marseillaises du côté maternel (Suzanne Taurel naît le 11 septembre 1930, à Marseille). Il est également par elle l’arrière petit-neveu de Gustave Fayet, mécène de Paul Gauguin et d'Odilon Redon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gustave_Fayet.jpg|thumb|center|upright=1|Gustave Fayet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est en Amérique, au milieu du [[Thèmes#Le jazz|jazz]], qu’Alain Zannini est conçu : en effet, pour écouter ses musiciens préférés ([[Lester Young]], [[Billie Holiday]] ou [[Clifford Brown]]), son père quitte Marseille avec sa mère en 1954 pour émigrer à New York pendant quatre ans et y travaille dans un magasin d’anches. Ses parents ne retournent qu'en 1958 à Marseille pour la naissance de leur fils et s'installent dans le quartier nord du Racati. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Zavatta.png|thumb|left|upright=0.5|Le jeune Zannini avec Achille Zavatta, à Val d’Isère]] Le jeune Alain est baptisé catholique le 8 février 1959 à Notre-Dame-du-Mont sur l'ordre de sa [[Paraskevi Zannini|grand-mère orthodoxe]] vivant avec son mari Édouard rue Jules Moulet. Alain suit son père dans ses activités de jazzman, notamment à Val d’Isère, où désormais « [[Marcel Zannini|Zanini]] » est chef d’orchestre animateur à La Grande Ourse. Il y croise Achille Zavatta, Jacques Brel, Eddie Barclay et surtout [[Siné]] qui s'attache à la personnalité de l'enfant et à son don du dessin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;gallery widths=280px heights=280px mode=nolines&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:Papa_au_béret_1.jpg|Le père de Nabe par Nabe, 1964&lt;br /&gt;
Image:B_Madame_Suzy_1.jpg|La mère de Nabe par Nabe, 1964&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963, Suzanne tombe malade et est envoyée à l’isolement au sanatorium de Briançon qui la garde neuf mois. Durant ce temps, son père se disant incapable de s'en occuper à cause de ses horaires de musicien, Alain est placé dans un établissement catholique pour enfants de tuberculeux, l'Œuvre Grancher, et est donc séparé de ses parents à l'âge de 4 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_l'Oeuvre_Granchet.png|thumb|center|upright=0.75|Nabe à l’Œuvre Grancher, 1963]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’art_du_bas.png|thumb|right|upright=0.5|« L’art du bas », rue des Trois-Mages, à Marseille]]&lt;br /&gt;
À son retour au Racati, il va à l'école d'application communiste (dont un de ses maîtres d’école est André Abrias, acteur du film de Paul Carpita, ''Le Rendez-vous des quais'', en 1959) de son quartier et prend des leçons de piano auprès de Pierre Barbizet au Conservatoire, tout près des Beaux-Art et du magasin L'Art du Bas de ses parents maternels Marthe et Marcel Taurel où il passe beaucoup de temps. Chez lui, entouré de reproductions d’œuvres de [[Pablo Picasso|Picasso]], de Matisse et de Modigliani, Alain pratique de plus en plus le dessin, encouragé de Paris par [[Siné]], devenu un ami de son père. Mais son véritable mentor est, sur place, [[Jean-Pierre Lindenmeyer]], vibraphoniste amateur surdoué et riche industriel qui l'influencera fortement (comme il influencera également [[Jean-Jacques Schuhl]] par sa personnalité excentrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1967, à l’âge de neuf ans, Alain découvre l’Afrique en accompagnant son père embauché comme chef d’orchestre sur L’Ancerville, un paquebot reliant la Méditerranée à l’Afrique noire. Il assiste ébloui aux ballets du percussionniste Doudou N’diaye. Chaque été, il le passe à Joyeuse, en Ardèche, chez les Taurel, dans leur maisonnette de campagne. En août 1969, les Zannini quittent Marseille pour s’installer à Boulogne-Billancourt, en face des usines Renault. Alain fait sa rentrée en sixième au CES Delory où son camarade est Éric Métayer, fils d'Alex. En janvier 1970, Marcel Zannini sort un 45 tour adaptant ''Nem Vem Que não Tem'', du chanteur brésilien Wilson Simonal. ''Tu veux ou tu veux pas ?'' est un succès commercial. « Zanini » devient un chanteur amuseur public ultra célèbre. Alain est embarqué par son père sur les plateaux de [[Thèmes#Les médias|télévision]] où il rencontrera Michel Drucker, Danièle Gilbert, Philippe Bouvard, Guy Lux, Dalida ou Claude François.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Zanini_tu_veux.jpg|thumb|center|upright=1.2|Zanini à l’époque de « Tu veux ou tu veux pas », lorsqu’un masque à son effigie avait été commercialisé, 1971]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Découvertes artistiques ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_11_ans.jpeg|thumb|left|upright=0.45|Nabe à 12 ans]]&lt;br /&gt;
[[Fichier: Rouault_Veronique.jpg|thumb|right|upright=0.45|Véronique par Rouault, 1945]]&lt;br /&gt;
En 1971, il visite le musée d’Art moderne et tombe amoureux de la [[Thèmes#La peinture|peinture]] de Georges Rouault. Rapidement, il s’en inspire en réalisant ses premiers tableaux à l’huile. Avec son père, il assiste, le samedi 28 octobre 1972, à l’Olympia, au second concert de la soirée (à 0H30) des « Giants of jazz », rassemblant Dizzy Gillespie, [[Art Blakey]] et [[Thelonious Monk]], qu’il rencontre dans les coulisses après. En parallèle de sa passion pour la [[Thèmes#La peinture|peinture]] et le [[Thèmes#Le jazz|jazz]], Alain lit des bandes dessinées (''Pilote'') et grâce à son père, rencontre Gir et [[Fred]], l'apparition de ce dernier chez lui le 27 décembre 1971 fut son cadeau d’anniversaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1973, il découvre [[Chaïm Soutine]] et [[Paul Klee]], ainsi que le free jazz, avec Pharoah Sanders, et ''Charlie Hebdo'', grâce au chanteur Leny Escudero qui obtient auprès de sa mère la permission de le lire. Il s’ouvre musicalement à [[Albert Ayler]], [[Ornette Coleman]], [[Eric Dolphy]], Frank Wright et [[Anthony Braxton]]. Politiquement, il se place en opposition au maoïsme ambiant pour se passionner pour l'anarchie, le F.L.N., la Palestine et [[Malcolm X]], et fait de fréquentes visites chez [[Siné]] qui continue à l'encourager. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au CES Delory en 1973 qu’Alain Zannini décide de changer son nom (comme son père l’avait fait en ôtant un « n » dans leur patronyme&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Alain Zanini]], [[:Catégorie:Études|étude]] de [[Constantino Serra|C. Serra]]&amp;lt;/ref&amp;gt;) en « Nabe », en référence à sa taille (nabot). Pendant son adolescence, il abandonne l’idée de faire de la bande dessinée et se tourne vers le dessin d’humour, influencé par ''[[Hara-Kiri]]''. Ce n’est qu’à l’âge de 14 ans qu’il entre en contact avec la [[Thèmes#La littérature|littérature]]. Sur les conseils de son père, il lit [[Louis-Ferdinand Céline]], choisissant ''Rigodon'', le dernier roman et le plus récent paru en 1969 : « À la première page, j’éclatai de joie »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''Nabe’s Dream'', Éditions du Rocher, 1991, p. 14.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Nabe à ''Hara-Kiri'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Enculeur_de_chiens.jpeg|thumb|left|upright=0.6|Dessin refusé par [[Gébé]], jugé trop « hard ».]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libe_Nabe_23janvier1975.jpg|thumb|right|upright=0.5|Une de ''Libération'' 23 janvier 1975]]&lt;br /&gt;
Au CES toujours, en 1973, il fabrique avec des [[Thèmes#L’amitié|amis]] d’éphémères journaux aux accents [[Clichés#La scatologie|scato]] : ''Caca-quotidien'', ''Hémorroïde-Hebdo'', ''Anus-Mensuel''. Il tire à 500 exemplaires ''Torchon'', où, avec ses dessins, il publie ses premiers textes. En août 1974, il réalise une série de dessins d’humour qu’il présente à l’équipe d’''[[Hara-Kiri]]'', installée au 10, rue des Trois-Portes, à Paris. [[Georges Wolinski]] ouvre le carton et appelle [[Gébé]], qui décide de publier trois dessins. Alain Zannini signe « Nabe » mais est bien obligé de donner sa véritable identité au [[professeur Choron]] quand celui-ci, un mois après, lui signe son premier chèque de 400 francs. En un mois, Nabe devient le nouveau dessinateur de ''[[Hara-Kiri]]'' (et le plus jeune), il rencontre Reiser, [[François Cavanna|Cavanna]], [[Willem]], mais pas Fournier (son préféré), l’inventeur de l’écologie en France, et mort un an avant l’arrivée de Nabe rue des Trois-Portes. Un autre dessin de Nabe (un curé qui couche avec sa croix) illustre la Une du numéro 339 de ''Libération'' (23 janvier 1975).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Raymond_Kartarzynski,_professeur_de_trombone_de_Nabe_(1973-1976).png|thumb|right|upright=0.75|Raymond Katarzynski, professeur de trombone de Nabe (1973-1976)]]&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité de dessinateur, Nabe se lance dans l’écriture de pièces de théâtre, dont ''L’Oiseau'' jouée au théâtre du Val de Gally à Villepreux. En 1975, il écrit des pièces (''La Consultation'', ''La Peau des originaux'') mais aussi des poèmes (''L’Écorchée'', ''Solaire la voleuse'', ''La Polka des navires'', ''La Nuit du 521 février''), tout en fréquentant les célèbres bouclages de ''Charlie Hebdo''. Cependant, il se lasse de l’ambiance du journal, et plus largement du dessin de presse, qu’il abandonne au profit de la réalisation d’albums à la gouache, dont ''Mother and son''. C’est sur l’insistance de son père qu’il n’abandonne pas la musique et se met au trombone, à la batterie et finalement à la guitare rythmique dans le sillage de [[Freddie Green]]. Après trois mois de guitare, en 1976, il enregistre un morceau avec son père, [[Jean-Pierre Lindenmeyer]], Milt Buckner et [[Sam Woodyard]], ''Nabe’s Dream'' (sur la pochette, il écrit le texte de présentation). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bluesandbounce.JPG|thumb|center|upright=1|Quatrième de pochette de ''Blues and bounce'' (1976)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il continue à peindre et prolonge ses découvertes [[Thèmes#La littérature|littéraires]] en se passionnant pour [[John Cowper Powys]] et son ''Apologie des sens''. Ses rencontres avec des grands jazzmen noirs américains de passage en France sont pléthore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Harry_-Swets-_Edison.png|thumb|center|upright=0.8|Nabe et Harry « Sweets » Edison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 1977, il offre à [[Freddie Green]] un album de dessins le représentant à la guitare, avant de déjeuner avec lui et de rencontrer [[Count Basie]]. À la fin du concert parisien, Green lui tend sa guitare Grestch et Nabe joue deux grilles de blues : le guitariste de Basie lui donne rendez-vous à Nice, où il appelle désormais Nabe « My man ». Toujours en juillet 1977, il expose ses peintures à la [[Expositions#Galerie du Môle (1977)|Galerie du Mole]], au Cap d'Agde&amp;lt;ref&amp;gt;Chantal Viotte, « Exposition - Marc-Édouard Nabe », ''Hérault Tribune'',‎ 23 juillet 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le développement de l’écriture ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe à vingt ans.png|thumb|left|upright=0.6|Nabe à vingt ans]]&lt;br /&gt;
Après avoir échoué au bac, malgré d’excellentes notes en français sur [[Stéphane Mallarmé]], il intègre le groupe de son père, aux côtés de [[Sam Woodyard]], qui le surnomme « Green », et le jeune pianiste [[François Rilhac]]. Nabe explore la [[Thèmes#La peinture|peinture]], en travaillant l’expressionnisme, la peinture italienne et la figure du [[Jésus-Christ|Christ]]. En 1978, il découvre [[André Suarès]], marseillais comme lui, qui sera le sujet du premier article qu’il enverra à une revue (''Sud''), en 1982, qui le publiera immédiatement. De ce bouillonnement naît le besoin d’écrire un livre. Il passe ses journées à la bibliothèque de Beaubourg où il lit avec attention les œuvres de [[Dante Alighieri|Dante]], Borges, [[William Shakespeare]], [[Antonin Artaud|Artaud]], Pétrarque, [[Raymond Roussel|Roussel]], et surtout [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]]. Au cours de ses recherches, il découvre en vidéo [[Philippe Sollers]], qui lui semble être le seul « écrivain vivant qui savait ce que le mot “écriture” voulait dire »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nabe_Regal.png|thumb|center|upright=1|Le soldat de 2&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; classe Zannini à Charleville-Mézières, en 1980]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:Pierre_Chanal.jpeg|thumb|right|upright=0.5|Pierre Chanal, adjudant de Nabe en novembre 1979.]]&lt;br /&gt;
Le 2 août 1979, après une tentative infructueuse pour se faire réformer, Nabe est incorporé au 3&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; régiment du génie, à la caserne Dumerbion, à Charleville-Mézières&amp;lt;ref&amp;gt;L’expérience du service militaire est racontée dans ''[[Nabe’s Dream]]'' (pp. 544-548).&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, il est envoyé une semaine à la caserne de Mourmelon, sous les ordres de l’adjudant Pierre Chanal&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « [[Je ne faisais pas bander Chanal]] », ''[[La Vérité]]'' n°1, novembre 2003, p. 10.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il profite de ce séjour de « réclusion nationale » pour peindre dans un bureau la nuit et écrire son premier manuscrit le jour, à visage découvert, sous le regard des gradés. Nabe confie ses pages à une sténodactylo de la ville et, neuf mois plus tard, arrive au bout d’une première version de ''Au Régal des vermines'' de 500 pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 juin 1980, lors d’une permission, il rencontre dans le train qui le ramène à Paris celle qui deviendra sa [[Thèmes#Les femmes|femme]] jusqu’au début des années 2000 : [[Hélène Hottiaux]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Helene_1993.jpg|thumb|center|upright=1|Nabe et Hélène, 1981]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La passion amoureuse relègue le manuscrit au second plan, le couple s’installe au 5 rue Campagne-Première, avant de se séparer au bout d’un an et de se remettre ensemble six mois après, et là, pour vingt ans. Nabe continue sa peinture et rédige un second manuscrit, plus court, ''Bloc neigeux'', qu’il soumet à une dizaine d’éditeurs qui ne donnent aucune suite (Denis Roche, Jacques Sternberg), dont le Seuil&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marc Roberts, éditeur au Seuil, fait allusion à un manuscrit refusé lors de l’émission ''Apostrophes'', le 15 février 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin 1981, il rencontre pour la première fois [[Philippe Sollers]], qui l’accueille dans les locaux de sa revue ''Tel Quel''. S’il juge le manuscrit impubliable dans la forme, l’auteur de ''Paradis'' l’encourage à produire un nouveau texte : « Vous en êtes. C’est indiscutable : vous avez la papatte »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Marc-Édouard Nabe ===&lt;br /&gt;
==== L’écriture du premier livre ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_ecrit.png|thumb|left|upright=0.72|Nabe en plein manuscrit, 1984]]&lt;br /&gt;
Entre 1981 et 1983, Nabe retravaille son manuscrit écrit à l’armée mais au lieu de le réduire, il l’augmente. Durant cette période, il découvre [[Léon Bloy]] et publie des articles dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Sud|Sud]]'', ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Le Jazzophone|Le Jazzophone]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Monk my dear », ''Le Jazzophone'', 3e trimestre 1983&amp;lt;/ref&amp;gt;'', [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Vertiges des lettres|Vertiges des lettres]]'' (codirigé par [[Siné]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cyril Bosc, « Journaux et collaborations du dessinateur Siné dans la presse française », ''Caricatures &amp;amp; Caricature'', 19 mars 2016, lire : http://www.caricaturesetcaricature.com/2016/03/journaux-et-collaborations-du-dessinateur-sine-par-cyril-bosc.html&amp;lt;/ref&amp;gt;) et ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]''. Le 27 juin 1983, il achève la dactylographie de son manuscrit de 1056 pages, ''Nabe’s Dream'', et entame l’écriture de son journal intime, qu’il publiera à partir de 1991. En septembre 1983, il écrit et prononce les introductions des musiciens venus se produire sur la scène du Twenty-One, boîte de jazz dirigée par Charlie Lellouche : [[Chet Baker]], Charles Bellonzi, Jimmy Gourley, Johnny Griffin et [[Kenny Clarke]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''Nabe’s Dream'', Éditions du Rocher, 1991, pp. 95-96, pp. 99-100, pp. 109-110, pp. 115-116, pp. 124-125.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Nabe_Michelot_Clarke_1983.png|thumb|center|upright=1.5|Nabe avec Pierre Michelot et [[Kenny Clarke]] au Twenty-One, 1983]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les conseils de [[Philippe Sollers]], il retaille encore son manuscrit, qu’il achève et renomme ''Au régal des vermines'' comme la première version. En mai 1984, il renoue avec les soirées d’''[[Hara-Kiri]]''. Les improvisations du [[professeur Choron]] sont retranscrites par Nabe dans son journal intime. C’est là qu’il rencontre [[Jackie Berroyer]], [[Delfeil de Ton]], et [[Albert Algoud]] qui sera son [[Thèmes#L’amitié|ami]] et son factotum pendant plusieurs années. Après un refus signifié par [[Gérard Bourgadier]], Nabe soumet son nouveau manuscrit à différents éditeurs, dont [[Bernard Barrault]] qui finit par accepter de publier ''[[Au régal des vermines]]''. Nabe rédige une préface, « L’impubliable », et annonce en septembre 1984 la parution prochaine de son premier livre dans l’émission ''Droit de réponse'', de [[Michel Polac]], où il est invité grâce à la rédactrice en chef Catherine Sinet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette première émission en direct, diffusée le 24 septembre 1984 sur TF1, Marc-Édouard Nabe s’accroche avec Druillet, pourtant une des idoles de son enfance, pour son adaptation en bande dessinée du roman de Gustave Flaubert, ''Salammbô'', tout en découvrant [[Philippe Vuillemin]] sur le plateau. Ce premier passage le fait remarquer comme « fasciste » pour sa défense de la Joconde et du jazz contre Astérix et le rock. Le 3 novembre, il enregistre un second ''Droit de réponse'', où il défend cette fois-ci la figure de [[Léon Bloy]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Au régal des vermines'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Regal couverture.jpeg|thumb|left|upright=0.75|Couverture d’''Au régal des vermines'', 1985]]&lt;br /&gt;
''[[Au régal des vermines]]'' sort enfin le 25 janvier 1985 chez [[Bernard Barrault]] sous son surnom « Nabe » complété par ses deux autres prénoms, Marc et Édouard. C’est un livre noir, aux lettres rouges, sans quatrième de couverture. Nabe aborde, outre son admiration pour [[Louis-Ferdinand Céline]], [[André Suarès]] ou [[Thelonious Monk]], les thèmes du [[Thèmes#Le jazz|jazz]], de l'homosexualité, des parents, de sa [[Thèmes#Les femmes|femme]], de la rencontre amoureuse, des [[Thèmes#La religion|Juifs]] et du racisme. Dominique Durand, du ''Canard Enchaîné'', est le premier journaliste à remarquer apprécier et à en faire une critique favorable&amp;lt;ref&amp;gt;Dominique Durand, « Nabe récure plus noir », ''Le Canard Enchaîné'', 13 février 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Vingt ans plus tard, l’universitaire Pierre Glaudes y reconnaît l’influence de [[Léon Bloy]]&amp;lt;ref&amp;gt;« Parmi les plus jeunes, il y a évidemment Marc-Édouard Nabe, amateur et propagateur de Bloy. Lui-même tient un Journal, sinon inspiré du moins nourri de la lecture du Journal de Bloy. » : « Entretien avec Pierre Glaudes », ''Stalker'', blog de Juan Asensio, 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; avril 2004, lire : http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/04/01/marc-edouard-nabe-le-si-peu-bloyen.html&amp;lt;/ref&amp;gt; et estime que Nabe est un de ses principaux héritiers&amp;lt;ref&amp;gt;Eugénie Bastié, « Pour Léon Bloy et les antimodernes, la littérature est la dernière demeure de la vérité », ''FigaroVox'', 23 juin 2017, lire : http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2017/06/23/31006-20170623ARTFIG00354-pour-leon-bloy-et-les-antimodernes-la-litterature-est-la-derniere-demeure-de-la-verite.php&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Apostrophes.jpg|thumb|right|upright=0.65|Nabe à ''Apostrophes'', 1985]]&lt;br /&gt;
Le 15 février 1985, Marc-Édouard Nabe est invité sur le plateau d’''[[Apostrophes]]'' pour défendre son livre face à 5 millions de téléspectateurs, et face à [[Morgan Sportès]], Jean-Marc Roberts, Tabary, Louis Julien, et Anne Vergne. Les citations provocatrices du ''Régal'' et le faux télégramme de Jean-Pierre Stirbois (du Front National) ponctuent les sorties exaltées du jeune écrivain. À la fin de l’émission, lors du cocktail entre invités et amis, hors caméra, Nabe est frappé au visage par [[Georges-Marc Benamou]] qui lui casse ses lunettes alors qu’[[Albert Algoud]] s’interpose pour défendre l'écrivain. Le lendemain, [[Jean-Edern Hallier]] félicite Nabe : « Bravo pour cet éblouissant suicide ! »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', Éditions du Rocher, 1991, p. 827.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une semaine après, dans ''[[Apostrophes]]'', [[Bernard Pivot]] lit un communiqué de Jean-Pierre Stirbois, contestant l’authenticité du télégramme de soutien à Nabe signé de son nom, et un second de la Licra déclarant son intention [[Procès#Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (1985 - 1989)|d’attaquer Nabe en justice]]. L’assignation est remise en mai 1985 et un avocat commis d’office est trouvé mais un autre se propose de défendre Nabe : maître [[Thierry Lévy]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', Éditions du Rocher, 1993, p. 1015.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En février 1989, après quatre années de procédure judiciaire, la cour de cassation rejettera la pourvoi de la Licra, ce qui acquittera complètement Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Kamikaze]]'', [[Éditions du Rocher]], 2000, p. 3113&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Nabe est « sulfureux », ce n’est pas tant pour son premier livre, ''Au régal des vermines'', que pour son passage médiatique. Pourtant, son apparence vestimentaire et son propos sont pensés pour se mettre à dos le monde des lettres qu’il exècre. Le « fascisme » du ''Régal'' et d’''Apostrophes'' ont été créés sur mesure pour se couper de ce monde littéraire, qui travaille contre la littérature. Le « mal » est fait et Nabe devra attendre janvier 1987 pour apparaître à nouveau dans ''Droit de Réponse''. Nabe y parlera d’Aragon, de Léautaud et d’[[Antonin Artaud|Artaud]] dont il fera entendre la voix depuis son magnétophone. À partir de là, la presse recommence à s’intéresser à lui, Nabe répond à des enquêtes menées par ''Le Quotidien de Paris'' ou ''Le Figaro littéraire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Écrire sous le boycott ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hallier.jpg|thumb|left|upright=1|Nabe et Hallier, 1986]]&lt;br /&gt;
L’effet du passage à ''Apostrophes'' continue à faire boycotter Nabe par les médias, qui ne voient en lui qu’un provocateur [[Clichés#L’antisémitisme|antisémite d’extrême-droite]]. Il multiplie néanmoins les rencontres : [[Jean-Edern Hallier]] en avril 1985, [[Arletty]] en mai 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], pp. 1023-1029.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Bertrand Tavernier en juin 1985 (il devait participer à une scène finalement coupée d’''Autour de minuit''&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], pp. 1138-1142&amp;lt;/ref&amp;gt;). Durant l’été 1985, la revue littéraire ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', dirigée par [[Philippe Sollers]] publie un texte de trois pages consacré à la chanteuse de jazz [[Billie Holiday]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Billie Holiday », ''L’Infini'', n°11, été 1985, pp. 13-15.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La forme du texte correspond au projet littéraire qu’il prépare : un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d’articles sur des thèmes divers ([[Thèmes#Le jazz|jazz]], [[Thèmes#La littérature|littérature]], [[Thèmes#La peinture|peinture]], philosophie). Publié en janvier 1986, ''[[Zigzags]]'' est le second livre de Marc-Édouard Nabe, et aussi le dernier publié par [[Bernard Barrault]]. Dans ''Zigzags'', Nabe élimine la politique, réduit la part autobiographique, pour laisser son talent rendre hommage à ses amours artistiques. Pour la critique, c’est le silence : la prestation d’''[[Apostrophes]]'' a laissé une image trop négative pour se hasarder à dire du bien de celui qui est passé pour un extrémiste haineux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, [[Dominique Gaultier]], éditeur au Dilettante, fait paraître une courte plaquette d’aphorismes, ''[[Chacun mes goûts]]''. Après l’accueil favorable réservé par son entourage à son texte sur [[Billie Holiday]], Nabe décide de le reprendre pour l’augmenter et arriver à un livre de 250 pages : ''[[L’Âme de Billie Holiday]]''. Publié par Denoël, c’est un portrait passionné de l’interprète de ''Strange Fruits''. Fin juin 1986, Nabe rencontre [[Albert Spaggiari]] en pleine cavale&amp;lt;ref&amp;gt;Sébastien Lapaque, « Gentleman casseur », ''Le Figaro littéraire'', 15 février 2007, p. 30. ; Jérôme Dupuis, « Albert Spaggiari-Marc-Édouard Nabe - Camarades de cavale », ''L’Express'', 30 juillet 2009, p. 60-61, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/albert-spaggiari-marc-edouard-nabe_823656.html&amp;lt;/ref&amp;gt;, et est approché admirativement par [[Claude Nougaro]]. En octobre 1986, il suit le ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Nancy Jazz Pulsations|Nancy Jazz Festival]]'' en écrivant une chronique quotidienne, dont l’ensemble sera publié en 1998 dans son [[:Catégorie:Recueil|recueil]] ''[[Oui]]''. C’est lors de ce festival que le 22 octobre, il passe un long moment avec [[Hélène Hottiaux|Hélène]] en compagnie de [[Miles Davis]], dans sa chambre d’hôtel, à dessiner ensemble&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', [[Éditions du Rocher]], 1996, pp. 1841-1847.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l’année 1987, Nabe écrit son premier roman, où il mêle sa [[Thèmes#La famille|famille]] marseillaise, ses souvenirs d’enfance, son goût pour la peinture et le caractère picaresque de son entourage. Prévu en septembre 1987, les épreuves étant déjà envoyées à des journalistes, il décide néanmoins de retarder la publication et de retravailler complètement le manuscrit avec le relecteur [[René Caumer]], qui sera son premier assistant, un ami de [[Jean-Edern Hallier]] en Corse. En novembre 1987, Nabe se rend à Meudon dans la maison de [[Louis-Ferdinand Céline]] pour rencontrer pour la première fois sa veuve, [[Lucette Destouches]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', Éditions du Rocher, 1996, pp. 2320-2324.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1988, Nabe publie donc son premier roman, de 500 pages, intitulé ''[[Le Bonheur]]'' (Denoël). Lorsque Nabe est invité à nouveau par [[Bernard Pivot]] dans ''[[Apostrophes#L’Apostrophes du 8 janvier 1988|Apostrophes]]'', son précédent passage est rappelé. Il se retrouve seul à défendre son livre face à des indifférents qui n’ont rien à dire du ''Bonheur'', dont Régis Debray.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Idiot international'' ====&lt;br /&gt;
De mai 1989 à février 1990, il collabore à ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L'Idiot international|L'Idiot international]]'' de [[Jean-Edern Hallier]], où il côtoie [[Jacques Vergès]], [[Édouard Limonov]], [[Patrick Besson]] et retrouve [[Gébé]] devenu le dessinateur en chef du journal. Il y fait l’éloge de [[Chaïm Soutine|Soutine]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Soutine à Chartres », ''L’Idiot international'', numéro 24, 25 octobre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;, [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « L’Idiostoïevskidiot », ''L’Idiot international'', numéro 25, 1er novembre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou Ava Gardner&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Ode à Ava », ''L’Idiot international'', numéro 36, 7 février 1990.&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais attaque aussi avec violence, et très souvent sous la forme de piécettes [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlétaires]], des personnalités comme Élisabeth Badinter&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Élisabeth Badinter ou les infortunes du féminisme, par le marquis de Nabe », ''L'Idiot international'', 16 août 1989. &amp;lt;/ref&amp;gt;, Serge Gainsbourg&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Serge Gainsbeurk », ''L'Idiot international'', numéro 24, 25 octobre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou l'abbé Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Notre-Dame des pompiers », ''L'Idiot international'', 1er novembre 1989&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle sur ce dernier suscite un tollé jusqu'au sein de la rédaction de l’''Idiot''&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Lamy, ''L’Idiot insaisissable'', Paris : Albin Michel, 2017, pp. 435-436.&amp;lt;/ref&amp;gt;. : Hallier soutient Nabe contre sa propre équipe et publie un texte de défense de l'article dans le numéro suivant&amp;lt;ref&amp;gt;''L'Idiot international'', numéro 26, 8 novembre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:LIdiot_International_01111989.jpg|thumb|center|upright=1|Une du numéro 25 de ''L’Idiot international'', 1989]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1989, Nabe publie sa seconde plaquette au Dilettante, ''[[La Marseillaise]]'', portrait du saxophoniste [[Albert Ayler]] qu’il mêle aux cérémonies du bicentenaire de la Révolution française. La couverture est l’œuvre du dessinateur [[Siné]]. En février 1990, après plus d’une trentaine d’articles en six mois, sa dernière collaboration à ''L’Idiot'' est ''Rideau'', un [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] sur l'univers médiatique qui occupe les quatre grandes pages centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aux Éditions du Rocher ===&lt;br /&gt;
==== Rencontre avec Jean-Paul Bertrand ====&lt;br /&gt;
À la recherche d’un éditeur capable de publier le journal intime qu’il tient depuis juin 1983, Marc-Édouard Nabe rencontre en novembre 1989, grâce à [[Patrick Besson]], [[Jean-Paul Bertrand]], propriétaire depuis 1987 des [[Éditions du Rocher]]. Enthousiaste à l’idée de le publier, la première collaboration entre Nabe et le Rocher est le livre collectif ''Dix ans pour rien ?'' : neuf écrivains sont invités le soir du réveillon 1989 à l’hôtel Meurice, à Paris, pour écrire, chacun dans une chambre au hasard (Nabe tire la suite de [[Salvador Dalí|Dalí]]), un chapitre sur les années 1980. Le soir même, le 31 décembre 1989, Nabe signe avec Jean-Paul Bertrand un contrat pour la publication du ''Journal''. Ainsi s’ouvre une collaboration de quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 septembre 1990 naît [[Alexandre Zannini|Alexandre]], fils de Marc-Édouard Nabe et d’[[Hélène Hottiaux]]. En mai 1991, les Éditions du Rocher donnent naissance au premier tome de 800 pages du journal intime de Nabe : ''[[Nabe’s Dream]]''. Du 27 juin 1983 au 15 février 1985, l’écrivain raconte la réécriture de son premier livre, la recherche d’un éditeur ainsi que son passage dans l’émission de [[Bernard Pivot]], ''[[Apostrophes]]''. Le journal intime évoque aussi bien la vie quotidienne de l’écrivain, son entourage, sa [[Thèmes#Les femmes|femme]], ses [[Thèmes#L’amitié|amis]], que les mardis de ''[[Hara-Kiri]]'' ou ses découvertes artistiques. À l’époque, Nabe et Hélène vivent au 103, rue de la Convention, adresse que rejoindra bientôt [[Michel Houellebecq]], alors inconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 1991, Nabe se rend en Israël avec [[Frédéric Pajak]] pour faire sa première communion à Jérusalem, le jour de ses 33 ans. Il transposera littérairement cet épisode de sa vie dans ''[[L’Âge du Christ]]'', en 1992 et, vingt-cinq ans plus tard, dans ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience]]'', qui raconte sous la forme du journal intime les jours passés en Israël. À la même période, il entretient une relation amoureuse avec la chanteuse québécoise [[Diane Tell]] pendant six mois, pendant lesquels ils se rendent à La Salette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_la_Salette,_1992.png|thumb|center|upright=2|Nabe à la Salette, 1992 (photo [[Diane Tell]])]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_barbu_1993.jpg|thumb|right|upright=0.6|Nabe en 1993]]&lt;br /&gt;
En mars 1992, les [[Éditions du Rocher]] éditent ''[[Rideau]]'', son [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] sur l’univers [[Thèmes#Les médias|médiatique]], qui reprend l’article publié en février 1990 dans ''L’Idiot international''. En septembre, Gallimard publie dans la collection ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' la mise en récit du [[Thèmes#Les voyages|voyage]] de Nabe effectué en Turquie en octobre 1988, ''[[Visage de Turc en pleurs]]''. La sortie est accompagnée d’une exposition de tableaux réalisés par Nabe, « [[Expositions#Turqueries (septembre - octobre 1992|Turqueries]] », rue Keller. En octobre 1992, les [[Éditions du Rocher]] publient un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d'aphorisme entièrement calligraphié par l'écrivain, à l’exception du code-barres, ''[[Petits riens sur presque tout]]''. En 1993, il commence à publier des articles dans la revue ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Jazzman|Jazzman]]'' (collaboration ponctuelle qui dure jusqu’en septembre 2007) et, pour les quarante ans de la [[Thèmes#La mort|mort]] de [[Django Reinhardt]], il écrit ''[[Nuage]]'', édité par Le Dilettante. Il publie la même année le second tome de son journal, ''[[Tohu-Bohu]]'', qui revient notamment sur les conséquences de sa prestation du 15 février 1985 dans l'émission ''[[Apostrophes]]''. Un film, tourné lors du cocktail organisé en novembre au Palais du Luxembourg au moment de la parution du livre, est réalisé par [[Fabienne Issartel]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Georges Bernstein-Gruber.jpg|thumb|left|upright=0.8|Georges Bernstein-Gruber]]&lt;br /&gt;
L'année 1995 s'ouvre avec la publication par Gallimard, en collection Blanche, de son roman ''[[Lucette]]''. Le livre, consacré à la veuve de [[Louis-Ferdinand Céline]], [[Lucette Destouches]], raconte ses souvenirs et sa vie d'aujourd'hui au milieu de ses amis. On y rencontre l'acteur [[Jean-François Stévenin]], qui essaie en vain de réaliser une adaptation cinématographique de ''Nord''. Il est à noter que Nabe n’apparaît pas dans le roman. En 1996 sort le troisième tome de son journal ''[[Inch’Allah]]'', qui couvre la période allant de juin 1986 à mai 1988. Entre 1995 et 1998, ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Paris Match|Paris Match]]'' passe des textes de Nabe. En février 1997, [[Frédéric Pajak]], [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]] et Nabe fondent leur propre mensuel, ''[[L’Éternité]]'', qui ne connaîtra que deux numéros. La même année, un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de pièces de théâtre écrites par [[Henry Bernstein]] est publié aux [[Éditions du Rocher]]&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Philippe Mestre, « Scènes », ''Le Progrès'', 4 juillet 1997.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'ouvrage, ''Théâtre'', est le résultat d'un travail de deux ans mené par Marc-Édouard Nabe et Georges Bernstein-Gruber, fille du dramaturge&amp;lt;ref&amp;gt;« L'oeuvre de Henry Bernstein », ''L'Écho du Centre'', 6 juillet 1997.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le livre s'ouvre sur une préface de 83 pages écrite par Nabe : « [[La jungle de Bernstein]] »&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Crépu, « Tête d’affiche. Le cirque Bernstein. Théâtre », ''La Croix'', 8 juillet 1997, p. 14.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1998, Nabe écrit un roman sur le suicide, ''[[Je suis mort]]'', publié dans la collection ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', avant d’éditer deux [[:Catégorie:Recueil|recueils]] d'articles ''[[Oui]]'' et ''[[Non]]'', ainsi qu'un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de contes illustré par [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]] (''[[K.-O. et autres contes]]''). Le dessinateur [[Fred]] illustre son [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de poésies (''[[Loin des fleurs]]'') et [[Gébé]] s'occupe de ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', livre de retranscription des entretiens donnés par l'écrivain de 1984 à 1999.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Kamikaze ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Serge_Moati_Ripostes_mai2000.png|thumb|right|upright=0.8|Serge Moati, ''Ripostes'', mai 2000]]&lt;br /&gt;
En février 2000, [[Stéphane Zagdanski]] publie ''Pauvre de Gaulle !'', un long livre racontant son impossibilité d’écrire un livre sur le général de la V&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; République, et dans lequel, après plus de huit ans d’[[Thèmes#L’amitié|amitié]], il biaise ses sentiments en faisant de Marc-Édouard Nabe, surnommé « Marco Banana », un écrivain superficiel, à la pensée absente, un personnage prétentieux et grotesque. En réponse, Nabe publie dès juin 2000 dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', le portrait de « [[Mon meilleur ami]] », surnommé à son tour « L’eunuque raide ». En mars 2000, les [[Éditions du Rocher]] éditent le quatrième tome du journal intime, ''[[Kamikaze]]'', couvrant la période allant de mai 1988 à septembre 1990. Le livre est très mal reçu par nombre de critiques, comme [[Michel Polac]], son ancien soutien, ou son ancien comparse [[Albert Algoud]]&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Polac et Albert Algoud sur Nabe dans l'émission « La Partie continue » sur France Inter, juin 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Polac attaque Nabe dans ''Charlie Hebdo''&amp;lt;ref&amp;gt;« Un ami m’a joué un sale tour : il m’a envoyé la photocopie de pages du Journal de Nabe. J’ai passé une nuit blanche avec l’envie de vomir. Je ne devrais pas parler de cette raclure de bidet, il pourrait s’en servir pour sa pub, mais je suis ahuri qu’un éditeur paye ce type pour écrire ça » : Michel Polac, « À vomir », ''Charlie Hebdo'', 17 mai 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Fin mai, dans l’émission ''Ripostes'', de Serge Moati, Nabe et Polac s’invectivent autour de leurs journaux intimes respectifs : Polac l’attaquant pour [[Clichés#L’antisémitisme|antisémitisme]] et Nabe exigeant la lecture d’un passage du journal de Polac évoquant une relation sexuelle avec un enfant (voir article sur [[Michel Polac]]). En septembre 2000, Nabe quitte Paris pour vivre seul sur l'île grecque de Patmos&amp;lt;ref&amp;gt;Olivier Delacroix, « Marc-Édouard Nabe », ''Le Figaro littéraire'' n°17453, 21 septembre 2000, p. 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant sa retraite de sept mois, il puise dans son journal intime des années 1990 la matière pour transformer son écriture diariste en écriture romanesque. Il rédige un roman, ''[[Alain Zannini]]'', construit, selon les mots de l'auteur, en écho au dernier livre du Nouveau Testament&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Luc Douin, « Dufreigne et Nabe, au jeu du double moqueur », ''Le Monde'', 25 octobre 2002&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 7 avril 2001, Nabe détruit par le feu à Patmos les cahiers contenant son journal intime des années 1990 avant de quitter la Grèce&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe : “Pourquoi j'ai brûlé mon Journal intime” », ''Lire'', 1er mars 2007, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-pourquoi-j-ai-brule-mon-journal-intime_812062.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Destruction_du_journal_par_Nabe_Patmos_2001.png|thumb|center|upright=1.5|Nabe détruisant les cahiers de son ''[[:Catégorie:Journal intime|Journal intime]]'' des années 1990, Patmos, 7 avril 2001]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À son retour en France en avril, Frédéric Vignale lui ouvre son premier site internet. Le 11 septembre 2001, al-Qaeda, sous le commandement d’[[Oussama Ben Laden]], organise une série d’attentats sur le sol américain le mardi 11 septembre 2001. L’événement inspire Nabe, qui met de côté son roman à finir pour écrire en deux semaines un [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] intitulé ''[[Une lueur d’espoir]]''. Premier livre sur l'événement, il paraît moins de deux mois après l'attaque. Le livre est un franc succès de librairie, avec plus de 20 000 exemplaires vendus, malgré une nouvelle réputation qui ne cessera d’enfler, celle d’un Nabe d’extrême-gauche [[Clichés#L’apologie du terrorisme|pro-islamiste et pro-terroriste]]. Toute la première partie de 2002, Nabe la consacre aux corrections de son roman avec son assistante principale [[Laure Merlin]] puis à la finition avec l’aide d’[[Isidora Pezard]]. En septembre 2002, il publie ''[[Alain Zannini]]'', qui figure sur la première liste du prix Goncourt en novembre 2002 à l’initiative d’Edmonde Charles-Roux&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Perrier, « Qui aura le Goncourt 2002 ? », ''L’Express'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; novembre 2002 : https://www.lexpress.fr/culture/livre/qui-aura-le-goncourt-2002_807099.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour la première fois, le roman est suivi par la publication en avril 2003 d’un ouvrage de « making of », à la manière des bonus d’un DVD, contenant un texte de [[Jean-Paul Bertrand]], des lettres de refus d’éditeurs, une scène coupée, des études et ainsi qu’un long entretien avec [[Isidora Pezard]], ''[[L’Affaire Zannini]]''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Hotel_Palestine.png|thumb|center|upright=1|Nabe, devant l'hôtel Palestine (Bagdad), 2003]]&lt;br /&gt;
En mars 2003, après avoir lancé un appel aux artistes français à le rejoindre&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Tous à Bagdad », ''[[Cancer !]]'' (« Hors-Série Irak »), mars 2003}}&amp;lt;/ref&amp;gt;, Nabe part pour [[Thèmes#L'Orient|Bagdad]] pour vivre la guerre sous les bombes. À l'issue de ce [[Thèmes#Les voyages|voyage]], il publie ''[[Printemps de feu]]'' en septembre 2003, qui sera très mal reçu en France par certains critiques, mais salué par d'autres au Moyen-Orient (voir [[Printemps de feu#Accueil critique|l'article sur le roman]]). À son retour, Nabe rencontre la comédienne [[Audrey Vernon]] avec qui il va vivre neuf ans dans l’appartement de la rue des Saussaies prêté par une admiratrice, Anne-Sophie Benoît, avec laquelle, en novembre 2003, il créé un nouveau mensuel, ''[[La Vérité]]''. Illustré par [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]], le journal reproduit des textes littéraire d'[[Ezra Pound]], ainsi que des billets du terroriste [[Carlos]] écrits depuis sa prison. Le journal est arrêté après quatre numéros, sur décision de justice (voir [[Procès#L'Association pour l'information ouvrière (2003 - 2004)|Procès]]). En 2004, les [[Éditions du Rocher]] publient un nouveau [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d'articles, ''[[J’enfonce le clou]]'', qui contient les articles de ''[[La Vérité]]'' ainsi que des inédits écrits au cours de l'année 2004. Ce vingt-sixième livre de Nabe est également le dernier publié par le [[Éditions du Rocher|Rocher]]. En septembre 2004, il fait la connaissance d’un nouveau fan, le dentiste [[Salim Laïbi]], venu à Paris pour se proposer d’être son webmaster bénévole (il sera à la tête de son nouveau site jusqu’en janvier 2010).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La rupture avec le Rocher ====&lt;br /&gt;
Le 30 mai 2005, [[Jean-Paul Bertrand]] vend les [[Éditions du Rocher]] aux éditions Privat propriété du groupe pharmaceutique Fabre&amp;lt;ref&amp;gt;Bénédicte Mathieu, « Les éditions Privat achètent le groupe du Rocher », ''Le Monde'', 1er juin 2005, p. 29&amp;lt;/ref&amp;gt;, avant que Gallimard n’entre dans son capital trois mois plus tard&amp;lt;ref&amp;gt;« Privat-Le Rocher cède des parts à Gallimard », ''NouvelObs.com'', 14 septembre 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, Marc-Édouard Nabe se voit signifier la fin de son engagement qui le liait au Rocher depuis 1990. ''[[Coups d’épée dans l’eau 2]]'' est annulé. Privé de ses mensualités, se retrouvant du jour au lendemain sans ressource et sans éditeur, Nabe intente un procès aux nouveaux propriétaires du Rocher avec pour avocat maître [[Emmanuel Pierrat]] (voir article [[Procès#Éditions du Rocher (2006 - 2008)|Procès]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cassé dans son rythme de publication (un livre nouveau par an en moyenne), Nabe se contente alors de rééditions. En 2006, [[Dominique Gaultier]], du Dilettante, lui réédite son premier livre, ''[[Au régal des vermines]]'' que l’auteur agrémente d’une préface, « [[Le Vingt-septième Livre|Le vingt-septième livre]] », où il fait le parallèle entre son destin et celui de [[Michel Houellebecq]] et [[Léo Scheer]] compose avec Angie David un volumes de ses ''[[Morceaux choisis]]'' pris dans ses 27 livres. En 2007, Denis Tillinac reprendra ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'' dans la collection « La Petite Vermillon » à La Table ronde, ce qui en fait le premier livre de Nabe en poche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:tract3.jpg|thumb|left|upright=0.8|Affichage des tracts]]&lt;br /&gt;
En attendant l’issue du procès, Nabe s’exprime sur des sujets d’actualité à travers des [[:Catégorie:Tracts|tracts]] imprimés en grand format (A2), distribués gratuitement dans les rues ou affichés sur les murs de différents villes (à Paris principalement, mais également à Marseille), et repris sur bon nombre de sites et de blogs. Son premier sujet est le coup de tête adressé par Zinédine Zidane à Marco Materazzi, à quelques minutes de la fin de la finale de la coupe du monde de football. ''[[Zidane la racaille]]'' est illustré par un fan maquettiste, [[Yves Loffredo]], qui réalise un montage montrant le footballeur français donner un coup de tête aux tours du World Trade Center. Rapidement, en novembre, il réitère l’exercice en abordant dans ''[[Et Littell niqua Angot]]'' le prix Goncourt attribué à Jonathan Littell et à son livre, ''Les Bienveillantes''&amp;lt;ref&amp;gt;Téléphone rouge », ''Le Nouvel Observateur'' n°2201, 11 janvier 2007, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Entre juillet 2006 et janvier 2009, ce sont huit tracts que Nabe écrit et que son équipe compose et affiche, en dehors de tout circuit éditorial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’occasion de la sortie de ''[[Morceaux choisis]]'', Marc-Édouard Nabe est invité par [[Laurent Ruquier]] dans son émission ''On a tout essayé'' sur France 2, le 17 octobre 2006. Face à lui, [[Gérard Miller]] se lance dans un réquisitoire en lisant un papier préparé à l’avance, traitant Nabe de « vrai salaud » et lisant des citations tronquées et sorties du contexte du ''[[Au régal des vermines|Régal]]'' pour dépeindre l’écrivain en raciste, homophobe et antisémite. Plutôt que de répéter leur altercation survenue en 1999 dans l’émission ''Tapage'', Nabe préfère quitter le plateau. Fin 2006, il va au Sénégal donner une conférence sur ''Impressions d’Afrique'' de [[Raymond Roussel]] dans une école de Dakar, à Pikine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Pikine_2006.png|thumb|center|upright=2|Marc-Édouard Nabe à Dakar, à côté d’une affichette annonçant sa conférence sur Raymond Roussel, 2006]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Jeu et silences ====&lt;br /&gt;
Constatant que la fin du ''[[Le Vingt-septième Livre|Vingt-septième livre]]'', annonçant son arrêt de l’écriture, a été prise au sérieux par beaucoup, il décide de jouer le jeu et d’écrire un livre sur ce thème dans le plus secret. Rares ont été ceux à ne pas croire son arrêt de l’écriture, par exemple Guillaume Durand : « C’est comme si tu me disais que [[Charlie Parker]] pouvait arrêter de jouer du saxo. Impossible ! Je ne te crois pas »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 281.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En travaillant à son roman, Nabe décide qu’il ne pourra le proposer à aucun éditeur et cherche un moyen de le publier lui-même. [[Audrey Vernon]] travaille discrètement à la création d’une SARL Nabe. Pour continuer à vivre et à écrire, « l’écrivain qui n’écrit plus » monte une [[Expositions#Galerie Vies d’artistes (février - mars 2007)|exposition de ses portraits d’écrivains et de jazzmen]] à Galerie Vies d’artistes à Paris, entre février et mars 2007&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Besson, « Nabe peint », ''Le Point'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2007, p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En décembre 2007, il se rend, sur l’invitation d’un fan, Kemal Mohamedou, en Mauritanie, et assiste à l’annulation du Paris-Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril 2008, Nabe part six mois pour Aix-en-Provence pour avancer dans le manuscrit. En juillet, après deux ans de procédure judiciaire contre les [[Éditions du Rocher]], il récupère l’intégralité des droits de ses livres ainsi que leurs stocks promis au pilon&amp;lt;ref&amp;gt;Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 9 juillet 2008, 06/17664, lire : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;amp;idTexte=JURITEXT000019449706&amp;amp;fastReqId=638849474&amp;amp;fastPos=2}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Grâce à maître [[Emmanuel Pierrat]], Nabe est le premier écrivain à retrouver les droits de ses livres. Il récupère en même temps ceux des ouvrages publiés par [[Bernard Barrault]], Denoël et Gallimard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Delarue_Nabe_(2009).JPG|thumb|right|upright=0.6|Nabe et Delarue, 2009]]&lt;br /&gt;
En janvier 2009, décidé à ne plus revenir dans le système éditorial, il publie symboliquement au Dilettante un dernier livre en édition « conventionnelle », ''[[Le Vingt-septième Livre]]'' qui n’est autre, en plaquette séparée, que la préface de 2006 à la réédition du ''[[Au régal des vermines|Régal des vermines]]''. Désormais, sur la lancée de ses tracts, Nabe annonce qu’il « publiera » lui-même ses futurs livres, et qu’il rééditera les anciens dont les anciens lui appartiennent. En septembre 2009, le site de Nabe annonce un vingt-huitième livre à venir, en précisant : « Chez aucun éditeur ! Dans aucune librairie ! »&amp;lt;ref&amp;gt;« 28 romans », ''Le Figaro Magazine'', 3 octobre 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Une deuxième exposition de ses peintures sur les « [[Expositions#Office du tourisme du Liban (mars 2009)|Les Orients de Nabe]] »&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Besson, « Expositions », ''Le Point'', 19 mars 2009, p. 13. ; Bertrand de Saint Vincent, « Figures libres », ''Le Figaro'', 6 mars 2009&amp;lt;/ref&amp;gt;, organisé à l’Office de Tourisme du Liban, à Paris, grâce à l’aide de son directeur, Serge Akl&amp;lt;ref&amp;gt;Carlos Henoud, « Serge Akl, Envoyé spécial du Liban à Paris ! », ''L'Orient le jour'', 23 avril 2009, p.16.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tenue du 5 mars au 4 avril, l’exposition permet la vente de 31 tableaux, dont certains sont achetées par des personnalités [[Thèmes#Les médias|médiatiques]], notamment Frédéric Taddeï, Patrick Le Lay et Jean-Luc Delarue (qui avait déjà eu l’occasion d’inviter Nabe dans plusieurs de ses émissions).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Salut par Internet ===&lt;br /&gt;
==== L’anti-édition ====&lt;br /&gt;
Après l’abandon par [[Salim Laïbi]] de sa charge de webmaster à cause de divergences sur le complotisme l’opposant à Nabe, deux nouveaux sites sont créés par deux autres admirateurs, [[Laurent Bosc]] et Constantino Serra. Le premier, ''alainzannini.com'', animé par une équipe d’une vingtaine de « passionnés hors du système éditorialo-journalistique », est riche de documents et réactualisé en permanence. Le second, ''marcedouardnabe.com'', est une simple plateforme de mise en vente de ses livres sur Internet, dont les stocks (huit tonnes) du Rocher qui lui ont été livrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 2010, en l’espace de 24 heures, 160 livres ont été vendus, remboursant largement les frais engagés par Nabe pour son vingt-huitième livre. Annoncé le 7 janvier 2010 par un article de Jérôme Dupuis dans ''L’Express''&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe l’antiéditeur », ''L’Express'', 7 janvier 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' marque la rupture définitive de l’écrivain avec le monde de l’édition. [[L’anti-édition]], qu’il définit comme « une auto-édition pour un auteur déjà connu » est née&amp;lt;ref&amp;gt;Laurent Martinet, « Nabe : “Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout” », ''L'Express.fr'', 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le roman raconte la vie possible de l'auteur s'il avait arrêté d'écrire : une longue traversée de Paris et du monde contemporain&amp;lt;ref&amp;gt;Lionel Chiuch, « Nabe lance un pavé dans la mare éditoriale, ''La Tribune de Genève'', 6 février 2010, p. 27, lire : http://archives.tdg.ch/loisirs/livres/nabe-lance-pave-mare-editoriale-2010-02-05&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le premier tirage de 1 000 exemplaires est rapidement écoulé, permettant un second de 3 000 exemplaires. Le roman offre un très fort retour médiatique. Dans les [[Thèmes#Les médias|médias]], Nabe déroule un discours d’anti-éditeur, fustigeant les éditeurs ne laissant que 10 % du prix du livre aux auteurs infantilisés, dénonçant les intermédiaires et en particulier les libraires, leur refusant notamment la vente de ''L’Homme'' après avoir boycotté son auteur pendant 25 ans, et vantant la liberté d’Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Invitation_fetedes3000.gif|thumb|right|upright=0.5|Carton d’invitation pour la « fête des 3000 »]]&lt;br /&gt;
Le 15 avril, il organise à l’espace Victoria une « fête des 3 000 » exemplaires vendus en trois mois. Pour la première fois, un écrivain invite tous ses lecteurs lors d’une soirée de rencontres. Plus de 700 lecteurs font le déplacement à Paris. Un troisième tirage de 4 000 exemplaires rend à nouveau le livre disponible au début du mois de juin. Toujours sur Internet, mais aussi dans quelques points de vente parisien qui ne sont pas des libraries : un boucher, un fleuriste, un coiffeur, trois bars-restaurants et une boutique de vêtements féminins vendent ainsi le roman dont bientôt 6 000 exemplaires seront écoulés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fête_des_3000.JPG|thumb|center|upright=1|« Fête des 3 000 », 15 avril 2010]]&lt;br /&gt;
Le 19 octobre, ''L’homme qui arrêta d’écrire'' est inscrit sur la seconde liste du prix Renaudot, grâce à l’action de [[Patrick Besson]], de [[Jean-Marie Gustave Le Clézio]] et de [[Franz-Olivier Giesbert]]&amp;lt;ref&amp;gt;AFP Infos Françaises, « La deuxième sélection du Renaudot », ''AFP'', 19 octobre 2010, 18h14&amp;lt;/Ref&amp;gt;. Le 2 novembre, après avoir été retirée de la seconde liste, Virginie Despentes a fait, grâce à Besson, son retour sur la troisième&amp;lt;ref&amp;gt;« Renaudot : Virginie Despentes revient dans la course », ''Le Monde'', 4 novembre 2010,&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement, le 8 novembre, après onze tours de scrutin, le prix Renaudot lui est attribué, avec quatre voix, contre trois à Simonetta Greggio (''Dolce Vita, 1959-1979'') et deux à Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;Christine Rousseau, « Virginie Despentes, un Renaudot disputé », ''Le Monde'', 10 novembre 2010, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le même jour, [[Michel Houellebecq]], voisin de Nabe entre 1991 et 1999, obtient le prix Goncourt&amp;lt;ref&amp;gt;Raphaëlle Rérolle, « Michel Houellebecq finalement récompensé par le prix Goncourt », ''Le Monde'', 10 novembre 2010, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Nabe, l’obtention de ce prix lui aurait assuré 100 000 ventes, soit un bénéfice total de deux millions d'euros&amp;lt;ref&amp;gt;« L’homme qui a failli avoir le prix Renaudot se souvient », ''Éclats de Nabe'', 5 novembre 2015, voir : https://youtube.com/watch?v=WjyfaRNjSJs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Au même moment, [[Alain Soral]] attaque Nabe dans le bloc-notes qu’il tient dans ''Flash''&amp;lt;ref&amp;gt;Alain Soral, « L’anti bloc-note », ''Flash '', octobre 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est la rupture avec le monde des « dissidents » autoproclamés et le début de la curée complotiste contre Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_en_Tunisie,_avril_2011.jpg|thumb|right|upright=0.75|Nabe en Tunisie, avril 2011]]&lt;br /&gt;
En décembre 2010 et janvier 2011, Nabe subit une double opération des yeux (cataracte). En avril, il se rend tout seul en Tunisie pour suivre la révolution menée sur le terrain. À son retour, le 2 mai 2011, il apprend à Paris la [[Thèmes#La mort|mort]] d’[[Oussama Ben Laden]] et est invité le soir même par [[Frédéric Taddeï]] pour l’évoquer&amp;lt;ref&amp;gt;''Ce soir (ou jamais !)'', France 2, 2 mai 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l’émission, Taddeï annonce que l’écrivain travaille sur un livre sur la révolution tunisienne et l’anniversaire du 11-Septembre, mais l’affaire [[Dominique Strauss-Kahn]], déclenchée le 14 mai 2011, bouleverse ses plans éditoriaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:L'encule_au_Gabon.jpg|thumb|left|upright=1.1|''L’Enculé'' au Gabon (photo Vincent Sannier)]]&lt;br /&gt;
En mai, Marc-Édouard Nabe devient également le nom d’une société : la « SARL Marc-Édouard Nabe », qui vend ses propres livres. Il écrit durant l’été, en Corse, un nouveau roman. Le 7 octobre est mis en vente son deuxième livre [[L’anti-édition|anti-édité]] : ''[[L’Enculé]]''. C’est un roman de 250 pages sur l’affaire DSK, écrit dans la tête de DSK, qui raconte lui-même son histoire et ses conséquences. Le premier tirage de 2 000 exemplaires est épuisé en un mois. Un deuxième tirage de 4 000 exemplaires est disponible le 17 novembre, mais malgré un lancement sous la forme d’une dénonciation spectaculaire de Marc Weitzmann dans ''Le Monde des Livres'', les ventes se tassent. Par peur des procès (qui n’arriveront pas), les principaux alliés médiatiques de Nabe ([[Frédéric Taddeï|Taddeï]], [[Thierry Ardisson|Ardisson]], Dupuis...) se défilent. Nabe défend son livre le 20 octobre sur [[L’Enculé#Europe 1 - 20 octobre 2011|Europe 1]] face à Guy Birenbaum et David Abiker. Le livre ne bénéficiera que d’un passage à la télévision, grâce à [[Éric Naulleau]], sur [[L’Enculé#Paris Première - 3 décembre 2011|Paris Première]], le 3 décembre. En l’absence de l’auteur, [[Arnaud Viviant]] rejoue le procès de [[Clichés#L’antisémitisme|l’antisémitisme]] quand Philippe Tesson trouve le roman dégoûtant. Lorsque Nabe entre en surprise sur le plateau, il lit un passage concernant Viviant tiré de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', avant que les deux hommes ne s’invectivent et que Nabe explique son roman, tout en affirmant que Viviant ne l’a pas lu. Malgré le second tirage, ''[[L’Enculé]]'' ne connaîtra pas le succès de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le combat contre le complotisme ====&lt;br /&gt;
Tout en amassant des notes et des récits pour le projet d’une vaste fresque sur les complotistes, Nabe donne le 2 mars 2012 une conférence à Lille sur les révolutions arabes, en compagnie de [[Tariq Ramadan]] et de Nabil Ennasri, dans laquelle il se distingue par des piques lancées à l’attention des complotistes et la réfutation, non partagée par Ramadan, que [[Oussama Ben Laden|Ben Laden]] ait fait partie de la CIA. Le 26 mars, il est invité à ce sujet par Hicham Hamza (connu sur Internet sous le pseudonyme de « Panamza ») pour le site ''oumma.com'', et qualifie le complotisme de « maladie mentale »&amp;lt;ref&amp;gt;Hicham Hamza, « “Le complotisme est une maladie mentale” : entretien avec Marc-Edouard Nabe », ''oumma.com'', 7 avril 2012, lire : https://oumma.com/le-complotisme-est-une-maladie-mentale-entretien-avec-marc-edouard-nabe/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nabe démonte certaines théories conspirationnistes autour du 11-Septembre ainsi que celles qui développent autour des attentats perpétrés par Mohammed Merah entre le 11 et le 19 mars. Nabe déclare officiellement la guerre aux « complotistes » qui le couvrent d’injures sur Internet parce qu’il récuse la version d’un 11-Septembre fomenté et exécuté par les Américains eux-mêmes. Dix ans après avoir écrit ''[[Une lueur d’espoir]]'', et à cause d’une campagne de calomnies principalement alimentée par [[Alain Soral]], Nabe est considéré soudain comme un « agent de l’Empire américano-sioniste », et dénoncé comme « ennemi des musulmans » par des « Beurs » adeptes de la théorie du complot et plus ou moins séduits par l’extrême-droite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 mai 2012, il réédite son premier livre, ''[[Au régal des vermines]]'', épuisé depuis la seconde réédition réalisée par Le Dilettante en 2005, en en tirant 5 000 exemplaires. Le 30 août 2012, ''[[Lucette]]'' paraît chez Folio à l'occasion du centenaire de [[Lucette Destouches]]. Les droits restent réservés à Nabe, qui a autorisé Gallimard à publier son second livre en poche&amp;lt;ref&amp;gt;Fiche de l’ouvrage sur le site de Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Lucette&amp;lt;/ref&amp;gt;. En septembre, il s’installe pour deux ans à Aix-en-Provence avec sa nouvelle [[Thèmes#Les femmes|femme]], Leïla. Nabe continue son travail sur le conspirationnisme et le révisionnisme en effectuant en octobre 2012 un [[Thèmes#Les voyages|voyage]] à Auschwitz, en compagnie de [[Catsap]]. En juillet 2013, il expose sur le Cours Mirabeau [[Expositions#Aix-en-Provence (juillet 2013)|plus de cent cinquante tableaux]], dont la vente permettra de financer l’impression de son trentième livre&amp;lt;ref&amp;gt;Maximilien Friche, « Nabe, écrivain fauve et coupeur de têtes », lire : http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article=art-contemporain-nabe-ecrivain-fauve-et-coupeur-de-tetes--143&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Fichier:Vernissage_portraits_(2013).jpg|x400px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aix_galerie.jpg|x400px]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 juillet, [[Salim Laïbi]] diffuse sur YouTube la destruction par le feu d’un tableau représentant [[Charles Mingus]] offert par Nabe en 2005 dans « une cérémonie à forts relents occultistes » comme le dira Laurent James&amp;lt;ref&amp;gt;Laurent James, « Haoulia et Laïbi font convoquer Laurent James par la police de Marseille pour “harcèlement sexuel” ! », ''Nabe’s News'' n°18, 27 décembre 2018, lire : http://www.nabesnews.com/haoulia-laibi-font-convoquer-laurent-james-par-la-police-de-marseille-pour-harcelement-sexuel/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Suivent une série de 12 vidéos diffamantes contre Nabe, où Laïbi « refait » des tableaux de Nabe et attaque ses [[Thèmes#L’amitié|amis]], sa [[Thèmes#Les femmes|compagne]], son [[Emmanuel Pierrat|avocat]], ses maîtres artistiques, [[Léon Bloy]], [[Charles Baudelaire|Baudelaire]], [[Jean Genet]], etc.&amp;lt;ref&amp;gt;Salim Laïbi, « Lancement de la série « Naboscopie » en 12 webisodes », ''lelibrepenseur.org'', 2013, lire : https://www.lelibrepenseur.org/lancement-de-la-serie-naboscopie-en-12-webisodes&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les « Naboscopies » sont diffusées sur Internet et cumulent des milliers de vues. Laïbi lance également des appels à des témoignages négatifs sur Nabe qu’il publie, relaie abondamment sur son site, ceux de ses partisans (« Joe le Corbeau », etc.) et sur Facebook&amp;lt;ref&amp;gt;« Autre expérience aixoise ! », ''lelibrepenseur.org'', 22 août 2013, lire : https://web.archive.org/web/20130824131418/http://www.lelibrepenseur.org:80/2013/08/22/autre-experience-aixoise-3/&amp;lt;/ref&amp;gt;. En réaction, Nabe l’attaque en justice avec maître [[Emmanuel Pierrat]] pour contrefaçon et destruction d’œuvre d’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Avertissement.JPG|thumb|center|upright=1|''L’Avertissement'', texte annonçant le livre sur le complotisme, diffusé sur Internet et sous la forme d’affiches collées à Paris, 2014]]&lt;br /&gt;
Début janvier 2014, il diffuse son « Avertissement » : il s’agit de l’annonce de son nouveau livre consacré entièrement au conspirationnisme. Le 10 janvier, en plein débat sur l’interdiction des spectacles de [[Dieudonné]], il intervient à part et en surprise dans l’émission de [[Frédéric Taddeï]], ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'' en tant que « cerveau malade » comme l’avait traité [[Patrick Cohen]] quelques mois auparavant&amp;lt;ref&amp;gt;''Ce soir (ou jamais !)'', France 2, 10 janvier 2014.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant à peine sept minutes, il brosse une première analyse du véritable danger que représentent [[Dieudonné]] et [[Alain Soral]], qui est la propagation du complotisme parmi les esprits faibles, plus dangereuse que le banal [[Clichés#L’antisémitisme|antisémitisme]]. L’intervention de Nabe n’est pas comprise par les autres invités, dont Alain Jakubowicz, président de la Licra, qui considère que Nabe conteste l’antisémitisme de Dieudonné. [[Émilie Frèche]] quant à elle dénonce la présence de Nabe, en prétendant qu’il a écrit des « milliers de page très antisémites ». Annoncé pour février 2014, la sortie du livre de 1 000 pages est finalement retardée par Nabe lui-même, qui veut intégrer toute la polémique qui a suivi pendant six mois sa prestation critiquée par les médias officiels comme par les dissidents. L’écriture se poursuit avec l’aide de son nouvel assistant, le suisse [[Antoine Rosselet]]. En mars 2014, il publie à nouveau dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' (n°126) en se réconciliant pour cela avec [[Philippe Sollers]], un nouveau texte, quatorze ans après « Mon meilleur ami », intitulé « L’Eunuque raide » (un récit allégorique de 33 pages) qui est une réponse au ''Pamphlilm'' de [[Stéphane Zagdanski]], une série de vidéos malveillantes contre Nabe et Sollers&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe, Sollers et Zagdanski : règlements de comptes à Saint-Germain-des-Prés », ''l’express.fr'', 20 mars 2014.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Patience'' ====&lt;br /&gt;
En juin 2014, Nabe quitte Aix-en-Provence pour retourner s’installer avec Leïla, rue des Saussaies, et continue de travailler sur son livre sur le conspirationnisme. Lassé de s’entendre répondre « Patience... Patience... » à tous ceux qui lui demandent une date de sortie, l’auteur a l’idée de lancer un « magazine » (hors des circuits de la presse), qui s’appellerait ''[[Patience]]''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La montée de l’État islamique durant l’automne 2014 passionne Nabe, qui en fait le sujet du premier numéro de magazine. ''[[Patience#Un État de grâce décembre 2014)|Un État de grâce]]'' est un texte de 80 pages documenté, accompagné de photos « trash » sans montage (mis à part la couverture), dans l’objectif de rénover le « livre illustré » et le rapport du texte à l’image, tout en donnant du sens au passage de documents issus d’Internet à un support papier&amp;lt;ref&amp;gt;David Doucet, « Avant la sortie de son livre contre Soral et Dieudonné, Nabe sort un magazine », ''Les Inrocks'', 4 décembre 2014, lire : https://www.lesinrocks.com/2014/12/04/actualite/actualite/sortie-livre-contre-soral-dieudonne-nabe-sort-magazine/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’anniversaire des quarante ans de sa participation en 1974, à l’âge de 15 ans, à ''[[Hara-Kiri]]'', en tant que dessinateur, et la proximité de ''[[Patience]]'' avec le magazine du [[professeur Choron]], le poussent à organiser une [[Expositions#Exposition Hara-Kiri (décembre 2014 - janvier 2015)|exposition Hara-Kiri]] de ses dessins d’humour produits dans sa jeunesse. Nabe expose 60 dessins rue Daru, au pied de l’église orthodoxe Saint-Alexandre-Nevsky. Le 3 décembre, jour du vernissage, il révèle en surprise la sortie de ''[[Patience]]'', tiré à 2 000 exemplaires. L’exposition, qui n’a pas eu le succès escompté, à cause du désintérêt du public pour l’aventure ''Hara-Kiri/Charlie Hebdo'' des années 1970, est programmée pour se terminer le 7 janvier 2015 : le matin même, les attentats au sujet parisien du nouveau ''Charlie'', où [[Georges Wolinski|Wolinski]] et Cabu ont trouvé la mort, relancent mondialement « Charlie ». Le soir du décrochage, Nabe suit les réactions médiatiques au milieu de la galerie, entouré de ses amis, et décide d’écrire un second numéro de ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience]]''&amp;lt;ref&amp;gt;« 1er Éclat : Le 7 Janvier de Nabe », ''Éclats de Nabe'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; octobre 2010, regarder : https://www.youtube.com/watch?v=fr4ze-AZEio&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nabe voit dans les événements une conjonction étonnante entre la punition que méritait, selon lui, l’équipe qui avait trahi et lâché le [[professeur Choron]] en 1992, et les actes terroristes des djihadistes qui voulaient punir ''Charlie Hebdo'' pour avoir insulté les Musulmans et leur prophète Mahomet, sous l’influence de Philippe Val, puis de Charb, et pendant plus de vingt ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 15 avril 2015, Nabe subit une nouvelle opération oculaire suite à un grave et soudain décollement de la rétine de l’œil gauche fragilisé depuis le coup porté trente ans auparavant par [[Georges-Marc Benamou]]. Fin août, ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' sort, tiré à 800 exemplaires, avec une couverture mettant en scène Adolf Hitler tenant un panneau « Je suis Charlie ». Ce second numéro est plus soigné et copieux (640 000 signes, soit l’équivalent d’un livre de 300 pages) : les images, pour la plupart inconnues, aussi bien tirées de caméras de surveillance que d’émissions de télé, cohabitent entre les pages de texte avec des gravures, dessins, archives, photomontages et autres fac-similés. Le 20 août, jour de la sortie de ''Patience 2'', Nabe organise un pot devant le 10, rue des Trois-Portes, ancien siège de ''Hara-Kiri'', devant la porte où il avait frappé en 1974 pour proposer ses dessins. Il invite quelques amis ainsi que les derniers acteurs et témoins survivants de l’aventure ''Hara-Kiri''&amp;lt;ref&amp;gt;« Lancement de Patience 2 au 10 rue des Trois-Portes », ''Éclats de Nabe'', 27 août 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=whtTFbcpnKU&amp;lt;/ref&amp;gt;. En une semaine, la moitié du tirage est écoulée, sans publicité ni relais médiatique, avant d’être complètement épuisé et de connaître un second tirage de 900 exemplaires en octobre 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Galerie Nabe ====&lt;br /&gt;
[[Fichier: Galerie_sauton.JPG|thumb|right|upright=0.9|Nabe devant sa galerie, mars 2016]]&lt;br /&gt;
En septembre 2015, Nabe ouvre pour trois mois une nouvelle galerie, découverte près de la rue des Trois-Portes,[[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017|rue Frédéric Sauton]], et y expose « [[Expositions#Encres et manuscrits (septembre - octobre 2015)|Encres et manuscrits]] ». Le jour de la sortie du second tirage de ''[[Patience#La Vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', il donne une « fête de réimpression » offerte à ses amis et lecteurs actifs, interdite aux journalistes et autres people&amp;lt;ref&amp;gt;« Fête de la Réimpression : que des vieux ! », ''Éclats de Nabe'', 20 octobre 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=aNs4HRGzVcg&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, Nabe inaugure une nouvelle exposition, [[Expositions#Tableaux choisis (novembre 2015)|Tableaux choisis]] »&amp;lt;ref&amp;gt;« Vernissage de l’exposition “Tableaux choisis“ », ''Éclats de Nabe'', 6 novembre 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=e9nknnKvEsw&amp;lt;/ref&amp;gt;. La galerie devient un lieu de vie accueillant plus de 3 000 visiteurs très différents en deux mois et demi. [[David Vesper]], assisté de Julien le Belge et de Valentin Ribolla, y tourne sur le vif plus de 50 vidéos, mises en ligne sur un nouveau compte YouTube : « [[Éclats de Nabe]] ». Le succès des « Éclats » culmine avec « Nabologie du terrorisme », où Nabe discute avec des interlocuteurs de passage sur les attentats du vendredi 13 novembre (la vidéo atteint 30 000 vues en huit jours).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 30 novembre, la galerie ferme ses portes. Le numéro 7 de ''Dar al-Islam'' (revue francophone de l’État islamique,) reproduit sur dix pages des extraits de ''[[Patience#Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience]]'', avec un chapô respectueux pour l’auteur et des notes enrichissant historiquement et théologiquement le texte de Nabe. Contrairement à la [[Thèmes#Les médias|presse]], qui ne mentionne pas la reprise par Daech, de nombreux blogs dénoncent Nabe à la police et à la justice, appelant jusqu’à son lynchage. Nabe est expulsé de son appartement, rue des Saussaies, où il habitait depuis quinze ans par le mari d’[[Anne-Sophie Benoît]] qui craint des conséquences judiciaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début de l’année 2016, Nabe se retrouve sans domicile fixe, sans galerie, et sans livre prêt à publier. Avec ses amis, il met plusieurs mois à vider l’appartement de la rue des Saussaies en dispersant ses nombreuses affaires entre celui d’[[Hélène Hottiaux|Hélène]] et [[Alexandre Zannini|Alexandre]], rue de la Convention, celui de ses parents place Daumesnil, et celui de Leïla, dans le 5&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement. Nabe réussit à convaincre le propriétaire de la galerie restée vacante de la lui relouer. Nabe s’installe à l’étage, qui devient son logement&amp;lt;ref&amp;gt;David de Lavaur, « Le peuple chiffonnier », ''Marianne'', 10 février 2017, p. 80&amp;lt;/ref&amp;gt; et le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2016, la galerie « Marc-Édouard Nabe » (écrit de sa main sur le fronton) rouvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [[Expositions#Che et autres œuvres (mars - avril 2016)|Che et autres œuvres]] » inaugure cette nouvelle séquence de la galerie Nabe, avant d’être suivie, mi-avril, par l’exposition « [[Expositions#Trente-trois Christs (avril - mai 2016)|Trente-trois Christs]] ». La [[Thèmes#La mort|mort]] de [[Prince]], le 21 avril, le pousse à réaliser en moins d’un mois plus de 60 tableaux du compositeur de funk, qu’il [[Expositions#Hommage à Prince (mai - juin 2016)|expose entre mai et juin]]. Les fans de [[Prince]] considèrent l’hommage comme une injure et couvrent Nabe d’insultes et de moqueries sur ses tableaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La galerie, ouverte 7 jours sur 7, et fonctionnant toujours en auto-production complète, est gardée et visitée par un nombre conséquent de personnages hauts en couleurs. Elle fait l’objet de mains courantes et autres plaintes de la part des voisins et riverains à cause de l’agitation du lieu devenu l’un des plus vivants de Paris, des œuvres exposées en vitrine, et surtout de la personnalité de l’artiste qui soi-disant les mettrait en danger à cause de ses prises de position « [[Thèmes#La politique|politiques]] ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Slip_de_contention_noir,_2008-2014,_état_critique_(3_euros).jpeg|thumb|left|upright=0.7|Slip de contention noir, 2008-2014, état critique (3 euros)]]&lt;br /&gt;
Le 21 juin, la galerie est le lieu de lancement de la revue dirigée par [[David Vesper|David]] et Julien Vesper, ''Adieu''. En juillet, face à l’indifférence des journalistes et des « nabiens », Nabe décroche ses tableaux pour les remplacer par ses « [[Expositions#Vieux vêtements (juillet 2016)|Vieux vêtements]] »&amp;lt;ref&amp;gt;« Exposition des « Vieux vêtements » de Nabe », ''Éclats de Nabe'', 22 avril 2017, regarder : https://youtube.com/watch?v=oxVx0lq1-ug&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alors que les tableaux peinent à trouver preneur, les fripes s’arrachent en 24 heures, piégeant ainsi les admirateurs croyant aider leur idole. En août, un catalogue de plus de 1 000 tableaux trouve sa place sur le site de l’auteur et Nabe accroche un « [[Expositions#Patchwork (août - septembre 2016)|Patchwork]] » de ses tableaux sur les murs vidés des vêtements vendus&amp;lt;ref&amp;gt;« Accrochage de l’exposition “Patchwork” », ''Éclats de Nabe'', 8 février 2018, regarder : https://youtube.com/watch?v=iYrTvLQhB_E&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 2016, aidé de son correcteur [[Thomas Codaccioni]], et de son assistant [[Antoine Rosselet]], venu de Suisse, Marc-Édouard Nabe organise la correction des 1183 pages du manuscrit de son nouveau livre. Le texte est projeté sur un écran, comme les films que Nabe projette de temps en temps, et les visiteurs peuvent assister aux journées de construction et corrections du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Darius.jpg|thumb|right|upright=1|Nabe et Darius dans la galerie, 2017]]&lt;br /&gt;
Plusieurs semaines de suite, Nabe organisera également une série de projections de films sur Jeanne d’Arc. De la version de Dreyer à celle de Rosselini, en passant par celles de Cecil B. De Mille, Bresson, Preminger... Nabe lance en octobre son exposition « [[Expositions#Antiquités grecques (octobre - novembre 2016)|Antiquités grecques]] », et accueille dans cette galerie-atelier-studio Darius, le « clochard-muse », dont il réalisera une [[Expositions#Darius (décembre 2016 - janvier 2017)|série de 45 portraits]] au crayolor, le représentant dans la galerie même où il vit avec Nabe et son équipe, et qui sont exposés en sa présence. Ce sera la dernière exposition du lieu et consacrée au SDF car l’immeuble de la galerie est vendu par son propriétaire à un expert-comptable kabyle qui exige le départ de l’artiste pour, au plus tard, le mois de mars 2017. Nabe doit trouver un autre endroit pour vivre et travailler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 2016, la correction du manuscrit achevée, Nabe le confie à son « directeur artistique » [[Yves Loffredo]] pour qu’il s’attèle à l’aspect technique de sa confection comme il avait fait pour les précédents. Cependant, bien qu’y ayant contribué activement, Loffredo se vexe et entame une action en référé contre l’écrivain (voir article [[Procès#Contre le manuscrit des Porcs|Procès]]). Et comme solde de tout compte, il lui fait remettre par transporteur à la galerie les exemplaires des ''[[Patience#(1) Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience 1]]'' qu'il avait accepté de stocker dans sa cave (mais pas les tracts restants ni les tableaux que Nabe lui avait offerts). L’audience a lieu le 20 janvier 2017, en l’absence de Loffredo représenté par son avocat maître Brault, et de Nabe se défendant seul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nouveaux départs ===&lt;br /&gt;
==== ''Les Porcs'' ==== &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fermeture_definitive.jpg|thumb|center|upright=1|Devanture de la Galerie Nabe, 2017]]&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; février, précédant son éviction pour mars, Nabe quitte définitivement la galerie en 48 heures grâce à l’aide de son équipe et de ses proches. Il écrit en blanc « Fermeture définitive » à la devanture qui portait son nom et dissémine toutes ses affaires dans plusieurs endroits de Paris et d’ailleurs. Il se retrouve à nouveau SDF et n’a toujours pas le financement pour imprimer son livre achevé. Tel Ulysse de retour à Ithaque, Nabe se réinstalle (provisoirement) rue de la Convention, « avec Hélène-Pénélope et Alexandre-Télémaque ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10 février, Nabe est condamné par la justice à supprimer vingt lignes insignifiantes de son manuscrit et à payer 2 000 euros à Loffredo&amp;lt;ref&amp;gt;Ordonnance du référé, lire : http://www.nabesnews.com/ordonnance-du-refere/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 9 avril, pour le dimanche des Rameaux, la saison 2 des « [[Éclats de Nabe|Éclats]] » est lancée sur YouTube, au rythme d’environ deux ou trois par jour (plus d’une centaine sont programmés pour les mois à venir). Chaque Éclat fait en moyenne 1 000 vues dès le premier jour, et le pic est atteint avec celui où l’on voit Nabe discuter en juillet 2016 avec Sophia Chikirou, conseillère de Jean-Luc Mélenchon, diffusé à la veille du premier tour des élections présidentielles en avril 2017 : 15 000 vues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 15 avril, après les « Éclats », Nabe revient en kiosque, treize ans après ''[[La Vérité]]''. Il est présent dans le vingt-septième numéro de la nouvelle série du mythique ''[[Satirix]]'', dirigé par [[Lucien Grand-Jouan]], qui relance sa revue avec un spécial « Tabous par Nabe », mais le Nabe de 1974, avec des dessins de l’époque d’''Hara-Kiri'' faits à 15 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« Tabous par Nabe », ''[[Satirix]]'' n°27, avril 2017&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, à 58 ans, Nabe devient le plus jeune dessinateur de ''[[Satirix]]'', comme il avait déjà été celui d’''Hara-Kiri'' quarante ans plus tôt. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Porcs 1-couverture.png|thumb|left|upright=0.8|Couverture du premier tome des ''Porcs'', 2017]]&lt;br /&gt;
''In extremis'', Nabe parvient à financer l’impression de son livre retardé grâce à la vente d’un portrait de [[Oussama Ben Laden|Ben Laden]] réalisé en 2009 et vendu 20 000 euros. Le trentième livre est finalement imprimé en Italie. Le 7 mai, Emmanuel Macron est élu président de la République française. Le lendemain, 8 mai, la plateforme de vente des livres de Nabe annonce, en grand, avec la reproduction de la couverture noir et or : « Premier chef-d’œuvre sous Emmanuel Macron : ''Les Porcs 1'' - mille pages - 50 euros ». C’est la sortie tant attendue du livre sur les conspirationnistes que Nabe, après cinq ans de travail et de nombreuses embûches, publie enfin. Dès les premières heures, sans aucune publicité, 300 exemplaires sont commandés, puis le nombre atteint 400 le jour suivant. Bientôt, les premiers lecteurs reçoivent et découvrent le nouveau livre de Marc-Édouard Nabe. Sur Internet, les réactions se multiplient, mais les médias traditionnels gardent le silence, de même que les « contre-médias » qui prétendent constituer la sphère complotiste. Le seul point de vente physique du livre est l’arbre sous lequel Darius a trouvé refuge place Maubert : il y vend tous les jours ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' déposés sur un bout de carton, en touchant sa commission de la part de Nabe. Des remous avec les autres clochards et avec les bars alentours se font sentir mais le seul libraire de Nabe tient bon jusqu’à ce qu’il soit dénoncé à la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 30 mai au soir, Nabe reçoit un mail signé par « les Soldats du Califat en France » qui lui demandent de relayer un message aux Français les enjoignant à se révolter contre leur gouvernement jugé responsable des attentats sur le territoire en continuant à bombarder les terres d’Islam. Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juin, l’auteur de ''[[Patience]]'' et de « Nabologie du terrorisme » (citée dans le mail) relaie le message sur Twitter. À part quelques esprits éclairés qui en comprennent l’importance, la plupart des observateurs, y compris les professionnels médiatiques du djihadisme, doutent de l’authenticité de la missive ou en ricanent. Le point de suspicion ultime est atteint par le magazine ''Les Inrockuptibles'' qui demande à Nabe de répondre à trois questions. Celui-ci se méfiant, garde ses réponses pour lui. Il fait bien : ''Les Inrocks'' publient un article à charge&amp;lt;ref&amp;gt;Mathieu Dejean, « Daech a-t-il vraiment fait appel à Marc-Edouard Nabe pour relayer son ultimatum à la France ? », ''Lesinrocks'', 7 juin 2017, lire : https://www.lesinrocks.com/2017/06/07/actualite/actualite/daech-t-il-vraiment-fait-appel-marc-edouard-nabe-pour-relayer-son-ultimatum-la-france/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Coups et ripostes ====&lt;br /&gt;
Le 15 juin, l’équipe de Nabe lance une « gazette numérique » ''[[Nabe’s News]]'' (dont le premier numéro est consacré à l’affaire des ''Inrocks'', incluant leur tentative de manipulation et les réponses de Nabe), qui paraît sur Internet selon les « actualités brûlantes » pour donner des « nouvelles fraîches » de l’auteur des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''. En un an, vingt numéros sont publiés, mêlant interviewes avec Nabe, critiques de livres, articles de fond, montages photographiques et ripostes coup pour coup chacune des attaques portées contre l’écrivain, d’où qu’elles viennent. La gazette s’enrichit de numéro en numéro grâce aux intervenants que Nabe a recrutés parmi ses lecteurs et [[Thèmes#L’amitié|amis]] proches et qui font le travail inaccompli de bien des journalistes et policiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la foulée du succès de ''[[Nabe’s News]]'' (6 000 clics par mois), une « parodie » intitulée ''Caca’s de Nabe'' est mise en ligne anonymement sur Internet pendant l’été. Le blog contient 54 articles de mensonges et de diffamations pures sur Nabe et son entourage, où on reconnaît les pattes de [[Salim Laïbi]] et de [[Paul-Éric Blanrue]], tous deux bousculés dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''. Nabe riposte encore dans ''[[Nabe’s News]]'', désormais le seul support dans lequel il peut s’exprimer. La campagne de calomnie déclenchée par [[Salim Laïbi]] en 2010, illustrée par ce blog, se poursuit d’un harcèlement judiciaire, obligeant Nabe à répondre aux convocations de la justice et de la police pour des motifs variables (voir article [[Procès#Le cas Laïbi|Procès]]). Le 8 août, [[Yves Loffredo]] lance trois mois jour pour jour après la publication des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' une seconde procédure judiciaire sur le livre pour « injures publiques » et « atteinte au respect de la vie privée et aux droits d’auteur », réclamant en tout 56 000 euros (voir article [[Procès#Contre Les Porcs|Procès]]). Le 20 décembre 2017, le deuxième procès Loffredo a lieu, maître Coutant-Peyre défendant Nabe. Le même jour, Nabe sort en surprise un nouveau numéro de ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience]]'', un diptyque racontant dans le style du journal intime le [[Thèmes#Les voyages|voyage]] en Israël de Nabe fin décembre 1991 avec [[Frédéric Pajak]] et la visite à Auschwitz, en octobre 2012 avec [[Catsap]] pour son livre sur le conspirationnisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 9 février 2018, son procès contre [[Salim Laïbi]], portant sur la destruction du tableau représentant [[Charles Mingus]], a lieu. La défense de [[Salim Laïbi]] est assurée par maître [[Naïma Haoulia]], celle de Nabe par maître Plèche, déléguée par maître [[Emmanuel Pierrat]]. Le 21 février, le verdict du procès [[Yves Loffredo|Loffredo]] tombe : Nabe est condamné à 7 000 euros. Le 28 février, Nabe publie un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' « Spécial Loffredo » illustré à la Une par un montage « scato-porno-nazi-judiciaire ». Du 5 au 14 mars 2018, Nabe se glisse dans le dernier procès en appel de [[Carlos]] au Palais de Justice de Paris grâce à Isabelle Coutant-Peyre, devenant dessinateur d’audience et réalisant plus de 150 dessins, gouaches, crayolors et markers dans le prétoire et face aux différents témoins et à l'accusé. Un numéro de ''[[Nabe’s News]]'' relate le procès jour par jour et diffuse certains dessins&amp;lt;ref&amp;gt;« Procès Carlos : on y était ! », ''Nabe’s News'' n°14, 6 juin 2018, lire : http://www.nabesnews.com/proces-carlos-on-y-etait/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 9 mars, [[Raffaël Énault]], doctorant en philosophie et auteur de la première biographie de Guillaume Dustan, attaque en justice Nabe pour un article publié dans ''[[Nabe’s News]]'' (voir article [[Procès#Raffaël Énault|Procès]]). Le 14 mars, Laïbi sera condamné à verser 4 500 euros à Nabe. Le 25 mars, Nabe publie un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' sur le procès Énault, illustré d’un montage « nécro-pornographique ». Le 7 juin, dans un nouveau ''[[Nabe’s News]]'', Nabe adressera une lettre ouverte sardonique à Haoulia intitulée ''Où puis-je vous la mettre, Maître ?''. Maître Haoulia attaque Nabe en justice pour la première fois. Le 13 juillet se tient le procès à Marseille : maître Croizet, avocat de Nabe, le représente et se fait menacer par [[Salim Laïbi]] présent. Le même jour, à Paris, Nabe se défend tout seul dans son troisième procès intenté par Loffredo pour « injures publiques et diffamation ». Le 20 juillet, Nabe est condamné par le juge Vignon à verser à 7 500 euros à Naïma Haoulia et au retrait du texte, ce qui est constitue la première censure d’un texte de l’écrivain, après 36 ans de publications (voir article [[Procès#Contre la lettre ouverte|Procès]]). Nabe riposte dans un nouveau ''[[Nabe’s News]]'' publié en août, illustré à la Une par un montage « porno-scato-musical ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exil en Suisse ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Lausanne.png|thumb|left|upright=0.8|Nabe à Lausanne, 2018]]&lt;br /&gt;
En septembre 2018, fuyant l’indifférence de la France et les procédures à répétition intentées par ses ennemis, Marc-Édouard Nabe décide de se rapprocher de son assistant [[Antoine Rosselet]] pour corriger le second tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]'' et s’installe dans un nouvel appartement en Suisse avec sa nouvelle [[Thèmes#Les femmes|femme]], Alexandra. Le 2 octobre se tient à Paris le premier procès intenté à Nabe par [[Raffaël Énault|Énault]] en l’absence des deux. Nabe publie une nouvelle lettre ouverte, cette fois adressée au juge Cyrille Vignon dans ''[[David Vesper|Adieu n°2]]'', où il proteste contre sa condamnation, fait le parallèle avec les censures d’écrivains du passé, et analyse l’influence néfaste du mouvement « #MeToo » et « Balance ton porc » sur le jugement disproportionné dont il a été l’objet. Le 7 octobre, l’hebdomadaire helvétique, ''Le Matin Dimanche'', annonce l’exil de Nabe dans un entretien avec Nabe mené par Michel Audétat&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Audétat, « Je suis tombé sous le charme de Lausanne », ''Le Matin dimanche'', 7 octobre 2018, p. 13&amp;lt;/ref&amp;gt;. La photographie illustrant l’article publié sur une page entière montre l’écrivain au milieu de ses tableaux, dont il réalisera pas moins de 300 nouveaux en trois mois. Le 8 octobre, [[Naïma Haoulia]] assigne à nouveau Nabe pour une audience le 26 octobre réclamant 50 000 euros de dommages et intérêts. Le lendemain, 9 octobre, maître Haoulia fait procéder (par l’huissier Desagneaux) à une « saisie-attribution » d’un montant total de 8 322 euros sur le compte personnel et familial d’Alain Zannini. Alors que la série des [[Éclats de Nabe|Éclats]] continue d’être diffusée (avec 2 ans de retard sur leur tournage), le 12 octobre, Nabe sort un nouveau ''[[Nabe’s News]]'' où il annonce à son tour son exil en Suisse. L’assignation d’Haoulia signée par maître Fabrice Giletta, ayant été rédigée par [[Salim Laïbi]], est radiée. Le 26 octobre, le verdict du troisième procès Loffredo tombe : Nabe est condamné à 3 500 euros. Le 13 novembre, le verdict du procès Énault tombe : Nabe est condamné à 7750 euros (+ la censure du numéro 13 de ''[[Nabe’s News]]''). Aucune sanction de l’ordre des avocats n’est portée contre maître Haoulia à cause de son assignation falsifiée mais, le 16 novembre, elle fait assigner Nabe par son nouvel avocat, maître Erick Campana, pour le 28 novembre, et lui réclame à présent 100 000 euros. Maître Croizet parvient à renvoyer l’audience du référé. Le 12 décembre, date où a été renvoyée l’audience Haoulia, maître Croizet la fait renvoyer encore. Le 27 décembre, pour ses soixante ans, Nabe sort un numéro de ''[[Nabe’s News]]'' dans lequel, sur le mode humoristique, et dans la tradition d’''[[Hara-Kiri]]'' où Nabe a publié ses premiers dessins en 1974, il liste des objets (évidemment érotiques pour en souligner l’absurdité) que l’avocate pourrait s’acheter avec la somme ponctionnée sur son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan artistique, le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; février 2019 ouvre sur Internet la première « Galerie Virtuelle » de Marc-Édouard Nabe, conçue par le webdesigner David Jodar, qui permet de voir 120 tableaux dans des salles reconstituées. La première exposition a pour thème les artistes homosexuels préférés de Nabe : « [[Expositions#Galerie Virtuelle (février - ... 2019)|Grands Pédés]] ». Le 8 février 2019, soixante ans jour pour jour après son baptême catholique, Marc-Édouard Nabe se convertit au [[Thèmes#La religion|protestantisme]]. La conversion est effectuée par le pasteur Jean-Marie Thévoz, en l’église Saint-Jean de Lausanne. Le 26 février, Raffaël Énault fait procéder à une saisie attribution sur le compte de Nabe et prélève les 2 850 euros qui s’y trouvent. Le 25 mars 2019, contre toute attente, il publie en surprise son trente-et-unième livre, ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', pamphlet de 100 pages sur le mouvement des Gilets Jaunes, tiré à 1 000 exemplaires. Le livre ne fait l’objet d’aucune recension dans la presse en France : seul Michel Audétat, dans l’hebdomadaire suisse ''Le Matin Dimanche'' (édition du 2 juin 2019) critique ''Aux Rats''&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Audétat, « Nabe et Ramuz contre les “Gilets Jaunes” », ''Le Matin Dimanche (supplément Cultura)'', 2 juin 2019, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme au bon vieux temps de la galerie, sur le mur blanc de son salon où est le texte est projeté, Marc-Édouard Nabe se met, avec [[Antoine Rosselet]] et [[Thomas Codaccioni]] venu en Suisse pour un séjour, aux corrections du second tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]''. Le 3 mai, Nabe est convoqué au TGI de Marseille avec son avocat maître Croizet pour une comparution devant les juges Karim Badène et Clément Sémériva, toujours dans l’affaire Haoulia. Dans la même période, trois des amis et collaborateurs de Nabe sont convoqués par la police. À Avignon, le 13 juin, date à laquelle maître Croizet a fait renvoyer la procédure Haoulia-Campana, le président du tribunal propose une réouverture des débats pour le 2 septembre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juillet 2019, parallèlement aux [[Éclats de Nabe|Éclats]] qui se diffusent, Nabe lance le quatrième numéro de son magazine ''[[Patience]]'', ''[[Patience#Pornabe (juin 2019)|Pornabe]]'', composé de 120 pages avec un grand éditorial sur les mouvements #metoo et #balancetonporc, et illustré par plus de 150 photos pornographiques, avec Alexandra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4patience.jpg|thumb|center|upright=2.5|Couvertures des quatre premiers numéros de ''Patience'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août 2019, le nom de Marc-Édouard Nabe réapparaît dans les médias français, avec l’affaire des dessins et textes antisémites, révisionnistes et racistes de [[Yann Moix]] révélés par ''L’Express'', dans deux articles de Jérôme Dupuis. Pour sa défense, [[Yann Moix]] dénonce Nabe et [[Paul-Éric Blanrue]], deux anciens proches, qu’il range dans l’extrême-droite, tout en mélangeant les dates et les faits pour mieux se dédouaner. Diffamé par Moix chez [[Laurent Ruquier]], Nabe rédige un droit de réponse adressé par voie d’avocat à France Télévisions, mais Ruquier et sa productrice, Catherine Barma, décident de censurer le texte et l'animateur ne le lit pas l’antenne. Le 2 septembre, au cœur de l’affaire, Nabe publie un numéro spécial de ''[[Nabe’s News]]'' qui revient en détail sur l’affaire et sur la relation entre Nabe et Moix. Ce numéro 23 atteint le pic de fréquentation, avec 12 000 visiteurs en un mois. Le 7 octobre, en remplacement du 2 septembre prévu, la juridiction d’Avignon ouvre une nouvelle audience dans l’affaire Haoulia pour sa demande de 100 000 euros de dommages et intérêts contre Nabe. Entre septembre et octobre, au théâtre La Croisée des Chemins, à Paris, Paco Balabanov interprète pour la première fois Nabe pendant 55 minutes sur scène, reprenant le texte d’''[[Aux Rats des pâquerettes]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27 septembre 2019, le tout dernier des 1 500 exemplaires des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' (50 euros) est vendu. La vingtaine qui restait a été prise d'assaut par les journalistes se réveillant enfin, à cause de l'affaire [[Yann Moix|Moix]], après deux ans et demi que le livre était paru. Le 11 octobre a lieu le deuxième procès intenté par [[Raffaël Énault]] contre Nabe. Le 4 novembre, le verdict tombe du TGI d’Avignon au sujet de l’affaire Haoulia : l’avocate est déboutée de ses demandes. Le 7 novembre, Énault fait procéder à une nouvelle saisie-attribution de 6 620 euros : il ne pourra y prélever que 350 euros. Le 8 novembre, [[Lucette Destouches]] meurt à l’âge de 107 ans. Marc-Édouard Nabe n’est pas invité à l’enterrement, ce qu’il raconte sous la forme d’une lettre ouverte à [[François Gibault]] dans le numéro 23 de ''[[Nabe’s News]]'' du 15 décembre 2019 (500 clics par jour). Dans ce numéro se trouve également un pamphlet contre [[Laurent Ruquier]], intitulé « Couché, Ruquier ! ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24 janvier 2020, Nabe est convoqué une nouvelle fois par Haoulia pour une audience à Marseille au sujet de la lettre ouverte du 7 juin 2018 (déjà jugée). C’est son avocat, maître Croizet, qui le représentera. Le 13 février 2020 paraît un portrait de Nabe dans ''Valeurs Actuelles'' avec sa photo en bandeau de couverture : « Rencontre avec le plus sulfureux des écrivains », article de quatre pages dans la version papier (70 000 signes dans la version numérique fleuve) signé [[Amaury Brelet]]&amp;lt;ref&amp;gt;Amaury Brelet, « Marc-Édouard Nabe, enfer et damnation », ''Valeurs Actuelles'', 13 février 2020, lire en ligne https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/censure-zemmour-antisemitisme-rencontre-avec-marc-edouard-nabe-lecrivain-le-plus-sulfureux-de-france-12-116116 &amp;amp; https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/exil-celine-metoo-rencontre-avec-marc-edouard-nabe-lecrivain-le-plus-censure-de-france-22-116117&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Nouveaux usages d'Internet (WikiNabia, ''Nabe's News'', Éclats, Twitter) ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:LOGO_WIKINABIA.png|thumb|right|upright=0.8|Logo de WikiNabia]]&lt;br /&gt;
Le 16 février 2020 est créé officiellement le site [http://www.wikinabia.com WikiNabia] par le [[« Docteur Marty »]]. Pour l’occasion, un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' fait sa Une sur l’événement. Au printemps, Nabe « ouvre » son compte Twitter à des tweets extérieurs qu’il va chercher selon les sujets qui l’intéressent ([[Thèmes#La peinture|peinture]], [[Thèmes#Le cinéma|cinéma]], [[Thèmes#La littérature|littérature]]), quelquefois loin dans le [[Thèmes#Le temps|temps]] et dans l’espace. Ainsi, il mêle plusieurs fils qui constituent sa pensée sur une question ou un [[:Catégorie:Personnages|personnage]] sans qu’il ait besoin d’enfreindre la loi qu’il s’est édicté à lui-même : ne pas écrire sur Twitter. C’est par l’annonce de la [[Thèmes#La mort|mort]] de l’actrice [[Lucia Bosè]] (23 mars) qu’il s’engage dans un extension de son processus de retweets. Pendant plusieurs mois, à raison de plusieurs heures par jour, Nabe enrichit ainsi son Twitter de centaines de retweets, quelquefois à la suite, ce qui le bloque en fin de journée… Le 14 avril, reprise de la diffusion des ''[[Éclats de Nabe|Éclats]]'', montés avec [[David Vesper]] par téléphone : plus de trente épisodes inédits à la Galerie sont ainsi mis en ligne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril est publiée sur leur site une interview de Marc-Édouard Nabe par [[Amaury Brelet]] dans ''Valeurs Actuelles'' intitulée « [https://www.valeursactuelles.com/culture/marc-edouard-nabe-vive-le-coronavirus-118577 Vive le coronavirus !] », dans laquelle Nabe s’exprime sur la pandémie, brocardant un des premiers le professeur Raoult, se réjouissant de l’interruption de l’économie, de la culture et visant l’exploitation que les complotistes feront de l’incompétence du gouvernement. Il suscitera de nombreuses réactions enflammées&amp;lt;ref&amp;gt;Amaury Brelet, « Marc-Édouard Nabe : “Vive le coronavirus !” », ''Valeurs Actuelles'', 25 avril 2020, lire : https://www.valeursactuelles.com/culture/marc-edouard-nabe-vive-le-coronavirus-118577&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 11 mai, parution du numéro 25 de ''[[Nabe’s News]]'', qui publie la première partie d’un long entretien de Marc-Édouard Nabe avec le [[« Docteur Marty »]] sur l’affaire Matzneff et ses conséquences très remarqué à Paris d’où Nabe reçoit beaucoup d’échos : ''[https://www.nabesnews.com/j-accule/ J'Accule...!]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 mai s’ouvre avec une nouvelle rubrique dans WikiNabia, « l’espace éphémère », où pendant une journée, une page rassemble des textes et des portraits de Nabe sur un événement ou un artiste lié à l’univers nabien. Ce premier espace éphémère a porté sur le [[:Catégorie:Réalisateurs|réalisateur]] [[Rainer Werner Fassbinder]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 7 juin, Nabe, avec l’aide de [[David Vesper]], concocte un clip sur la [[Thèmes#La mort|mort]] de George Floyd mélangée à l’anniversaire de [[Prince]], vidéo rapidement censurée sur Youtube, puis limitée aux personnes majeures. On y voit le Noir américain se faire assassiner en direct par des policiers, avec comme son trois titres de Prince. Ce sera l’occasion d’un entretien de Nabe avec [[David Vesper]] sur la police, « “La société n’est pas raciste, elle est fliquiste !”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe et [[David Vesper]], « “La société n’est pas raciste, elle est fliquiste !” », ''[[Nabe's News]] 26, 19 octobre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/la-societe-nest-pas-raciste-elle-est-fliquiste/&amp;lt;/ref&amp;gt; » (''[[Nabe’s News]]'' numéro 26, 19 octobre 2020). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24 juillet apparaissent sur le catalogue de peinture de 28 [[:Catégorie:Portraits|portraits]] inédits de [[Georges Bernanos]] peints à Lausanne au mois de mai 2020 (un seul vendu)&amp;lt;ref&amp;gt;Portraits de [[Georges Bernanos]] dans le catalogue de Marc-Édouard Nabe : http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=georges-bernanos&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant la période du « confinement », Nabe peindra aussi toute une série de [[Paul Léautaud]] et d’[[Ezra Pound]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Bernanos aux deux cannes (2020).png&lt;br /&gt;
Fichier:Pound à l’écharpe jaune (2020).png&lt;br /&gt;
Fichier:Paul Léautaud écrivant au milieu de ses chats (2020).png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Daval_NN_2021.png|thumb|right|upright=0.8|[[Jonathann Daval]]]]&lt;br /&gt;
Le 16 septembre, Nabe vient à Paris en compagnie du [[« Docteur Marty »]] pour plaider lui-même, après l’abandon de l’affaire par [[Emmanuel Pierrat]]. Soutenu par une dizaine d’admirateurs, Nabe se présente au procès en appel contre [[Salim Laïbi]] pour [[Procès#Salim Laïbi (2013 - ...)|l'affaire du tableau brûlé]]. L’audience, où le prévenu sera absent, ainsi que son avocat, fera l’objet de recensions&amp;lt;ref&amp;gt;[[« Docteur Marty »]], « Maître Zannini, avocat de Marc-Édouard Nabe » et Youssef de Meknès, « Une journée Nabienne », ''in'', ''[[Nabe's News]]'' 27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/recensions-par-docteur-marty-et-youssef-de-meknes/&amp;lt;/ref&amp;gt; et de publications dans le ''[[Nabe’s News]]'' numéro 27 (18 décembre 2020). Dans ce numéro également, Nabe « fêtera » les dix ans de son [[L'anti-édition|anti-édition]] par la publication de nombreux documents, photos et films liés à la sortie dix ans auparavant de ''[[L'Homme qui arrêta d'écrire]]''. C’est aussi dans ce ''[[Nabe's News]]'' (la gazette a pris un véritable essor jusqu’à être vue en moyenne 700 fois par jour, et son équipe s’est agrandie, notamment par les contributions d’un nouveau venu, [[« Vie Sublime »]], auteur d’un copieux pamphlet contre Didier Raoult, ''La Jaunisse de Jonas'') qu’a été publié un des rares textes signés Marc-Édouard Nabe et intitulé « Le transgendre » sur l’affaire [[Jonathann Daval|Daval]] qui a suscité une vague de sympathiques réactions pendant toute la fin de l’année 2020.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette année 2020, on peut également noter le développement de WikiNabia, avec 400 000 visites et plus de 2 millions de pages vues, et dans lequel, à chaque occasion (anniversaire, découvertes de documents), de nouvelles fiches sont créées qui portent leur nombre à 352 en seulement 10 mois et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pamphlet_choral_13nov2020.png|thumb|left|upright=0.75|Nabe dans ''Un pamphlet choral'' (2020)]]&lt;br /&gt;
Dans le numéro 28 de ''Nabe’s News'' (29 janvier 2021), Nabe signe deux textes, un (non signé) « Lettre ouverte à une tête de con », sur l'affaire Paty, et un autre sur le procès ''Charlie'' de l'automne précédent, « ''Veau d’Or Hebdo'' et les 14 boucs ». Les lecteurs ont la surprise d’apprendre que ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs 2]]'' sont disponibles. L’auteur leur offre une vidéo de 20 minutes, où on le voit filmé à Lausanne le 13 novembre 2020, jour même où il a terminé l’écriture et les corrections du tome 2 des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]'', et qui précède de 15 jours son impression (en effet, l’achevé d’imprimé est daté du 25 novembre 2020). La surprise est de taille, et le volume vendu à 65 euros est immédiatement pris d’assaut sur la plateforme de commande de [[L'anti-édition|l’anti-édition]], 363 exemplaires sont vendus le premier jour, puis bientôt, en une semaine : 519 exemplaires, ce qui équivaut aux nombres de tome 1 écoulés dans le même temps en mai 2017. Un teaser complète le lancement. Les réactions des lecteurs sont unanimement positives. Le silence habituel des [[Thèmes#Les médias|médias]] ne sera crevé qu’au bout de trois semaines par un article dans ''Causeur'' (''sic''), le 18 février, signé par Gabriel Robin, plutôt positif. Un autre, plus négatif, dans un autre magazine d’extrême-droite également, ''L’Incorrect'', signé par Marc Obregon.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Porcs 2-couverture-2.png|thumb|center|upright=0.75|Couverture du deuxième tome des ''Porcs'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant ce printemps 2021, et à un rythme soutenu, de nouveaux ''Éclats'' montés sont publiés, ce qui monte la série à plus de 250 Éclats sur YouTube. À partir du 10 mai, à peine la nouvelle offensive de bombardements menée par Tsahal contre Gaza (« Gardien des Murailles ») est-elle lancée, Nabe retweete des dizaines et des dizaines de photos censurées par la presse et par Facebook (maisons détruites, enfants palestiniens déchiquetés) ainsi que des vidéos et autres gifs montrant la brutalité policière de l’armée et la police israéliennes à l’encontre des Palestiniens. À cette occasion, une traduction du texte de Nabe, ''Toute l’histoire d’Israël sur une seule page'' (2004), en anglais par Matthieu Gouet, et une en espagnol par Xavier Divet, sont postées également. Plusieurs comptes twitter anglais, américains, arabes, reprennent les images choisies par Nabe, alors qu’aucun « antisioniste » plus ou moins officiel en France n’a osé bombarder, comme Nabe l’a fait, le silence médiatique insupportable et général concernant ces crimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=180px heights=180px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_1.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_3.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_4.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;Exemples de tweets retweetés par Marc-Édouard Nabe pendant l’opération « Gardien des Murailles »&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Lugano ====&lt;br /&gt;
En juillet 2021, Nabe quitte Lausanne, où il s'était exilé en septembre 2018, et s'installe à Lugano, dans le Tessin (Suisse italienne), entre autres parce que l'un de ses cinéastes préférés, [[Douglas Sirk]], y a vécu (entre 1959 et 1987) et y est mort.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_26juillet2021_trajetLugano.mp4|thumb|center|upright=1.8|&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''26 juillet 2021, en arrivant à Lugano.''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Au début du mois de septembre 2021, Nabe séjourne  à Riccione, sur les traces de [[Dino Risi]], en descendant dans l'hôtel Baltic, qui a servi de décor au film ''L'Ombrellone'' (1965), et dans lequel il tourne une vidéo de 58 minutes avec [[Alexandra de Nabe|Alexandra]] : ''Nabe au Baltic''. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Riccione_2021_resize.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
À l'occasion des 20 ans des [[Clichés#L’apologie du terrorisme|attentats]] du 11-Septembre, Nabe publie successivement dans la journée du 11 septembre 2021 deux numéros de ''[[Nabe's News]]'', à quelques heures d'intervalles (rappelant les deux avions se jetant sur les tours jumelles du World Trade Center). Dans ces deux numéros, Nabe revient notamment sur la découverte des manuscrits inédits de [[Louis-Ferdinand Céline]] (dans un entretien avec [[« Vie Sublime »]]) ; sur le meurtre de Sarah Halimi par Kobili Traoré ; sur la réédition par Fayard de ''Mein Kampf'', mais aussi sur les attentats eux-mêmes, en offrant un chapitre entier des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs 2]]'' consacré à la question (19 pages). En une journée et deux numéros de ''[[Nabe's News]]'', ce sont plus de 250 pages de textes qui sont gratuitement mis à la disposition des lecteurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En octobre, Nabe réalise une série de 34 nouveaux [[:Catégorie:Portraits|portraits]] d'[[Antonin Artaud]], mis en scène en Marat, en Massieu, ou à différentes époques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le catalogue : https://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=antonin-artaud&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=150px heights=150px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Artaud_Monk.mp4&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Grands lavis de Nabe sur Artaud interprétant Marat, 2021.''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 30 octobre, WikiNabia accueille son second ''Espace éphémère'', à l'occasion du bicentenaire de la naissance de [[Fiodor Dostoïevski]] où Nabe révèle de nouveaux portraits de l'auteur des ''Possédés'' ; le plan de son roman ''Le Double'' ; une vidéo tournée en septembre 2020 devant la maison de l'écrivain russe à Vevey et dans un restaurant de fondue (''Une fondue chez Dostoïevski''), ainsi qu'une photographie montrant Nabe dans un supermarché de Lausanne avec le traducteur [[André Markowicz]] (qui en réclamera la suppression par message privé sur Facebook, alors qu'elle était programmée dans l'idée même d'''Espace éphémère'').&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_sombre.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_sepia.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_bougie.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_fond_feu.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_grand_manteau_bleu.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_grand_manteau_bleu-2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_accoude.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Détail des nouveaux portraits de Dostoïevski par Nabe''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 15 novembre 2021, Nabe réalise une série de 6 portraits de [[Lucien Rebatet]], dont deux seront vendus dès leur présentation sur Twitter.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:InProgress_Rebatet4.png&lt;br /&gt;
Fichier:InProgress_Rebatet5.png&lt;br /&gt;
Fichier:Rebatet 2021 1.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Portraits de Rebatet ''in progress'' et Rebatet dans son box au tribunal''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
L'année 2021 s'achève par la mort le 24 décembre à l'hôpital Saint-Antoine de [[Suzanne Zannini]], la mère de Marc-Édouard Nabe à l'âge de 91 ans. La crémation aura lieu à une autre date symbolique, le 7 janvier 2022. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Suzanne_Hopital.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Suzanne Zannini, le 26 décembre 2021.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Suzanne_Zannini_87.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Suzanne Zannini, en 1987.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Atteint de démence sénile, le père de Nabe, [[Marcel Zannini|Marcel]], âgé de plus de 98 ans, est placé dans un EHPAD et le grand appartement place Daumesnil qu'il occupait avec sa femme depuis 38 ans est entièrement vidé par Nabe pendant 3 semaines en janvier 2022. Nabe met à l'abri toutes les archives marseillaises et new-yorkaises de Zanini, mais également ses propres archives, peintures et manuscrits. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=180px heights=180px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_3.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_1.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_4.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_5.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Appartement parisien des Zanini, place Daumesnil (janvier 2022).''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres effets seront transportés en camionnette entre Paris et Lugano le 26 janvier par [[Anthoine Carton]] et [[« Vie Sublime »]]. Fin février, l'appartement d'Hélène dans le 15&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement est cambriolé. Les voleurs cherchaient de l'argent : il n'y en avait pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Cambriolage_Helene_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Cambriolage_Helene_1.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Appartement d'Hélène rue de la Convention après cambriolage (2022).''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Avec en Une la photo de sa mère morte, le numéro 31 de ''[[Nabe's News]]'' sort le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2022. Outre une sélection de photos et de textes de Nabe issus de ses livres en hommage à sa mère, dans ce numéro figure également la « réponse » de Nabe à la demande de suppression formulée par [[André Markowicz]] le 30 octobre 2021 sous la forme entretien-fleuve sur [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]] qui analyse en profondeur (et sur plus de 50 000 signes) le travail de traduction de Markowicz et son propre rapport à l'œuvre de [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]]. Nabe revient également sur les manuscrits de [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] en particulier sur les réactions des « céliniens », mais aussi sur le départ précipité de [[Frédéric Taddeï]] de la chaîne russe RT France la veille de l'invasion russe de l'Ukraine. Ce numéro est l'occasion de revenir sur [[David di Nota]], auteur d'un livre sur la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire à Conflans-Sainte-Honorine, avec des articles signés par Nabe, par Jules et par [[« Docteur Marty »]].&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À noter : en réaction à l'autopub éhontée que [[« Vie Sublime »]] faisait sur son seul texte dans ''Nabe's News'' au détriment de l'esprit collectif, Nabe, pour lui faire comprendre ce travers, republie 24 heures après sa sortie ce même numéro 31, mais expurgé de l'intégralité de ses articles à l'exception de celui de [[« Vie Sublime »]]. Toujours sans nouvelle du jeune rédacteur, Nabe remplace alors son texte sur [[Pablo Picasso|Picasso]] par ce qui s'inscrit déjà comme un classique de la punition nabienne : « Re-Ciao, Lucchesi », un texte non signé signifiant l'exclusion de ''[[Nabe's News]]'' d'Alexis Lucchesi, ''a.k.a'' [[Alexis Lucchesi|« Vie Sublime »]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=500px heights=500px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:NN31_Blanc.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Numéro 31 de ''Nabe's News'' republié avec le seul article de [[Alexis Lucchesi|« Vie Sublime »]].''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour du centenaire de la naissance de l'[[:Catégorie:Écrivains|écrivain]] et [[:Catégorie:Réalisateurs|réalisateur]] [[Pier Paolo Pasolini]] (5 mars 2022), Nabe est à Milan. Dans la journée, il est filmé par [[Alexandra de Nabe]] dans les rues milanaises en train d'évoquer l'auteur des ''Cendres de Gramsci''. Les rushes seront montés dans la journée par [[« Docteur Marty »]] pour que la vidéo de plus de 22 minutes, ''Pasolini à cent ans'', soit diffusée quelques minutes avant le 6 mars (film à voir sur la fiche [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mois de mars 2022 est aussi marqué par la mort de [[Jean Hottiaux]], le frère d'[[Hélène Hottiaux|Hélène]], et par l'infection au Covid-19 de Nabe et d'[[Alexandra de Nabe|Alexandra]], deux événements relatés dans le numéro 32 de ''[[Nabe's News]]''.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 28 mars 2022, le même jour où se tenait à Marseille l'audience en appel à un énième procès de [[Naïma Haoulia]], Nabe était convoqué au commissariat de Morges (canton de Vaud), au sujet de la plainte pour injure d'un complotiste Suisse, qui s'était retrouvé dans l'article « Fils de pute » du ''Nabe's News'' n°29 (11 septembre 2021) (voir article [[Procès#« Fils de pute »|Procès]] dans WikiNabia).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 13 avril 2022, Le Dilettante, maison d'édition dirigée par [[Dominique Gaultier]], publie ''[[L'Intégrale]]'', un livre rééditant en un seul volume les 5 plaquettes de Nabe publiées entre 1986 et 2009 (''[[Chacun mes goûts]]'', ''[[La Marseillaise]]'', ''[[Nuage]]'', ''[[Loin des fleurs]]'' et ''[[Le Vingt-septième Livre]]''), agrémenté d'une préface inédite de 27 pages intitulée « Amitié et anarchie ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=250px heights=250px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe Integrale Maquette.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Maquette de la couverture par Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_integrale.jpg|&amp;lt;small&amp;gt;''Couverture de ''L'Intégrale'', 2022.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août, à l'occasion du 75&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; festival de cinéma de Locarno, se tient la rétrospective [[Douglas Sirk]], dont Nabe est évincé au dernier moment, tandis qu'à Lugano, il réalise 87 nouveaux portraits d'« écrivains de droite » ([[Léon Bloy]], [[Louis-Ferdinand Céline]], [[Georges Bernanos]], [[Paul Claudel]], [[G. K. Chesterton]], [[Pierre Drieu la Rochelle]], [[Lucien Rebatet]], [[Knut Hamsun]], [[Paul Morand]], etc.) en vue d'une exposition à venir dans une librairie parisienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=190px heights=190px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_1.png|&amp;lt;small&amp;gt;''« Ecrivains de droite » par Nabe.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=175px heights=175px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_21.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_20.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_19.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_18.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_17.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_16.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_15.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_14.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_13.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_12.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_11.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_10.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_9.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_8.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_7.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_5.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_4.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Détails des tableaux « Écrivains de droite »''.&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 7 septembre, Nabe organise dans l'EHPAD parisien où réside son père un concert-anniversaire pour ses 99 ans, en présence des musiciens du club Le Petit Journal et de son cousin Kirt et de sa tante Odette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 14 octobre 2022, le numéro 32 de ''[[Nabe's News]]'' est mis en ligne avec une grande nouveauté : l'abandon du modèle gratuit et le passage au payant. En effet, après 5 ans d'existence et 31 numéros (près de 4000 pages, en comptant les textes, les illustrations et les documents), désormais chaque numéro devra être payé par le lecteur, y compris les anciens. Pour informer l'acheteur, le sommaire de numéro est minutieusement décrit, article par article, illustration par illustration (photos, vidéos, tableaux, gravures, capture, etc.). Vendu 15 euros, ''[[Nabe's News]]'' n°32 représente plus de 450 pages (780 000 signes) et rassemble une dizaine de rédacteurs. Pour cette édition, à côté des textes de [[David Vesper]], d'[[Antoine Rosselet]], de [[« Docteur Marty »]], de [[Jessica Dinkova]], Nabe a signé deux articles sur la présidentielle française de 2022, l'un sur [[Jean-Luc Mélenchon]] (84 pages) et l'autre sur [[Éric Zemmour]] (33 pages), ainsi qu'un texte sur son Covid (6 pages) et un entretien-fleuve avec [[« Docteur Marty »]] (120 pages) sur la publication de ''Guerre'', premier volume édité par Gallimard issu des manuscrits retrouvés de [[Louis-Ferdinand Céline|L.-F. Céline]] en août 2021. Quinze jours plus tard, 320 numéros ont été vendus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nouvelle exposition des [[:Catégorie:Portraits|portraits]] peints par Nabe est organisée à Paris par la Librairie Pierre-Adrien Yvinec (du 21 octobre au 19 novembre 2022) : « Écrivains de droite ». L'exposition est composée de 100 tableaux accrochés, dont la moitié d'inédits réalisés par Nabe en août, et de 35 autres à disposition du public dans la librairie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Expo_Nabe.png|thumb|center|upright=1]]&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
Pour une liste détaillée des ouvrages et des articles, voir [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe]].&lt;br /&gt;
==== Livres ====&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1985 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Chacun mes goûts]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Bonheur]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1988 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Marseillaise]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1989 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1991 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âge du Christ]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Visage de Turc en pleurs]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1993 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nuage]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1993 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Lucette]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1995 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1996 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Je suis mort]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Oui]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Non]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Loin des fleurs]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[K.-O. et autres contes]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1999 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1999 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2000 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Une lueur d’espoir]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2001 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2002 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Printemps de feu]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2003 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[J’enfonce le clou]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2004 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2009 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2010 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2011 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, &amp;lt;small&amp;gt;2017 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2019 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2, &amp;lt;small&amp;gt;2020 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Presse ====&lt;br /&gt;
* ''[[L’Éternité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1997 ; deux numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Vérité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2003 - 2004 ; quatre numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Patience]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2014 - ... ; quatre numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Un État de Grâce (décembre 2014)|Un État de Grâce]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(décembre 2014)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|La vengeance de Choron]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(septembre 2015)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Israël/Auschwitz]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(décembre 2017)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Pornabe (juin 2019)|Pornabe]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(juin 2019)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s News]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2017 - ... ; trente-deux numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Feuille nabienne]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(6 janvier 2025 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Peinture ===&lt;br /&gt;
En juillet 2016, le site de l'écrivain met en ligne un [http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=tableaux catalogue composé de plus de mille tableaux peints depuis les années 1970].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une liste détaillée des expositions, voir [[Expositions|Expositions de Marc-Édouard Nabe]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Bibliographie_de_Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18806</id>
		<title>Bibliographie de Marc-Édouard Nabe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Bibliographie_de_Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18806"/>
		<updated>2026-02-08T13:43:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette liste donne une présentation des publications de [[Marc-Édouard Nabe]], classées par catégories.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Roman ==&lt;br /&gt;
* ''[[Le Bonheur]]'', Denoël, 1988, 506 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2207234061&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Lucette]]'', Gallimard, coll. Blanche, 1995, 347 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070739341&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., coll. Folio, 2012, 432 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782070448821&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Je suis mort]]'', Gallimard, collection L'Infini, 110 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070752070&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'', [[Éditions du Rocher]], 2002, 811 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268044203 &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Printemps de feu]]'', éditions du Rocher, 2003, 299 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268047717&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, 695 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487909&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2011, 250 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487916&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récit ==&lt;br /&gt;
* ''[[Visage de Turc en pleurs]]'', Gallimard, coll. L'Infini, 1992, 226 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070727734&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Essai ==&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'', éditions Barrault, 1985, 283 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2736000188&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., précédé du [[Le Vingt-septième Livre|Vingt-septième livre]], Le Dilettante, 2005, 384 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631192&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., [[L’anti-édition|anti-édition]], 2012, 304 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487923&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'', Denoël, 1986, 248 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2207232603&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd, La Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 2007, 270 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782710329558&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Marseillaise]]'', Le Dilettante, 1989, 48 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344326&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd 2009, 48 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631703&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'', éditions du Rocher, 1992, 252 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013111&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âge du Christ]]'', éditions du Rocher, 1992, 133 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013987&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nuage]]'', Le Dilettante, 1993, 69 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344687&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd. Le Dilettante, 2009, 69 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631697&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Une lueur d’espoir]]'', éditions du Rocher, 2001, 152 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226804212X &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'', Le Dilettante, 2009, 93 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631680&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édition]], 2017, 1000 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487947&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', [[L’anti-édition|anti-édition]], 2019, 100 p. &amp;lt;small&amp;gt;IBSN : 978-2-9534879-5-4&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journal intime ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'', éditions du Rocher, 1991, 962 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN erroné : 22681102X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'', éditions du Rocher, 1993, 824 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268015483&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'', éditions du Rocher, 1996, 962 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268022978&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'', éditions du Rocher, 2000, 1302 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268034186&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recueil ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles ===&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'', éditions Barrault, 1986, 272 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2736000404&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Oui]]'', éditions du Rocher, 1998, 384 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268031276&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Non]]'', éditions du Rocher, 1998, 376 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226803125X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[J’enfonce le clou]]'', éditions du Rocher, 2004, 343 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268052559&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aphorismes ===&lt;br /&gt;
* ''[[Chacun mes goûts]]'', Le Dilettante, 1986, 39 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344091&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd, 2009, 39 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782905344090&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'', éditions du Rocher, 1992, 222 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013995&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Poésie ===&lt;br /&gt;
* ''[[Loin des fleurs]]'', Le Dilettante, 1998, 78 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2842630181&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd. 2009, 78 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842630188&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contes ===&lt;br /&gt;
* ''[[K.-O. et autres contes]]'', éditions du Rocher, 1999, 327 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268030334&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Interviewes ===&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', éditions du Rocher, 1999, 577 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268026221&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Presse ==&lt;br /&gt;
* ''[[L’Éternité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1997)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Vérité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2003-2004)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Patience]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2014-...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
*# ''Un État de Grâce'', décembre 2014&lt;br /&gt;
*# ''La Vengeance de Choron'', septembre 2015&lt;br /&gt;
*# ''Israël/Auschwitz'', décembre 2017&lt;br /&gt;
*# ''Pornabe'', juin 2019&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s News]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2017 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Feuille nabienne]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(6 janvier 2025 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tracts ==&lt;br /&gt;
* Projet : « Bandez ! », juin 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Zidane la racaille]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(24 juillet 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Pieds-blancs]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(24 octobre 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Et Littell niqua Angot]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(23 novembre 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Représente-toi]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2007)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Bombe de Damoclès]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(31 octobre 2007)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le ridicule tue]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(15 avril 2008)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Sauver Siné]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(20 septembre 2008)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Enfin nègre !]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(20 janvier 2009)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Publiés dans la presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''20 ans'' ====&lt;br /&gt;
* « La femme de vingt ans », ''20 ans'' n°21, mai 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Ad rem'' ====&lt;br /&gt;
* « Ubu imam. ''Un acte tendancieux'' », ''Ad rem'' n°1, octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Adieu'' ====&lt;br /&gt;
* « Lettre au juge », ''Adieu'' n°2, octobre 2018&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Autre Journal'' ====&lt;br /&gt;
* « Le mou-salaud », ''L'Autre Journal'' n°1, janvier 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Malcolm X]] ''ou les nuances du fanatisme'' », ''L’Autre Journal'' n°2, février 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Lili et Lucette », ''L’Autre Journal'' n°3, mars 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le silence de Barraqué », ''L’Autre Journal'' n°4, avril 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Rainer Werner Fassbinder|Fassbinder]], l’homme-usine », ''L’Autre Journal'' n°5, été 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Django dans les nuages », ''L’Autre Journal'' n°5, été 1993 &amp;lt;small&amp;gt;([[Nuage|Remanié en livre en 1993]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Cahiers Léon Bloy'' ====&lt;br /&gt;
* « Le grand livre rouge », ''Cahiers Léon Bloy'' n°1 (65e année), nouvelle série, mai 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Cahiers Roger Nimier'' ====&lt;br /&gt;
* « Mort aux hussards morts et vivants ! », ''Cahiers Roger Nimier'' n°6, printemps 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''[[Cancer !]]'' ====&lt;br /&gt;
* « [[La mort de Polac]] », ''Cancer !'' n°2, automne 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Tous à Bagdad », ''Cancer !'' « Hors-Série Irak », mars 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Chroniqueur'' ====&lt;br /&gt;
* « L’Ayatollah Jamal », ''Le Chroniqueur'' n°2, décembre 1996  &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''La Cinémathèque française'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Le Klaxon du fanfaron]] », programme de la retrospective Dino Risi, mars 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le temps de voir et d’aimer Sirk]] », programme de la retrospective Douglas Sirk, octobre 2005 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le cauchemar Duvivier]] », programme de la retrospective Julien Duvivier, mars 2010 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Contraband'' ====&lt;br /&gt;
* « Azopholy », ''Contraband'' n°6, été 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Dossiers H'' ====&lt;br /&gt;
* « Pages arrachées au carnet d’un bloyen », ''Les Dossiers H'' « [[Léon Bloy]] », L’Âge d’Homme, mai 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Je préfère [[Roger Gilbert-Lecomte|Lecomte]] », ''Les Dossiers H'' « René Daumal », L’Âge d’Homme, mars 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Grand Duc », ''Les Dossiers H'' « [[Dominique de Roux]] », L’Âge d’Homme, mai 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''[[L’Éternité]]'' ====&lt;br /&gt;
* « Éditorial », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[François Mitterrand|Mitterrand]], l'imputrescible », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’orifice immonde », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pourquoi avoir peur », ''L’Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Pourquoi avoir peur de l’Islam » dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Au nom du trou », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les nazis de la niaiserie », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Les nains de jardin de Guy Debord » dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Pen vous fait jouir », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La désobéissance des moutons. ''Éditorial'' », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Y a bon Rwanda », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Revaginisons l'atmosphère », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le KGB des miettes », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les cendres de Gandhi », ''L’Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’enfer du Nintendo », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La société des suicidés », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les salauds du livre. ''Tragédie en un acte'' », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Éventail'' ====&lt;br /&gt;
* « Le dernier esquimau », ''L’Éventail'' n°7, septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Rainer Werner Fassbinder|La grande ourse]] », ''L’Éventail'' n°10, février-mars 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
*  « [[Pier Paolo Pasolini|Pasolinismes]] », ''L’Éventail'' n°11, avril-mai 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Idiot international'' ====&lt;br /&gt;
* « L’Espérance. ''Éditorial'' », ''L'Idiot international'' n°5, 17 mai 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Europe de mes douze », ''L'Idiot international'' n°7, 16 juin 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]] devant les cochons », ''L'Idiot international'' n°8, 28 juin 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le plus beau défilé du monde », ''L'Idiot international'' n°9, 5 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les vacances de maître K. », ''L'Idiot international'' n°10, 12 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Lettre à la Lune », ''L'Idiot international'' n°11, 19 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les versets médiatiques », ''L'Idiot international'' n°12, 26 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le muezzin de la tolérance », ''L'Idiot international'' n°13, 2 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Marquis de Sade|Sade]] contre Télérama », ''L'Idiot international'' n°13, 2 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Élisabeth Badinter ou les infortunes du féminisme, ''par le marquis de Nabe'' » ''L'Idiot international'' n°14, 16 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La danse des fidèles », ''L'Idiot international'' n°15, 23 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La rentrée littéraire », ''L'Idiot international'' n°16, 30 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « J’ai fait un cauchemar », ''L'Idiot international'' n°16, 30 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La triste fin de Françoise Verny », ''L'Idiot international'' n°17, 6 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Anne Sinclair reçoit [[Jésus-Christ]] », ''L'Idiot international'' n°18, 13 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Visions de l'Idiot », ''L'Idiot international'' n°18, 13 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Encadrés », ''L'Idiot international'' n°19, 20 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Arrêtez de sourire ! ''Lettre ouverte à monseigneur Gaillot'' », L'Idiot international n°20, 27 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Un Idiot dans la forge », ''L'Idiot international'' n°21, 4 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le nirvana piégé. ''Lettre ouverte au Dalaï-Lama'' », ''L'Idiot international'' n°22, 11 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Serge Gainsbeurk », ''L'Idiot international'' n°24, 25 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Chaïm Soutine|Soutine]] à Chartres », ''L’Idiot international'' n°24, 25 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Notre-Dame des pompiers », ''L'Idiot international'' n°25, 1er novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Idiostoïevskidiot », ''L’Idiot international'' n°25, 1er novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pureté. ''Petite fleur pour saint François'' », ''L’Idiot international'' n°26, 8 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Toujours plus noir », ''L'Idiot international'' n°27, 15 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Comment ne jamais avoir le Prix Goncourt », ''L'Idiot international'' n°28, 22 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le jeune homme des années 90 », ''L'Idiot international'' n°29, 29 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’ours et le renard », ''L'Idiot international'' n°30, 6 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « On achève bien les enfants », ''L'Idiot international'' n°31, 13 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Nativité mortelle », ''L’Idiot international'' n°32, 27 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Marchais crève », ''L'Idiot international'' n°33, 10 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La nouvelle France de [[Jean Yanne]] », ''L'Idiot international'' n°34, 17 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Épître aux Roumains », ''L'Idiot international'' n°35, 25 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Ode à Ava », ''L’Idiot international'' n°36, 7 février 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Rideau », ''L’Idiot international'' n°37, 14 février 1990 &amp;lt;small&amp;gt;([[Rideau|remanié en ouvrage en 1992]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Imbécile de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « Une bonne vieille soirée de gauche », ''L'Imbécile de Paris'' n°1, été 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait de ''[[Nabe’s Dream]]'', « Mardi 27 novembre 1984 »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fini de rire », ''L'Imbécile de Paris'' n°2, 5 septembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Clouzot est un génie », ''L’Imbécile de Paris'' n°3, 5 octobre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Miles Davis]] est mort ? », ''L’Imbécile de Paris'' n°3, 5 octobre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt; &lt;br /&gt;
* « Pensée directe », ''L'Imbécile de Paris'' n°4, novembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le mauvais Pialat », ''L'Imbécile de Paris'' n°5, décembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le cœur sur la paille », ''L'Imbécile de Paris'' n°5, décembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Infini'' ====&lt;br /&gt;
* « Mesdames, Messieurs », ''L'Infini'' n°5, hiver 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La Mussolinienne », ''L'Infini'' n°8, automne 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Boucherie féérique », ''L'Infini'' n°8, automne 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Billie Holiday]] », ''L’Infini'' n°11, été 1985 &amp;lt;small&amp;gt;([[L’Âme de Billie Holiday|remanié en livre en 1986]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Apologie de l'excision », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Madame Narcisse », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Extinction du flirt », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Esclandre au bord du gour », , ''L'Infini'' n°15, été 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le bain turc », ''L'Infini'' n°17, hiver 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'' sous le titre « La philosophie d’Hamilcar Guimir »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Une jubilation pas très française », , ''L'Infini'' n°19, été 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Cent phrases pour [[Paul Claudel]] », ''L'Infini'' n°21, printemps 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La littérature de [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]] », ''L'Infini'' n°23, automne 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Léon Bloy]] devant l’éternel », ''L'Infini'' n°26, printemps 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sainte Nabe », , ''L'Infini'' n°27, automne 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Istanbul et moi », ''L'Infini'' n°29, printemps 1990 &amp;lt;small&amp;gt;([[Visage de Turc en pleurs|remanié en livre en 1992]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pourquoi je publie mon [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]] », ''L'Infini'' n°32, hiver 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris en introduction de ''[[Nabe’s Dream]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’intelligentsia », ''L'Infini'' n°34, été 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Inch’Allah », ''L'Infini'' n°54, printemps 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait d’''[[Inch’Allah]]'', « Jeudi 21 août 1986 »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La place de la [[Thèmes#La mort|Mort]] », ''L'Infini'' n°57, printemps 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Mon meilleur ami]] », ''L'Infini'' n°70, été 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’Eunuque raide]] », ''L'Infini'' n°126, printemps 2014 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Jazz Magazine'' ====&lt;br /&gt;
* « Mon cœur est mort », ''Jazz Magazine'' n°360, mai 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Jazzman'' ====&lt;br /&gt;
* « Le dernier crieur de notes », ''Jazzman'' n°174, février 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le cygne noir », ''Jazzman'' n°181, octobre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Christ du swing », ''Jazzman'' n°183, décembre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Monk, le mythe », ''Jazzman'' n°1, janvier 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait d’''[[Au régal des vermines]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Sonny Rollins]] : L’éléphant fou », ''Jazzman'' n°3, mai 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les mille et une métamorphoses de [[Charlie Parker]] », ''Jazzman'' n°9, décembre 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les Titans », ''Jazzman'' n°14, mai 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Orange était la couleur de son cœur », ''Jazzman'' n°23, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Schpountz du jazz », ''Jazzman'' n°27, juillet-août 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Anthony Braxton à l'instant même]] », ''Jazzman'' n°60, juillet 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’Oiseau de Dieu]] », ''Jazzman'' n°111, mars 2005 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le vingt-septième Chorus|Le Vingt-septième chorus]] », ''Jazzman'' n°126, juillet-août 2006 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Pastorius à mort]] », ''Jazzman'' n°138, septembre 2007 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Jazzophone'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Thelonious Monk|Monk]] my dear », ''Le Jazzophone'' n°15, 3e trimestre 1983 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Lire'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Celui qui a dit merdre]] », ''Lire'' n°285, mai 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Max'' ====&lt;br /&gt;
* « Reconversion », ''Max'' n°80, octobre 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Nancy Jazz Pulsations'' ====&lt;br /&gt;
* « Vous n’aurez pas le Jazz et la Lorraine ! », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°1, 16 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les vieux de la vieille et le jeune », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°3, 18 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les yeux de la tête », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°5, 20 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sublimation du craignos », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°6, 21 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Dimanche nouille », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°7, 22 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Free Froid et Free Chaud », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°9, 24 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Trois cloches et un génie », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°10, 25 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Nyx'' ====&lt;br /&gt;
* « Sur mes grands chevaux », ''NYX'' n°6, deuxième trimestre 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Officiel de la couture et de la Mode de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Gertrude Stein|Gertrude]] et [[Raymond Roussel|Raymond]] », ''L’Officiel de la couture et de la Mode de Paris'' n°756, juin 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Optimum'' ====&lt;br /&gt;
* « Lettre ouverte à Muhammad Ali », ''Optimum'', mars 2002 &amp;lt;small&amp;gt;(commandé et refusé)&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Paris Match'' ====&lt;br /&gt;
* « Feu l’oiseau », ''Paris Match'' n°2036, 3 juin 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La montagne violée », ''Paris Match'' n°2405, 29 juin 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Addio Fabio ! », ''Paris Match'' n°2410, 3 août 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Conjugalement incorrect », ''Paris Match'' n°2433, 21 janvier 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pauvre vache », ''Paris Match'' n°2445, 4 avril 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Je ne méprisais [[Jean-Edern Hallier]] que lorsqu’il ne se faisait pas assez haïr », ''Paris Match'' n°2487, 15 janvier 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'' sous le titre « Ouf ! »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Non ! Ce n’est pas en édifiant des gratte-ciel qu’on s’élève », ''Paris Match'' n°2554, 7 mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'' sous le titre « La Défense des utopies »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sandrine et Virginie », ''Paris Match'' n°2557, 28 mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Plein Chant'' ====&lt;br /&gt;
* « Le barde du bonheur », ''Plein chant'' n°42-43, autonome 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Point'' ====&lt;br /&gt;
* « Nabe : [[Alain Soral|Soral]] et [[Dieudonné]] ont déshonoré l'antisionisme », ''Le Point'', 5 février 2014 &amp;lt;small&amp;gt;(non repris en volume)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Première'' ====&lt;br /&gt;
* « La vérité sur ''L’Enfer'' », ''Première'', mars 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le bon Pialat », ''Première'', janvier 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Question de'' ====&lt;br /&gt;
* « Et [[Louis Massignon|Massignon]] s’offrit à la chaise », ''Question de'' n°90, septembre 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Miss « Non » », ''Question de'' n°97, septembre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fin ? », ''Question de'' n°113, septembre 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Quotidien de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Léon Bloy|Bloy]], toujours », ''Le Quotidien de Paris'', 7 décembre 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Vivre des morts », ''Le Quotidien de Paris'', 25 janvier 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Sans nom'' ====&lt;br /&gt;
* « La femme d’écrivain », ''Sans nom'' n°1, décembre 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Sud'' ====&lt;br /&gt;
* « Témoignage », ''Sud'' n°43, juin 1982 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Technikart'' ====&lt;br /&gt;
* « Le portable de Robinson Crusoë », ''Technikart'' n°17, novembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Trafic'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Les tournesols de Dovjenko]] », ''Trafic'' n°33, printemps 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''La Vérité'' ====&lt;br /&gt;
* « Crève, occident », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Nadine et ses chiens », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Glauque Story]] », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Je ne faisais pas bander Chanal]] », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le onze septembre de Mallarmé », ''La Vérité'' n°2, décembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fin de [[Tariq Ramadan|Ramadan]] », ''La Vérité'' n°2, décembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Intelligence du terrorisme », ''La Vérité'' n°3, janvier 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Bilan au Liban », ''La Vérité'' n°3, janvier 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Noël sans Saddam » dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le foulard à deux têtes », ''La Vérité'' n°4, février 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Vertiges des lettres'' ====&lt;br /&gt;
* « Politique de merde », ''Vertiges des lettres'' n°2, juin 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Anarchie obligatoire », ''Vertiges des lettres'' n°3, juillet-août 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La vie sans Freud », ''Vertiges des lettres'' n°5, décembre 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Visiteur'' ====&lt;br /&gt;
* « Gran Teatro Cervantes », ''Le Visiteur'' n°1, automne 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parus en volume ===&lt;br /&gt;
* « L’œuf du baiser », pour ''Luna-Park'' n°10, septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le carnaval des enculés », pour ''Paris Match'', 24 juin 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « S.D.F. go home. ''Éditorial'' », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Microcosme », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « À quoi font-ils penser ? », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Hitlernet », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les dix commandements des tolérants », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La kaputt », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Rap », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Drôle de chômeur », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Olympia », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La mort dans le sang », pour ''Paris Match'', 10 juillet 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Maurice, tiens bon ! ''Lettre ouverte à Maurice Papon'' », pour ''La Une'' n°13, décembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Che Guevara]] ''ou la révolution de l’échec'' », pour ''Technikart'' n°18, décembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;  &lt;br /&gt;
* « La fifille du [[François Mitterrand|Pharaon]] », mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conférences ===&lt;br /&gt;
* « Le bras de mon fils », prononcée à l'Institut Catholique de Paris, 30 novembre 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Georges Bernanos|Bernanos]] au Terminus », prononcée à l'Hôtel Shalimar, Hammamet, 24 juillet 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le Huitième ciel]] », prononcée aux Invalides, Paris, 19 novembre 2004 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pochette de disque ===&lt;br /&gt;
* « Le Viking du “stride” », quatrième de pochette du premier disque de [[François Rilhac]], ''Mégalo piano stride'', septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carton d'invitation ===&lt;br /&gt;
* « [[Le flou Baumann]] », exposition du photographe Arnaud Baumann, 21 octobre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préface ==&lt;br /&gt;
* « [[La jambe]] », Carlo A Marca, ''Gen Paul'', Transédition, 1986, 135 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2802500155&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le courage de la fraîcheur]] », [[François Boisrond]], ''Petits riens et Presque Tout'', Fondation Coprim, 1996, 63 p.&amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782912817020&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[La jungle de Bernstein]] », [[Henry Bernstein]], ''Théâtre'', éditions du Rocher, 1997, 653 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268023788&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’athlète de la larme]] », [[John Cowper Powys]], ''Dostoïevski'', 2001, 235 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 284100242X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chapitre ==&lt;br /&gt;
* « Le coup de grâce », dans Collectif, ''10 ans pour rien ? Les années 1990'', éditions du Rocher, 1990, 161p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268009114&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le jeu d'être un autre », dans André Bernard et Claude Beylie, ''Robert Le Vigan, Désordre et génie'', Pygmalion, 1996, 239 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782857044932 &amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Soupe aux anars », dans Collectif, ''Leo Mc Carey, Le Burlesque des sentiments'', Mazzotta, 1998, 85 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN :  9782900596234&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur Nabe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Études ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''[[L’Affaire Zannini]]'' (collectif), édition du Rocher, 2003, 257 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226804596X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Laurent James, « Marc-Édouard Nabe », dans Angie David (sous la direction de), ''Réprouvés, bannis, infréquentables'', éditions Léo Scheer, mars 2018, 350 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782756112077&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Anthologie ===&lt;br /&gt;
* ''[[Morceaux choisis]]'', éditions Léo Scheer, 2006, 493 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2756100315&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''[[Satirix]]'', n°27, « Les Tabous de Nabe », avril 2017, 18 dessins &amp;lt;small&amp;gt;ISSN : 2552-5905&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Travaux universitaires ===&lt;br /&gt;
* Thomas Clerc, « Le journal d'écrivain dans la littérature française du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : semiostylistique d'un genre », thèse de 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; cycle, Paris IV, soutenue en 1999.&lt;br /&gt;
* Fanny Mahy, « Du fait-divers médiatique à la critique sociale, représentation du 11-Septembre dans ''Une Lueur d’espoir'' de Marc-Édouard Nabe », ''Contemporary French and Francophone Studies'' Vol. 15, No. 4, September 2011, 459–467&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « [[Marc-Édouard Nabe, naissance du scandale]] », mémoire d’études, Université Provence Aix-Marseille I, 2012.&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « [[Marc-Édouard Nabe, renaissance du scandale]] », mémoire d’études, Université Provence Aix-Marseille I, 2012.&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « Marc-Édouard Nabe : Sacrifice(s) Intime(s) », mémoire de M2 (littérature française), Université Provence Aix-Marseille I, 2013.&lt;br /&gt;
* [[David Vesper]], « La main de Nabe », mémoire de M1, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 2017&lt;br /&gt;
* [[David Vesper]], « Le Dépossédé », mémoire de M2, , Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 2019&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres ==&lt;br /&gt;
* Philippe Alméras, ''Céline : Entre haines et passion'', Robert Laffont, 1994, 475 p.&lt;br /&gt;
* [[Frédéric Beigbeder]], ''Vacances dans le coma'', Grasset, 1994, 233 p.&lt;br /&gt;
* [[Renaud Camus]], ''La guerre de Transylvanie. Journal 1991'', P.O.L., 1996, 512 p.&lt;br /&gt;
* [[Patrick Besson]], ''Le sexe fiable'', Mille et une nuits, 1998, 177 p.&lt;br /&gt;
* [[Philippe Sollers]], ''L’année du Tigre'', Seuil, 1999, 326 p.&lt;br /&gt;
* [[Stéphane Zagdanski]], ''Pauvre de Gaulle !'', Pauvert, 2000, 575 p.&lt;br /&gt;
* Noël Balen, ''L’Ange noir'', Éditions Mille et une nuits - Arte Éditions, 2001, 144 p.&lt;br /&gt;
* Sophie Bassouls, ''Écrivains, 550 photographies'', Flammarion, 2001, 504 p.&lt;br /&gt;
* [[Renaud Camus]], ''Outrepas. Journal 2002'', Fayard, 2005, 644 p.&lt;br /&gt;
* Pierre Chalmin, ''Dictionnaire des injures littéraires'', L’Éditeur, 2010, 731 p.&lt;br /&gt;
* [[Frédéric Beigbeder]], ''Premier bilan après l’apocalypse'', Grasset, 2011, 432 p.&lt;br /&gt;
* [[Pacôme Thiellement]], ''Tous les Chevaliers Sauvages'', Philippe Rey, 2012, 192 p.&lt;br /&gt;
* Fanny Salmeron, ''Les Étourneaux'', Stéphane Million éditeur, 2013, 109 p.&lt;br /&gt;
* [[François Gibault]], ''Libera Me'', Gallimard, 2014, 432 p.&lt;br /&gt;
* [[Patrick Besson]], ''La Mémoire de Clara'', [[Éditions du Rocher]], 2014, 224 p. &lt;br /&gt;
* [[Émilie Frèche]], ''Un homme dangereux'', Stock, 2015, 288 p.&lt;br /&gt;
* [[Jackie Berroyer]], ''Parlons peu parlons de moi'', Le Dilettante, 2017, 286 p.&lt;br /&gt;
* David Alliot, ''Madame Céline'', Tallendier, 2018, 429 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Bibliographie_de_Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18805</id>
		<title>Bibliographie de Marc-Édouard Nabe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Bibliographie_de_Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18805"/>
		<updated>2026-02-08T12:53:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette liste donne une présentation des publications de [[Marc-Édouard Nabe]], classées par catégories.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Roman ==&lt;br /&gt;
* ''[[Le Bonheur]]'', Denoël, 1988, 506 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2207234061&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Lucette]]'', Gallimard, coll. Blanche, 1995, 347 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070739341&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., coll. Folio, 2012, 432 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782070448821&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Je suis mort]]'', Gallimard, collection L'Infini, 110 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070752070&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'', [[Éditions du Rocher]], 2002, 811 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268044203 &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Printemps de feu]]'', éditions du Rocher, 2003, 299 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268047717&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2010, 695 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487909&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2011, 250 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487916&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récit ==&lt;br /&gt;
* ''[[Visage de Turc en pleurs]]'', Gallimard, coll. L'Infini, 1992, 226 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2070727734&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Essai ==&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'', éditions Barrault, 1985, 283 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2736000188&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., précédé du [[Le Vingt-septième Livre|Vingt-septième livre]], Le Dilettante, 2005, 384 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631192&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd., [[L’anti-édition|anti-édition]], 2012, 304 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487923&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'', Denoël, 1986, 248 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2207232603&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd, La Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 2007, 270 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782710329558&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Marseillaise]]'', Le Dilettante, 1989, 48 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344326&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd 2009, 48 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631703&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'', éditions du Rocher, 1992, 252 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013111&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âge du Christ]]'', éditions du Rocher, 1992, 133 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013987&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nuage]]'', Le Dilettante, 1993, 69 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344687&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** rééd. Le Dilettante, 2009, 69 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631697&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Une lueur d’espoir]]'', éditions du Rocher, 2001, 152 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226804212X &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'', Le Dilettante, 2009, 93 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842631680&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édition]], 2017, 1000 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782953487947&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', [[L’anti-édition|anti-édition]], 2019, 100 p. &amp;lt;small&amp;gt;IBSN : 978-2-9534879-5-4&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journal intime ==&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'', éditions du Rocher, 1991, 962 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN erroné : 22681102X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'', éditions du Rocher, 1993, 824 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268015483&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'', éditions du Rocher, 1996, 962 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268022978&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'', éditions du Rocher, 2000, 1302 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268034186&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recueil ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles ===&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'', éditions Barrault, 1986, 272 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2736000404&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Oui]]'', éditions du Rocher, 1998, 384 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268031276&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Non]]'', éditions du Rocher, 1998, 376 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226803125X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[J’enfonce le clou]]'', éditions du Rocher, 2004, 343 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268052559&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aphorismes ===&lt;br /&gt;
* ''[[Chacun mes goûts]]'', Le Dilettante, 1986, 39 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2905344091&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd, 2009, 39 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782905344090&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'', éditions du Rocher, 1992, 222 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268013995&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Poésie ===&lt;br /&gt;
* ''[[Loin des fleurs]]'', Le Dilettante, 1998, 78 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2842630181&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** Rééd. 2009, 78 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782842630188&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contes ===&lt;br /&gt;
* ''[[K.-O. et autres contes]]'', éditions du Rocher, 1999, 327 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268030334&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Interviewes ===&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', éditions du Rocher, 1999, 577 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268026221&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Presse ==&lt;br /&gt;
* ''[[L’Éternité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1997)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Vérité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2003-2004)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Patience]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2014-...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
*# ''Un État de Grâce'', décembre 2014&lt;br /&gt;
*# ''La Vengeance de Choron'', septembre 2015&lt;br /&gt;
*# ''Israël/Auschwitz'', décembre 2017&lt;br /&gt;
*# ''Pornabe'', juin 2019&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s News]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2017 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Feuille Nabienne]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(6 janvier 2025 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tracts ==&lt;br /&gt;
* Projet : « Bandez ! », juin 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Zidane la racaille]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(24 juillet 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Pieds-blancs]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(24 octobre 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Et Littell niqua Angot]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(23 novembre 2006)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Représente-toi]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2007)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Bombe de Damoclès]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(31 octobre 2007)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le ridicule tue]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(15 avril 2008)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Sauver Siné]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(20 septembre 2008)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Enfin nègre !]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(20 janvier 2009)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Publiés dans la presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''20 ans'' ====&lt;br /&gt;
* « La femme de vingt ans », ''20 ans'' n°21, mai 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Ad rem'' ====&lt;br /&gt;
* « Ubu imam. ''Un acte tendancieux'' », ''Ad rem'' n°1, octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Adieu'' ====&lt;br /&gt;
* « Lettre au juge », ''Adieu'' n°2, octobre 2018&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Autre Journal'' ====&lt;br /&gt;
* « Le mou-salaud », ''L'Autre Journal'' n°1, janvier 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Malcolm X]] ''ou les nuances du fanatisme'' », ''L’Autre Journal'' n°2, février 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Lili et Lucette », ''L’Autre Journal'' n°3, mars 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le silence de Barraqué », ''L’Autre Journal'' n°4, avril 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Rainer Werner Fassbinder|Fassbinder]], l’homme-usine », ''L’Autre Journal'' n°5, été 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Django dans les nuages », ''L’Autre Journal'' n°5, été 1993 &amp;lt;small&amp;gt;([[Nuage|Remanié en livre en 1993]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Cahiers Léon Bloy'' ====&lt;br /&gt;
* « Le grand livre rouge », ''Cahiers Léon Bloy'' n°1 (65e année), nouvelle série, mai 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Cahiers Roger Nimier'' ====&lt;br /&gt;
* « Mort aux hussards morts et vivants ! », ''Cahiers Roger Nimier'' n°6, printemps 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''[[Cancer !]]'' ====&lt;br /&gt;
* « [[La mort de Polac]] », ''Cancer !'' n°2, automne 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Tous à Bagdad », ''Cancer !'' « Hors-Série Irak », mars 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Chroniqueur'' ====&lt;br /&gt;
* « L’Ayatollah Jamal », ''Le Chroniqueur'' n°2, décembre 1996  &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''La Cinémathèque française'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Le Klaxon du fanfaron]] », programme de la retrospective Dino Risi, mars 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le temps de voir et d’aimer Sirk]] », programme de la retrospective Douglas Sirk, octobre 2005 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le cauchemar Duvivier]] », programme de la retrospective Julien Duvivier, mars 2010 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Contraband'' ====&lt;br /&gt;
* « Azopholy », ''Contraband'' n°6, été 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Dossiers H'' ====&lt;br /&gt;
* « Pages arrachées au carnet d’un bloyen », ''Les Dossiers H'' « [[Léon Bloy]] », L’Âge d’Homme, mai 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Je préfère [[Roger Gilbert-Lecomte|Lecomte]] », ''Les Dossiers H'' « René Daumal », L’Âge d’Homme, mars 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Grand Duc », ''Les Dossiers H'' « [[Dominique de Roux]] », L’Âge d’Homme, mai 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''[[L’Éternité]]'' ====&lt;br /&gt;
* « Éditorial », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[François Mitterrand|Mitterrand]], l'imputrescible », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’orifice immonde », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pourquoi avoir peur », ''L’Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Pourquoi avoir peur de l’Islam » dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Au nom du trou », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les nazis de la niaiserie », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Les nains de jardin de Guy Debord » dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Pen vous fait jouir », ''L'Éternité'' n°1, février 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La désobéissance des moutons. ''Éditorial'' », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Y a bon Rwanda », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Revaginisons l'atmosphère », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le KGB des miettes », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les cendres de Gandhi », ''L’Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’enfer du Nintendo », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La société des suicidés », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les salauds du livre. ''Tragédie en un acte'' », ''L'Éternité'' n°2, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Éventail'' ====&lt;br /&gt;
* « Le dernier esquimau », ''L’Éventail'' n°7, septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Rainer Werner Fassbinder|La grande ourse]] », ''L’Éventail'' n°10, février-mars 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
*  « [[Pier Paolo Pasolini|Pasolinismes]] », ''L’Éventail'' n°11, avril-mai 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Idiot international'' ====&lt;br /&gt;
* « L’Espérance. ''Éditorial'' », ''L'Idiot international'' n°5, 17 mai 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Europe de mes douze », ''L'Idiot international'' n°7, 16 juin 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]] devant les cochons », ''L'Idiot international'' n°8, 28 juin 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le plus beau défilé du monde », ''L'Idiot international'' n°9, 5 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les vacances de maître K. », ''L'Idiot international'' n°10, 12 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Lettre à la Lune », ''L'Idiot international'' n°11, 19 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les versets médiatiques », ''L'Idiot international'' n°12, 26 juillet 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le muezzin de la tolérance », ''L'Idiot international'' n°13, 2 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Marquis de Sade|Sade]] contre Télérama », ''L'Idiot international'' n°13, 2 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Élisabeth Badinter ou les infortunes du féminisme, ''par le marquis de Nabe'' » ''L'Idiot international'' n°14, 16 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La danse des fidèles », ''L'Idiot international'' n°15, 23 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La rentrée littéraire », ''L'Idiot international'' n°16, 30 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « J’ai fait un cauchemar », ''L'Idiot international'' n°16, 30 août 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La triste fin de Françoise Verny », ''L'Idiot international'' n°17, 6 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Anne Sinclair reçoit [[Jésus-Christ]] », ''L'Idiot international'' n°18, 13 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Visions de l'Idiot », ''L'Idiot international'' n°18, 13 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Encadrés », ''L'Idiot international'' n°19, 20 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Arrêtez de sourire ! ''Lettre ouverte à monseigneur Gaillot'' », L'Idiot international n°20, 27 septembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Un Idiot dans la forge », ''L'Idiot international'' n°21, 4 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le nirvana piégé. ''Lettre ouverte au Dalaï-Lama'' », ''L'Idiot international'' n°22, 11 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Serge Gainsbeurk », ''L'Idiot international'' n°24, 25 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Chaïm Soutine|Soutine]] à Chartres », ''L’Idiot international'' n°24, 25 octobre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Notre-Dame des pompiers », ''L'Idiot international'' n°25, 1er novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Idiostoïevskidiot », ''L’Idiot international'' n°25, 1er novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pureté. ''Petite fleur pour saint François'' », ''L’Idiot international'' n°26, 8 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Toujours plus noir », ''L'Idiot international'' n°27, 15 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Comment ne jamais avoir le Prix Goncourt », ''L'Idiot international'' n°28, 22 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le jeune homme des années 90 », ''L'Idiot international'' n°29, 29 novembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’ours et le renard », ''L'Idiot international'' n°30, 6 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « On achève bien les enfants », ''L'Idiot international'' n°31, 13 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Nativité mortelle », ''L’Idiot international'' n°32, 27 décembre 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Marchais crève », ''L'Idiot international'' n°33, 10 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La nouvelle France de [[Jean Yanne]] », ''L'Idiot international'' n°34, 17 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Épître aux Roumains », ''L'Idiot international'' n°35, 25 janvier 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Ode à Ava », ''L’Idiot international'' n°36, 7 février 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Rideau », ''L’Idiot international'' n°37, 14 février 1990 &amp;lt;small&amp;gt;([[Rideau|remanié en ouvrage en 1992]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Imbécile de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « Une bonne vieille soirée de gauche », ''L'Imbécile de Paris'' n°1, été 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait de ''[[Nabe’s Dream]]'', « Mardi 27 novembre 1984 »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fini de rire », ''L'Imbécile de Paris'' n°2, 5 septembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Clouzot est un génie », ''L’Imbécile de Paris'' n°3, 5 octobre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Miles Davis]] est mort ? », ''L’Imbécile de Paris'' n°3, 5 octobre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt; &lt;br /&gt;
* « Pensée directe », ''L'Imbécile de Paris'' n°4, novembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le mauvais Pialat », ''L'Imbécile de Paris'' n°5, décembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le cœur sur la paille », ''L'Imbécile de Paris'' n°5, décembre 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Infini'' ====&lt;br /&gt;
* « Mesdames, Messieurs », ''L'Infini'' n°5, hiver 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La Mussolinienne », ''L'Infini'' n°8, automne 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Boucherie féérique », ''L'Infini'' n°8, automne 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Billie Holiday]] », ''L’Infini'' n°11, été 1985 &amp;lt;small&amp;gt;([[L’Âme de Billie Holiday|remanié en livre en 1986]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Apologie de l'excision », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Madame Narcisse », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Extinction du flirt », ''L'Infini'' n°13, hiver 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Esclandre au bord du gour », , ''L'Infini'' n°15, été 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le bain turc », ''L'Infini'' n°17, hiver 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'' sous le titre « La philosophie d’Hamilcar Guimir »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Une jubilation pas très française », , ''L'Infini'' n°19, été 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Cent phrases pour [[Paul Claudel]] », ''L'Infini'' n°21, printemps 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La littérature de [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]] », ''L'Infini'' n°23, automne 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Léon Bloy]] devant l’éternel », ''L'Infini'' n°26, printemps 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sainte Nabe », , ''L'Infini'' n°27, automne 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Istanbul et moi », ''L'Infini'' n°29, printemps 1990 &amp;lt;small&amp;gt;([[Visage de Turc en pleurs|remanié en livre en 1992]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pourquoi je publie mon [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]] », ''L'Infini'' n°32, hiver 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris en introduction de ''[[Nabe’s Dream]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’intelligentsia », ''L'Infini'' n°34, été 1991 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Inch’Allah », ''L'Infini'' n°54, printemps 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait d’''[[Inch’Allah]]'', « Jeudi 21 août 1986 »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La place de la [[Thèmes#La mort|Mort]] », ''L'Infini'' n°57, printemps 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Mon meilleur ami]] », ''L'Infini'' n°70, été 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’Eunuque raide]] », ''L'Infini'' n°126, printemps 2014 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Jazz Magazine'' ====&lt;br /&gt;
* « Mon cœur est mort », ''Jazz Magazine'' n°360, mai 1987 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Jazzman'' ====&lt;br /&gt;
* « Le dernier crieur de notes », ''Jazzman'' n°174, février 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le cygne noir », ''Jazzman'' n°181, octobre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Christ du swing », ''Jazzman'' n°183, décembre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Monk, le mythe », ''Jazzman'' n°1, janvier 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(Extrait d’''[[Au régal des vermines]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Sonny Rollins]] : L’éléphant fou », ''Jazzman'' n°3, mai 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les mille et une métamorphoses de [[Charlie Parker]] », ''Jazzman'' n°9, décembre 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les Titans », ''Jazzman'' n°14, mai 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Orange était la couleur de son cœur », ''Jazzman'' n°23, mars 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le Schpountz du jazz », ''Jazzman'' n°27, juillet-août 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Anthony Braxton à l'instant même]] », ''Jazzman'' n°60, juillet 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’Oiseau de Dieu]] », ''Jazzman'' n°111, mars 2005 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le vingt-septième Chorus|Le Vingt-septième chorus]] », ''Jazzman'' n°126, juillet-août 2006 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Pastorius à mort]] », ''Jazzman'' n°138, septembre 2007 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Jazzophone'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Thelonious Monk|Monk]] my dear », ''Le Jazzophone'' n°15, 3e trimestre 1983 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Lire'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Celui qui a dit merdre]] », ''Lire'' n°285, mai 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Max'' ====&lt;br /&gt;
* « Reconversion », ''Max'' n°80, octobre 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[K.-O. et autres contes]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Nancy Jazz Pulsations'' ====&lt;br /&gt;
* « Vous n’aurez pas le Jazz et la Lorraine ! », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°1, 16 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les vieux de la vieille et le jeune », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°3, 18 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les yeux de la tête », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°5, 20 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sublimation du craignos », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°6, 21 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Dimanche nouille », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°7, 22 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Free Froid et Free Chaud », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°9, 24 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Trois cloches et un génie », bulletin du ''Nancy Jazz Pulsation'' n°10, 25 octobre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Nyx'' ====&lt;br /&gt;
* « Sur mes grands chevaux », ''NYX'' n°6, deuxième trimestre 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Officiel de la couture et de la Mode de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Gertrude Stein|Gertrude]] et [[Raymond Roussel|Raymond]] », ''L’Officiel de la couture et de la Mode de Paris'' n°756, juin 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Optimum'' ====&lt;br /&gt;
* « Lettre ouverte à Muhammad Ali », ''Optimum'', mars 2002 &amp;lt;small&amp;gt;(commandé et refusé)&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Paris Match'' ====&lt;br /&gt;
* « Feu l’oiseau », ''Paris Match'' n°2036, 3 juin 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La montagne violée », ''Paris Match'' n°2405, 29 juin 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Addio Fabio ! », ''Paris Match'' n°2410, 3 août 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Conjugalement incorrect », ''Paris Match'' n°2433, 21 janvier 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Pauvre vache », ''Paris Match'' n°2445, 4 avril 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Je ne méprisais [[Jean-Edern Hallier]] que lorsqu’il ne se faisait pas assez haïr », ''Paris Match'' n°2487, 15 janvier 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'' sous le titre « Ouf ! »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Non ! Ce n’est pas en édifiant des gratte-ciel qu’on s’élève », ''Paris Match'' n°2554, 7 mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'' sous le titre « La Défense des utopies »)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Sandrine et Virginie », ''Paris Match'' n°2557, 28 mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Plein Chant'' ====&lt;br /&gt;
* « Le barde du bonheur », ''Plein chant'' n°42-43, autonome 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Point'' ====&lt;br /&gt;
* « Nabe : [[Alain Soral|Soral]] et [[Dieudonné]] ont déshonoré l'antisionisme », ''Le Point'', 5 février 2014 &amp;lt;small&amp;gt;(non repris en volume)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Première'' ====&lt;br /&gt;
* « La vérité sur ''L’Enfer'' », ''Première'', mars 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le bon Pialat », ''Première'', janvier 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Question de'' ====&lt;br /&gt;
* « Et [[Louis Massignon|Massignon]] s’offrit à la chaise », ''Question de'' n°90, septembre 1990 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Miss « Non » », ''Question de'' n°97, septembre 1994 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fin ? », ''Question de'' n°113, septembre 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Quotidien de Paris'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Léon Bloy|Bloy]], toujours », ''Le Quotidien de Paris'', 7 décembre 1988 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Vivre des morts », ''Le Quotidien de Paris'', 25 janvier 1989 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Sans nom'' ====&lt;br /&gt;
* « La femme d’écrivain », ''Sans nom'' n°1, décembre 1993 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Sud'' ====&lt;br /&gt;
* « Témoignage », ''Sud'' n°43, juin 1982 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Technikart'' ====&lt;br /&gt;
* « Le portable de Robinson Crusoë », ''Technikart'' n°17, novembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Trafic'' ====&lt;br /&gt;
* « [[Les tournesols de Dovjenko]] », ''Trafic'' n°33, printemps 2000 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''La Vérité'' ====&lt;br /&gt;
* « Crève, occident », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Nadine et ses chiens », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Glauque Story]] », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Je ne faisais pas bander Chanal]] », ''La Vérité'' n°1, novembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le onze septembre de Mallarmé », ''La Vérité'' n°2, décembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Fin de [[Tariq Ramadan|Ramadan]] », ''La Vérité'' n°2, décembre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Intelligence du terrorisme », ''La Vérité'' n°3, janvier 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Bilan au Liban », ''La Vérité'' n°3, janvier 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris sous le titre « Noël sans Saddam » dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le foulard à deux têtes », ''La Vérité'' n°4, février 2004 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[J’enfonce le clou]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Vertiges des lettres'' ====&lt;br /&gt;
* « Politique de merde », ''Vertiges des lettres'' n°2, juin 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Anarchie obligatoire », ''Vertiges des lettres'' n°3, juillet-août 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La vie sans Freud », ''Vertiges des lettres'' n°5, décembre 1984 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Le Visiteur'' ====&lt;br /&gt;
* « Gran Teatro Cervantes », ''Le Visiteur'' n°1, automne 1995 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parus en volume ===&lt;br /&gt;
* « L’œuf du baiser », pour ''Luna-Park'' n°10, septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le carnaval des enculés », pour ''Paris Match'', 24 juin 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « S.D.F. go home. ''Éditorial'' », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Microcosme », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « À quoi font-ils penser ? », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Hitlernet », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Les dix commandements des tolérants », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La kaputt », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Rap », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Drôle de chômeur », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « L’Olympia », pour ''L'Éternité'' n°3, avril 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « La mort dans le sang », pour ''Paris Match'', 10 juillet 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Maurice, tiens bon ! ''Lettre ouverte à Maurice Papon'' », pour ''La Une'' n°13, décembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Che Guevara]] ''ou la révolution de l’échec'' », pour ''Technikart'' n°18, décembre 1997 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;  &lt;br /&gt;
* « La fifille du [[François Mitterrand|Pharaon]] », mai 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conférences ===&lt;br /&gt;
* « Le bras de mon fils », prononcée à l'Institut Catholique de Paris, 30 novembre 1996 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Georges Bernanos|Bernanos]] au Terminus », prononcée à l'Hôtel Shalimar, Hammamet, 24 juillet 1998 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le Huitième ciel]] », prononcée aux Invalides, Paris, 19 novembre 2004 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pochette de disque ===&lt;br /&gt;
* « Le Viking du “stride” », quatrième de pochette du premier disque de [[François Rilhac]], ''Mégalo piano stride'', septembre 1986 &amp;lt;small&amp;gt;(repris dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Carton d'invitation ===&lt;br /&gt;
* « [[Le flou Baumann]] », exposition du photographe Arnaud Baumann, 21 octobre 2003 &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préface ==&lt;br /&gt;
* « [[La jambe]] », Carlo A Marca, ''Gen Paul'', Transédition, 1986, 135 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2802500155&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;([[:Catégorie:Textes non repris en volume|non repris en volume]])&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[Le courage de la fraîcheur]] », [[François Boisrond]], ''Petits riens et Presque Tout'', Fondation Coprim, 1996, 63 p.&amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782912817020&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[La jungle de Bernstein]] », [[Henry Bernstein]], ''Théâtre'', éditions du Rocher, 1997, 653 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268023788&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « [[L’athlète de la larme]] », [[John Cowper Powys]], ''Dostoïevski'', 2001, 235 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 284100242X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chapitre ==&lt;br /&gt;
* « Le coup de grâce », dans Collectif, ''10 ans pour rien ? Les années 1990'', éditions du Rocher, 1990, 161p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2268009114&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Non]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Le jeu d'être un autre », dans André Bernard et Claude Beylie, ''Robert Le Vigan, Désordre et génie'', Pygmalion, 1996, 239 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782857044932 &amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* « Soupe aux anars », dans Collectif, ''Leo Mc Carey, Le Burlesque des sentiments'', Mazzotta, 1998, 85 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN :  9782900596234&amp;lt;/small&amp;gt; &amp;lt;small&amp;gt;(publié dans ''[[Oui]]'')&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur Nabe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Études ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''[[L’Affaire Zannini]]'' (collectif), édition du Rocher, 2003, 257 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 226804596X&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Laurent James, « Marc-Édouard Nabe », dans Angie David (sous la direction de), ''Réprouvés, bannis, infréquentables'', éditions Léo Scheer, mars 2018, 350 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 9782756112077&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Anthologie ===&lt;br /&gt;
* ''[[Morceaux choisis]]'', éditions Léo Scheer, 2006, 493 p. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN : 2756100315&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Presse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''[[Satirix]]'', n°27, « Les Tabous de Nabe », avril 2017, 18 dessins &amp;lt;small&amp;gt;ISSN : 2552-5905&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Travaux universitaires ===&lt;br /&gt;
* Thomas Clerc, « Le journal d'écrivain dans la littérature française du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : semiostylistique d'un genre », thèse de 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; cycle, Paris IV, soutenue en 1999.&lt;br /&gt;
* Fanny Mahy, « Du fait-divers médiatique à la critique sociale, représentation du 11-Septembre dans ''Une Lueur d’espoir'' de Marc-Édouard Nabe », ''Contemporary French and Francophone Studies'' Vol. 15, No. 4, September 2011, 459–467&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « [[Marc-Édouard Nabe, naissance du scandale]] », mémoire d’études, Université Provence Aix-Marseille I, 2012.&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « [[Marc-Édouard Nabe, renaissance du scandale]] », mémoire d’études, Université Provence Aix-Marseille I, 2012.&lt;br /&gt;
* Christopher Bianconi, « Marc-Édouard Nabe : Sacrifice(s) Intime(s) », mémoire de M2 (littérature française), Université Provence Aix-Marseille I, 2013.&lt;br /&gt;
* [[David Vesper]], « La main de Nabe », mémoire de M1, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 2017&lt;br /&gt;
* [[David Vesper]], « Le Dépossédé », mémoire de M2, , Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 2019&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres ==&lt;br /&gt;
* Philippe Alméras, ''Céline : Entre haines et passion'', Robert Laffont, 1994, 475 p.&lt;br /&gt;
* [[Frédéric Beigbeder]], ''Vacances dans le coma'', Grasset, 1994, 233 p.&lt;br /&gt;
* [[Renaud Camus]], ''La guerre de Transylvanie. Journal 1991'', P.O.L., 1996, 512 p.&lt;br /&gt;
* [[Patrick Besson]], ''Le sexe fiable'', Mille et une nuits, 1998, 177 p.&lt;br /&gt;
* [[Philippe Sollers]], ''L’année du Tigre'', Seuil, 1999, 326 p.&lt;br /&gt;
* [[Stéphane Zagdanski]], ''Pauvre de Gaulle !'', Pauvert, 2000, 575 p.&lt;br /&gt;
* Noël Balen, ''L’Ange noir'', Éditions Mille et une nuits - Arte Éditions, 2001, 144 p.&lt;br /&gt;
* Sophie Bassouls, ''Écrivains, 550 photographies'', Flammarion, 2001, 504 p.&lt;br /&gt;
* [[Renaud Camus]], ''Outrepas. Journal 2002'', Fayard, 2005, 644 p.&lt;br /&gt;
* Pierre Chalmin, ''Dictionnaire des injures littéraires'', L’Éditeur, 2010, 731 p.&lt;br /&gt;
* [[Frédéric Beigbeder]], ''Premier bilan après l’apocalypse'', Grasset, 2011, 432 p.&lt;br /&gt;
* [[Pacôme Thiellement]], ''Tous les Chevaliers Sauvages'', Philippe Rey, 2012, 192 p.&lt;br /&gt;
* Fanny Salmeron, ''Les Étourneaux'', Stéphane Million éditeur, 2013, 109 p.&lt;br /&gt;
* [[François Gibault]], ''Libera Me'', Gallimard, 2014, 432 p.&lt;br /&gt;
* [[Patrick Besson]], ''La Mémoire de Clara'', [[Éditions du Rocher]], 2014, 224 p. &lt;br /&gt;
* [[Émilie Frèche]], ''Un homme dangereux'', Stock, 2015, 288 p.&lt;br /&gt;
* [[Jackie Berroyer]], ''Parlons peu parlons de moi'', Le Dilettante, 2017, 286 p.&lt;br /&gt;
* David Alliot, ''Madame Céline'', Tallendier, 2018, 429 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18804</id>
		<title>Marc-Édouard Nabe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Marc-%C3%89douard_Nabe&amp;diff=18804"/>
		<updated>2026-02-08T12:51:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Presse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Nabe_Baltic_2021.png|thumb|right|upright=1.5|Marc-Édouard Nabe, 2021]]&lt;br /&gt;
Alain Zannini, dit '''Marc-Édouard Nabe''', est un écrivain et peintre (également guitariste) né à Marseille le 27 décembre 1958.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Auteur de 32 ouvrages dans divers [[Thèmes#Le genre|genres]] ([[:Catégorie:Essai|essais]], [[:Catégorie:Roman|romans]], [[:Catégorie:Journal intime|journaux intimes]], [[:Catégorie:Conte|nouvelles]], [[:Catégorie:Poésie|poèmes]]), Marc-Édouard Nabe a également publié des textes dans des revues (''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' de [[Philippe Sollers]]) et des journaux, comme ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Idiot international|L’Idiot international]]'' de [[Jean-Edern Hallier]] (voir l’article [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe]]). Il a également dirigé deux éphémères mensuels (''[[L’Éternité]]'' en 1997, ''[[La Vérité]]'' en 2003-2004), publie une fois par an depuis 2014 le magazine illustré ''[[Patience]]'', dont il est l’unique rédacteur, et une gazette virtuelle collective et mensuelle, ''[[Nabe’s News]]''. Depuis 2010, il publie lui-même ses livres en [[L’anti-édition|anti-édition]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Artiste prolifique, il publie en moyenne un livre par an (plus de 14 000 pages à ce jour) et a peint plus de 1 500 tableaux (en particulier des portraits d’autres artistes). Malgré le large éventail des [[Thèmes|thèmes]] abordés, les [[Clichés#L’antisémitisme|accusations d’antisémitisme]] formulées en 1985 sont régulièrement portées par une partie de la critique et des journalistes, mettant ainsi en place un boycott quasi-total de l’écrivain, ce qui rend depuis 35 ans inaccessible au public la plupart de ses œuvres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
=== Origine et débuts ===&lt;br /&gt;
==== Enfance et famille ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jeunes_Zanines.png|vignette|upright=0.6|Les « Zanines »&amp;lt;ref&amp;gt;Surnom donné par Marc-Édouard Nabe dans ses livres.&amp;lt;/ref&amp;gt;, à Marseille, au milieu des années 1950.]]&lt;br /&gt;
Alain Zannini naît le samedi 27 décembre 1958 à Marseille, à 10h50 à la clinique Bouchard. Il est le fils unique de [[Marcel Zannini]], musicien de jazz (chant, clarinette et saxophone ténor), et connu pour ''Tu veux ou tu veux pas ?'' sorti en janvier 1970, et de [[Suzanne Zannini]], née Taurel, sténodactylo. Ses origines sont italiennes et greco-turques du côté paternel (Marcel naît le 7 septembre 1923, en Turquie encore ottomane), corses et marseillaises du côté maternel (Suzanne Taurel naît le 11 septembre 1930, à Marseille). Il est également par elle l’arrière petit-neveu de Gustave Fayet, mécène de Paul Gauguin et d'Odilon Redon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gustave_Fayet.jpg|thumb|center|upright=1|Gustave Fayet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est en Amérique, au milieu du [[Thèmes#Le jazz|jazz]], qu’Alain Zannini est conçu : en effet, pour écouter ses musiciens préférés ([[Lester Young]], [[Billie Holiday]] ou [[Clifford Brown]]), son père quitte Marseille avec sa mère en 1954 pour émigrer à New York pendant quatre ans et y travaille dans un magasin d’anches. Ses parents ne retournent qu'en 1958 à Marseille pour la naissance de leur fils et s'installent dans le quartier nord du Racati. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Zavatta.png|thumb|left|upright=0.5|Le jeune Zannini avec Achille Zavatta, à Val d’Isère]] Le jeune Alain est baptisé catholique le 8 février 1959 à Notre-Dame-du-Mont sur l'ordre de sa [[Paraskevi Zannini|grand-mère orthodoxe]] vivant avec son mari Édouard rue Jules Moulet. Alain suit son père dans ses activités de jazzman, notamment à Val d’Isère, où désormais « [[Marcel Zannini|Zanini]] » est chef d’orchestre animateur à La Grande Ourse. Il y croise Achille Zavatta, Jacques Brel, Eddie Barclay et surtout [[Siné]] qui s'attache à la personnalité de l'enfant et à son don du dessin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;gallery widths=280px heights=280px mode=nolines&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:Papa_au_béret_1.jpg|Le père de Nabe par Nabe, 1964&lt;br /&gt;
Image:B_Madame_Suzy_1.jpg|La mère de Nabe par Nabe, 1964&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963, Suzanne tombe malade et est envoyée à l’isolement au sanatorium de Briançon qui la garde neuf mois. Durant ce temps, son père se disant incapable de s'en occuper à cause de ses horaires de musicien, Alain est placé dans un établissement catholique pour enfants de tuberculeux, l'Œuvre Grancher, et est donc séparé de ses parents à l'âge de 4 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_l'Oeuvre_Granchet.png|thumb|center|upright=0.75|Nabe à l’Œuvre Grancher, 1963]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’art_du_bas.png|thumb|right|upright=0.5|« L’art du bas », rue des Trois-Mages, à Marseille]]&lt;br /&gt;
À son retour au Racati, il va à l'école d'application communiste (dont un de ses maîtres d’école est André Abrias, acteur du film de Paul Carpita, ''Le Rendez-vous des quais'', en 1959) de son quartier et prend des leçons de piano auprès de Pierre Barbizet au Conservatoire, tout près des Beaux-Art et du magasin L'Art du Bas de ses parents maternels Marthe et Marcel Taurel où il passe beaucoup de temps. Chez lui, entouré de reproductions d’œuvres de [[Pablo Picasso|Picasso]], de Matisse et de Modigliani, Alain pratique de plus en plus le dessin, encouragé de Paris par [[Siné]], devenu un ami de son père. Mais son véritable mentor est, sur place, [[Jean-Pierre Lindenmeyer]], vibraphoniste amateur surdoué et riche industriel qui l'influencera fortement (comme il influencera également [[Jean-Jacques Schuhl]] par sa personnalité excentrique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1967, à l’âge de neuf ans, Alain découvre l’Afrique en accompagnant son père embauché comme chef d’orchestre sur L’Ancerville, un paquebot reliant la Méditerranée à l’Afrique noire. Il assiste ébloui aux ballets du percussionniste Doudou N’diaye. Chaque été, il le passe à Joyeuse, en Ardèche, chez les Taurel, dans leur maisonnette de campagne. En août 1969, les Zannini quittent Marseille pour s’installer à Boulogne-Billancourt, en face des usines Renault. Alain fait sa rentrée en sixième au CES Delory où son camarade est Éric Métayer, fils d'Alex. En janvier 1970, Marcel Zannini sort un 45 tour adaptant ''Nem Vem Que não Tem'', du chanteur brésilien Wilson Simonal. ''Tu veux ou tu veux pas ?'' est un succès commercial. « Zanini » devient un chanteur amuseur public ultra célèbre. Alain est embarqué par son père sur les plateaux de [[Thèmes#Les médias|télévision]] où il rencontrera Michel Drucker, Danièle Gilbert, Philippe Bouvard, Guy Lux, Dalida ou Claude François.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Zanini_tu_veux.jpg|thumb|center|upright=1.2|Zanini à l’époque de « Tu veux ou tu veux pas », lorsqu’un masque à son effigie avait été commercialisé, 1971]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Découvertes artistiques ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_11_ans.jpeg|thumb|left|upright=0.45|Nabe à 12 ans]]&lt;br /&gt;
[[Fichier: Rouault_Veronique.jpg|thumb|right|upright=0.45|Véronique par Rouault, 1945]]&lt;br /&gt;
En 1971, il visite le musée d’Art moderne et tombe amoureux de la [[Thèmes#La peinture|peinture]] de Georges Rouault. Rapidement, il s’en inspire en réalisant ses premiers tableaux à l’huile. Avec son père, il assiste, le samedi 28 octobre 1972, à l’Olympia, au second concert de la soirée (à 0H30) des « Giants of jazz », rassemblant Dizzy Gillespie, [[Art Blakey]] et [[Thelonious Monk]], qu’il rencontre dans les coulisses après. En parallèle de sa passion pour la [[Thèmes#La peinture|peinture]] et le [[Thèmes#Le jazz|jazz]], Alain lit des bandes dessinées (''Pilote'') et grâce à son père, rencontre Gir et [[Fred]], l'apparition de ce dernier chez lui le 27 décembre 1971 fut son cadeau d’anniversaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1973, il découvre [[Chaïm Soutine]] et [[Paul Klee]], ainsi que le free jazz, avec Pharoah Sanders, et ''Charlie Hebdo'', grâce au chanteur Leny Escudero qui obtient auprès de sa mère la permission de le lire. Il s’ouvre musicalement à [[Albert Ayler]], [[Ornette Coleman]], [[Eric Dolphy]], Frank Wright et [[Anthony Braxton]]. Politiquement, il se place en opposition au maoïsme ambiant pour se passionner pour l'anarchie, le F.L.N., la Palestine et [[Malcolm X]], et fait de fréquentes visites chez [[Siné]] qui continue à l'encourager. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au CES Delory en 1973 qu’Alain Zannini décide de changer son nom (comme son père l’avait fait en ôtant un « n » dans leur patronyme&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Alain Zanini]], [[:Catégorie:Études|étude]] de [[Constantino Serra|C. Serra]]&amp;lt;/ref&amp;gt;) en « Nabe », en référence à sa taille (nabot). Pendant son adolescence, il abandonne l’idée de faire de la bande dessinée et se tourne vers le dessin d’humour, influencé par ''[[Hara-Kiri]]''. Ce n’est qu’à l’âge de 14 ans qu’il entre en contact avec la [[Thèmes#La littérature|littérature]]. Sur les conseils de son père, il lit [[Louis-Ferdinand Céline]], choisissant ''Rigodon'', le dernier roman et le plus récent paru en 1969 : « À la première page, j’éclatai de joie »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''Nabe’s Dream'', Éditions du Rocher, 1991, p. 14.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Nabe à ''Hara-Kiri'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Enculeur_de_chiens.jpeg|thumb|left|upright=0.6|Dessin refusé par [[Gébé]], jugé trop « hard ».]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Libe_Nabe_23janvier1975.jpg|thumb|right|upright=0.5|Une de ''Libération'' 23 janvier 1975]]&lt;br /&gt;
Au CES toujours, en 1973, il fabrique avec des [[Thèmes#L’amitié|amis]] d’éphémères journaux aux accents [[Clichés#La scatologie|scato]] : ''Caca-quotidien'', ''Hémorroïde-Hebdo'', ''Anus-Mensuel''. Il tire à 500 exemplaires ''Torchon'', où, avec ses dessins, il publie ses premiers textes. En août 1974, il réalise une série de dessins d’humour qu’il présente à l’équipe d’''[[Hara-Kiri]]'', installée au 10, rue des Trois-Portes, à Paris. [[Georges Wolinski]] ouvre le carton et appelle [[Gébé]], qui décide de publier trois dessins. Alain Zannini signe « Nabe » mais est bien obligé de donner sa véritable identité au [[professeur Choron]] quand celui-ci, un mois après, lui signe son premier chèque de 400 francs. En un mois, Nabe devient le nouveau dessinateur de ''[[Hara-Kiri]]'' (et le plus jeune), il rencontre Reiser, [[François Cavanna|Cavanna]], [[Willem]], mais pas Fournier (son préféré), l’inventeur de l’écologie en France, et mort un an avant l’arrivée de Nabe rue des Trois-Portes. Un autre dessin de Nabe (un curé qui couche avec sa croix) illustre la Une du numéro 339 de ''Libération'' (23 janvier 1975).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Raymond_Kartarzynski,_professeur_de_trombone_de_Nabe_(1973-1976).png|thumb|right|upright=0.75|Raymond Katarzynski, professeur de trombone de Nabe (1973-1976)]]&lt;br /&gt;
Parallèlement à son activité de dessinateur, Nabe se lance dans l’écriture de pièces de théâtre, dont ''L’Oiseau'' jouée au théâtre du Val de Gally à Villepreux. En 1975, il écrit des pièces (''La Consultation'', ''La Peau des originaux'') mais aussi des poèmes (''L’Écorchée'', ''Solaire la voleuse'', ''La Polka des navires'', ''La Nuit du 521 février''), tout en fréquentant les célèbres bouclages de ''Charlie Hebdo''. Cependant, il se lasse de l’ambiance du journal, et plus largement du dessin de presse, qu’il abandonne au profit de la réalisation d’albums à la gouache, dont ''Mother and son''. C’est sur l’insistance de son père qu’il n’abandonne pas la musique et se met au trombone, à la batterie et finalement à la guitare rythmique dans le sillage de [[Freddie Green]]. Après trois mois de guitare, en 1976, il enregistre un morceau avec son père, [[Jean-Pierre Lindenmeyer]], Milt Buckner et [[Sam Woodyard]], ''Nabe’s Dream'' (sur la pochette, il écrit le texte de présentation). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bluesandbounce.JPG|thumb|center|upright=1|Quatrième de pochette de ''Blues and bounce'' (1976)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il continue à peindre et prolonge ses découvertes [[Thèmes#La littérature|littéraires]] en se passionnant pour [[John Cowper Powys]] et son ''Apologie des sens''. Ses rencontres avec des grands jazzmen noirs américains de passage en France sont pléthore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Harry_-Swets-_Edison.png|thumb|center|upright=0.8|Nabe et Harry « Sweets » Edison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 1977, il offre à [[Freddie Green]] un album de dessins le représentant à la guitare, avant de déjeuner avec lui et de rencontrer [[Count Basie]]. À la fin du concert parisien, Green lui tend sa guitare Grestch et Nabe joue deux grilles de blues : le guitariste de Basie lui donne rendez-vous à Nice, où il appelle désormais Nabe « My man ». Toujours en juillet 1977, il expose ses peintures à la [[Expositions#Galerie du Môle (1977)|Galerie du Mole]], au Cap d'Agde&amp;lt;ref&amp;gt;Chantal Viotte, « Exposition - Marc-Édouard Nabe », ''Hérault Tribune'',‎ 23 juillet 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le développement de l’écriture ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe à vingt ans.png|thumb|left|upright=0.6|Nabe à vingt ans]]&lt;br /&gt;
Après avoir échoué au bac, malgré d’excellentes notes en français sur [[Stéphane Mallarmé]], il intègre le groupe de son père, aux côtés de [[Sam Woodyard]], qui le surnomme « Green », et le jeune pianiste [[François Rilhac]]. Nabe explore la [[Thèmes#La peinture|peinture]], en travaillant l’expressionnisme, la peinture italienne et la figure du [[Jésus-Christ|Christ]]. En 1978, il découvre [[André Suarès]], marseillais comme lui, qui sera le sujet du premier article qu’il enverra à une revue (''Sud''), en 1982, qui le publiera immédiatement. De ce bouillonnement naît le besoin d’écrire un livre. Il passe ses journées à la bibliothèque de Beaubourg où il lit avec attention les œuvres de [[Dante Alighieri|Dante]], Borges, [[William Shakespeare]], [[Antonin Artaud|Artaud]], Pétrarque, [[Raymond Roussel|Roussel]], et surtout [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]]. Au cours de ses recherches, il découvre en vidéo [[Philippe Sollers]], qui lui semble être le seul « écrivain vivant qui savait ce que le mot “écriture” voulait dire »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 20.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nabe_Regal.png|thumb|center|upright=1|Le soldat de 2&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; classe Zannini à Charleville-Mézières, en 1980]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:Pierre_Chanal.jpeg|thumb|right|upright=0.5|Pierre Chanal, adjudant de Nabe en novembre 1979.]]&lt;br /&gt;
Le 2 août 1979, après une tentative infructueuse pour se faire réformer, Nabe est incorporé au 3&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; régiment du génie, à la caserne Dumerbion, à Charleville-Mézières&amp;lt;ref&amp;gt;L’expérience du service militaire est racontée dans ''[[Nabe’s Dream]]'' (pp. 544-548).&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, il est envoyé une semaine à la caserne de Mourmelon, sous les ordres de l’adjudant Pierre Chanal&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « [[Je ne faisais pas bander Chanal]] », ''[[La Vérité]]'' n°1, novembre 2003, p. 10.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il profite de ce séjour de « réclusion nationale » pour peindre dans un bureau la nuit et écrire son premier manuscrit le jour, à visage découvert, sous le regard des gradés. Nabe confie ses pages à une sténodactylo de la ville et, neuf mois plus tard, arrive au bout d’une première version de ''Au Régal des vermines'' de 500 pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 juin 1980, lors d’une permission, il rencontre dans le train qui le ramène à Paris celle qui deviendra sa [[Thèmes#Les femmes|femme]] jusqu’au début des années 2000 : [[Hélène Hottiaux]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Helene_1993.jpg|thumb|center|upright=1|Nabe et Hélène, 1981]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La passion amoureuse relègue le manuscrit au second plan, le couple s’installe au 5 rue Campagne-Première, avant de se séparer au bout d’un an et de se remettre ensemble six mois après, et là, pour vingt ans. Nabe continue sa peinture et rédige un second manuscrit, plus court, ''Bloc neigeux'', qu’il soumet à une dizaine d’éditeurs qui ne donnent aucune suite (Denis Roche, Jacques Sternberg), dont le Seuil&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Marc Roberts, éditeur au Seuil, fait allusion à un manuscrit refusé lors de l’émission ''Apostrophes'', le 15 février 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En juin 1981, il rencontre pour la première fois [[Philippe Sollers]], qui l’accueille dans les locaux de sa revue ''Tel Quel''. S’il juge le manuscrit impubliable dans la forme, l’auteur de ''Paradis'' l’encourage à produire un nouveau texte : « Vous en êtes. C’est indiscutable : vous avez la papatte »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Nabe’s Dream]]'', [[Éditions du Rocher]], 1991, p. 22.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Marc-Édouard Nabe ===&lt;br /&gt;
==== L’écriture du premier livre ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_ecrit.png|thumb|left|upright=0.72|Nabe en plein manuscrit, 1984]]&lt;br /&gt;
Entre 1981 et 1983, Nabe retravaille son manuscrit écrit à l’armée mais au lieu de le réduire, il l’augmente. Durant cette période, il découvre [[Léon Bloy]] et publie des articles dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Sud|Sud]]'', ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Le Jazzophone|Le Jazzophone]]''&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Monk my dear », ''Le Jazzophone'', 3e trimestre 1983&amp;lt;/ref&amp;gt;'', [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Vertiges des lettres|Vertiges des lettres]]'' (codirigé par [[Siné]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cyril Bosc, « Journaux et collaborations du dessinateur Siné dans la presse française », ''Caricatures &amp;amp; Caricature'', 19 mars 2016, lire : http://www.caricaturesetcaricature.com/2016/03/journaux-et-collaborations-du-dessinateur-sine-par-cyril-bosc.html&amp;lt;/ref&amp;gt;) et ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]''. Le 27 juin 1983, il achève la dactylographie de son manuscrit de 1056 pages, ''Nabe’s Dream'', et entame l’écriture de son journal intime, qu’il publiera à partir de 1991. En septembre 1983, il écrit et prononce les introductions des musiciens venus se produire sur la scène du Twenty-One, boîte de jazz dirigée par Charlie Lellouche : [[Chet Baker]], Charles Bellonzi, Jimmy Gourley, Johnny Griffin et [[Kenny Clarke]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''Nabe’s Dream'', Éditions du Rocher, 1991, pp. 95-96, pp. 99-100, pp. 109-110, pp. 115-116, pp. 124-125.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Nabe_Michelot_Clarke_1983.png|thumb|center|upright=1.5|Nabe avec Pierre Michelot et [[Kenny Clarke]] au Twenty-One, 1983]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les conseils de [[Philippe Sollers]], il retaille encore son manuscrit, qu’il achève et renomme ''Au régal des vermines'' comme la première version. En mai 1984, il renoue avec les soirées d’''[[Hara-Kiri]]''. Les improvisations du [[professeur Choron]] sont retranscrites par Nabe dans son journal intime. C’est là qu’il rencontre [[Jackie Berroyer]], [[Delfeil de Ton]], et [[Albert Algoud]] qui sera son [[Thèmes#L’amitié|ami]] et son factotum pendant plusieurs années. Après un refus signifié par [[Gérard Bourgadier]], Nabe soumet son nouveau manuscrit à différents éditeurs, dont [[Bernard Barrault]] qui finit par accepter de publier ''[[Au régal des vermines]]''. Nabe rédige une préface, « L’impubliable », et annonce en septembre 1984 la parution prochaine de son premier livre dans l’émission ''Droit de réponse'', de [[Michel Polac]], où il est invité grâce à la rédactrice en chef Catherine Sinet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette première émission en direct, diffusée le 24 septembre 1984 sur TF1, Marc-Édouard Nabe s’accroche avec Druillet, pourtant une des idoles de son enfance, pour son adaptation en bande dessinée du roman de Gustave Flaubert, ''Salammbô'', tout en découvrant [[Philippe Vuillemin]] sur le plateau. Ce premier passage le fait remarquer comme « fasciste » pour sa défense de la Joconde et du jazz contre Astérix et le rock. Le 3 novembre, il enregistre un second ''Droit de réponse'', où il défend cette fois-ci la figure de [[Léon Bloy]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Au régal des vermines'' ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Regal couverture.jpeg|thumb|left|upright=0.75|Couverture d’''Au régal des vermines'', 1985]]&lt;br /&gt;
''[[Au régal des vermines]]'' sort enfin le 25 janvier 1985 chez [[Bernard Barrault]] sous son surnom « Nabe » complété par ses deux autres prénoms, Marc et Édouard. C’est un livre noir, aux lettres rouges, sans quatrième de couverture. Nabe aborde, outre son admiration pour [[Louis-Ferdinand Céline]], [[André Suarès]] ou [[Thelonious Monk]], les thèmes du [[Thèmes#Le jazz|jazz]], de l'homosexualité, des parents, de sa [[Thèmes#Les femmes|femme]], de la rencontre amoureuse, des [[Thèmes#La religion|Juifs]] et du racisme. Dominique Durand, du ''Canard Enchaîné'', est le premier journaliste à remarquer apprécier et à en faire une critique favorable&amp;lt;ref&amp;gt;Dominique Durand, « Nabe récure plus noir », ''Le Canard Enchaîné'', 13 février 1985.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Vingt ans plus tard, l’universitaire Pierre Glaudes y reconnaît l’influence de [[Léon Bloy]]&amp;lt;ref&amp;gt;« Parmi les plus jeunes, il y a évidemment Marc-Édouard Nabe, amateur et propagateur de Bloy. Lui-même tient un Journal, sinon inspiré du moins nourri de la lecture du Journal de Bloy. » : « Entretien avec Pierre Glaudes », ''Stalker'', blog de Juan Asensio, 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; avril 2004, lire : http://stalker.hautetfort.com/archive/2004/04/01/marc-edouard-nabe-le-si-peu-bloyen.html&amp;lt;/ref&amp;gt; et estime que Nabe est un de ses principaux héritiers&amp;lt;ref&amp;gt;Eugénie Bastié, « Pour Léon Bloy et les antimodernes, la littérature est la dernière demeure de la vérité », ''FigaroVox'', 23 juin 2017, lire : http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2017/06/23/31006-20170623ARTFIG00354-pour-leon-bloy-et-les-antimodernes-la-litterature-est-la-derniere-demeure-de-la-verite.php&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Apostrophes.jpg|thumb|right|upright=0.65|Nabe à ''Apostrophes'', 1985]]&lt;br /&gt;
Le 15 février 1985, Marc-Édouard Nabe est invité sur le plateau d’''[[Apostrophes]]'' pour défendre son livre face à 5 millions de téléspectateurs, et face à [[Morgan Sportès]], Jean-Marc Roberts, Tabary, Louis Julien, et Anne Vergne. Les citations provocatrices du ''Régal'' et le faux télégramme de Jean-Pierre Stirbois (du Front National) ponctuent les sorties exaltées du jeune écrivain. À la fin de l’émission, lors du cocktail entre invités et amis, hors caméra, Nabe est frappé au visage par [[Georges-Marc Benamou]] qui lui casse ses lunettes alors qu’[[Albert Algoud]] s’interpose pour défendre l'écrivain. Le lendemain, [[Jean-Edern Hallier]] félicite Nabe : « Bravo pour cet éblouissant suicide ! »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', Éditions du Rocher, 1991, p. 827.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une semaine après, dans ''[[Apostrophes]]'', [[Bernard Pivot]] lit un communiqué de Jean-Pierre Stirbois, contestant l’authenticité du télégramme de soutien à Nabe signé de son nom, et un second de la Licra déclarant son intention [[Procès#Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (1985 - 1989)|d’attaquer Nabe en justice]]. L’assignation est remise en mai 1985 et un avocat commis d’office est trouvé mais un autre se propose de défendre Nabe : maître [[Thierry Lévy]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', Éditions du Rocher, 1993, p. 1015.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En février 1989, après quatre années de procédure judiciaire, la cour de cassation rejettera la pourvoi de la Licra, ce qui acquittera complètement Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Kamikaze]]'', [[Éditions du Rocher]], 2000, p. 3113&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Nabe est « sulfureux », ce n’est pas tant pour son premier livre, ''Au régal des vermines'', que pour son passage médiatique. Pourtant, son apparence vestimentaire et son propos sont pensés pour se mettre à dos le monde des lettres qu’il exècre. Le « fascisme » du ''Régal'' et d’''Apostrophes'' ont été créés sur mesure pour se couper de ce monde littéraire, qui travaille contre la littérature. Le « mal » est fait et Nabe devra attendre janvier 1987 pour apparaître à nouveau dans ''Droit de Réponse''. Nabe y parlera d’Aragon, de Léautaud et d’[[Antonin Artaud|Artaud]] dont il fera entendre la voix depuis son magnétophone. À partir de là, la presse recommence à s’intéresser à lui, Nabe répond à des enquêtes menées par ''Le Quotidien de Paris'' ou ''Le Figaro littéraire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Écrire sous le boycott ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hallier.jpg|thumb|left|upright=1|Nabe et Hallier, 1986]]&lt;br /&gt;
L’effet du passage à ''Apostrophes'' continue à faire boycotter Nabe par les médias, qui ne voient en lui qu’un provocateur [[Clichés#L’antisémitisme|antisémite d’extrême-droite]]. Il multiplie néanmoins les rencontres : [[Jean-Edern Hallier]] en avril 1985, [[Arletty]] en mai 1985&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], pp. 1023-1029.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Bertrand Tavernier en juin 1985 (il devait participer à une scène finalement coupée d’''Autour de minuit''&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Tohu-Bohu]]'', [[Éditions du Rocher]], pp. 1138-1142&amp;lt;/ref&amp;gt;). Durant l’été 1985, la revue littéraire ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', dirigée par [[Philippe Sollers]] publie un texte de trois pages consacré à la chanteuse de jazz [[Billie Holiday]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Billie Holiday », ''L’Infini'', n°11, été 1985, pp. 13-15.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La forme du texte correspond au projet littéraire qu’il prépare : un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d’articles sur des thèmes divers ([[Thèmes#Le jazz|jazz]], [[Thèmes#La littérature|littérature]], [[Thèmes#La peinture|peinture]], philosophie). Publié en janvier 1986, ''[[Zigzags]]'' est le second livre de Marc-Édouard Nabe, et aussi le dernier publié par [[Bernard Barrault]]. Dans ''Zigzags'', Nabe élimine la politique, réduit la part autobiographique, pour laisser son talent rendre hommage à ses amours artistiques. Pour la critique, c’est le silence : la prestation d’''[[Apostrophes]]'' a laissé une image trop négative pour se hasarder à dire du bien de celui qui est passé pour un extrémiste haineux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, [[Dominique Gaultier]], éditeur au Dilettante, fait paraître une courte plaquette d’aphorismes, ''[[Chacun mes goûts]]''. Après l’accueil favorable réservé par son entourage à son texte sur [[Billie Holiday]], Nabe décide de le reprendre pour l’augmenter et arriver à un livre de 250 pages : ''[[L’Âme de Billie Holiday]]''. Publié par Denoël, c’est un portrait passionné de l’interprète de ''Strange Fruits''. Fin juin 1986, Nabe rencontre [[Albert Spaggiari]] en pleine cavale&amp;lt;ref&amp;gt;Sébastien Lapaque, « Gentleman casseur », ''Le Figaro littéraire'', 15 février 2007, p. 30. ; Jérôme Dupuis, « Albert Spaggiari-Marc-Édouard Nabe - Camarades de cavale », ''L’Express'', 30 juillet 2009, p. 60-61, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/albert-spaggiari-marc-edouard-nabe_823656.html&amp;lt;/ref&amp;gt;, et est approché admirativement par [[Claude Nougaro]]. En octobre 1986, il suit le ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Nancy Jazz Pulsations|Nancy Jazz Festival]]'' en écrivant une chronique quotidienne, dont l’ensemble sera publié en 1998 dans son [[:Catégorie:Recueil|recueil]] ''[[Oui]]''. C’est lors de ce festival que le 22 octobre, il passe un long moment avec [[Hélène Hottiaux|Hélène]] en compagnie de [[Miles Davis]], dans sa chambre d’hôtel, à dessiner ensemble&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', [[Éditions du Rocher]], 1996, pp. 1841-1847.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant l’année 1987, Nabe écrit son premier roman, où il mêle sa [[Thèmes#La famille|famille]] marseillaise, ses souvenirs d’enfance, son goût pour la peinture et le caractère picaresque de son entourage. Prévu en septembre 1987, les épreuves étant déjà envoyées à des journalistes, il décide néanmoins de retarder la publication et de retravailler complètement le manuscrit avec le relecteur [[René Caumer]], qui sera son premier assistant, un ami de [[Jean-Edern Hallier]] en Corse. En novembre 1987, Nabe se rend à Meudon dans la maison de [[Louis-Ferdinand Céline]] pour rencontrer pour la première fois sa veuve, [[Lucette Destouches]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', Éditions du Rocher, 1996, pp. 2320-2324.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En janvier 1988, Nabe publie donc son premier roman, de 500 pages, intitulé ''[[Le Bonheur]]'' (Denoël). Lorsque Nabe est invité à nouveau par [[Bernard Pivot]] dans ''[[Apostrophes#L’Apostrophes du 8 janvier 1988|Apostrophes]]'', son précédent passage est rappelé. Il se retrouve seul à défendre son livre face à des indifférents qui n’ont rien à dire du ''Bonheur'', dont Régis Debray.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''L’Idiot international'' ====&lt;br /&gt;
De mai 1989 à février 1990, il collabore à ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L'Idiot international|L'Idiot international]]'' de [[Jean-Edern Hallier]], où il côtoie [[Jacques Vergès]], [[Édouard Limonov]], [[Patrick Besson]] et retrouve [[Gébé]] devenu le dessinateur en chef du journal. Il y fait l’éloge de [[Chaïm Soutine|Soutine]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Soutine à Chartres », ''L’Idiot international'', numéro 24, 25 octobre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;, [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]]&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « L’Idiostoïevskidiot », ''L’Idiot international'', numéro 25, 1er novembre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou Ava Gardner&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Ode à Ava », ''L’Idiot international'', numéro 36, 7 février 1990.&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais attaque aussi avec violence, et très souvent sous la forme de piécettes [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlétaires]], des personnalités comme Élisabeth Badinter&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Élisabeth Badinter ou les infortunes du féminisme, par le marquis de Nabe », ''L'Idiot international'', 16 août 1989. &amp;lt;/ref&amp;gt;, Serge Gainsbourg&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Serge Gainsbeurk », ''L'Idiot international'', numéro 24, 25 octobre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou l'abbé Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Notre-Dame des pompiers », ''L'Idiot international'', 1er novembre 1989&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle sur ce dernier suscite un tollé jusqu'au sein de la rédaction de l’''Idiot''&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Lamy, ''L’Idiot insaisissable'', Paris : Albin Michel, 2017, pp. 435-436.&amp;lt;/ref&amp;gt;. : Hallier soutient Nabe contre sa propre équipe et publie un texte de défense de l'article dans le numéro suivant&amp;lt;ref&amp;gt;''L'Idiot international'', numéro 26, 8 novembre 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
[[Fichier:LIdiot_International_01111989.jpg|thumb|center|upright=1|Une du numéro 25 de ''L’Idiot international'', 1989]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1989, Nabe publie sa seconde plaquette au Dilettante, ''[[La Marseillaise]]'', portrait du saxophoniste [[Albert Ayler]] qu’il mêle aux cérémonies du bicentenaire de la Révolution française. La couverture est l’œuvre du dessinateur [[Siné]]. En février 1990, après plus d’une trentaine d’articles en six mois, sa dernière collaboration à ''L’Idiot'' est ''Rideau'', un [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] sur l'univers médiatique qui occupe les quatre grandes pages centrales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aux Éditions du Rocher ===&lt;br /&gt;
==== Rencontre avec Jean-Paul Bertrand ====&lt;br /&gt;
À la recherche d’un éditeur capable de publier le journal intime qu’il tient depuis juin 1983, Marc-Édouard Nabe rencontre en novembre 1989, grâce à [[Patrick Besson]], [[Jean-Paul Bertrand]], propriétaire depuis 1987 des [[Éditions du Rocher]]. Enthousiaste à l’idée de le publier, la première collaboration entre Nabe et le Rocher est le livre collectif ''Dix ans pour rien ?'' : neuf écrivains sont invités le soir du réveillon 1989 à l’hôtel Meurice, à Paris, pour écrire, chacun dans une chambre au hasard (Nabe tire la suite de [[Salvador Dalí|Dalí]]), un chapitre sur les années 1980. Le soir même, le 31 décembre 1989, Nabe signe avec Jean-Paul Bertrand un contrat pour la publication du ''Journal''. Ainsi s’ouvre une collaboration de quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 septembre 1990 naît [[Alexandre Zannini|Alexandre]], fils de Marc-Édouard Nabe et d’[[Hélène Hottiaux]]. En mai 1991, les Éditions du Rocher donnent naissance au premier tome de 800 pages du journal intime de Nabe : ''[[Nabe’s Dream]]''. Du 27 juin 1983 au 15 février 1985, l’écrivain raconte la réécriture de son premier livre, la recherche d’un éditeur ainsi que son passage dans l’émission de [[Bernard Pivot]], ''[[Apostrophes]]''. Le journal intime évoque aussi bien la vie quotidienne de l’écrivain, son entourage, sa [[Thèmes#Les femmes|femme]], ses [[Thèmes#L’amitié|amis]], que les mardis de ''[[Hara-Kiri]]'' ou ses découvertes artistiques. À l’époque, Nabe et Hélène vivent au 103, rue de la Convention, adresse que rejoindra bientôt [[Michel Houellebecq]], alors inconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 1991, Nabe se rend en Israël avec [[Frédéric Pajak]] pour faire sa première communion à Jérusalem, le jour de ses 33 ans. Il transposera littérairement cet épisode de sa vie dans ''[[L’Âge du Christ]]'', en 1992 et, vingt-cinq ans plus tard, dans ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience]]'', qui raconte sous la forme du journal intime les jours passés en Israël. À la même période, il entretient une relation amoureuse avec la chanteuse québécoise [[Diane Tell]] pendant six mois, pendant lesquels ils se rendent à La Salette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_à_la_Salette,_1992.png|thumb|center|upright=2|Nabe à la Salette, 1992 (photo [[Diane Tell]])]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_barbu_1993.jpg|thumb|right|upright=0.6|Nabe en 1993]]&lt;br /&gt;
En mars 1992, les [[Éditions du Rocher]] éditent ''[[Rideau]]'', son [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] sur l’univers [[Thèmes#Les médias|médiatique]], qui reprend l’article publié en février 1990 dans ''L’Idiot international''. En septembre, Gallimard publie dans la collection ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' la mise en récit du [[Thèmes#Les voyages|voyage]] de Nabe effectué en Turquie en octobre 1988, ''[[Visage de Turc en pleurs]]''. La sortie est accompagnée d’une exposition de tableaux réalisés par Nabe, « [[Expositions#Turqueries (septembre - octobre 1992|Turqueries]] », rue Keller. En octobre 1992, les [[Éditions du Rocher]] publient un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d'aphorisme entièrement calligraphié par l'écrivain, à l’exception du code-barres, ''[[Petits riens sur presque tout]]''. En 1993, il commence à publier des articles dans la revue ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Jazzman|Jazzman]]'' (collaboration ponctuelle qui dure jusqu’en septembre 2007) et, pour les quarante ans de la [[Thèmes#La mort|mort]] de [[Django Reinhardt]], il écrit ''[[Nuage]]'', édité par Le Dilettante. Il publie la même année le second tome de son journal, ''[[Tohu-Bohu]]'', qui revient notamment sur les conséquences de sa prestation du 15 février 1985 dans l'émission ''[[Apostrophes]]''. Un film, tourné lors du cocktail organisé en novembre au Palais du Luxembourg au moment de la parution du livre, est réalisé par [[Fabienne Issartel]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Georges Bernstein-Gruber.jpg|thumb|left|upright=0.8|Georges Bernstein-Gruber]]&lt;br /&gt;
L'année 1995 s'ouvre avec la publication par Gallimard, en collection Blanche, de son roman ''[[Lucette]]''. Le livre, consacré à la veuve de [[Louis-Ferdinand Céline]], [[Lucette Destouches]], raconte ses souvenirs et sa vie d'aujourd'hui au milieu de ses amis. On y rencontre l'acteur [[Jean-François Stévenin]], qui essaie en vain de réaliser une adaptation cinématographique de ''Nord''. Il est à noter que Nabe n’apparaît pas dans le roman. En 1996 sort le troisième tome de son journal ''[[Inch’Allah]]'', qui couvre la période allant de juin 1986 à mai 1988. Entre 1995 et 1998, ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#Paris Match|Paris Match]]'' passe des textes de Nabe. En février 1997, [[Frédéric Pajak]], [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]] et Nabe fondent leur propre mensuel, ''[[L’Éternité]]'', qui ne connaîtra que deux numéros. La même année, un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de pièces de théâtre écrites par [[Henry Bernstein]] est publié aux [[Éditions du Rocher]]&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Philippe Mestre, « Scènes », ''Le Progrès'', 4 juillet 1997.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'ouvrage, ''Théâtre'', est le résultat d'un travail de deux ans mené par Marc-Édouard Nabe et Georges Bernstein-Gruber, fille du dramaturge&amp;lt;ref&amp;gt;« L'oeuvre de Henry Bernstein », ''L'Écho du Centre'', 6 juillet 1997.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le livre s'ouvre sur une préface de 83 pages écrite par Nabe : « [[La jungle de Bernstein]] »&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Crépu, « Tête d’affiche. Le cirque Bernstein. Théâtre », ''La Croix'', 8 juillet 1997, p. 14.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1998, Nabe écrit un roman sur le suicide, ''[[Je suis mort]]'', publié dans la collection ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', avant d’éditer deux [[:Catégorie:Recueil|recueils]] d'articles ''[[Oui]]'' et ''[[Non]]'', ainsi qu'un [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de contes illustré par [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]] (''[[K.-O. et autres contes]]''). Le dessinateur [[Fred]] illustre son [[:Catégorie:Recueil|recueil]] de poésies (''[[Loin des fleurs]]'') et [[Gébé]] s'occupe de ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', livre de retranscription des entretiens donnés par l'écrivain de 1984 à 1999.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Kamikaze ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Serge_Moati_Ripostes_mai2000.png|thumb|right|upright=0.8|Serge Moati, ''Ripostes'', mai 2000]]&lt;br /&gt;
En février 2000, [[Stéphane Zagdanski]] publie ''Pauvre de Gaulle !'', un long livre racontant son impossibilité d’écrire un livre sur le général de la V&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; République, et dans lequel, après plus de huit ans d’[[Thèmes#L’amitié|amitié]], il biaise ses sentiments en faisant de Marc-Édouard Nabe, surnommé « Marco Banana », un écrivain superficiel, à la pensée absente, un personnage prétentieux et grotesque. En réponse, Nabe publie dès juin 2000 dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'', le portrait de « [[Mon meilleur ami]] », surnommé à son tour « L’eunuque raide ». En mars 2000, les [[Éditions du Rocher]] éditent le quatrième tome du journal intime, ''[[Kamikaze]]'', couvrant la période allant de mai 1988 à septembre 1990. Le livre est très mal reçu par nombre de critiques, comme [[Michel Polac]], son ancien soutien, ou son ancien comparse [[Albert Algoud]]&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Polac et Albert Algoud sur Nabe dans l'émission « La Partie continue » sur France Inter, juin 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Polac attaque Nabe dans ''Charlie Hebdo''&amp;lt;ref&amp;gt;« Un ami m’a joué un sale tour : il m’a envoyé la photocopie de pages du Journal de Nabe. J’ai passé une nuit blanche avec l’envie de vomir. Je ne devrais pas parler de cette raclure de bidet, il pourrait s’en servir pour sa pub, mais je suis ahuri qu’un éditeur paye ce type pour écrire ça » : Michel Polac, « À vomir », ''Charlie Hebdo'', 17 mai 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Fin mai, dans l’émission ''Ripostes'', de Serge Moati, Nabe et Polac s’invectivent autour de leurs journaux intimes respectifs : Polac l’attaquant pour [[Clichés#L’antisémitisme|antisémitisme]] et Nabe exigeant la lecture d’un passage du journal de Polac évoquant une relation sexuelle avec un enfant (voir article sur [[Michel Polac]]). En septembre 2000, Nabe quitte Paris pour vivre seul sur l'île grecque de Patmos&amp;lt;ref&amp;gt;Olivier Delacroix, « Marc-Édouard Nabe », ''Le Figaro littéraire'' n°17453, 21 septembre 2000, p. 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant sa retraite de sept mois, il puise dans son journal intime des années 1990 la matière pour transformer son écriture diariste en écriture romanesque. Il rédige un roman, ''[[Alain Zannini]]'', construit, selon les mots de l'auteur, en écho au dernier livre du Nouveau Testament&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Luc Douin, « Dufreigne et Nabe, au jeu du double moqueur », ''Le Monde'', 25 octobre 2002&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 7 avril 2001, Nabe détruit par le feu à Patmos les cahiers contenant son journal intime des années 1990 avant de quitter la Grèce&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe : “Pourquoi j'ai brûlé mon Journal intime” », ''Lire'', 1er mars 2007, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-pourquoi-j-ai-brule-mon-journal-intime_812062.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Destruction_du_journal_par_Nabe_Patmos_2001.png|thumb|center|upright=1.5|Nabe détruisant les cahiers de son ''[[:Catégorie:Journal intime|Journal intime]]'' des années 1990, Patmos, 7 avril 2001]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À son retour en France en avril, Frédéric Vignale lui ouvre son premier site internet. Le 11 septembre 2001, al-Qaeda, sous le commandement d’[[Oussama Ben Laden]], organise une série d’attentats sur le sol américain le mardi 11 septembre 2001. L’événement inspire Nabe, qui met de côté son roman à finir pour écrire en deux semaines un [[Thèmes#Le pamphlet|pamphlet]] intitulé ''[[Une lueur d’espoir]]''. Premier livre sur l'événement, il paraît moins de deux mois après l'attaque. Le livre est un franc succès de librairie, avec plus de 20 000 exemplaires vendus, malgré une nouvelle réputation qui ne cessera d’enfler, celle d’un Nabe d’extrême-gauche [[Clichés#L’apologie du terrorisme|pro-islamiste et pro-terroriste]]. Toute la première partie de 2002, Nabe la consacre aux corrections de son roman avec son assistante principale [[Laure Merlin]] puis à la finition avec l’aide d’[[Isidora Pezard]]. En septembre 2002, il publie ''[[Alain Zannini]]'', qui figure sur la première liste du prix Goncourt en novembre 2002 à l’initiative d’Edmonde Charles-Roux&amp;lt;ref&amp;gt;Philippe Perrier, « Qui aura le Goncourt 2002 ? », ''L’Express'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; novembre 2002 : https://www.lexpress.fr/culture/livre/qui-aura-le-goncourt-2002_807099.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour la première fois, le roman est suivi par la publication en avril 2003 d’un ouvrage de « making of », à la manière des bonus d’un DVD, contenant un texte de [[Jean-Paul Bertrand]], des lettres de refus d’éditeurs, une scène coupée, des études et ainsi qu’un long entretien avec [[Isidora Pezard]], ''[[L’Affaire Zannini]]''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Hotel_Palestine.png|thumb|center|upright=1|Nabe, devant l'hôtel Palestine (Bagdad), 2003]]&lt;br /&gt;
En mars 2003, après avoir lancé un appel aux artistes français à le rejoindre&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, « Tous à Bagdad », ''[[Cancer !]]'' (« Hors-Série Irak »), mars 2003}}&amp;lt;/ref&amp;gt;, Nabe part pour [[Thèmes#L'Orient|Bagdad]] pour vivre la guerre sous les bombes. À l'issue de ce [[Thèmes#Les voyages|voyage]], il publie ''[[Printemps de feu]]'' en septembre 2003, qui sera très mal reçu en France par certains critiques, mais salué par d'autres au Moyen-Orient (voir [[Printemps de feu#Accueil critique|l'article sur le roman]]). À son retour, Nabe rencontre la comédienne [[Audrey Vernon]] avec qui il va vivre neuf ans dans l’appartement de la rue des Saussaies prêté par une admiratrice, Anne-Sophie Benoît, avec laquelle, en novembre 2003, il créé un nouveau mensuel, ''[[La Vérité]]''. Illustré par [[Philippe Vuillemin|Vuillemin]], le journal reproduit des textes littéraire d'[[Ezra Pound]], ainsi que des billets du terroriste [[Carlos]] écrits depuis sa prison. Le journal est arrêté après quatre numéros, sur décision de justice (voir [[Procès#L'Association pour l'information ouvrière (2003 - 2004)|Procès]]). En 2004, les [[Éditions du Rocher]] publient un nouveau [[:Catégorie:Recueil|recueil]] d'articles, ''[[J’enfonce le clou]]'', qui contient les articles de ''[[La Vérité]]'' ainsi que des inédits écrits au cours de l'année 2004. Ce vingt-sixième livre de Nabe est également le dernier publié par le [[Éditions du Rocher|Rocher]]. En septembre 2004, il fait la connaissance d’un nouveau fan, le dentiste [[Salim Laïbi]], venu à Paris pour se proposer d’être son webmaster bénévole (il sera à la tête de son nouveau site jusqu’en janvier 2010).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La rupture avec le Rocher ====&lt;br /&gt;
Le 30 mai 2005, [[Jean-Paul Bertrand]] vend les [[Éditions du Rocher]] aux éditions Privat propriété du groupe pharmaceutique Fabre&amp;lt;ref&amp;gt;Bénédicte Mathieu, « Les éditions Privat achètent le groupe du Rocher », ''Le Monde'', 1er juin 2005, p. 29&amp;lt;/ref&amp;gt;, avant que Gallimard n’entre dans son capital trois mois plus tard&amp;lt;ref&amp;gt;« Privat-Le Rocher cède des parts à Gallimard », ''NouvelObs.com'', 14 septembre 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, Marc-Édouard Nabe se voit signifier la fin de son engagement qui le liait au Rocher depuis 1990. ''[[Coups d’épée dans l’eau 2]]'' est annulé. Privé de ses mensualités, se retrouvant du jour au lendemain sans ressource et sans éditeur, Nabe intente un procès aux nouveaux propriétaires du Rocher avec pour avocat maître [[Emmanuel Pierrat]] (voir article [[Procès#Éditions du Rocher (2006 - 2008)|Procès]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cassé dans son rythme de publication (un livre nouveau par an en moyenne), Nabe se contente alors de rééditions. En 2006, [[Dominique Gaultier]], du Dilettante, lui réédite son premier livre, ''[[Au régal des vermines]]'' que l’auteur agrémente d’une préface, « [[Le Vingt-septième Livre|Le vingt-septième livre]] », où il fait le parallèle entre son destin et celui de [[Michel Houellebecq]] et [[Léo Scheer]] compose avec Angie David un volumes de ses ''[[Morceaux choisis]]'' pris dans ses 27 livres. En 2007, Denis Tillinac reprendra ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'' dans la collection « La Petite Vermillon » à La Table ronde, ce qui en fait le premier livre de Nabe en poche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:tract3.jpg|thumb|left|upright=0.8|Affichage des tracts]]&lt;br /&gt;
En attendant l’issue du procès, Nabe s’exprime sur des sujets d’actualité à travers des [[:Catégorie:Tracts|tracts]] imprimés en grand format (A2), distribués gratuitement dans les rues ou affichés sur les murs de différents villes (à Paris principalement, mais également à Marseille), et repris sur bon nombre de sites et de blogs. Son premier sujet est le coup de tête adressé par Zinédine Zidane à Marco Materazzi, à quelques minutes de la fin de la finale de la coupe du monde de football. ''[[Zidane la racaille]]'' est illustré par un fan maquettiste, [[Yves Loffredo]], qui réalise un montage montrant le footballeur français donner un coup de tête aux tours du World Trade Center. Rapidement, en novembre, il réitère l’exercice en abordant dans ''[[Et Littell niqua Angot]]'' le prix Goncourt attribué à Jonathan Littell et à son livre, ''Les Bienveillantes''&amp;lt;ref&amp;gt;Téléphone rouge », ''Le Nouvel Observateur'' n°2201, 11 janvier 2007, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Entre juillet 2006 et janvier 2009, ce sont huit tracts que Nabe écrit et que son équipe compose et affiche, en dehors de tout circuit éditorial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’occasion de la sortie de ''[[Morceaux choisis]]'', Marc-Édouard Nabe est invité par [[Laurent Ruquier]] dans son émission ''On a tout essayé'' sur France 2, le 17 octobre 2006. Face à lui, [[Gérard Miller]] se lance dans un réquisitoire en lisant un papier préparé à l’avance, traitant Nabe de « vrai salaud » et lisant des citations tronquées et sorties du contexte du ''[[Au régal des vermines|Régal]]'' pour dépeindre l’écrivain en raciste, homophobe et antisémite. Plutôt que de répéter leur altercation survenue en 1999 dans l’émission ''Tapage'', Nabe préfère quitter le plateau. Fin 2006, il va au Sénégal donner une conférence sur ''Impressions d’Afrique'' de [[Raymond Roussel]] dans une école de Dakar, à Pikine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Pikine_2006.png|thumb|center|upright=2|Marc-Édouard Nabe à Dakar, à côté d’une affichette annonçant sa conférence sur Raymond Roussel, 2006]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Jeu et silences ====&lt;br /&gt;
Constatant que la fin du ''[[Le Vingt-septième Livre|Vingt-septième livre]]'', annonçant son arrêt de l’écriture, a été prise au sérieux par beaucoup, il décide de jouer le jeu et d’écrire un livre sur ce thème dans le plus secret. Rares ont été ceux à ne pas croire son arrêt de l’écriture, par exemple Guillaume Durand : « C’est comme si tu me disais que [[Charlie Parker]] pouvait arrêter de jouer du saxo. Impossible ! Je ne te crois pas »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 281.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En travaillant à son roman, Nabe décide qu’il ne pourra le proposer à aucun éditeur et cherche un moyen de le publier lui-même. [[Audrey Vernon]] travaille discrètement à la création d’une SARL Nabe. Pour continuer à vivre et à écrire, « l’écrivain qui n’écrit plus » monte une [[Expositions#Galerie Vies d’artistes (février - mars 2007)|exposition de ses portraits d’écrivains et de jazzmen]] à Galerie Vies d’artistes à Paris, entre février et mars 2007&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Besson, « Nabe peint », ''Le Point'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2007, p. 101.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En décembre 2007, il se rend, sur l’invitation d’un fan, Kemal Mohamedou, en Mauritanie, et assiste à l’annulation du Paris-Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril 2008, Nabe part six mois pour Aix-en-Provence pour avancer dans le manuscrit. En juillet, après deux ans de procédure judiciaire contre les [[Éditions du Rocher]], il récupère l’intégralité des droits de ses livres ainsi que leurs stocks promis au pilon&amp;lt;ref&amp;gt;Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 9 juillet 2008, 06/17664, lire : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;amp;idTexte=JURITEXT000019449706&amp;amp;fastReqId=638849474&amp;amp;fastPos=2}}&amp;lt;/ref&amp;gt;. Grâce à maître [[Emmanuel Pierrat]], Nabe est le premier écrivain à retrouver les droits de ses livres. Il récupère en même temps ceux des ouvrages publiés par [[Bernard Barrault]], Denoël et Gallimard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Delarue_Nabe_(2009).JPG|thumb|right|upright=0.6|Nabe et Delarue, 2009]]&lt;br /&gt;
En janvier 2009, décidé à ne plus revenir dans le système éditorial, il publie symboliquement au Dilettante un dernier livre en édition « conventionnelle », ''[[Le Vingt-septième Livre]]'' qui n’est autre, en plaquette séparée, que la préface de 2006 à la réédition du ''[[Au régal des vermines|Régal des vermines]]''. Désormais, sur la lancée de ses tracts, Nabe annonce qu’il « publiera » lui-même ses futurs livres, et qu’il rééditera les anciens dont les anciens lui appartiennent. En septembre 2009, le site de Nabe annonce un vingt-huitième livre à venir, en précisant : « Chez aucun éditeur ! Dans aucune librairie ! »&amp;lt;ref&amp;gt;« 28 romans », ''Le Figaro Magazine'', 3 octobre 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Une deuxième exposition de ses peintures sur les « [[Expositions#Office du tourisme du Liban (mars 2009)|Les Orients de Nabe]] »&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Besson, « Expositions », ''Le Point'', 19 mars 2009, p. 13. ; Bertrand de Saint Vincent, « Figures libres », ''Le Figaro'', 6 mars 2009&amp;lt;/ref&amp;gt;, organisé à l’Office de Tourisme du Liban, à Paris, grâce à l’aide de son directeur, Serge Akl&amp;lt;ref&amp;gt;Carlos Henoud, « Serge Akl, Envoyé spécial du Liban à Paris ! », ''L'Orient le jour'', 23 avril 2009, p.16.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tenue du 5 mars au 4 avril, l’exposition permet la vente de 31 tableaux, dont certains sont achetées par des personnalités [[Thèmes#Les médias|médiatiques]], notamment Frédéric Taddeï, Patrick Le Lay et Jean-Luc Delarue (qui avait déjà eu l’occasion d’inviter Nabe dans plusieurs de ses émissions).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Salut par Internet ===&lt;br /&gt;
==== L’anti-édition ====&lt;br /&gt;
Après l’abandon par [[Salim Laïbi]] de sa charge de webmaster à cause de divergences sur le complotisme l’opposant à Nabe, deux nouveaux sites sont créés par deux autres admirateurs, [[Laurent Bosc]] et Constantino Serra. Le premier, ''alainzannini.com'', animé par une équipe d’une vingtaine de « passionnés hors du système éditorialo-journalistique », est riche de documents et réactualisé en permanence. Le second, ''marcedouardnabe.com'', est une simple plateforme de mise en vente de ses livres sur Internet, dont les stocks (huit tonnes) du Rocher qui lui ont été livrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 2010, en l’espace de 24 heures, 160 livres ont été vendus, remboursant largement les frais engagés par Nabe pour son vingt-huitième livre. Annoncé le 7 janvier 2010 par un article de Jérôme Dupuis dans ''L’Express''&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe l’antiéditeur », ''L’Express'', 7 janvier 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;, ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'' marque la rupture définitive de l’écrivain avec le monde de l’édition. [[L’anti-édition]], qu’il définit comme « une auto-édition pour un auteur déjà connu » est née&amp;lt;ref&amp;gt;Laurent Martinet, « Nabe : “Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout” », ''L'Express.fr'', 18 mars 2011, lire : https://www.lexpress.fr/culture/livre/nabe-je-dois-tout-a-internet-mais-lui-aussi-me-doit-tout_973911.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le roman raconte la vie possible de l'auteur s'il avait arrêté d'écrire : une longue traversée de Paris et du monde contemporain&amp;lt;ref&amp;gt;Lionel Chiuch, « Nabe lance un pavé dans la mare éditoriale, ''La Tribune de Genève'', 6 février 2010, p. 27, lire : http://archives.tdg.ch/loisirs/livres/nabe-lance-pave-mare-editoriale-2010-02-05&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le premier tirage de 1 000 exemplaires est rapidement écoulé, permettant un second de 3 000 exemplaires. Le roman offre un très fort retour médiatique. Dans les [[Thèmes#Les médias|médias]], Nabe déroule un discours d’anti-éditeur, fustigeant les éditeurs ne laissant que 10 % du prix du livre aux auteurs infantilisés, dénonçant les intermédiaires et en particulier les libraires, leur refusant notamment la vente de ''L’Homme'' après avoir boycotté son auteur pendant 25 ans, et vantant la liberté d’Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Invitation_fetedes3000.gif|thumb|right|upright=0.5|Carton d’invitation pour la « fête des 3000 »]]&lt;br /&gt;
Le 15 avril, il organise à l’espace Victoria une « fête des 3 000 » exemplaires vendus en trois mois. Pour la première fois, un écrivain invite tous ses lecteurs lors d’une soirée de rencontres. Plus de 700 lecteurs font le déplacement à Paris. Un troisième tirage de 4 000 exemplaires rend à nouveau le livre disponible au début du mois de juin. Toujours sur Internet, mais aussi dans quelques points de vente parisien qui ne sont pas des libraries : un boucher, un fleuriste, un coiffeur, trois bars-restaurants et une boutique de vêtements féminins vendent ainsi le roman dont bientôt 6 000 exemplaires seront écoulés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fête_des_3000.JPG|thumb|center|upright=1|« Fête des 3 000 », 15 avril 2010]]&lt;br /&gt;
Le 19 octobre, ''L’homme qui arrêta d’écrire'' est inscrit sur la seconde liste du prix Renaudot, grâce à l’action de [[Patrick Besson]], de [[Jean-Marie Gustave Le Clézio]] et de [[Franz-Olivier Giesbert]]&amp;lt;ref&amp;gt;AFP Infos Françaises, « La deuxième sélection du Renaudot », ''AFP'', 19 octobre 2010, 18h14&amp;lt;/Ref&amp;gt;. Le 2 novembre, après avoir été retirée de la seconde liste, Virginie Despentes a fait, grâce à Besson, son retour sur la troisième&amp;lt;ref&amp;gt;« Renaudot : Virginie Despentes revient dans la course », ''Le Monde'', 4 novembre 2010,&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement, le 8 novembre, après onze tours de scrutin, le prix Renaudot lui est attribué, avec quatre voix, contre trois à Simonetta Greggio (''Dolce Vita, 1959-1979'') et deux à Nabe&amp;lt;ref&amp;gt;Christine Rousseau, « Virginie Despentes, un Renaudot disputé », ''Le Monde'', 10 novembre 2010, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le même jour, [[Michel Houellebecq]], voisin de Nabe entre 1991 et 1999, obtient le prix Goncourt&amp;lt;ref&amp;gt;Raphaëlle Rérolle, « Michel Houellebecq finalement récompensé par le prix Goncourt », ''Le Monde'', 10 novembre 2010, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon Nabe, l’obtention de ce prix lui aurait assuré 100 000 ventes, soit un bénéfice total de deux millions d'euros&amp;lt;ref&amp;gt;« L’homme qui a failli avoir le prix Renaudot se souvient », ''Éclats de Nabe'', 5 novembre 2015, voir : https://youtube.com/watch?v=WjyfaRNjSJs&amp;lt;/ref&amp;gt;. Au même moment, [[Alain Soral]] attaque Nabe dans le bloc-notes qu’il tient dans ''Flash''&amp;lt;ref&amp;gt;Alain Soral, « L’anti bloc-note », ''Flash '', octobre 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est la rupture avec le monde des « dissidents » autoproclamés et le début de la curée complotiste contre Nabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_en_Tunisie,_avril_2011.jpg|thumb|right|upright=0.75|Nabe en Tunisie, avril 2011]]&lt;br /&gt;
En décembre 2010 et janvier 2011, Nabe subit une double opération des yeux (cataracte). En avril, il se rend tout seul en Tunisie pour suivre la révolution menée sur le terrain. À son retour, le 2 mai 2011, il apprend à Paris la [[Thèmes#La mort|mort]] d’[[Oussama Ben Laden]] et est invité le soir même par [[Frédéric Taddeï]] pour l’évoquer&amp;lt;ref&amp;gt;''Ce soir (ou jamais !)'', France 2, 2 mai 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Durant l’émission, Taddeï annonce que l’écrivain travaille sur un livre sur la révolution tunisienne et l’anniversaire du 11-Septembre, mais l’affaire [[Dominique Strauss-Kahn]], déclenchée le 14 mai 2011, bouleverse ses plans éditoriaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:L'encule_au_Gabon.jpg|thumb|left|upright=1.1|''L’Enculé'' au Gabon (photo Vincent Sannier)]]&lt;br /&gt;
En mai, Marc-Édouard Nabe devient également le nom d’une société : la « SARL Marc-Édouard Nabe », qui vend ses propres livres. Il écrit durant l’été, en Corse, un nouveau roman. Le 7 octobre est mis en vente son deuxième livre [[L’anti-édition|anti-édité]] : ''[[L’Enculé]]''. C’est un roman de 250 pages sur l’affaire DSK, écrit dans la tête de DSK, qui raconte lui-même son histoire et ses conséquences. Le premier tirage de 2 000 exemplaires est épuisé en un mois. Un deuxième tirage de 4 000 exemplaires est disponible le 17 novembre, mais malgré un lancement sous la forme d’une dénonciation spectaculaire de Marc Weitzmann dans ''Le Monde des Livres'', les ventes se tassent. Par peur des procès (qui n’arriveront pas), les principaux alliés médiatiques de Nabe ([[Frédéric Taddeï|Taddeï]], [[Thierry Ardisson|Ardisson]], Dupuis...) se défilent. Nabe défend son livre le 20 octobre sur [[L’Enculé#Europe 1 - 20 octobre 2011|Europe 1]] face à Guy Birenbaum et David Abiker. Le livre ne bénéficiera que d’un passage à la télévision, grâce à [[Éric Naulleau]], sur [[L’Enculé#Paris Première - 3 décembre 2011|Paris Première]], le 3 décembre. En l’absence de l’auteur, [[Arnaud Viviant]] rejoue le procès de [[Clichés#L’antisémitisme|l’antisémitisme]] quand Philippe Tesson trouve le roman dégoûtant. Lorsque Nabe entre en surprise sur le plateau, il lit un passage concernant Viviant tiré de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', avant que les deux hommes ne s’invectivent et que Nabe explique son roman, tout en affirmant que Viviant ne l’a pas lu. Malgré le second tirage, ''[[L’Enculé]]'' ne connaîtra pas le succès de ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le combat contre le complotisme ====&lt;br /&gt;
Tout en amassant des notes et des récits pour le projet d’une vaste fresque sur les complotistes, Nabe donne le 2 mars 2012 une conférence à Lille sur les révolutions arabes, en compagnie de [[Tariq Ramadan]] et de Nabil Ennasri, dans laquelle il se distingue par des piques lancées à l’attention des complotistes et la réfutation, non partagée par Ramadan, que [[Oussama Ben Laden|Ben Laden]] ait fait partie de la CIA. Le 26 mars, il est invité à ce sujet par Hicham Hamza (connu sur Internet sous le pseudonyme de « Panamza ») pour le site ''oumma.com'', et qualifie le complotisme de « maladie mentale »&amp;lt;ref&amp;gt;Hicham Hamza, « “Le complotisme est une maladie mentale” : entretien avec Marc-Edouard Nabe », ''oumma.com'', 7 avril 2012, lire : https://oumma.com/le-complotisme-est-une-maladie-mentale-entretien-avec-marc-edouard-nabe/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nabe démonte certaines théories conspirationnistes autour du 11-Septembre ainsi que celles qui développent autour des attentats perpétrés par Mohammed Merah entre le 11 et le 19 mars. Nabe déclare officiellement la guerre aux « complotistes » qui le couvrent d’injures sur Internet parce qu’il récuse la version d’un 11-Septembre fomenté et exécuté par les Américains eux-mêmes. Dix ans après avoir écrit ''[[Une lueur d’espoir]]'', et à cause d’une campagne de calomnies principalement alimentée par [[Alain Soral]], Nabe est considéré soudain comme un « agent de l’Empire américano-sioniste », et dénoncé comme « ennemi des musulmans » par des « Beurs » adeptes de la théorie du complot et plus ou moins séduits par l’extrême-droite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17 mai 2012, il réédite son premier livre, ''[[Au régal des vermines]]'', épuisé depuis la seconde réédition réalisée par Le Dilettante en 2005, en en tirant 5 000 exemplaires. Le 30 août 2012, ''[[Lucette]]'' paraît chez Folio à l'occasion du centenaire de [[Lucette Destouches]]. Les droits restent réservés à Nabe, qui a autorisé Gallimard à publier son second livre en poche&amp;lt;ref&amp;gt;Fiche de l’ouvrage sur le site de Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Lucette&amp;lt;/ref&amp;gt;. En septembre, il s’installe pour deux ans à Aix-en-Provence avec sa nouvelle [[Thèmes#Les femmes|femme]], Leïla. Nabe continue son travail sur le conspirationnisme et le révisionnisme en effectuant en octobre 2012 un [[Thèmes#Les voyages|voyage]] à Auschwitz, en compagnie de [[Catsap]]. En juillet 2013, il expose sur le Cours Mirabeau [[Expositions#Aix-en-Provence (juillet 2013)|plus de cent cinquante tableaux]], dont la vente permettra de financer l’impression de son trentième livre&amp;lt;ref&amp;gt;Maximilien Friche, « Nabe, écrivain fauve et coupeur de têtes », lire : http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article=art-contemporain-nabe-ecrivain-fauve-et-coupeur-de-tetes--143&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Fichier:Vernissage_portraits_(2013).jpg|x400px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Aix_galerie.jpg|x400px]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 juillet, [[Salim Laïbi]] diffuse sur YouTube la destruction par le feu d’un tableau représentant [[Charles Mingus]] offert par Nabe en 2005 dans « une cérémonie à forts relents occultistes » comme le dira Laurent James&amp;lt;ref&amp;gt;Laurent James, « Haoulia et Laïbi font convoquer Laurent James par la police de Marseille pour “harcèlement sexuel” ! », ''Nabe’s News'' n°18, 27 décembre 2018, lire : http://www.nabesnews.com/haoulia-laibi-font-convoquer-laurent-james-par-la-police-de-marseille-pour-harcelement-sexuel/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Suivent une série de 12 vidéos diffamantes contre Nabe, où Laïbi « refait » des tableaux de Nabe et attaque ses [[Thèmes#L’amitié|amis]], sa [[Thèmes#Les femmes|compagne]], son [[Emmanuel Pierrat|avocat]], ses maîtres artistiques, [[Léon Bloy]], [[Charles Baudelaire|Baudelaire]], [[Jean Genet]], etc.&amp;lt;ref&amp;gt;Salim Laïbi, « Lancement de la série « Naboscopie » en 12 webisodes », ''lelibrepenseur.org'', 2013, lire : https://www.lelibrepenseur.org/lancement-de-la-serie-naboscopie-en-12-webisodes&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les « Naboscopies » sont diffusées sur Internet et cumulent des milliers de vues. Laïbi lance également des appels à des témoignages négatifs sur Nabe qu’il publie, relaie abondamment sur son site, ceux de ses partisans (« Joe le Corbeau », etc.) et sur Facebook&amp;lt;ref&amp;gt;« Autre expérience aixoise ! », ''lelibrepenseur.org'', 22 août 2013, lire : https://web.archive.org/web/20130824131418/http://www.lelibrepenseur.org:80/2013/08/22/autre-experience-aixoise-3/&amp;lt;/ref&amp;gt;. En réaction, Nabe l’attaque en justice avec maître [[Emmanuel Pierrat]] pour contrefaçon et destruction d’œuvre d’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Avertissement.JPG|thumb|center|upright=1|''L’Avertissement'', texte annonçant le livre sur le complotisme, diffusé sur Internet et sous la forme d’affiches collées à Paris, 2014]]&lt;br /&gt;
Début janvier 2014, il diffuse son « Avertissement » : il s’agit de l’annonce de son nouveau livre consacré entièrement au conspirationnisme. Le 10 janvier, en plein débat sur l’interdiction des spectacles de [[Dieudonné]], il intervient à part et en surprise dans l’émission de [[Frédéric Taddeï]], ''[[Ce soir (ou jamais !)]]'' en tant que « cerveau malade » comme l’avait traité [[Patrick Cohen]] quelques mois auparavant&amp;lt;ref&amp;gt;''Ce soir (ou jamais !)'', France 2, 10 janvier 2014.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant à peine sept minutes, il brosse une première analyse du véritable danger que représentent [[Dieudonné]] et [[Alain Soral]], qui est la propagation du complotisme parmi les esprits faibles, plus dangereuse que le banal [[Clichés#L’antisémitisme|antisémitisme]]. L’intervention de Nabe n’est pas comprise par les autres invités, dont Alain Jakubowicz, président de la Licra, qui considère que Nabe conteste l’antisémitisme de Dieudonné. [[Émilie Frèche]] quant à elle dénonce la présence de Nabe, en prétendant qu’il a écrit des « milliers de page très antisémites ». Annoncé pour février 2014, la sortie du livre de 1 000 pages est finalement retardée par Nabe lui-même, qui veut intégrer toute la polémique qui a suivi pendant six mois sa prestation critiquée par les médias officiels comme par les dissidents. L’écriture se poursuit avec l’aide de son nouvel assistant, le suisse [[Antoine Rosselet]]. En mars 2014, il publie à nouveau dans ''[[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe#L’Infini|L’Infini]]'' (n°126) en se réconciliant pour cela avec [[Philippe Sollers]], un nouveau texte, quatorze ans après « Mon meilleur ami », intitulé « L’Eunuque raide » (un récit allégorique de 33 pages) qui est une réponse au ''Pamphlilm'' de [[Stéphane Zagdanski]], une série de vidéos malveillantes contre Nabe et Sollers&amp;lt;ref&amp;gt;Jérôme Dupuis, « Nabe, Sollers et Zagdanski : règlements de comptes à Saint-Germain-des-Prés », ''l’express.fr'', 20 mars 2014.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== ''Patience'' ====&lt;br /&gt;
En juin 2014, Nabe quitte Aix-en-Provence pour retourner s’installer avec Leïla, rue des Saussaies, et continue de travailler sur son livre sur le conspirationnisme. Lassé de s’entendre répondre « Patience... Patience... » à tous ceux qui lui demandent une date de sortie, l’auteur a l’idée de lancer un « magazine » (hors des circuits de la presse), qui s’appellerait ''[[Patience]]''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La montée de l’État islamique durant l’automne 2014 passionne Nabe, qui en fait le sujet du premier numéro de magazine. ''[[Patience#Un État de grâce décembre 2014)|Un État de grâce]]'' est un texte de 80 pages documenté, accompagné de photos « trash » sans montage (mis à part la couverture), dans l’objectif de rénover le « livre illustré » et le rapport du texte à l’image, tout en donnant du sens au passage de documents issus d’Internet à un support papier&amp;lt;ref&amp;gt;David Doucet, « Avant la sortie de son livre contre Soral et Dieudonné, Nabe sort un magazine », ''Les Inrocks'', 4 décembre 2014, lire : https://www.lesinrocks.com/2014/12/04/actualite/actualite/sortie-livre-contre-soral-dieudonne-nabe-sort-magazine/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’anniversaire des quarante ans de sa participation en 1974, à l’âge de 15 ans, à ''[[Hara-Kiri]]'', en tant que dessinateur, et la proximité de ''[[Patience]]'' avec le magazine du [[professeur Choron]], le poussent à organiser une [[Expositions#Exposition Hara-Kiri (décembre 2014 - janvier 2015)|exposition Hara-Kiri]] de ses dessins d’humour produits dans sa jeunesse. Nabe expose 60 dessins rue Daru, au pied de l’église orthodoxe Saint-Alexandre-Nevsky. Le 3 décembre, jour du vernissage, il révèle en surprise la sortie de ''[[Patience]]'', tiré à 2 000 exemplaires. L’exposition, qui n’a pas eu le succès escompté, à cause du désintérêt du public pour l’aventure ''Hara-Kiri/Charlie Hebdo'' des années 1970, est programmée pour se terminer le 7 janvier 2015 : le matin même, les attentats au sujet parisien du nouveau ''Charlie'', où [[Georges Wolinski|Wolinski]] et Cabu ont trouvé la mort, relancent mondialement « Charlie ». Le soir du décrochage, Nabe suit les réactions médiatiques au milieu de la galerie, entouré de ses amis, et décide d’écrire un second numéro de ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience]]''&amp;lt;ref&amp;gt;« 1er Éclat : Le 7 Janvier de Nabe », ''Éclats de Nabe'', 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; octobre 2010, regarder : https://www.youtube.com/watch?v=fr4ze-AZEio&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nabe voit dans les événements une conjonction étonnante entre la punition que méritait, selon lui, l’équipe qui avait trahi et lâché le [[professeur Choron]] en 1992, et les actes terroristes des djihadistes qui voulaient punir ''Charlie Hebdo'' pour avoir insulté les Musulmans et leur prophète Mahomet, sous l’influence de Philippe Val, puis de Charb, et pendant plus de vingt ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 15 avril 2015, Nabe subit une nouvelle opération oculaire suite à un grave et soudain décollement de la rétine de l’œil gauche fragilisé depuis le coup porté trente ans auparavant par [[Georges-Marc Benamou]]. Fin août, ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'' sort, tiré à 800 exemplaires, avec une couverture mettant en scène Adolf Hitler tenant un panneau « Je suis Charlie ». Ce second numéro est plus soigné et copieux (640 000 signes, soit l’équivalent d’un livre de 300 pages) : les images, pour la plupart inconnues, aussi bien tirées de caméras de surveillance que d’émissions de télé, cohabitent entre les pages de texte avec des gravures, dessins, archives, photomontages et autres fac-similés. Le 20 août, jour de la sortie de ''Patience 2'', Nabe organise un pot devant le 10, rue des Trois-Portes, ancien siège de ''Hara-Kiri'', devant la porte où il avait frappé en 1974 pour proposer ses dessins. Il invite quelques amis ainsi que les derniers acteurs et témoins survivants de l’aventure ''Hara-Kiri''&amp;lt;ref&amp;gt;« Lancement de Patience 2 au 10 rue des Trois-Portes », ''Éclats de Nabe'', 27 août 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=whtTFbcpnKU&amp;lt;/ref&amp;gt;. En une semaine, la moitié du tirage est écoulée, sans publicité ni relais médiatique, avant d’être complètement épuisé et de connaître un second tirage de 900 exemplaires en octobre 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La Galerie Nabe ====&lt;br /&gt;
[[Fichier: Galerie_sauton.JPG|thumb|right|upright=0.9|Nabe devant sa galerie, mars 2016]]&lt;br /&gt;
En septembre 2015, Nabe ouvre pour trois mois une nouvelle galerie, découverte près de la rue des Trois-Portes,[[Expositions#Rue Frédéric Sauton (septembre 2015 - janvier 2017|rue Frédéric Sauton]], et y expose « [[Expositions#Encres et manuscrits (septembre - octobre 2015)|Encres et manuscrits]] ». Le jour de la sortie du second tirage de ''[[Patience#La Vengeance de Choron (septembre 2015)|Patience 2]]'', il donne une « fête de réimpression » offerte à ses amis et lecteurs actifs, interdite aux journalistes et autres people&amp;lt;ref&amp;gt;« Fête de la Réimpression : que des vieux ! », ''Éclats de Nabe'', 20 octobre 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=aNs4HRGzVcg&amp;lt;/ref&amp;gt;. En novembre, Nabe inaugure une nouvelle exposition, [[Expositions#Tableaux choisis (novembre 2015)|Tableaux choisis]] »&amp;lt;ref&amp;gt;« Vernissage de l’exposition “Tableaux choisis“ », ''Éclats de Nabe'', 6 novembre 2015, regarder : https://youtube.com/watch?v=e9nknnKvEsw&amp;lt;/ref&amp;gt;. La galerie devient un lieu de vie accueillant plus de 3 000 visiteurs très différents en deux mois et demi. [[David Vesper]], assisté de Julien le Belge et de Valentin Ribolla, y tourne sur le vif plus de 50 vidéos, mises en ligne sur un nouveau compte YouTube : « [[Éclats de Nabe]] ». Le succès des « Éclats » culmine avec « Nabologie du terrorisme », où Nabe discute avec des interlocuteurs de passage sur les attentats du vendredi 13 novembre (la vidéo atteint 30 000 vues en huit jours).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 30 novembre, la galerie ferme ses portes. Le numéro 7 de ''Dar al-Islam'' (revue francophone de l’État islamique,) reproduit sur dix pages des extraits de ''[[Patience#Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience]]'', avec un chapô respectueux pour l’auteur et des notes enrichissant historiquement et théologiquement le texte de Nabe. Contrairement à la [[Thèmes#Les médias|presse]], qui ne mentionne pas la reprise par Daech, de nombreux blogs dénoncent Nabe à la police et à la justice, appelant jusqu’à son lynchage. Nabe est expulsé de son appartement, rue des Saussaies, où il habitait depuis quinze ans par le mari d’[[Anne-Sophie Benoît]] qui craint des conséquences judiciaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début de l’année 2016, Nabe se retrouve sans domicile fixe, sans galerie, et sans livre prêt à publier. Avec ses amis, il met plusieurs mois à vider l’appartement de la rue des Saussaies en dispersant ses nombreuses affaires entre celui d’[[Hélène Hottiaux|Hélène]] et [[Alexandre Zannini|Alexandre]], rue de la Convention, celui de ses parents place Daumesnil, et celui de Leïla, dans le 5&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement. Nabe réussit à convaincre le propriétaire de la galerie restée vacante de la lui relouer. Nabe s’installe à l’étage, qui devient son logement&amp;lt;ref&amp;gt;David de Lavaur, « Le peuple chiffonnier », ''Marianne'', 10 février 2017, p. 80&amp;lt;/ref&amp;gt; et le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2016, la galerie « Marc-Édouard Nabe » (écrit de sa main sur le fronton) rouvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« [[Expositions#Che et autres œuvres (mars - avril 2016)|Che et autres œuvres]] » inaugure cette nouvelle séquence de la galerie Nabe, avant d’être suivie, mi-avril, par l’exposition « [[Expositions#Trente-trois Christs (avril - mai 2016)|Trente-trois Christs]] ». La [[Thèmes#La mort|mort]] de [[Prince]], le 21 avril, le pousse à réaliser en moins d’un mois plus de 60 tableaux du compositeur de funk, qu’il [[Expositions#Hommage à Prince (mai - juin 2016)|expose entre mai et juin]]. Les fans de [[Prince]] considèrent l’hommage comme une injure et couvrent Nabe d’insultes et de moqueries sur ses tableaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La galerie, ouverte 7 jours sur 7, et fonctionnant toujours en auto-production complète, est gardée et visitée par un nombre conséquent de personnages hauts en couleurs. Elle fait l’objet de mains courantes et autres plaintes de la part des voisins et riverains à cause de l’agitation du lieu devenu l’un des plus vivants de Paris, des œuvres exposées en vitrine, et surtout de la personnalité de l’artiste qui soi-disant les mettrait en danger à cause de ses prises de position « [[Thèmes#La politique|politiques]] ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Slip_de_contention_noir,_2008-2014,_état_critique_(3_euros).jpeg|thumb|left|upright=0.7|Slip de contention noir, 2008-2014, état critique (3 euros)]]&lt;br /&gt;
Le 21 juin, la galerie est le lieu de lancement de la revue dirigée par [[David Vesper|David]] et Julien Vesper, ''Adieu''. En juillet, face à l’indifférence des journalistes et des « nabiens », Nabe décroche ses tableaux pour les remplacer par ses « [[Expositions#Vieux vêtements (juillet 2016)|Vieux vêtements]] »&amp;lt;ref&amp;gt;« Exposition des « Vieux vêtements » de Nabe », ''Éclats de Nabe'', 22 avril 2017, regarder : https://youtube.com/watch?v=oxVx0lq1-ug&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alors que les tableaux peinent à trouver preneur, les fripes s’arrachent en 24 heures, piégeant ainsi les admirateurs croyant aider leur idole. En août, un catalogue de plus de 1 000 tableaux trouve sa place sur le site de l’auteur et Nabe accroche un « [[Expositions#Patchwork (août - septembre 2016)|Patchwork]] » de ses tableaux sur les murs vidés des vêtements vendus&amp;lt;ref&amp;gt;« Accrochage de l’exposition “Patchwork” », ''Éclats de Nabe'', 8 février 2018, regarder : https://youtube.com/watch?v=iYrTvLQhB_E&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 2016, aidé de son correcteur [[Thomas Codaccioni]], et de son assistant [[Antoine Rosselet]], venu de Suisse, Marc-Édouard Nabe organise la correction des 1183 pages du manuscrit de son nouveau livre. Le texte est projeté sur un écran, comme les films que Nabe projette de temps en temps, et les visiteurs peuvent assister aux journées de construction et corrections du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Darius.jpg|thumb|right|upright=1|Nabe et Darius dans la galerie, 2017]]&lt;br /&gt;
Plusieurs semaines de suite, Nabe organisera également une série de projections de films sur Jeanne d’Arc. De la version de Dreyer à celle de Rosselini, en passant par celles de Cecil B. De Mille, Bresson, Preminger... Nabe lance en octobre son exposition « [[Expositions#Antiquités grecques (octobre - novembre 2016)|Antiquités grecques]] », et accueille dans cette galerie-atelier-studio Darius, le « clochard-muse », dont il réalisera une [[Expositions#Darius (décembre 2016 - janvier 2017)|série de 45 portraits]] au crayolor, le représentant dans la galerie même où il vit avec Nabe et son équipe, et qui sont exposés en sa présence. Ce sera la dernière exposition du lieu et consacrée au SDF car l’immeuble de la galerie est vendu par son propriétaire à un expert-comptable kabyle qui exige le départ de l’artiste pour, au plus tard, le mois de mars 2017. Nabe doit trouver un autre endroit pour vivre et travailler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 2016, la correction du manuscrit achevée, Nabe le confie à son « directeur artistique » [[Yves Loffredo]] pour qu’il s’attèle à l’aspect technique de sa confection comme il avait fait pour les précédents. Cependant, bien qu’y ayant contribué activement, Loffredo se vexe et entame une action en référé contre l’écrivain (voir article [[Procès#Contre le manuscrit des Porcs|Procès]]). Et comme solde de tout compte, il lui fait remettre par transporteur à la galerie les exemplaires des ''[[Patience#(1) Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience 1]]'' qu'il avait accepté de stocker dans sa cave (mais pas les tracts restants ni les tableaux que Nabe lui avait offerts). L’audience a lieu le 20 janvier 2017, en l’absence de Loffredo représenté par son avocat maître Brault, et de Nabe se défendant seul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nouveaux départs ===&lt;br /&gt;
==== ''Les Porcs'' ==== &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fermeture_definitive.jpg|thumb|center|upright=1|Devanture de la Galerie Nabe, 2017]]&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; février, précédant son éviction pour mars, Nabe quitte définitivement la galerie en 48 heures grâce à l’aide de son équipe et de ses proches. Il écrit en blanc « Fermeture définitive » à la devanture qui portait son nom et dissémine toutes ses affaires dans plusieurs endroits de Paris et d’ailleurs. Il se retrouve à nouveau SDF et n’a toujours pas le financement pour imprimer son livre achevé. Tel Ulysse de retour à Ithaque, Nabe se réinstalle (provisoirement) rue de la Convention, « avec Hélène-Pénélope et Alexandre-Télémaque ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 10 février, Nabe est condamné par la justice à supprimer vingt lignes insignifiantes de son manuscrit et à payer 2 000 euros à Loffredo&amp;lt;ref&amp;gt;Ordonnance du référé, lire : http://www.nabesnews.com/ordonnance-du-refere/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 9 avril, pour le dimanche des Rameaux, la saison 2 des « [[Éclats de Nabe|Éclats]] » est lancée sur YouTube, au rythme d’environ deux ou trois par jour (plus d’une centaine sont programmés pour les mois à venir). Chaque Éclat fait en moyenne 1 000 vues dès le premier jour, et le pic est atteint avec celui où l’on voit Nabe discuter en juillet 2016 avec Sophia Chikirou, conseillère de Jean-Luc Mélenchon, diffusé à la veille du premier tour des élections présidentielles en avril 2017 : 15 000 vues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 15 avril, après les « Éclats », Nabe revient en kiosque, treize ans après ''[[La Vérité]]''. Il est présent dans le vingt-septième numéro de la nouvelle série du mythique ''[[Satirix]]'', dirigé par [[Lucien Grand-Jouan]], qui relance sa revue avec un spécial « Tabous par Nabe », mais le Nabe de 1974, avec des dessins de l’époque d’''Hara-Kiri'' faits à 15 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« Tabous par Nabe », ''[[Satirix]]'' n°27, avril 2017&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, à 58 ans, Nabe devient le plus jeune dessinateur de ''[[Satirix]]'', comme il avait déjà été celui d’''Hara-Kiri'' quarante ans plus tôt. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Porcs 1-couverture.png|thumb|left|upright=0.8|Couverture du premier tome des ''Porcs'', 2017]]&lt;br /&gt;
''In extremis'', Nabe parvient à financer l’impression de son livre retardé grâce à la vente d’un portrait de [[Oussama Ben Laden|Ben Laden]] réalisé en 2009 et vendu 20 000 euros. Le trentième livre est finalement imprimé en Italie. Le 7 mai, Emmanuel Macron est élu président de la République française. Le lendemain, 8 mai, la plateforme de vente des livres de Nabe annonce, en grand, avec la reproduction de la couverture noir et or : « Premier chef-d’œuvre sous Emmanuel Macron : ''Les Porcs 1'' - mille pages - 50 euros ». C’est la sortie tant attendue du livre sur les conspirationnistes que Nabe, après cinq ans de travail et de nombreuses embûches, publie enfin. Dès les premières heures, sans aucune publicité, 300 exemplaires sont commandés, puis le nombre atteint 400 le jour suivant. Bientôt, les premiers lecteurs reçoivent et découvrent le nouveau livre de Marc-Édouard Nabe. Sur Internet, les réactions se multiplient, mais les médias traditionnels gardent le silence, de même que les « contre-médias » qui prétendent constituer la sphère complotiste. Le seul point de vente physique du livre est l’arbre sous lequel Darius a trouvé refuge place Maubert : il y vend tous les jours ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' déposés sur un bout de carton, en touchant sa commission de la part de Nabe. Des remous avec les autres clochards et avec les bars alentours se font sentir mais le seul libraire de Nabe tient bon jusqu’à ce qu’il soit dénoncé à la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 30 mai au soir, Nabe reçoit un mail signé par « les Soldats du Califat en France » qui lui demandent de relayer un message aux Français les enjoignant à se révolter contre leur gouvernement jugé responsable des attentats sur le territoire en continuant à bombarder les terres d’Islam. Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juin, l’auteur de ''[[Patience]]'' et de « Nabologie du terrorisme » (citée dans le mail) relaie le message sur Twitter. À part quelques esprits éclairés qui en comprennent l’importance, la plupart des observateurs, y compris les professionnels médiatiques du djihadisme, doutent de l’authenticité de la missive ou en ricanent. Le point de suspicion ultime est atteint par le magazine ''Les Inrockuptibles'' qui demande à Nabe de répondre à trois questions. Celui-ci se méfiant, garde ses réponses pour lui. Il fait bien : ''Les Inrocks'' publient un article à charge&amp;lt;ref&amp;gt;Mathieu Dejean, « Daech a-t-il vraiment fait appel à Marc-Edouard Nabe pour relayer son ultimatum à la France ? », ''Lesinrocks'', 7 juin 2017, lire : https://www.lesinrocks.com/2017/06/07/actualite/actualite/daech-t-il-vraiment-fait-appel-marc-edouard-nabe-pour-relayer-son-ultimatum-la-france/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Coups et ripostes ====&lt;br /&gt;
Le 15 juin, l’équipe de Nabe lance une « gazette numérique » ''[[Nabe’s News]]'' (dont le premier numéro est consacré à l’affaire des ''Inrocks'', incluant leur tentative de manipulation et les réponses de Nabe), qui paraît sur Internet selon les « actualités brûlantes » pour donner des « nouvelles fraîches » de l’auteur des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''. En un an, vingt numéros sont publiés, mêlant interviewes avec Nabe, critiques de livres, articles de fond, montages photographiques et ripostes coup pour coup chacune des attaques portées contre l’écrivain, d’où qu’elles viennent. La gazette s’enrichit de numéro en numéro grâce aux intervenants que Nabe a recrutés parmi ses lecteurs et [[Thèmes#L’amitié|amis]] proches et qui font le travail inaccompli de bien des journalistes et policiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la foulée du succès de ''[[Nabe’s News]]'' (6 000 clics par mois), une « parodie » intitulée ''Caca’s de Nabe'' est mise en ligne anonymement sur Internet pendant l’été. Le blog contient 54 articles de mensonges et de diffamations pures sur Nabe et son entourage, où on reconnaît les pattes de [[Salim Laïbi]] et de [[Paul-Éric Blanrue]], tous deux bousculés dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]''. Nabe riposte encore dans ''[[Nabe’s News]]'', désormais le seul support dans lequel il peut s’exprimer. La campagne de calomnie déclenchée par [[Salim Laïbi]] en 2010, illustrée par ce blog, se poursuit d’un harcèlement judiciaire, obligeant Nabe à répondre aux convocations de la justice et de la police pour des motifs variables (voir article [[Procès#Le cas Laïbi|Procès]]). Le 8 août, [[Yves Loffredo]] lance trois mois jour pour jour après la publication des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' une seconde procédure judiciaire sur le livre pour « injures publiques » et « atteinte au respect de la vie privée et aux droits d’auteur », réclamant en tout 56 000 euros (voir article [[Procès#Contre Les Porcs|Procès]]). Le 20 décembre 2017, le deuxième procès Loffredo a lieu, maître Coutant-Peyre défendant Nabe. Le même jour, Nabe sort en surprise un nouveau numéro de ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience]]'', un diptyque racontant dans le style du journal intime le [[Thèmes#Les voyages|voyage]] en Israël de Nabe fin décembre 1991 avec [[Frédéric Pajak]] et la visite à Auschwitz, en octobre 2012 avec [[Catsap]] pour son livre sur le conspirationnisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 9 février 2018, son procès contre [[Salim Laïbi]], portant sur la destruction du tableau représentant [[Charles Mingus]], a lieu. La défense de [[Salim Laïbi]] est assurée par maître [[Naïma Haoulia]], celle de Nabe par maître Plèche, déléguée par maître [[Emmanuel Pierrat]]. Le 21 février, le verdict du procès [[Yves Loffredo|Loffredo]] tombe : Nabe est condamné à 7 000 euros. Le 28 février, Nabe publie un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' « Spécial Loffredo » illustré à la Une par un montage « scato-porno-nazi-judiciaire ». Du 5 au 14 mars 2018, Nabe se glisse dans le dernier procès en appel de [[Carlos]] au Palais de Justice de Paris grâce à Isabelle Coutant-Peyre, devenant dessinateur d’audience et réalisant plus de 150 dessins, gouaches, crayolors et markers dans le prétoire et face aux différents témoins et à l'accusé. Un numéro de ''[[Nabe’s News]]'' relate le procès jour par jour et diffuse certains dessins&amp;lt;ref&amp;gt;« Procès Carlos : on y était ! », ''Nabe’s News'' n°14, 6 juin 2018, lire : http://www.nabesnews.com/proces-carlos-on-y-etait/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le 9 mars, [[Raffaël Énault]], doctorant en philosophie et auteur de la première biographie de Guillaume Dustan, attaque en justice Nabe pour un article publié dans ''[[Nabe’s News]]'' (voir article [[Procès#Raffaël Énault|Procès]]). Le 14 mars, Laïbi sera condamné à verser 4 500 euros à Nabe. Le 25 mars, Nabe publie un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' sur le procès Énault, illustré d’un montage « nécro-pornographique ». Le 7 juin, dans un nouveau ''[[Nabe’s News]]'', Nabe adressera une lettre ouverte sardonique à Haoulia intitulée ''Où puis-je vous la mettre, Maître ?''. Maître Haoulia attaque Nabe en justice pour la première fois. Le 13 juillet se tient le procès à Marseille : maître Croizet, avocat de Nabe, le représente et se fait menacer par [[Salim Laïbi]] présent. Le même jour, à Paris, Nabe se défend tout seul dans son troisième procès intenté par Loffredo pour « injures publiques et diffamation ». Le 20 juillet, Nabe est condamné par le juge Vignon à verser à 7 500 euros à Naïma Haoulia et au retrait du texte, ce qui est constitue la première censure d’un texte de l’écrivain, après 36 ans de publications (voir article [[Procès#Contre la lettre ouverte|Procès]]). Nabe riposte dans un nouveau ''[[Nabe’s News]]'' publié en août, illustré à la Une par un montage « porno-scato-musical ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exil en Suisse ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Lausanne.png|thumb|left|upright=0.8|Nabe à Lausanne, 2018]]&lt;br /&gt;
En septembre 2018, fuyant l’indifférence de la France et les procédures à répétition intentées par ses ennemis, Marc-Édouard Nabe décide de se rapprocher de son assistant [[Antoine Rosselet]] pour corriger le second tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]'' et s’installe dans un nouvel appartement en Suisse avec sa nouvelle [[Thèmes#Les femmes|femme]], Alexandra. Le 2 octobre se tient à Paris le premier procès intenté à Nabe par [[Raffaël Énault|Énault]] en l’absence des deux. Nabe publie une nouvelle lettre ouverte, cette fois adressée au juge Cyrille Vignon dans ''[[David Vesper|Adieu n°2]]'', où il proteste contre sa condamnation, fait le parallèle avec les censures d’écrivains du passé, et analyse l’influence néfaste du mouvement « #MeToo » et « Balance ton porc » sur le jugement disproportionné dont il a été l’objet. Le 7 octobre, l’hebdomadaire helvétique, ''Le Matin Dimanche'', annonce l’exil de Nabe dans un entretien avec Nabe mené par Michel Audétat&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Audétat, « Je suis tombé sous le charme de Lausanne », ''Le Matin dimanche'', 7 octobre 2018, p. 13&amp;lt;/ref&amp;gt;. La photographie illustrant l’article publié sur une page entière montre l’écrivain au milieu de ses tableaux, dont il réalisera pas moins de 300 nouveaux en trois mois. Le 8 octobre, [[Naïma Haoulia]] assigne à nouveau Nabe pour une audience le 26 octobre réclamant 50 000 euros de dommages et intérêts. Le lendemain, 9 octobre, maître Haoulia fait procéder (par l’huissier Desagneaux) à une « saisie-attribution » d’un montant total de 8 322 euros sur le compte personnel et familial d’Alain Zannini. Alors que la série des [[Éclats de Nabe|Éclats]] continue d’être diffusée (avec 2 ans de retard sur leur tournage), le 12 octobre, Nabe sort un nouveau ''[[Nabe’s News]]'' où il annonce à son tour son exil en Suisse. L’assignation d’Haoulia signée par maître Fabrice Giletta, ayant été rédigée par [[Salim Laïbi]], est radiée. Le 26 octobre, le verdict du troisième procès Loffredo tombe : Nabe est condamné à 3 500 euros. Le 13 novembre, le verdict du procès Énault tombe : Nabe est condamné à 7750 euros (+ la censure du numéro 13 de ''[[Nabe’s News]]''). Aucune sanction de l’ordre des avocats n’est portée contre maître Haoulia à cause de son assignation falsifiée mais, le 16 novembre, elle fait assigner Nabe par son nouvel avocat, maître Erick Campana, pour le 28 novembre, et lui réclame à présent 100 000 euros. Maître Croizet parvient à renvoyer l’audience du référé. Le 12 décembre, date où a été renvoyée l’audience Haoulia, maître Croizet la fait renvoyer encore. Le 27 décembre, pour ses soixante ans, Nabe sort un numéro de ''[[Nabe’s News]]'' dans lequel, sur le mode humoristique, et dans la tradition d’''[[Hara-Kiri]]'' où Nabe a publié ses premiers dessins en 1974, il liste des objets (évidemment érotiques pour en souligner l’absurdité) que l’avocate pourrait s’acheter avec la somme ponctionnée sur son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le plan artistique, le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; février 2019 ouvre sur Internet la première « Galerie Virtuelle » de Marc-Édouard Nabe, conçue par le webdesigner David Jodar, qui permet de voir 120 tableaux dans des salles reconstituées. La première exposition a pour thème les artistes homosexuels préférés de Nabe : « [[Expositions#Galerie Virtuelle (février - ... 2019)|Grands Pédés]] ». Le 8 février 2019, soixante ans jour pour jour après son baptême catholique, Marc-Édouard Nabe se convertit au [[Thèmes#La religion|protestantisme]]. La conversion est effectuée par le pasteur Jean-Marie Thévoz, en l’église Saint-Jean de Lausanne. Le 26 février, Raffaël Énault fait procéder à une saisie attribution sur le compte de Nabe et prélève les 2 850 euros qui s’y trouvent. Le 25 mars 2019, contre toute attente, il publie en surprise son trente-et-unième livre, ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', pamphlet de 100 pages sur le mouvement des Gilets Jaunes, tiré à 1 000 exemplaires. Le livre ne fait l’objet d’aucune recension dans la presse en France : seul Michel Audétat, dans l’hebdomadaire suisse ''Le Matin Dimanche'' (édition du 2 juin 2019) critique ''Aux Rats''&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Audétat, « Nabe et Ramuz contre les “Gilets Jaunes” », ''Le Matin Dimanche (supplément Cultura)'', 2 juin 2019, p. 19.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme au bon vieux temps de la galerie, sur le mur blanc de son salon où est le texte est projeté, Marc-Édouard Nabe se met, avec [[Antoine Rosselet]] et [[Thomas Codaccioni]] venu en Suisse pour un séjour, aux corrections du second tome des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]''. Le 3 mai, Nabe est convoqué au TGI de Marseille avec son avocat maître Croizet pour une comparution devant les juges Karim Badène et Clément Sémériva, toujours dans l’affaire Haoulia. Dans la même période, trois des amis et collaborateurs de Nabe sont convoqués par la police. À Avignon, le 13 juin, date à laquelle maître Croizet a fait renvoyer la procédure Haoulia-Campana, le président du tribunal propose une réouverture des débats pour le 2 septembre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; juillet 2019, parallèlement aux [[Éclats de Nabe|Éclats]] qui se diffusent, Nabe lance le quatrième numéro de son magazine ''[[Patience]]'', ''[[Patience#Pornabe (juin 2019)|Pornabe]]'', composé de 120 pages avec un grand éditorial sur les mouvements #metoo et #balancetonporc, et illustré par plus de 150 photos pornographiques, avec Alexandra.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:4patience.jpg|thumb|center|upright=2.5|Couvertures des quatre premiers numéros de ''Patience'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août 2019, le nom de Marc-Édouard Nabe réapparaît dans les médias français, avec l’affaire des dessins et textes antisémites, révisionnistes et racistes de [[Yann Moix]] révélés par ''L’Express'', dans deux articles de Jérôme Dupuis. Pour sa défense, [[Yann Moix]] dénonce Nabe et [[Paul-Éric Blanrue]], deux anciens proches, qu’il range dans l’extrême-droite, tout en mélangeant les dates et les faits pour mieux se dédouaner. Diffamé par Moix chez [[Laurent Ruquier]], Nabe rédige un droit de réponse adressé par voie d’avocat à France Télévisions, mais Ruquier et sa productrice, Catherine Barma, décident de censurer le texte et l'animateur ne le lit pas l’antenne. Le 2 septembre, au cœur de l’affaire, Nabe publie un numéro spécial de ''[[Nabe’s News]]'' qui revient en détail sur l’affaire et sur la relation entre Nabe et Moix. Ce numéro 23 atteint le pic de fréquentation, avec 12 000 visiteurs en un mois. Le 7 octobre, en remplacement du 2 septembre prévu, la juridiction d’Avignon ouvre une nouvelle audience dans l’affaire Haoulia pour sa demande de 100 000 euros de dommages et intérêts contre Nabe. Entre septembre et octobre, au théâtre La Croisée des Chemins, à Paris, Paco Balabanov interprète pour la première fois Nabe pendant 55 minutes sur scène, reprenant le texte d’''[[Aux Rats des pâquerettes]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27 septembre 2019, le tout dernier des 1 500 exemplaires des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' (50 euros) est vendu. La vingtaine qui restait a été prise d'assaut par les journalistes se réveillant enfin, à cause de l'affaire [[Yann Moix|Moix]], après deux ans et demi que le livre était paru. Le 11 octobre a lieu le deuxième procès intenté par [[Raffaël Énault]] contre Nabe. Le 4 novembre, le verdict tombe du TGI d’Avignon au sujet de l’affaire Haoulia : l’avocate est déboutée de ses demandes. Le 7 novembre, Énault fait procéder à une nouvelle saisie-attribution de 6 620 euros : il ne pourra y prélever que 350 euros. Le 8 novembre, [[Lucette Destouches]] meurt à l’âge de 107 ans. Marc-Édouard Nabe n’est pas invité à l’enterrement, ce qu’il raconte sous la forme d’une lettre ouverte à [[François Gibault]] dans le numéro 23 de ''[[Nabe’s News]]'' du 15 décembre 2019 (500 clics par jour). Dans ce numéro se trouve également un pamphlet contre [[Laurent Ruquier]], intitulé « Couché, Ruquier ! ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24 janvier 2020, Nabe est convoqué une nouvelle fois par Haoulia pour une audience à Marseille au sujet de la lettre ouverte du 7 juin 2018 (déjà jugée). C’est son avocat, maître Croizet, qui le représentera. Le 13 février 2020 paraît un portrait de Nabe dans ''Valeurs Actuelles'' avec sa photo en bandeau de couverture : « Rencontre avec le plus sulfureux des écrivains », article de quatre pages dans la version papier (70 000 signes dans la version numérique fleuve) signé [[Amaury Brelet]]&amp;lt;ref&amp;gt;Amaury Brelet, « Marc-Édouard Nabe, enfer et damnation », ''Valeurs Actuelles'', 13 février 2020, lire en ligne https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/censure-zemmour-antisemitisme-rencontre-avec-marc-edouard-nabe-lecrivain-le-plus-sulfureux-de-france-12-116116 &amp;amp; https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/exil-celine-metoo-rencontre-avec-marc-edouard-nabe-lecrivain-le-plus-censure-de-france-22-116117&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Nouveaux usages d'Internet (WikiNabia, ''Nabe's News'', Éclats, Twitter) ====&lt;br /&gt;
[[Fichier:LOGO_WIKINABIA.png|thumb|right|upright=0.8|Logo de WikiNabia]]&lt;br /&gt;
Le 16 février 2020 est créé officiellement le site [http://www.wikinabia.com WikiNabia] par le [[« Docteur Marty »]]. Pour l’occasion, un nouveau numéro de ''[[Nabe’s News]]'' fait sa Une sur l’événement. Au printemps, Nabe « ouvre » son compte Twitter à des tweets extérieurs qu’il va chercher selon les sujets qui l’intéressent ([[Thèmes#La peinture|peinture]], [[Thèmes#Le cinéma|cinéma]], [[Thèmes#La littérature|littérature]]), quelquefois loin dans le [[Thèmes#Le temps|temps]] et dans l’espace. Ainsi, il mêle plusieurs fils qui constituent sa pensée sur une question ou un [[:Catégorie:Personnages|personnage]] sans qu’il ait besoin d’enfreindre la loi qu’il s’est édicté à lui-même : ne pas écrire sur Twitter. C’est par l’annonce de la [[Thèmes#La mort|mort]] de l’actrice [[Lucia Bosè]] (23 mars) qu’il s’engage dans un extension de son processus de retweets. Pendant plusieurs mois, à raison de plusieurs heures par jour, Nabe enrichit ainsi son Twitter de centaines de retweets, quelquefois à la suite, ce qui le bloque en fin de journée… Le 14 avril, reprise de la diffusion des ''[[Éclats de Nabe|Éclats]]'', montés avec [[David Vesper]] par téléphone : plus de trente épisodes inédits à la Galerie sont ainsi mis en ligne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril est publiée sur leur site une interview de Marc-Édouard Nabe par [[Amaury Brelet]] dans ''Valeurs Actuelles'' intitulée « [https://www.valeursactuelles.com/culture/marc-edouard-nabe-vive-le-coronavirus-118577 Vive le coronavirus !] », dans laquelle Nabe s’exprime sur la pandémie, brocardant un des premiers le professeur Raoult, se réjouissant de l’interruption de l’économie, de la culture et visant l’exploitation que les complotistes feront de l’incompétence du gouvernement. Il suscitera de nombreuses réactions enflammées&amp;lt;ref&amp;gt;Amaury Brelet, « Marc-Édouard Nabe : “Vive le coronavirus !” », ''Valeurs Actuelles'', 25 avril 2020, lire : https://www.valeursactuelles.com/culture/marc-edouard-nabe-vive-le-coronavirus-118577&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 11 mai, parution du numéro 25 de ''[[Nabe’s News]]'', qui publie la première partie d’un long entretien de Marc-Édouard Nabe avec le [[« Docteur Marty »]] sur l’affaire Matzneff et ses conséquences très remarqué à Paris d’où Nabe reçoit beaucoup d’échos : ''[https://www.nabesnews.com/j-accule/ J'Accule...!]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 mai s’ouvre avec une nouvelle rubrique dans WikiNabia, « l’espace éphémère », où pendant une journée, une page rassemble des textes et des portraits de Nabe sur un événement ou un artiste lié à l’univers nabien. Ce premier espace éphémère a porté sur le [[:Catégorie:Réalisateurs|réalisateur]] [[Rainer Werner Fassbinder]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 7 juin, Nabe, avec l’aide de [[David Vesper]], concocte un clip sur la [[Thèmes#La mort|mort]] de George Floyd mélangée à l’anniversaire de [[Prince]], vidéo rapidement censurée sur Youtube, puis limitée aux personnes majeures. On y voit le Noir américain se faire assassiner en direct par des policiers, avec comme son trois titres de Prince. Ce sera l’occasion d’un entretien de Nabe avec [[David Vesper]] sur la police, « “La société n’est pas raciste, elle est fliquiste !”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe et [[David Vesper]], « “La société n’est pas raciste, elle est fliquiste !” », ''[[Nabe's News]] 26, 19 octobre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/la-societe-nest-pas-raciste-elle-est-fliquiste/&amp;lt;/ref&amp;gt; » (''[[Nabe’s News]]'' numéro 26, 19 octobre 2020). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24 juillet apparaissent sur le catalogue de peinture de 28 [[:Catégorie:Portraits|portraits]] inédits de [[Georges Bernanos]] peints à Lausanne au mois de mai 2020 (un seul vendu)&amp;lt;ref&amp;gt;Portraits de [[Georges Bernanos]] dans le catalogue de Marc-Édouard Nabe : http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=georges-bernanos&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant la période du « confinement », Nabe peindra aussi toute une série de [[Paul Léautaud]] et d’[[Ezra Pound]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Bernanos aux deux cannes (2020).png&lt;br /&gt;
Fichier:Pound à l’écharpe jaune (2020).png&lt;br /&gt;
Fichier:Paul Léautaud écrivant au milieu de ses chats (2020).png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Daval_NN_2021.png|thumb|right|upright=0.8|[[Jonathann Daval]]]]&lt;br /&gt;
Le 16 septembre, Nabe vient à Paris en compagnie du [[« Docteur Marty »]] pour plaider lui-même, après l’abandon de l’affaire par [[Emmanuel Pierrat]]. Soutenu par une dizaine d’admirateurs, Nabe se présente au procès en appel contre [[Salim Laïbi]] pour [[Procès#Salim Laïbi (2013 - ...)|l'affaire du tableau brûlé]]. L’audience, où le prévenu sera absent, ainsi que son avocat, fera l’objet de recensions&amp;lt;ref&amp;gt;[[« Docteur Marty »]], « Maître Zannini, avocat de Marc-Édouard Nabe » et Youssef de Meknès, « Une journée Nabienne », ''in'', ''[[Nabe's News]]'' 27, 18 décembre 2020, lire : http://www.nabesnews.com/recensions-par-docteur-marty-et-youssef-de-meknes/&amp;lt;/ref&amp;gt; et de publications dans le ''[[Nabe’s News]]'' numéro 27 (18 décembre 2020). Dans ce numéro également, Nabe « fêtera » les dix ans de son [[L'anti-édition|anti-édition]] par la publication de nombreux documents, photos et films liés à la sortie dix ans auparavant de ''[[L'Homme qui arrêta d'écrire]]''. C’est aussi dans ce ''[[Nabe's News]]'' (la gazette a pris un véritable essor jusqu’à être vue en moyenne 700 fois par jour, et son équipe s’est agrandie, notamment par les contributions d’un nouveau venu, [[« Vie Sublime »]], auteur d’un copieux pamphlet contre Didier Raoult, ''La Jaunisse de Jonas'') qu’a été publié un des rares textes signés Marc-Édouard Nabe et intitulé « Le transgendre » sur l’affaire [[Jonathann Daval|Daval]] qui a suscité une vague de sympathiques réactions pendant toute la fin de l’année 2020.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette année 2020, on peut également noter le développement de WikiNabia, avec 400 000 visites et plus de 2 millions de pages vues, et dans lequel, à chaque occasion (anniversaire, découvertes de documents), de nouvelles fiches sont créées qui portent leur nombre à 352 en seulement 10 mois et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pamphlet_choral_13nov2020.png|thumb|left|upright=0.75|Nabe dans ''Un pamphlet choral'' (2020)]]&lt;br /&gt;
Dans le numéro 28 de ''Nabe’s News'' (29 janvier 2021), Nabe signe deux textes, un (non signé) « Lettre ouverte à une tête de con », sur l'affaire Paty, et un autre sur le procès ''Charlie'' de l'automne précédent, « ''Veau d’Or Hebdo'' et les 14 boucs ». Les lecteurs ont la surprise d’apprendre que ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs 2]]'' sont disponibles. L’auteur leur offre une vidéo de 20 minutes, où on le voit filmé à Lausanne le 13 novembre 2020, jour même où il a terminé l’écriture et les corrections du tome 2 des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs]]'', et qui précède de 15 jours son impression (en effet, l’achevé d’imprimé est daté du 25 novembre 2020). La surprise est de taille, et le volume vendu à 65 euros est immédiatement pris d’assaut sur la plateforme de commande de [[L'anti-édition|l’anti-édition]], 363 exemplaires sont vendus le premier jour, puis bientôt, en une semaine : 519 exemplaires, ce qui équivaut aux nombres de tome 1 écoulés dans le même temps en mai 2017. Un teaser complète le lancement. Les réactions des lecteurs sont unanimement positives. Le silence habituel des [[Thèmes#Les médias|médias]] ne sera crevé qu’au bout de trois semaines par un article dans ''Causeur'' (''sic''), le 18 février, signé par Gabriel Robin, plutôt positif. Un autre, plus négatif, dans un autre magazine d’extrême-droite également, ''L’Incorrect'', signé par Marc Obregon.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Porcs 2-couverture-2.png|thumb|center|upright=0.75|Couverture du deuxième tome des ''Porcs'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant ce printemps 2021, et à un rythme soutenu, de nouveaux ''Éclats'' montés sont publiés, ce qui monte la série à plus de 250 Éclats sur YouTube. À partir du 10 mai, à peine la nouvelle offensive de bombardements menée par Tsahal contre Gaza (« Gardien des Murailles ») est-elle lancée, Nabe retweete des dizaines et des dizaines de photos censurées par la presse et par Facebook (maisons détruites, enfants palestiniens déchiquetés) ainsi que des vidéos et autres gifs montrant la brutalité policière de l’armée et la police israéliennes à l’encontre des Palestiniens. À cette occasion, une traduction du texte de Nabe, ''Toute l’histoire d’Israël sur une seule page'' (2004), en anglais par Matthieu Gouet, et une en espagnol par Xavier Divet, sont postées également. Plusieurs comptes twitter anglais, américains, arabes, reprennent les images choisies par Nabe, alors qu’aucun « antisioniste » plus ou moins officiel en France n’a osé bombarder, comme Nabe l’a fait, le silence médiatique insupportable et général concernant ces crimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=180px heights=180px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_1.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_3.png&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Gaza_4.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;Exemples de tweets retweetés par Marc-Édouard Nabe pendant l’opération « Gardien des Murailles »&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Lugano ====&lt;br /&gt;
En juillet 2021, Nabe quitte Lausanne, où il s'était exilé en septembre 2018, et s'installe à Lugano, dans le Tessin (Suisse italienne), entre autres parce que l'un de ses cinéastes préférés, [[Douglas Sirk]], y a vécu (entre 1959 et 1987) et y est mort.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_26juillet2021_trajetLugano.mp4|thumb|center|upright=1.8|&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''26 juillet 2021, en arrivant à Lugano.''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
Au début du mois de septembre 2021, Nabe séjourne  à Riccione, sur les traces de [[Dino Risi]], en descendant dans l'hôtel Baltic, qui a servi de décor au film ''L'Ombrellone'' (1965), et dans lequel il tourne une vidéo de 58 minutes avec [[Alexandra de Nabe|Alexandra]] : ''Nabe au Baltic''. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Riccione_2021_resize.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
À l'occasion des 20 ans des [[Clichés#L’apologie du terrorisme|attentats]] du 11-Septembre, Nabe publie successivement dans la journée du 11 septembre 2021 deux numéros de ''[[Nabe's News]]'', à quelques heures d'intervalles (rappelant les deux avions se jetant sur les tours jumelles du World Trade Center). Dans ces deux numéros, Nabe revient notamment sur la découverte des manuscrits inédits de [[Louis-Ferdinand Céline]] (dans un entretien avec [[« Vie Sublime »]]) ; sur le meurtre de Sarah Halimi par Kobili Traoré ; sur la réédition par Fayard de ''Mein Kampf'', mais aussi sur les attentats eux-mêmes, en offrant un chapitre entier des ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Porcs 2]]'' consacré à la question (19 pages). En une journée et deux numéros de ''[[Nabe's News]]'', ce sont plus de 250 pages de textes qui sont gratuitement mis à la disposition des lecteurs.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En octobre, Nabe réalise une série de 34 nouveaux [[:Catégorie:Portraits|portraits]] d'[[Antonin Artaud]], mis en scène en Marat, en Massieu, ou à différentes époques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le catalogue : https://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=antonin-artaud&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=150px heights=150px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_Artaud_Monk.mp4&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Grands lavis de Nabe sur Artaud interprétant Marat, 2021.''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 30 octobre, WikiNabia accueille son second ''Espace éphémère'', à l'occasion du bicentenaire de la naissance de [[Fiodor Dostoïevski]] où Nabe révèle de nouveaux portraits de l'auteur des ''Possédés'' ; le plan de son roman ''Le Double'' ; une vidéo tournée en septembre 2020 devant la maison de l'écrivain russe à Vevey et dans un restaurant de fondue (''Une fondue chez Dostoïevski''), ainsi qu'une photographie montrant Nabe dans un supermarché de Lausanne avec le traducteur [[André Markowicz]] (qui en réclamera la suppression par message privé sur Facebook, alors qu'elle était programmée dans l'idée même d'''Espace éphémère'').&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_sombre.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_sepia.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_bougie.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_fond_feu.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_grand_manteau_bleu.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_grand_manteau_bleu-2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Detail_Dosto_accoude.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Détail des nouveaux portraits de Dostoïevski par Nabe''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 15 novembre 2021, Nabe réalise une série de 6 portraits de [[Lucien Rebatet]], dont deux seront vendus dès leur présentation sur Twitter.&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:InProgress_Rebatet4.png&lt;br /&gt;
Fichier:InProgress_Rebatet5.png&lt;br /&gt;
Fichier:Rebatet 2021 1.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Portraits de Rebatet ''in progress'' et Rebatet dans son box au tribunal''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
L'année 2021 s'achève par la mort le 24 décembre à l'hôpital Saint-Antoine de [[Suzanne Zannini]], la mère de Marc-Édouard Nabe à l'âge de 91 ans. La crémation aura lieu à une autre date symbolique, le 7 janvier 2022. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Suzanne_Hopital.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Suzanne Zannini, le 26 décembre 2021.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Suzanne_Zannini_87.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Suzanne Zannini, en 1987.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Atteint de démence sénile, le père de Nabe, [[Marcel Zannini|Marcel]], âgé de plus de 98 ans, est placé dans un EHPAD et le grand appartement place Daumesnil qu'il occupait avec sa femme depuis 38 ans est entièrement vidé par Nabe pendant 3 semaines en janvier 2022. Nabe met à l'abri toutes les archives marseillaises et new-yorkaises de Zanini, mais également ses propres archives, peintures et manuscrits. &lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=180px heights=180px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_3.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_1.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_4.png&lt;br /&gt;
Fichier:Demenagement_Daumesnil_5.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Appartement parisien des Zanini, place Daumesnil (janvier 2022).''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres effets seront transportés en camionnette entre Paris et Lugano le 26 janvier par [[Anthoine Carton]] et [[« Vie Sublime »]]. Fin février, l'appartement d'Hélène dans le 15&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; arrondissement est cambriolé. Les voleurs cherchaient de l'argent : il n'y en avait pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=200px heights=200px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Cambriolage_Helene_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Cambriolage_Helene_1.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Appartement d'Hélène rue de la Convention après cambriolage (2022).''&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Avec en Une la photo de sa mère morte, le numéro 31 de ''[[Nabe's News]]'' sort le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars 2022. Outre une sélection de photos et de textes de Nabe issus de ses livres en hommage à sa mère, dans ce numéro figure également la « réponse » de Nabe à la demande de suppression formulée par [[André Markowicz]] le 30 octobre 2021 sous la forme entretien-fleuve sur [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]] qui analyse en profondeur (et sur plus de 50 000 signes) le travail de traduction de Markowicz et son propre rapport à l'œuvre de [[Fiodor Dostoïevski|Dostoïevski]]. Nabe revient également sur les manuscrits de [[Louis-Ferdinand Céline|Céline]] en particulier sur les réactions des « céliniens », mais aussi sur le départ précipité de [[Frédéric Taddeï]] de la chaîne russe RT France la veille de l'invasion russe de l'Ukraine. Ce numéro est l'occasion de revenir sur [[David di Nota]], auteur d'un livre sur la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire à Conflans-Sainte-Honorine, avec des articles signés par Nabe, par Jules et par [[« Docteur Marty »]].&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À noter : en réaction à l'autopub éhontée que [[« Vie Sublime »]] faisait sur son seul texte dans ''Nabe's News'' au détriment de l'esprit collectif, Nabe, pour lui faire comprendre ce travers, republie 24 heures après sa sortie ce même numéro 31, mais expurgé de l'intégralité de ses articles à l'exception de celui de [[« Vie Sublime »]]. Toujours sans nouvelle du jeune rédacteur, Nabe remplace alors son texte sur [[Pablo Picasso|Picasso]] par ce qui s'inscrit déjà comme un classique de la punition nabienne : « Re-Ciao, Lucchesi », un texte non signé signifiant l'exclusion de ''[[Nabe's News]]'' d'Alexis Lucchesi, ''a.k.a'' [[Alexis Lucchesi|« Vie Sublime »]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=500px heights=500px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:NN31_Blanc.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Numéro 31 de ''Nabe's News'' republié avec le seul article de [[Alexis Lucchesi|« Vie Sublime »]].''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour du centenaire de la naissance de l'[[:Catégorie:Écrivains|écrivain]] et [[:Catégorie:Réalisateurs|réalisateur]] [[Pier Paolo Pasolini]] (5 mars 2022), Nabe est à Milan. Dans la journée, il est filmé par [[Alexandra de Nabe]] dans les rues milanaises en train d'évoquer l'auteur des ''Cendres de Gramsci''. Les rushes seront montés dans la journée par [[« Docteur Marty »]] pour que la vidéo de plus de 22 minutes, ''Pasolini à cent ans'', soit diffusée quelques minutes avant le 6 mars (film à voir sur la fiche [[Pier Paolo Pasolini|Pasolini]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mois de mars 2022 est aussi marqué par la mort de [[Jean Hottiaux]], le frère d'[[Hélène Hottiaux|Hélène]], et par l'infection au Covid-19 de Nabe et d'[[Alexandra de Nabe|Alexandra]], deux événements relatés dans le numéro 32 de ''[[Nabe's News]]''.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 28 mars 2022, le même jour où se tenait à Marseille l'audience en appel à un énième procès de [[Naïma Haoulia]], Nabe était convoqué au commissariat de Morges (canton de Vaud), au sujet de la plainte pour injure d'un complotiste Suisse, qui s'était retrouvé dans l'article « Fils de pute » du ''Nabe's News'' n°29 (11 septembre 2021) (voir article [[Procès#« Fils de pute »|Procès]] dans WikiNabia).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le 13 avril 2022, Le Dilettante, maison d'édition dirigée par [[Dominique Gaultier]], publie ''[[L'Intégrale]]'', un livre rééditant en un seul volume les 5 plaquettes de Nabe publiées entre 1986 et 2009 (''[[Chacun mes goûts]]'', ''[[La Marseillaise]]'', ''[[Nuage]]'', ''[[Loin des fleurs]]'' et ''[[Le Vingt-septième Livre]]''), agrémenté d'une préface inédite de 27 pages intitulée « Amitié et anarchie ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=250px heights=250px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe Integrale Maquette.png|&amp;lt;small&amp;gt;''Maquette de la couverture par Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Nabe_integrale.jpg|&amp;lt;small&amp;gt;''Couverture de ''L'Intégrale'', 2022.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août, à l'occasion du 75&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; festival de cinéma de Locarno, se tient la rétrospective [[Douglas Sirk]], dont Nabe est évincé au dernier moment, tandis qu'à Lugano, il réalise 87 nouveaux portraits d'« écrivains de droite » ([[Léon Bloy]], [[Louis-Ferdinand Céline]], [[Georges Bernanos]], [[Paul Claudel]], [[G. K. Chesterton]], [[Pierre Drieu la Rochelle]], [[Lucien Rebatet]], [[Knut Hamsun]], [[Paul Morand]], etc.) en vue d'une exposition à venir dans une librairie parisienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=190px heights=190px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_1.png|&amp;lt;small&amp;gt;''« Ecrivains de droite » par Nabe.''&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery widths=175px heights=175px mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_21.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_20.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_19.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_18.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_17.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_16.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_15.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_14.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_13.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_12.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_11.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_10.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_9.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_8.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_7.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_2.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_5.png&lt;br /&gt;
Fichier:Ecrivains_de_droite_4.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;''Détails des tableaux « Écrivains de droite »''.&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 7 septembre, Nabe organise dans l'EHPAD parisien où réside son père un concert-anniversaire pour ses 99 ans, en présence des musiciens du club Le Petit Journal et de son cousin Kirt et de sa tante Odette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 14 octobre 2022, le numéro 32 de ''[[Nabe's News]]'' est mis en ligne avec une grande nouveauté : l'abandon du modèle gratuit et le passage au payant. En effet, après 5 ans d'existence et 31 numéros (près de 4000 pages, en comptant les textes, les illustrations et les documents), désormais chaque numéro devra être payé par le lecteur, y compris les anciens. Pour informer l'acheteur, le sommaire de numéro est minutieusement décrit, article par article, illustration par illustration (photos, vidéos, tableaux, gravures, capture, etc.). Vendu 15 euros, ''[[Nabe's News]]'' n°32 représente plus de 450 pages (780 000 signes) et rassemble une dizaine de rédacteurs. Pour cette édition, à côté des textes de [[David Vesper]], d'[[Antoine Rosselet]], de [[« Docteur Marty »]], de [[Jessica Dinkova]], Nabe a signé deux articles sur la présidentielle française de 2022, l'un sur [[Jean-Luc Mélenchon]] (84 pages) et l'autre sur [[Éric Zemmour]] (33 pages), ainsi qu'un texte sur son Covid (6 pages) et un entretien-fleuve avec [[« Docteur Marty »]] (120 pages) sur la publication de ''Guerre'', premier volume édité par Gallimard issu des manuscrits retrouvés de [[Louis-Ferdinand Céline|L.-F. Céline]] en août 2021. Quinze jours plus tard, 320 numéros ont été vendus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nouvelle exposition des [[:Catégorie:Portraits|portraits]] peints par Nabe est organisée à Paris par la Librairie Pierre-Adrien Yvinec (du 21 octobre au 19 novembre 2022) : « Écrivains de droite ». L'exposition est composée de 100 tableaux accrochés, dont la moitié d'inédits réalisés par Nabe en août, et de 35 autres à disposition du public dans la librairie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Expo_Nabe.png|thumb|center|upright=1]]&lt;br /&gt;
== Œuvres ==&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
Pour une liste détaillée des ouvrages et des articles, voir [[Bibliographie de Marc-Édouard Nabe]].&lt;br /&gt;
==== Livres ====&lt;br /&gt;
* ''[[Au régal des vermines]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1985 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Zigzags]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Chacun mes goûts]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âme de Billie Holiday]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1986 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Bonheur]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1988 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Marseillaise]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1989 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s Dream]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1991 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Rideau]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Âge du Christ]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Petits Riens sur presque tout]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Visage de Turc en pleurs]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1992 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1993 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nuage]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1993 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Lucette]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1995 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1996 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Je suis mort]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Oui]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Non]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Loin des fleurs]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1998 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[K.-O. et autres contes]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1999 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Coups d’épée dans l’eau]]'', &amp;lt;small&amp;gt;1999 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2000 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Une lueur d’espoir]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2001 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Alain Zannini]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2002 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Printemps de feu]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2003 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[J’enfonce le clou]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2004 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Le Vingt-septième Livre]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2009 Le Dilettante.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Homme qui arrêta d’écrire]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2010 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[L’Enculé]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2011 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, &amp;lt;small&amp;gt;2017 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Aux Rats des pâquerettes]]'', &amp;lt;small&amp;gt;2019 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2, &amp;lt;small&amp;gt;2020 © Marc-Édouard Nabe.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Presse ====&lt;br /&gt;
* ''[[L’Éternité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(1997 ; deux numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[La Vérité]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2003 - 2004 ; quatre numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Patience]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2014 - ... ; quatre numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Un État de Grâce (décembre 2014)|Un État de Grâce]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(décembre 2014)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#La vengeance de Choron (septembre 2015)|La vengeance de Choron]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(septembre 2015)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Israël/Auschwitz]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(décembre 2017)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
** ''[[Patience#Pornabe (juin 2019)|Pornabe]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(juin 2019)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Nabe’s News]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(2017 - ... ; trente-deux numéros)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''[[Feuille Nabienne]]'' &amp;lt;small&amp;gt;(6 janvier 2025 - ...)&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Peinture ===&lt;br /&gt;
En juillet 2016, le site de l'écrivain met en ligne un [http://www.marcedouardnabe.com/?product_cat=tableaux catalogue composé de plus de mille tableaux peints depuis les années 1970].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une liste détaillée des expositions, voir [[Expositions|Expositions de Marc-Édouard Nabe]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Robert_Faurisson&amp;diff=18803</id>
		<title>Robert Faurisson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Robert_Faurisson&amp;diff=18803"/>
		<updated>2026-01-24T14:25:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Intégration littéraire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Faurisson_.png|thumb|right|upright=1|Robert Faurisson, 1989]]&lt;br /&gt;
'''Robert Faurisson''' est un négationniste français, né le 25 janvier 1929 à Shepperton (Royaume-Uni) et mort le 21 octobre 2018 à Vichy.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Dans le troisième tome de son [[:Catégorie:Journal intime|journal intime]], ''[[Inch’Allah]]'' (1996), Nabe réagit à la publication d’un magazine, ''Zéro'', qui contient un dossier sur Faurisson et le négationnisme :&lt;br /&gt;
: « ''Vendredi 24 avril 1987''. — [...] L’absurdité de la question (les chambres à gaz ont-elles existé ?) finit par disparaître, par ne plus exister ! Bien sûr les chambres à gaz ont existé et l’universitaire Faurisson, qui a essayé de démontrer d’abord l’“imposture” [[Arthur Rimbaud|Rimbaud]], puis l’“imposture” [[Comte de Lautréamont|Lautréamont]], est le premier à le savoir... La mauvaise foi entraîne la suspicion. Bientôt on pourra dire : le révisionnisme n’a jamais existé, et il y aura des révisionnistes du révisionnisme, aussi professoraux et convaincus que les autres. Qu’il y ait des points obscurs dans le déroulement de la Shoah, c’est l’avis même de certains Juifs insoupçonnables, mais ça n’empêchera jamais le concept même de révisionnisme d’être toujours complètement con. Le révisionnisme apporte de l’eau au moulin de ce que je déteste le plus au monde : le scepticisme. Le doute est un fléau et mon combat est de le détruire. Par goût du farfouillage dans un écheveau de vétilles, les révisionnistes sont des fanatiques du doute en soi : ils nient la force des symboles. Même s’ils avaient un milliardième de fois minusculeusement raison sur un dixième de millième de point, ils auraient encore tort parce qu’il était ''écrit'' que les chambres à gaz existeraient un jour dans l’histoire du monde. En maniant la négation sans poésie on devient révisionniste. Avec poésie, on devient [[Stéphane Mallarmé|Mallarmé]] qui “nie” que le bouquet de roses ait jamais trempé dans le vase qui ne se trouvait pas sur la table. Là où le révisionnisme s’arrête, l’art de la disparition chez Mallarmé commence : le poète ne se contente pas, en vulgaire escamoteur, de faire disparaître les fleurs, il annule aussi le vase, et la table ! Il annule tout ! Contrairement à ce qu’on colporte, c’est dans l’excès qu’on peut espérer être crédible, pas dans le fantasme du détail. Il faudrait pour y parvenir que Faurisson nie aussi les Juifs existent en tant que juifs et ça il ne le peut pas !&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Inch’Allah]]'', [[Éditions du Rocher]], 1996, pp. 2101-2102.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''[[Patience#(1) Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience 1]]'', publié en décembre 2014, Nabe évoque rapidement Faurisson, le qualifiant de « Trissotin du Zyklon B »&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Patience#(1) Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2014, p. 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un disciple de Blanrue publie sur son mur Facebook le 14 décembre 2014 un post de Faurisson contre-attaquant l’auteur de ''Patience'' :&lt;br /&gt;
:« De son vrai nom, il s’appelle Alain Zannini. Au physique, il se tient pour un nabot (d’où son nom de plume : Nabe), mais, sur le plan intellectuel, il semble qu’il se tienne à la fois pour un phare de la pensée et pour un génie méconnu. Pour l’instant, à en juger par la couverture et le contenu du premier numéro de son nouveau magazine, le titre de “Patience” paraît signifier à l’adresse de ceux qu’il n’aime pas : “Patience ! Le temps de votre exécution approche. Je vais jouir. Justice va m’être enfin rendue”. En couverture, le nabot a pris les proportions d’un géant, tout de noir vêtu et armé d’un couteau avec lequel il va égorger Dieudonné ; à genoux et résigné, ce dernier est en tenue orange guantanamesque ; tout en bas, à la gauche de Nabe, un acolyte lui amène, main au collet (orange encore), un Alain Soral dont on ne voit que la tête. A la page 30, figure une énorme tête rose, orange et rouge sang, qu’on pourrait croire décapitée, elle aussi ; vers la fin du magazine, à la page 78, la légende de cette photo porte : “Robert Faurisson dit la ‘crapule de Vichy’ après son tabassage (1989)”. Tout le reste est à l’avenant : du début, avec cette couverture, jusqu’à la dernière photo, où l’on voit un “Père djihadiste apprenant à marcher à sa petite fille (Syrie, 2014)”. Le père rit de bonheur tandis que la fillette qu’il soutient, âgée d’un ou deux ans, commence à marcher sur la tête d’un décapité. Le cul ne manque pas non plus, ça ou là. Le tout fait 80 pages de très grand format, date de décembre 2014 et coûte 20 euros. On n’y apprend rien. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c’est dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' (2017) que l’écrivain développera davantage la figure de Faurisson, à travers ses liens avec [[Paul-Éric Blanrue]] et [[Dieudonné]], notamment son apparition sur scène le 26 décembre 2008 au Zénith de Paris (que Nabe a vu incognito avant de quitter la salle) et la fête organisée après le spectacle (racontée à Nabe par [[Yves Loffredo]], qui lui s’était rendu à ''l’after'' au Théâtre de la Main d’Or en compagne de [[Salim Laïbi]])&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, pp. 707-714.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2017, dans le troisième numéro de ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience]]'', Nabe raconte son voyage effectué avec [[Catsap]] à Auschwitz, en octobre 2012. Sur place, le 24 octobre 2012, il apprend la crise cardiaque de Faurisson :&lt;br /&gt;
:« Ce devrait être la plus grande baffe que je pourrais donner aux révisionnistes. Là ce serait fini ! Ils pourraient dire : “Il est allé à Auschwitz, et c’est lui qui a fait mourir Faurisson ! C’est à cause de sa visite qu’il a fait une attaque.”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'', [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 70.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
=== Faurisson sur Nabe ===&lt;br /&gt;
* « Nabe, il a écrit des horreurs sur moi. Encore un planqué, ça. Nabe, c’est un planqué. » (''Meta TV'', 2018)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Nabe sur Faurisson ===&lt;br /&gt;
* « [[Salim Laïbi|Salim]] ne s’en remettait pas, de Faurisson ! Un vrai kiff : “Il y a plus de preuves de l’existence des extraterrestres que des chambres à gaz !“ Il me recommanda un sketch que [[Dieudonné]] avait fait avec le Professeur sur Internet. Ça l’avait fait pleurer de rire, ce jeu de rôles basé sur l’ironie... Je visionnai la chose... Dieudonné s’était déguisé en intervieweur juif, une sorte de déclinaison de Fogiel, et il recevait une variante de Serge Klarsfeld, joué par Faurisson lui-même avec une kippa. L’intervieweur était au service de sa majesté le traqueur de nazis et lui embrassait même le pied, à un moment. Et l’autre n’arrêtait pas de trouver supérieure l’extermination des Juifs à toute autre souffrance humaine. Il parlait de “Faurisson” comme étant l’ennemi à abattre, tandis que l’intervieweur disait du mal de Dieudonné qui avait osé le recevoir sur sa scène en décembre dernier.&lt;br /&gt;
:On remarquait beaucoup de coupes dans ce sketch, sans doute dues à la difficulté pour Faurisson de jouer la comédie. Dieudonné était habitué, mais la présence de cet amateur déstabilisait son jeu. L’instrumentalisation n’allait pas assez loin à mon goût. Faurisson ne faisait que dire du bien, par la négative, de lui-même. En rendant outrancier le discours partial de Klarsfeld contre le révisionnisme, il faisait que le spectateur ne pouvait que prendre en pitié ce personnage de “Faurisson”, si détesté par sa voix.&lt;br /&gt;
:Visuellement c’était drôle de voir Faurisson avec une kippa jouant le rôle d’un Juif. Mais encore une fois, il aurait fallu lui faire dire bien autre chose, en tout cas le rendre véritablement hystérique dans un sionisme shoahtique pathologique, pas le faire parler comme Faurisson lui-même parle, c’est-à-dire calmement, sournoisement, avec cette arrogance feutrée du con qui croit avoir raison. Même à travers l’ironie, ça transparaissait !&lt;br /&gt;
:Quant à Faurisson lui-même, il ne se rendait pas compte qu’en faisant le clown ainsi, il perdait le peu de crédit auquel il pouvait encore prétendre : celle de sa “malédiction”. Il n’était pas un historien maudit dans l’ombre dont on jugulait la parole, mais un pantin pour Dieudonné sous les sunlights du théâtre du Mirador ! » (Chapitre CCXLVII « Faurisson en kippa », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, 2017 p. 765)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(1) Un État de Grâce (décembre 2014)|Patience 1]]'' (2014)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Patience#(3) Israël/Auschwitz (décembre 2017)|Patience 3]]'' (2017)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (deuxième tome)|Les Porcs]]'' tome 2 (2020)&lt;br /&gt;
* « Faurisson lâche encore un gaz », ''[[Nabe's News]]'' numéro 16, 29 août 2018 ([https://nabesnews.com/faurisson-lache-encore-un-gaz/ lire ici])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Faurisson]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ennemis|Faurisson]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wikinabia.com/index.php?title=Claude_Lanzmann&amp;diff=18802</id>
		<title>Claude Lanzmann</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wikinabia.com/index.php?title=Claude_Lanzmann&amp;diff=18802"/>
		<updated>2026-01-24T14:25:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Docteurmarty : /* Intégration littéraire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Claude_Lanzmann_(2011).jpg|thumb|right|upright=0.8|Claude Lanzmann, 2011]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Claude Lanzmann''' est un réalisateur né le 27 novembre 1925 à Bois-Colombes et mort le 5 juillet 2018 à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens avec Marc-Édouard Nabe ==&lt;br /&gt;
Dans son édition du 25 mars 2010, ''Le Point'' publie une interview de [[Marc-Édouard Nabe]] qui revient sur l’« affaire Karski » qui avait opposée l’auteur de ''Shoah'' à l’écrivain Yannick Haenel (''L’Infini'') ayant, selon Lanzmann, déformé la réalité au nom de son droit à la fiction. Nabe donne entièrement à Lanzmann sur ce point :&lt;br /&gt;
:« Claude Lanzmann est mon ennemi idéologique. Il est sioniste alors que je suis antisioniste, il est antipathique et dogmatique. Il a fait de la Shoah sa chose. Si l’on m’avait dit qu’un jour je le soutiendrais, je ne l’aurais jamais cru ! Et pourtant, concernant l’affaire Karski, Lanzmann a raison. En affirmant que le livre de Yannick Haenel est un “faux roman”, le vieux Lanzmann a révélé la supercherie et mis le doigt sur le vrai problème de fond. À travers la question de la falsification historique se pose celle du rapport à la vérité dans la littérature. Jan Karski lui-même m’intéresse assez peu, mais je pense, comme Claude Lanzmann, que c’est un peu gros, comme le laisse entendre Haenel, de faire passer les Américains pour les complices de l’extermination des juifs. La vérité, c’est qu’ils s’en foutaient ou qu’ils n’y croyaient pas. Il y a suffisamment de raisons de haïr les Américains pour ne pas en rajouter. [...] Lanzmann est ulcéré parce que le Karski qui parle dans le livre de Haenel n’est pas crédible. Un bon écrivain a le droit de se tromper et même de commettre des erreurs historiques. Mais pas un mauvais. Yannick Haenel fait partie de ces goys zélés qui veulent en faire plus que les juifs et les historiens pour se voir attribuer des bons points.&amp;lt;ref&amp;gt;Agathe Fourgnaud, « Marc-Édouard Nabe : “Lanzmann a raison” », ''Le Point'' n°1958, 25 mars 2010, pp. 116-117.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' (2017), Nabe raconte que Laurent Binet lui a rapporté la réaction de Lanzmann à la lecture de sa défense par Nabe dans ''Le Point'' :&lt;br /&gt;
:« D’ailleurs, quand mon article était paru, Laurent Binet m’avait raconté qu’un prof proche de Lanzmann, Éric Marty (sale crapule anti-[[Jean Genet|Genet]]), s’était étonné de voir réagir si bien l’auteur de ''Shoah'' : “Mais enfin, c’est quand même Nabe !”, ce à quoi Lanzmann avait répondu : “Je m’en fous. Ça aurait été Goebbels qui aurait écrit ça, je serais aussi content !”&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre CCXCVIII « Lanzmann au salon », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 927.&amp;lt;/ref&amp;gt; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Dedicace lanzmann.png|thumb|right|upright=0.8|Dédicace de Lanzmann à Nabe, 30 mars 2010.]]&lt;br /&gt;
La réaction positive de Claude Lanzmann se vérifie au Salon du livre, le 30 mars 2010. D’abord, [[Laurent Bosc|« Olaf »]], un proche de Marc-Édouard Nabe, obtient sur un flyer de ''Chronic’Art'' une dédicace de Lanzmann : « Pour Marc-Édouard Nabe, en attendant une vraie poignée de mains sioniste et ferme. Claude Lanzmann. » Toujours au Salon du livre, Lanzmann est interrogé par une journaliste de ''L’Œil de l’exilé'' :&lt;br /&gt;
:— Qu’est-ce que vous pensez d’auteurs comme Marc-Édouard Nabe qui [[L’anti-édition|s’auto-éditent]] ? Je ne sais pas si vous en avez entendu parler...&lt;br /&gt;
:— Il est pas con. Il est pas idiot, c’est pas un imbécile.&lt;br /&gt;
:— Vous feriez la même chose ?&lt;br /&gt;
:— Non, car je n’aurais jamais le courage de faire ça.&lt;br /&gt;
:— Vous pensez qu’il a du courage de faire ça ?&lt;br /&gt;
:— Oui.&lt;br /&gt;
:— Pourquoi ?&lt;br /&gt;
:— J’en sais rien. Parce qu’il est... Ça m’est arrivé de lire un ou deux trucs, et bien qu’il ne m’aime pas, je crois. Je crois pas, je suis sûr... Mais moi, je le trouve marrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nabe_Lanzmann_2010.mp4|thumb|center|upright=1.5]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2010, Marc-Édouard Nabe rencontre fortuitement Claude Lanzmann dans le quartier Saint-Germain, à Paris. Il raconte l’épisode dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'' :&lt;br /&gt;
:« Le même jour, en fin d’après-midi, comme je me baladais à Saint-Germain, qui vis-je sortir de la Hune ? Claude Lanzmann ! Oui, en personne ! En chemisette de lin. Je fonçai droit sur lui en lui tendant la main :&lt;br /&gt;
:— Et cette poignée de main ? lui demandai-je brutalement.&lt;br /&gt;
:Comme j’avais mes lunettes noires, il ne me reconnut pas instantanément : “Nabe...” ajoutai-je. Alors Lanzmann me serra vigoureusement la main. Je n’étais pas déçu de sa “poignée sioniste” qui, jusqu’alors, n’était restée qu’au stade de la promesse autographe. Oui, Lanzmann me serrant la main en plein jour, devant tout le monde, devant la terrasse du Flore ! Quelle photo à faire... À vos drones ! Il me tapa même le bras, affectueusement, en me disant :&lt;br /&gt;
:— Vous avez beaucoup de talent, j’ai lu vos affiches. Même quand vous m’attaquez, vous en avez beaucoup...&lt;br /&gt;
:Si ça, ce n’était pas un homme ! Et souriant au soleil, massif, lumineux, pas du tout un teint de four crématoire...&lt;br /&gt;
:— Vous êtes souvent au Tong Yen, dis-je à Lanzmann, voyons-nous !&lt;br /&gt;
:— Oui, je suis surtout dans le 14&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;. Avec plaisir... me répondit-il.&lt;br /&gt;
:Ce roc juif me donna même son “mobile”, que je notai sur mon carnet. Et on se quitta, chacun pour monter dans le train de son histoire. &lt;br /&gt;
:Je devais certainement être un des seuls au monde à fraterniser aussi bien avec [[Carlos]] qu’avec Lanzmann ! Et pour des raisons bien différentes, mais finalement qui se rejoignaient, qui convergeaient. Vers quoi ? Vers la vérité !&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, Chapitre CCCVIII « Pour un front anti-conspi », ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 966.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le premier tome des ''[[Les Porcs (premier tome)|Porcs]]'', Nabe raconte également avoir rencontré Lanzmann une première fois dans les années 1990, chez Lipp avec [[Jackie Berroyer]]. Lanzmann visiblement énervé de se retrouver face à l’écrivain, sans toutefois créer de scandale, par égard pour sa compagne de l’époque, Judith Magre, passa son chemin&amp;lt;ref&amp;gt;Marc-Édouard Nabe, ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1, [[L’anti-édition|anti-édité]], 2017, p. 925&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la rencontre de 2010, Claude Lanzmann et Marc-Édouard Nabe s’échangeront des SMS jusqu’en février 2018 (cinq mois avant la mort du réalisateur de ''Shoah'')&amp;lt;ref&amp;gt;« Lanzmann était mortel », ''[[Nabe’s News]]'' n°16, 29 août 2018, lire : http://www.nabesnews.com/lanzmann-etait-mortel/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration littéraire ==&lt;br /&gt;
* ''[[Tohu-Bohu]]'' (1993)&lt;br /&gt;
* ''[[Inch’Allah]]'' (1996)&lt;br /&gt;
* ''[[Kamikaze]]'' (2000)&lt;br /&gt;
* ''[[Les Porcs (premier tome)|Les Porcs]]'' tome 1 (2017)&lt;br /&gt;
* « Lanzmann était mortel », ''[[Nabe's News]]'' numéro 16, 29 août 2018 ([https://nabesnews.com/lanzmann-etait-mortel/ lire ici])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
{{Références}}&lt;br /&gt;
{{Palette Marc-Édouard Nabe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages|Lanzmann]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Docteurmarty</name></author>
		
	</entry>
</feed>