Gérard Miller

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Gérard Miller, 2019

Gérard Miller est un psychanalyste et chroniqueur télé français né le 3 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine.

Liens avec Marc-Édouard Nabe

En 1998, Gérard Miller écrit le scénario du film Terminale, réalisé par Francis Girod, qui raconte l’histoire d’un professeur de philosophie tué par ses étudiants après que ces derniers découvrent son manuscrit d’un livre négationniste[1]. Dans le film, la première page, montrée à la caméra, reprend les premières lignes de L’Âge du Christ, publié en 1992 par les Éditions du Rocher, et qui traite du christianisme et qui n’est pas du tout révisionniste.

En juin 1999, Marc-Édouard Nabe est invité dans l’émission de Philippe Bertrand, Tapage, diffusée sur France 3, dans laquelle il s’accroche avec Gérard Miller qui dénonce ses « textes monstrueux »[2]. À noter, la présence de Dieudonné pour qui ce sera sa première rencontre avec Nabe, souvent commentée depuis comme étant une sorte de révélation pour l’humoriste. L’extrait vidéo circulera énormément sur Internet et Nabe fera de ce moment le premier chapitre de son livre, Les Porcs.

Marc-Édouard Nabe et Gérard Miller, octobre 2006

En octobre 2006, c’est en chroniqueur de On a tout essayé, émission animée par Laurent Ruquier, que Miller attaque Nabe venu présenter Morceaux choisis, sélection d’extraits de ses 27 premiers livres. Miller avait préparé un texte, rangeant Nabe dans la catégorie des « vrais salauds » et choisissant des extraits du Régal tronqués et sortis du contexte[3] :

  • Choisi par Miller : « Depuis toujours je suis raciste. »
    • Dans le Régal : « Je suis très raciste. J’espère que les Noirs vont finir par enculer tous les Blancs et les assombrir pour toujours. Le métissage n’est pas une solution pour empêcher le racisme mais pour l’accroître. C’est sa seule vertu... [...] La plus belle race du monde, ce sont les nègres ! Sans discussion possible ! Race de splendeurs, d’élégance, de magie. Race des rites et de possessions. Les Noirs sont la race la plus noble, celle qui se fait le moins chier, celle qui contient les plus beaux spécimens de merveilles physiques, la race esthète par excellence, celle qui pue la force et la santé, la gaieté et la sagesse, la grâce et le bonheur. Je suis tellement fanatique de pannégrisme que j’ai tendance à mettre tous les nègres dans le même sac. » (Au Régal des vermines, 2012 (1985), p. 83)
  • Choisi par Miller : « J’espère que les Noirs vont finir par enculer tous les blancs. L’Afrique est pleine de ces sales nègres, de tous ces Noirs mal blanchis qui me font penser à ces travelos hermaphrodites horribles, à ces transsexuels immondes qui après l’opération se retrouvent ni hommes ni femmes ni bêtes, ni rien. »
    • Dans le Régal : « L’Afrique est pleine de ces sales nègres qui ne sont pas deux mille à avoir saisir qu’un seul accord d’harpe fourchue nous baise bien plus la gueule que toute l’assimilation bâtarde des plus néfastes chapitres de notre culture ; que la faute repose entière sur ces présidents qui font des alexandrins, tous ces culpabilisateurs qui finalement désamorcent sourdement toute révolte efficace et légitime et tuent la tradition nègre... Tous ces Noirs mal blanchis me font penser à ces travelos hermaphrodites horribles, ces transsexuels immondes qui, après “l’Opération”, se retrouvent ni homme ni femme, ni bête, ni rien : ils n’existent plus... » (Au Régal des vermines, 2012 (1985), p. 89)
  • Choisi par Miller : « Les pédés, je les hais. »
    • Dans le Régal : « Les pédés, je les hais, mais ils ne sont qu’un minorité parmi d’autres. Toutes les minorités empêchent les individus de prendre le pouvoir. C’est ça qui est impardonnable. Mais je ne m’inquiète pas : les tantes sont allées trop loin, le ghetto s’est trop syndicalisé, l’étoile rose est devenue une trop arrogante institution, cette vulgarité fera partie de la charrette... Les pédés seront les premiers à morfler du revers de la Trique. Vous verrez ce que je vous dis : le come-back du bâton va être terrible. Le socialisme a fait reculer l’extrême gauche jusqu’au fin fond de la Droite » (Au Régal des vermines, 2012 (1985), p. 141)
  • Choisi par Miller : « Les attentats antisémites ne sont que des rots bruyants. Pourquoi s’en inquiéter puisqu’il y a 60 ans, le déchaînement anti-youtre n’a pas eu raison de Yahvé. »
    • Dans le Régal : « C’est la raison pour laquelle je ne m’excite pas trop sur les attentats antisémites de ces dernières années : ce ne sont que des rots bruyants. L’Histoire ne retiendra pas tout ça. Le déchaînement antiyoutre d’il y a cinquante ans n’a pas eu raison de Jahvé, ce ne sont pas quelques misérables dinosaures qui vont changer quelque chose. Il y a bien des royalistes encore, qui attendent patiemment Louis XIX !... Les bombes ne ramènent pas une “recrudescence” de l’antisémitisme : simples bulles d’un chewing-gum malaxé depuis l’éternité, depuis Jésus et bien avant encore, et qui ne s’avalera Jamais, car la logique religieuse du monde, c’est bien ça : nous vivons dans une civilisation entièrement juive. Sous la chape judéo-chrétienne absolument. » (Au Régal des vermines, 2012 (1985), p. 166)

Après le lecture du texte par Gérard Miller, Nabe critique l’accueil réservé aux écrivains dans les émissions de télévision et quitte le plateau. La suite de l’émission filmée par Audrey Vernon sur le moniteur dans la loge où elle attendait Nabe, a été rapidement diffusée sur Internet, montrant ce qui se passe après le départ d’un invité. L’épisode sera évoqué dans un dossier sur les « meilleurs ennemis de Paris », publié sur le site internet du Figaro, en avril 2013 : Marc-Édouard Nabe y est présenté comme le « “maudit” de service, l'écrivain - génial pour les uns, infect pour les autres - » tandis que les auteurs disent de Gérard Miller que « son véritable métier est procureur »[4].

Mais surtout, c’est dans Les Porcs (tome 1) qu’on trouvera la description la plus exacte de l’émission et des comportements de Miller, Ruquier et de ses autres chroniqueurs.

En 2015, des fans de Nabe iront demander des explications à Gérard Miller qui tentera de justifier sa haine à l’encontre de Nabe.

Gérard Miller et jeunes lecteurs nabiens, lors d'une exposition Gen Paul à la galerie Roussard (Montmartre, 2015)

Citations

Miller sur Nabe

  • « Dans la galaxie des écrivains réactionnaires, on trouve en effet de tout. On trouve des dépressifs comme Michel Houellebecq, on trouve des neuneus comme Patrick Besson, on trouve même des types sympas comme Éric Zemmour, qui participe à votre émission du samedi. Et puis, il y a les salauds, les vrais salauds, comme disait Jacques Vergès, un connaisseur. C’est ce qu’étaient en leur temps Rebatet ou Céline, c’est ce qu’est aujourd’hui Marc-Édouard Nabe. Il faut savoir que c’est un salaud entré dans la littérature avec un livre infâme, qui revient d’être republié, Au régal des vermines. Un livre de minable petit provocateur qui écrit par exemple, je vais le citer et après, je me tairai. [...] Alors, j’arrête ici sur le profond dégoût que vous m’inspirez, et je rassure les admirateurs de votre second degré et votre prose agitée, je suis sûr que dans quelques années, quand vous serez mort, Marc-Édouard Nabe, il y aura bien un Fabrice Luchini pour venir sur scène nous expliquer à quel point il y a du génie dans votre diarrhée verbale. » (On a tout essayé, France 2, 17 octobre 2006)

Nabe sur Miller

  • « C’est alors que Ruquier donna la parole à Miller, qui “trépignait”. Pas du tout engoncé, lui, il n’avait plus ses lunettes, il faisait moins étriqué dans sa chemise de bûcheron ! Il s’attela à abattre un arbre : moi. Comme un petit élève content de sa copie, il lut sa diatribe écrite à l’avance (bien à l’avance, sans doute). Au passage, il traitait Patrick Besson de “neuneu” et Éric Zemmour de “type sympa”. Parmi les réactionnaires, le pire, c’était moi. Le “salaud”. Miller changeait de niveau (merci), j’étais soudain avec Vergès, Rebatet, Céline... Le psy m’insulta puis cita des extraits du Régal en s’arrêtant évidemment aux phrases qui l’arrangeaient, sur les Noirs, les pédés... Arrivé au mot “anti-youtre”, il suffoqua physiquement ! Miller avait du mal à respirer, tellement ce qu’il lisait de moi le hérissait ! Il avait les carreaux de sa chemise qui lui montaient au visage comme à celui d’un caméléon psychédélique. Quel comédien ! Il tenait à exprimer le dégoût que je lui inspirais et était certain qu’après ma mort (qu’il souhaitait, à l’évidence), il y aurait un Fabrice Luchini pour dire “tout le génie” qu’il y avait dans ma “diarrhée verbale”. Mais c’est qu’il avait une petite plume, le Miller ! Je ne faisais que sourire pendant toute sa récitation. Quant à Ruquier, ça le faisait carrément rire d’avance de savoir que je pouvais entrer dans la gueule de son chroniqueur et le pulvériser, mais il ignorait tout de notre altercation précédente, à Tapage, en 1999, où je l’avais laminé, en présence de Dieudonné » (Les Porcs tome 1, 2017, p. 362)

Intégration littéraire

Notes et références

  1. Marc-Édouard Nabe, Chapitre CXIV « Gerbant Miller », Les Porcs tome 1, 2017, pp. 369-373
  2. Marc-Édouard Nabe, Chapitre I « Tapage », Les Porcs tome 1, 2017, pp. 19-24
  3. Marc-Édouard Nabe, Chapitre CXII « Carton plein chez Ruquier », Les Porcs tome 1, 2017, pp. 359-366.
  4. Alice Bosio, Muriel Frat, Armelle Héliot, Thierry Hillériteau, Éric Neuhoff, Olivier Nuc, Anthony Palou, Bertrand de Saint Vincent, Sophie de Santis, « Torreton/Deneuve, Booba/La Fouine : qui sont les meilleurs ennemis de Paris ? », lefigaro.fr, 1er avril 2013.